PARTIES DU DISCOURS
PASCAL
■ .o V, r„cnrit ,],.=. notions bien claires, et si i qualificatifs, qui désignent les manières d'être des '?i;rr ^IS^ Tl^l... ses dlvl. |.^..s^et - -oses , d.s^,d.er.^U. qu.
dWs cel^un motSu s- jouS^^^ autre.' I sexualité ou de ce qu'on y assimile, des d.fferen- M "^IJl^hî^n aiTncé Ouel est en effet, le mot tes circonstances de tendance, de milieu ou demi leset ouvrais ce^cas? Je sais bien'quo l'on poque. Il y en a d'autres Hui ne désignent que de d sV autroSetn '«4.ta«ù/etleno»<«.'i.c(</. ; simples rapports rapports de l-a'^»"- ^ pparte- 1 o„? .innn,l:,it -i une Catégorisation précise de nance, de dépendance, de conditionnalite, etc.,
v4ueou7ces toiles d'à "ai°ice métaphysiques. Le , lificatifs, les déterminatifs, les pronoms, les verbes ^Xes il mirui dénommé que l'adjectif? Kerie, (aux modes personnelsl, et, d'autre Pfrt, les w Te ■6«m veut diîe mof. Le verbe, i'est donc le variables servant à marquer des rapports. Nous ne m ,t Le mot nar excellence peut-être. Soit, mais, parlons pas ici de l'interjection qm, en so , n apsaà; compterTue lenom qui fait la loi au verbe, partient pas au langage articulé, et d«» '^^ Pl»" nmirraTsans doute réclamer une juste prédomi- part des types rentrent dans d'autres classes ou .■^ïnrT L erait 1 pas à désirer que la dénomi- sont des débris de propositions. App iquonsation mê ne des espèces de mots indiquât autant nous, k l'école, k faire reconnaître et distinguer ue 'os"^bie^eurc^aTère spécial, ceîui qui fait ! par leurs tt-^i^t/^tV^cUÎnliauée^'D^ru merci qu'ils sont des espèces ? Quand je dis '''',■<!'*' '■'. to"«e la variabilité, assez compliqu^^^^^^ mammifères, bimanes, moU,.s,i„es, etc., j'ai tout de leurs mamères d être et de leurs évomtions
de suite dans l'esprit des idées précises, et voilà des noms d'espèces bien formés : nous n'en avons pas de tels dans la grammaire.
Il y a même, malheureusement, pis ; u y a des dénominations grammaticales qui induisent en erreur, si bien que les règles concernant certaines espèces de mots, c'est-à-dire, en définitive, les observations et constatations purement expérimentales et historiques relatives k leur manière d'être, ne répondent point k la définition qu'on a donnée, définition qui est une conséquence de la dénomination môme de l'espèce. Voici, par exemple, Vadverh''. L'Académie et la plupart des grammaires le définissent ainsi : « L'adverbe est une partie invariable du discours qui se joint avec les verbes, les iidjectifs ou les adverbes, et qui les modifie de divorsrs manières. » Or cela est vrai de certains adverbes et non de tous. Cela est vrai, si l'on veut, de la plupart des adverbes de lieu, des adverbes do manière ; cela n'est pas vrai des ■adverbes de quantité, au moins quand ils sont suivis d'un complément, qui est un véritable régime. <)uand je dis : Beaucoup de vin amène l'ivresse ou Versez-mrji beaucoup de vin, il est clair que le soi-disant adverbe beaucoup agit sur le verbe autremont que comme un simple modiflcatif, puisque, dans le premier cas, il est sujet et, d.ms le second, complément direct. Ou il faudrait changer la définition de l'adverbe, ou il faudrait ôter de l'espèce adverbe les mots comme beaucoup, assez , trop, etc., qui sont, par leur fonction, et quelquefois par leur forme, de véritables noms.
Nous n'avons poinl la prétention de vouloir formuler ici une classification scientifique des mots. •Cela demanderait de grandes études et de longues démonstrations. Nous voudrions seulement que l'instituteur, qui se perdrait certainement rien qu'à essayer de mettre ensemble les innombrables théories nées ou à naître de cette source indéfinie de difficultés, voulût bien s'attacher, •dans son enseignement pratique, à quelques points fondamentaux, indiscutés et indiscutables.
Il y a, dans notre langue — nous ne voulons parler que de celle-là — des mots qui servent à Jiommer les personnes et les choses ; il y a des
ue leurs luamcica vj^viy^ .-— v*^ ' ;
Mais de savoir si l'article et le participe sont, oui ou non, des mots à part; si les articles sont des déterminatifs ou si les déterminati s sont des articles ; s'il faut dire des pronoms adjectifs ou des adjectifs pronominaux, etc., que tout cela ne nous touche point; ce n est point afl'aire à nous, qui avons tant d'autres choses sur les bras, je veux dire, tant d'autres matières nécessaires, indispensables, à enseigner à nos élevés. Prenons la classification traditionnelle, tellO qu'elle est donnée dans le livre de grammaire que nous aurons choisi comme le meilleur, c est-a-dire comme le plus simple, sans la critiquer, bien entendu, comme nous l'avons fait ici, non pour les élèves, mais pour les maîtres, sans nous y attacher non plus, au moins dans les détails, comme à parole d'Evangile. Servons-nous-en comme dun langage commode, puisqu'il est accepté et entendu de tous depuis des siècles, mats en le réduisant au strict nécessaire, et restons persuades qu'une phrase ou un mot bien compris vaudra toujours cent fois mieux qu'une phrase ou un mot bien analysés. Ce qui ne veut pas dire — et cest par là que nous voulons terminer — qu il lame supprimer l'analyse; il faut seulement la subordonner. [Cb- Defodon.j
PASCAL. — Littérature française, XI. -- Biaise Pascal naquit le 19 juin Ui'23 à Glermont-Ferrand, où son père exerçait les fonctions de président de la cour des aides (tribunal chargé spécialement de iugcr les diftérends en matière d'impôt). Il perdit sa mère à trois ans. Son père alors vendit sa charge et s'établit à Paris avec son fils et ses deux filles, Gilberte (M""' Périer) et Jacqueline qui se fit religieuse à Port-Royal et mourut en 1661.
Le jeune Pascal était de constitution délicate, mais d'une prodigieuse précocité intellectuelle. Son père, qui redoutait pour lui des études prématurées, découvrit un jour que son fils de douze ans « avec des barres et des ronds, » avait pour ainsi dire invente la géométrie et qu'il était parvenu tout seul jusqu'à la Si' proposition d Luclide. A seize ans Pascal publiait un Traité des sections coniques, , . .„ ,^i
En 1U39 il suivit à Rouen son père qui avait été
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nomme intendant ries tailles dans cette ville. Pour l'aider dans ses calculs pénibles, il imagina sa Machine à compter. Puis il s'acquit un renom immortel dans l'histoire de la physique en démontrant la pesanteur de l'air, en expliquant ainsi l'ascension des liquides dans les corps de pompe vidés d'air et la limite de cette ascension en raison inverso du poids du liquide. Il commença la science dite Calcul des pro'-a'jilttés. il entrevit le Calcul dijfén-ntitil et intéyi-al, enfin il inventa le baquet. On veut même qu'il ait suggéré la première idée des omnibus.
Pascal n'était pas seulement un savant et un inventeur, c'était aussi un homme profondément religieux. L'atmosphère morale de sa famille et par conséquent la direction imprimée à son éducation avaient fortement incliné sa pensée vers la méditation des grands problèmes de la philosophie et de la religion. A Rouen il subit l'influence d'un ecclésiastique, disciple de Port-Royal, qui jeta dans son esprit les germes de la tendance janséniste à laquelle il demeura fidèle jusqu'à sa mort. On sait que le jansénisme désigne cette école religieuse à laquelle se rattachaient nombre d'hommes distingues de cette époque, dont le centre était à Port-Royal-des Champs prés Paris, et dont le trait caractéristique était de joindre à un grand zèle pour l'Eglise catholique, son culte et sa discipline, des vues sur la grâce et sur les conditions
quelques années plus tard; mais on peut dire quo la blessure est restée saignante, toujours oi>verte sur ses flancs. L'avenir nous apprendra si, connne quelques-uns le croient, destinée ii s'élargir et à s'envenimer toujours plus, elle ne dégénérera pas en plaie mortelle.
Momentanément, en tout cas, le succès fut immense. Ce fut un premier appel àl opinion publique, qui se prononça vigoureusement pour l'auteur et pour la cause qu'il défendait, au point que l'orage qui menaçait le jansénisme fut détourné pour urî temps. Du reste, Pascal se plongeait plus que jamais dans les méditations religieuses, et il y apportait, dans un mélange assez bizarre, la fougue d'un esprit passionné, la profondeur et l'indépendance d'un génie divinateur et les faiblesses d'une dévotion superstitieuse. C'est ainsi qu'ils'imposait des macérations et des pénitences qui achevaient de détruire une santé déj.'i très affaiblie, qu'il ne reculait pas deyant la nécessité de s'abêtir de mot est de lui), si l'on ne pouvait autrement se procurer la foi, et qu'il maintenait l'authenticité d'ui> miracle assez puéril dont la Sainte-Épine de Port- Royal aurait fait bénéficier une petite fille souffrant d'une fistule lacrymale. Mais ce n'est pas par leur» côtés faibles qu'il convient de juger les grands hommes, et Pascal devait s'acquérir d'aulres titres à l'admiration de la postérité.
Autant Pascal était volontairement croyant et du salut qui la rapprochaient singulièrement du ! soumis aux traditions de l'Église gallicane (Si »!6r calvinisme. Ajomons-y la morale trèsaustère qu'elle /cifcM sont condamnées à Rome, ce que fi/ conen déduisait et qu'elle opposait aux relâchements damyie est coridumné dans le ciel), autant sonet aux indulgences, aussi dangereuses que subtiles, esprit élevé voyait avec terreur s'avancer le moque le jésuitisme cherchait à introduire dans la ment où les bases mêmes de la révélation chrépratique de la dévotion. | tienne seraient contestées au nom de la phl-
Gependant l'altération de sa santé, minée par losophie, de l'histoire, de la science, en un mot des travaux excessifs, fit que les médecins lui im- | de la raison. Chez lui les nouvelles notions du posèrent des loisirs et des distractions. Pascal monde, telles qu'elles ressortent des découvertes traversa quelques années de vie mondaine, , modernes sur la constitution de la terre et du exempte, il est vrai, de tout libertinage, mais assez ' ciel (Le silence éternel de ces espaces infinis m'efdissipée en apparence pour qu'on apprit avec sur- fraie), faisaient malgré lui la guerre ii des croyances prise en 1G55 sa résolution de se retirer à Port- impliquant ou semblant impliquer une géologie et Royal et de se livrer tout entier aux études et aux une astronomie encore enfantines Les doutes que méditations religieuses dont il voulait désormais suggéraient à Montaigne les progrès des connaisfaire le seul aliment de sa pensée. sances géographiques, en lui révélant tant de pays
Est-ce, comme on l'a soupçonné, la blessure et de peuples où l'on vivait depuis des siècles faite à son cœur par un amour déçu, ou l'influence dans une profonde ignorance du christianisme, où de sa sœur Jacqueline, ou bien l'accident où il l'on professait des maximes de religion et de mofaillit périr en traversant en voiture le pont de raie diamétralement contraires aux nôtres, vis-à-vis Neuilly, ses chevaux s'étant emportés et lui-même desquels la chrétienté n'était que la minorité du étant resté quelque temps suspendu sur l'abîme, ' genre humain, ces doutes que le spirituel et charou bien l'extase nocturne fpeut-être en rapport 1 mant écrivain résumait dans son continuel Que physiologique avec cet accident) dont il conservait , sais-je? mais qui ne troublaient en rien sa belle
le souvenir écrit sur un scapulaire cousu dans son habit, ou bien enfiji toutes ces circonstances ensemble qui expliquent sa brusque détermination 7 Nous n'oserions nous prononcer, tout en faisant observer qu'avec des caractères comme celui de Pascal, on prend souvent pour la cause de pareilles résolutions ce qui n'est que l'occasion accidentelle d'une explosion dont les matériaux inflammables se sont lentement et invisiblement déposés tout au fond de leur être.
Quand Pascal s'associa ainsi aux Arnauld, aux d'Andilly, aux Nicole, en un mot à cette élite de penseurs qui formait alors l'état-major du jansénisme, les affaires de ce parti religieux n'étaient pas dans un état brillant.
Les intrigues du parti jésuitique avaient réussi à compromettre le jansénisme à Rome, à la Sorbonne et auprès du pouvoir royal. C'est alors que Pascal, cédant à l'indignation de sa conscience d'honnête homme et de chrétien sincère, lança contre la célèbre Compagnie ses immortelles Provinciales sous le pseudonyme de Louis de Montalte (ll)56-lt)."i7). L'ordre de Loyola reçut du coup une blessure à lacjuelle sans doute il a survécu et dont il se vengea cruellement contre Port-Royal
humeur, se répercutaient dans l'âme de Pascal avec une intensité doublée par l'accroissement des sciences auquel il avait tant co])tribué et par le sérieux pour ainsi dire tragique de son caractère. Aussi, tout en luttant contre un dépérissement physique dont l'issue fatale et prompte était certaine, Pascal conçut-il l'audacieux projet de fonder la vérité de la révélation chrétienne et des principales doctrines de l'orthodoxie sur un ensemble de preuves irréfutables, capables de rendre la paii à son esprit agité et à tous ceux qui auraient à subir la même crise de la foi. La mort le surprit au milieu de ce grand travail qui n'existait encore dans sa pensée qu'à l'état d'ébauche et dont il avait simplement tracé les linéaments ou les préliminaires sur des feuilles éparses, sans ordre, que ses amis trouvèrent dans sa chambre. Frappés des beautés de premier ordre que recelaient ces notes confuses, ils les publièrent en 10G9 sous le titre de Pensées de Pascal, mais non sans opérer des retranchements et des modifications là où les idées de l'illustre défunt leur paraissaient dénoter trop de hardiesse et pouvaient compromettre le renom de son orthodoxie. Les éditions suivantes ne remédièrent pas au mal. C'est en 1844 seulement que.
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sur l'imitation de Cousin, M. Prosper Faugère s attacha i reconstituer l'origiiial d après les manuscrits autographes réunis en un caluer à la bibliothèque nationale. Ce travail, repris et complété par M. E. Havet, nous a rendu le vrai Pascal et ses vraies Pensées. , , ,
Il ne nous appartient pas de décider jusqu à quel point Pascal aurait réussi dans sa vaste entreprise s'il lui avait été donné de la mener à bonne fin. ue nos iours certainement on lui eût reproche une lacune énorme dans un travail de ce genre ou U est continuellement question de la Bible, ûes dogmes et des faits de l'histoire religieuse. Pascal, savant physicien, géomètre de premier ordre, profond penseur, manquait absolument d'érudition et de critique. On le voit qui s extasie sur des contre-sens et qui accepte les yeux fermé» des traditions très contestables. Il est à cet égard au-dessous même de son temps. Ce qui le relevé, ce sont les aperçus pleins d'oriKinalité, de perspicacité psychologique, de vérité expérimentale qui viennent i chaque instant reluire comme des éclairs à travers le nuage nécessairement obscur de pensées et d'observations qu'il n'a pu mettre lui-même dans l'ordre désiré. U serait parfois imprudent de considérer comme son opinion définitive ou personnelle ce qui n'était peut-être qu un premier jet d'idées sur lesquelles il se proposait de revenir, ou qu'une note formulant telle objection, qu'il se réservait de réfuter, ou même qu une boutade momentanée de son humeur mélancolique et bizarre. Mais, nous le répétons, à de nombreux « coups de griffe » on reconnaît le lion, et îi bien des sillons creusés par son bnrin se revoie 1 incom parable artiste. De plus il faut noter, en dehors de toute conclusion, ce qu'il y a de nouveau et de fécond dans son apologie de la religion chrétienne, c'est-i-dire la concordance mystérieuse ^ qu'il relève entre les besoins, les aspirations, les misères de l'âme humaine et les enseignements correspondants, en quehiue sorte coïncidants, de cette religion. C'est par là surtout, bien plutôt que par ses raisonnements souvent très faibles sur les prophéties et les miracles, que Pascal a éié novateur et qu'il a montré le chemin aux apologistes de la folles plus éminents qui lui ont succédé, en même temps qu'il jetait les germes d'une manière nouvelle de comprendre la religion en général au point de vue philosoplii(|ue et moral.
Mais c'esi surtout comme écrivain, comme 1 un de nos plus grands nialires en l'art de se servir de notre langue nationale, que nous avons ici Ji faire son éloge. Peu désireux pour lui-même de la gloire littéraire, il l'a conquise sans la chercher, parce qu'il s'efforçait toujours de réaliser la perfection dans tout ce qu'il faisait, dans la forme comme dans le fond. Les Provinciales restent un incomparable modèle de controverse et de discussion où la finesse de la pensée, parfois môme sa subtilité, ne font aucun tort à la vigueur du raisonnement, où l'ironie, toujours de bon goût et contenue. ne cesse que pour faire place aux accents de l'indignatiun et de la passion légitime qui fait enfin explosion. Si l'on y pense bien, on verra que Pascal, dans son ardente éloquence de controversiste, malgré les différences des temps, des caractères, des sujets, des idées, annonce Bousseau et plus d'un des grands orateurs de la tribune française. C'est bien la même verve tempérée par le sentiment des proportions, la môme méthode de discussion harcelant l'adversaire avant de l'écraser d'un coup final, la même clarté d'exposition jointe à une dialectique acérée marchant droit à son but, qualités éminemment françaises et qui ont fait h juste titre de Pascal un de nos premiers classiques. La phrase est limpide, simple, sans recherche apparente, disant nettement ce qu'elle veut dire, Bans aucune fioriture ni surcharge, sans affectation
d'élégance ou de rudesse ; c'est un style honnête et loyal comme la pensée dont il est 1 expression, robuste et de mouvement aisé comme le raisonnement qui se dépluie sous ses formes magistrales. 11 rappelle h la fois les coups de crayon si fortemenV dessinés d'un Callot et l'effet magique des tableaux si magnifiquement colores d un Kembrandt.
Dans ses Pensées, écrites, nous l'avons vu, sous l'inspiration du moment, parfois retouchées, mais dont aucune n'a reçu de son aveu sa forme dotimtive il y a de temps à autre de l'obscurité et Oe la rudesse. Mais que d'admirables sentences admirablement exprimées! On dirait de médailles frappées de manière à défier les siècles. (. est au point que Sainte-Beuve a pu dire : « Pascal, admirable quand il achève, est, peut-être supérieur là où il est interrompu. » Tantôt c'est un tableau condensé, mais d'autant plus tragique, des contradictions et des déchirements du cœijr humain, tantôt un résumé amer et piquant d observations faites sur le vif, par exemple : « Lhamme nest ni anqe ni léte, et le malheur est que qui veut faire tanje fait lu bêle. » Ici c'est un aveu mélancolique de notre faiblesse quand il s agit de conquéi'ir une vérité qui se dérobe à nos efforts pour l'atteindre ; là c'est un appel émouvant h. ces . raisons du cœur que la raison ne connaît pas;-.. ailleurs c'est le sentiment de l'infini ou celiii de la grandeur du roseau pensant, supérieur à 1 un.vers lui-même qui l'écrase, puisque « ; avantage nue Vuaivcrs a sur lui, l'univers il en sait rien. » En un mot, les Pensées sont un riche écrin où, à côté do quelques pierres d'un éclat dou,teux ou même encore enveloppées dans leur gf' iS>ie, on découvre des diamants et des perles de la plus belle eau. C'est une lecture de 1 âge mur plutôt nue de la jeunesse, mais il est certain qu on y revient avec d'autant plus de plaisir qu on avance dans la vie et qu'on est mieux i même de goûter à la lumière de ses expériences personnelles le charme particulier de cette œuvre i»^'^l><=voe "ù se sont déposées celles de l'un des plus étonnants, génies qui aient marqué dans not-;«J;f^°^;:iii,.j
PASSEIIEAUX. - ZtJologie, XVi. - »« J""^ les groupes qui constituaient, poiar Ciiuer, a classe des Oiseaux, celui qui a subi, S''-'^';^"^ travaux des naturalistes modernes, le P'f .g''''?.^ nombre de remaniements est assurément 1 ordre des Pa,sereaux. A l'heure actuelle .1 b« '•^■«'"e subdivisé, non plus en cinq sous-ordres ''èulement mais en une série de familles dont es ""es sont bien caractérisées, tandis que les autres se rattachent intimement les unes aux autres par des types de transition. Au milieu de ctjs formes si diverses, il est bien difficile de saisir quelques Traits qui soient communs à tous. les l'assereaux On peut dire cependant que ces oiseaux sont tous de petite ou de moyenne taille, qu ils ont pour la pU.part, une charpente légère, un corps svelte un^ec faible, des pattes médiocres, emplumées dans la portion correspondant à la jatibe et terminées par quatre doigts, dont un seul es dirigé en arrière, les trois autres étant tournes on avant Ces doigts sont le plus souvent independ.nts les utis des autres, ou tout au plus reunis à la base par une toute petite membrane située entre le dol-t cxte.iie et le doigt médian. Il est impossible de caractériser l'ordre des Passereaux d une ma ■.ère plus précise. C'est dire que ce groupe n'est pas bien naturel et qu'il comprend en réalité tons los oiseaux qu'on n'a pu faire rentrer dans les cinq autres divisions : F.apacrs, Or mneùrs Gallinacés, Echassiers et Palmipèdes. Ainsi les Pa'ss.reaux, comparés aux Rapaces, n ont pas, comme ces de-niers, le bec crochu et les ongles a°é^é^, ils diffèrent également des Grimpeurs par
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leur doigt externe toujours dirigé en avant ; ils n'ont pas la mandibule supérieure voûtée, le corps massif, les ailes arrondies comme les Gallinacés ; leurs tarses ne sont pas en général aussi grêles, aussi allongés que ceux des Ecliassiers, et leurs doigts ne sont pas reliés par dos membranes natatoires comme chez les Palmipèdes. Mais on rencontre d'ailleurs parmi les Passereaux des différences considérables dans la structure et les proportions relatives du bec, des membres antérieurs et des membres postérieurs, aussi bien que dans la nature et la coloration du plumage. Lebocen alêne d'un Oiseau-Moucbe ne ressemble guère au bec aplati et fendu jusqu'aux oreilles d'un Engoulevent ; l'aile aiguë d'un Martinet n'est pas taillée sur le même patron que l'aile obtuse d'une Mésange ou d'un Pinson ; les pattes robustes d'un Corbeau diffèrent beaucoup des tarses minces et élancés d'une Bergeronnette ; et la livrée verdâtre d'une Fauvette semble bien pâle à côté des teintes métalliques et chatoyantes d'un Colibri ou d'un Soui-Manga.
Les Passereaux ont en général le gésier musculeux, l'intestin muni de deux appendices cœcaux, le larynx inférieur compliqué. Leur sternum n'offre ordinairement qu'une seule écliancrure de chaque côté ; parfois cependant il est doublement entaillé, comme chez les Guêpiers et les Martins- Pècheurs, ou bien au contraire n'est pas découpé sur le bord postérieur, comme chez les Martinets et les Oiseaux-Mouches.
Sous le rapport du régime et des mœurs, on constate également parmi les Passereaux de notables différences : les Gobe-Mouches, les Hirondelles et les Fauvettes sont insectivores, les Moineaux et les Chardonnerets recherchent surtout les graines et les semences, les Loriots aiment les fruits et particulièrement les cerises ; les Martins- Pêcheurs saisissent les poissons avec
ordres, que nous allons énuraérer successivement en indiquant leurs principaux types :
1° DENTinosTBES, ayant la mandibule supérieure écliancrée de chaque côté, près de la pointe : Pies-f/riè' lies, Ca^^icanx, Gobe-Mouches, Tyrans, Mouchenâles, Cotingns, Jaseurs, D7-o7igos, ti:ngaras. Merles, Fourmiliers, Bréve\, Cincles. Philéclons. Mainates, Martins, Choqtiards, Loiiots, Gou/ins, Becs-fins (c'est-à-dire Traquets, Itubiettes. Fauvettes, Accenteurs, Roitelets, Trogh dytes, Hocliequeves ou Lavandières, Bergeronnettes et Farlouses), Manakins, Coqs de Roche, Eurylaimes, etc. ;
2° FissinosTnES, reconnaissables à leur bec court, large , aplati horizontalement et profondément fendu, et subdivisés eux-mêmes en deux sections, las Diurnes (Hirondelles et Martinets) et les Nocturne'^ [Engoulevents et Podnrges) ;
3° CoNiRosTRES, au bec fort, plus ou moins conique, et dépourvu d'cchancrure près de la pointe : Alouettes, Mésanges, Bruants, Moineaux, Chardomierets. Tarins, Serins, Limettes, lioinreuils, Bec'^-croisés, furbecs, Colinus, Pique-CEufs, Cassiqiies, Etournenux, Boîtiers, Oiseaux de Paradis, etc. ;
4" Tencirostres, au bec grêle, allongé, droit, ou plus ou moins arqué, sans échancrures latérales : Sittelles ou Torcltepots, Anabates et Synallaxes, Grimpereaux, Eckeletles, Picucules, Dicées, Hcorotaires, Soui-Maiigas, Arachnothères, Colibris, Huppes, Promérops, Epiniaqnes, Cravis, etc.; 'o° Syndactyles, différant des quatre groupes précédents par leur doigt externe réuni au doigt médian dans la plus grande partie de sa largeur: Guéiàers, Murnots-, Martins- Pécheurs, 'lodieis. Calaos, etc.
A beaucoup d'égards cette classification laissait à désirer, car elle était fondée principalement non sur des différences dans la structure intime de
beaucoup d'adresse, et les Corbeaux mangent in- ' l'oiseau, mais sur des variations dans la forme du
différemment de la chair ou des substances végé taies. De même il y a des Passereaux qui vivent isolés comme les Huppes, et d'autres qui se réunissent, au moins à certaines saisons, en troupes nombreuses, comme les Etonrneaux. Certains Passereaux, tels (|ue les Brèves et les Lavandières, courent sur le sol avec rapidilo; d autres, comme les Toucans, restent ordinairement perches; d'autres enfin, les Martinets par exemple, ne font presque point usage de leurs pattes, et portés sur leurs ailes puissantes, fendent l'air qui est leur véritable élément.
La plupart des Passereaux sot)t doués d'une voix très forte relativement à leur taille, mais cette voix est rude et désagréable chez les Geais, les Pics et les Corbeaux, tandis qu'elle est singulièrement harmonieuse chez 1rs Rossignols et les Fauvettes. Aussi, depuis les temps les plus reculés, un grand nombre de Passereaux ont-ils été gardés en captivité, à cause de la douceur et de la variété de leurs chants ; mais c'est à poine si l'on peut citer dans cet ordre un ou deux oiseaux qui soient devenus pour l'homme de véritables auxiliaires, des animaux domestiques.
Dans la dernière édition du Régne animal
bec. Or cet organe peut subir des modifications profondes, pour satisfaire à certains besoins de l'animal, sans que les os du corps et des membres éprouvent de notables changements, et d'autre part le bec présente souvent une forme identique chez des passereaux dont la charpente osseuse n'est pas du tout constituée sur le même type. En d'autres termes, en s'attachant exclusivement à des caractères tirés de l'aspect extérieur, on s'expose à placer dans un même groupe des oiseaux qui n'ont pas les uns avec les autres des ressemblances fondamentales, et vice ver^â à séparer d'autres oiseaux qui, en dépit de différences apparentes, sont en réalité con.struits sur le même plan. C'est même ce qui est arrivé à Cuvier, qui a rapproché les Martinets des Hirondelles, et qui d'un autre côté a cru devoir éloigner les Graves et les Choquards des Corbeaux proprement dits. Ainsi, comme nous le disions plus haut, la classification proposée par ce grand naturaliste a été profondément modifiée et certains genres ont été dédoublés, ou même élevés au rang de familles. Mais, comme cela arrive souvent, on est probablement allé trop loin dans cette voie, et l'on a sans doute exagéré le nombre des subdivisions de l'or-
(1859) l'ordre des Passereaux a été subdivisé par ! dre des Passereaux. Quoi qu'il en soit à cet égard,
Cuvier en deux grandes catégories : les Passereau;^ ordinaires, chez lesquels le doigt externe est libre ou n'est réuni au doigt médian que par une ou deux phalanges, et les Passereaux syndacti//es, chez lesquels le doigt externe, presque aussi long que le doigt médian, est soudé h ce dernier jusqu'à la pénultième phalange. Les Passereaux syndactyles ne renferment qu'un seul groupe, tandis que les autres se partagent de nouveau en quatre groupes secondaires, d'après des caractères tires exclusivement de la forme du bec. Ainsi, pour Cuvier, les Passereaux comprennent cinq sous-
voici quelles sont les familles généralement admises, à l'heure actuelle, parmi les Passereaux :