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JACQUERIE

JARDIN

la partie extérieure de l'histoire de cette période. | JARDIN. — Agriculture, XIX. — Le jardin est Si nous considérons le développement national l'annexe de toutes les exploitations agricoles. Il du peuple anglais, abstraction faite du nionarque sert b. la fois pour donner des légumes et des et de sa politique, nous trouverons peu d'époques fruits à la consommation de la famille, et pour la aussi fécondes que le premier quart du xvue siè- distraire par la culture de quelques fleurs, dont la cle. La bourgeoisie anglaise s'éveille au senti- pousse est suivie avec intérêt par les enfants et ment de sa force ; elle commence à défendre les dont la facile culture sert Mes initier aux mystères droits de la nation, et les idées qui produiront de la végétation. Nous n'aurons pas à parler ici du la grande révolution do 1648 fermentent déjà dans jardin fruitier; les métliodesde culture des arbres les esprits. En même temps, la renaissance litté- à fruits ont été indiquées au mot Arboriculture. raire et scientifique produit deux génies immor- ' Le but de cet article est de donner des indications tels : Shakespeare (mort en IG16) occupe la scène, ' sur la culture du jardin potager et quelques noet Bacon (mort en 16'.'G), renouvelle la philosophie ' lions sur les soins à donner aux plates-bandes ou en la fondant sur l'étude des sciences. 1 aux corbeilles de fleurs.

Jacques i'~ mourut en 16".'5,après avoir marié son Le poinger est la partie du jardin consacrée aux fiIsCharlesàHenrietledeFrance,sœurdeLouisXIII. légumes. Nous indiquerons successivement les di-

Jacques II. — Frère puîné de Charles II, ce j vers travaux nécessaires pour la préparation du prince monta sur le trône en iCS.'j. Il professait le sol, les principales sortes de plantes qui y sont catholicisme ; aussi le sentiment national l'accueil- | cultivées, et nous donnerons quelques détails sur lit-il avec crainte et défiance. Le duc de Mon- la culture potagère en grand, qui prend le nom de mouth, fils naturel de Charles II, essaya de pro- [ culture maraîchère.

fiter de cette disposition des esprits pour s'emparer Le jardin doit être travaillé avec le plus grand du pouvoir par une insurrection : il fut vaincu et soin. Le plus souvent, le sol est façonné avec la décapité. Les puritains, suspects au roi, furent ' bêche ; souvent on désigne le bêchage des plancruellement persécutés, et le juge Jeffries, instru- ' ches de jardin sous le nom de labourage. C'est à ment servile des haines de son maître, mérita, | une profondeur de 20 à vS centimètres que la par sa cruauté, de voir sa mémoire vouée à l'exé- bêche doit pénétrer. Voici la manière dont le bêcration. Jacques II s'était mis, comme son frère, j chage doit être fait.

à la solde de Louis XIV, et, sans se laisser arrêter On ouvre un petit fossé, appelé parfois jauge, le par le mécontentement général, il marchait ouver- long d'un des eûtes de la planche. La terre qui en tement à une restauration du catholicisme. Par | est extraite est transportée, par une brouette, h la iléclarntion d'indulgence (16s";, il abolit l'acte | l'autre extrémité do la planche. A la fin du travail, du test, qui fermait aux catholiques l'entrée aux cette terre doit remplir le vide laissé par la deremplois publics. Les chefs du parti whig, sentant nière tranchée. En bêchant, il faut toujours coule danger, entrèrent en négociation avec Guil- server la même jauge, c'est-à-dire l'intervalle égal laume d'Orange, gendre de Jacques II, pour ren- ^ à ce fossé, entre la tranche de terre qui a été reverser le roi. Cependant, comme Jacques n'avait ' tournée et celle qui ne l'est pas encore. Cette pas d'enfants, lus mécontents, hésitant devant une ' jauge a la môme profondeur que le labour et une révolution, eussent été disposés à attendre que : largeur de 30 centimètres environ. Si les pelletées l'ordre naturel des choses ajipelât au trône un renversées à chaque coup de pelle ne se divisent prince protestant. Mais la naissance d'un prince pas elles-mêmes sur les bords de la jauge, on royal les décida à agir : Guillaume d'Orange passa opère cette divison avec quelques coups de la

en Angleterre avec une flotte; et tandis cjue Jac ques II s'enfuyait sans essayer de résistance, son gendre était reçu à Londres avec enthousiasme et proclamé roi sous le nom de Guillaume III (1688). La dynastie des Stuarts était déclarée déchue du trône, et r.\ngleterre voyait s'établir définitivement le gouvernement constitutionnel, pour la conquête duquel elle luttait depuis près d'un siècle

tranche de la pelle. Ces tranches doivent être retournées et divisées, de manière que le sol conserve toujours le môme niveau. Les pierres que la bêche rencontre sont rejetées sur les côtés de la planche. Les mauvaises herbes sont enfouies pendant le travail ; mais, si elles sont vivaces, leurs racines sont enlevées avec soin. Si le labour concorde avec l'enfouissement du fumier, celui-ci est

Jacques II, réfugié en France, chercha vaine- d'abord disposé régulièrement en une couche con. ment à recouvrer sa couronne avec l'appui de ! tinue sur la planche. A chaque coup de bêche.

Louis XIV (bataille de la Boyne, 1690). Il mourut en exil en nOl. Son fils Jacques, dit le chevalier de Saint-Georges, et son petit-fils Charles-Edouard, ne furent pas plus heureux ; et la famille des Stuarts s'éteignit avec ce dernier, qui mourut en 1188, sans postérité.

Lectures et dictées. — « L' .Angleterre se rendait bien compte de ce qu'elle venait d'accomplir par la révolution de 1688. A la place du droit divin elle fondait le gouvernement parlementaire : c'està-dire la discussion des grands intérêts du pays, le vote des lois et des impôts, par les représentants mômes du pays. Un droit nouveau, celui des peuples, se levait donc, dans la société moderne, en face du droit absolu des rois qui, depuis deux siècles, la régissait, et qui venait de trouver en France, dans Louis XIV, sa plus glorieuse personnification, et dans Bossuet son plus illustre défenseur. Il n'y a plus à s'étonner de la lutte acharnée qui va éclater entre la France et l'Angleterre. Ce ne sont pas deux intérêts contraires, ce sont deux droits politiques différents qui seront aux prises. » (Duruy.)

JACQUERIE. — V. Guerre de Cent ana, p. 021, et Paijsans.

JA1>0N. — V. Orient.

le fumier est répandu par parcelles au fond de la jauge.

Si le bêchage est fait quelque temps .avant les semailles des plantes, on peut laisser la surface de la planche subir l'influence des agents atmosphériques et s'effriter naturellement. Mais si les semailles doivent être faites tout de suite, on égalise la surface en brisant les mottes au moyen d'un râteau.

Le défonçage d'un jardin se fait de la même manière que le bêchage, mais en descendant à une profondeur double ou triple. Le défonçage varie suivant l'épaisseur de la couche cultivée, mais il n'est réellement utile que lorsqu'on descend à la profondeur de 50 centimètres au moins.

Les soins à donner au sol des jardins sont, après le bêchage, le sarclage, qui consiste à gratter la surface du sol avec une ratissoire ou un sarcloir, de manière à couper les racines des mauvaises herbes, en ménageant celles des bonnes; — l'osherbage, qui consiste à enlever les mauvaises herbes avec la main; — le binage, qui consiste à remuer la terre avec une binette jusqu'il 5 à 10 centimètres, entre les plantes cultivées, et a le double avantage de détruire les mauvaises herbes , et d'ameublir la surface de la planche pour qu'elle

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subisse plus efficacement l'action des agents extérieurs et des arrosages.

Les plantes, suivant leur nature, sont cultivées sur planches, c'est-à-dire la terre étant labourée i plat; sur ados, c'est-à-dire sur planches faisant saillie d'un seul côté et parallèles les unes aux autres ; sur billons, c'est-à-dire sur planches bombées d'une largeur de 1 mètre à \°',àO, hautes à leur partie supérieure de 40 à 50 centimètres, et formant dos d'âne ; leurs deux pentes sont recouvertes par les plantes cultivées. Il est enfin un système spécial, appelé culture sur couches, qui demande une explication particulière. On désigjie sous le nom de coiulie un amas de matières capables de fermenter, disposées en lit, et recouvertes d'une épaisseur variable de terre sur laquelle est faite la semaille ou la plantation. Ces matières s'échauffent par la fermentation, et leur clialeur se communique à la terre, et par elle aux plantes. Les couches se font tantôt avec du fumier, tantôt avec des feuilles, tantôt avec un mélange de fumier et de feuilles ou d'autres matières organiques. Pour que leur chaleur, qui constitue un climat artificiel pour les plantes, ne s'exhale pas en pure perte dans l'atmosphère, les couches doivent être recouvertes d'un coffre ou châssis vitré qui concentre la chaleur autour des plantes.

Pour que le jardin ait une production abondante, il est absolument indispensable que les engrais lui soient prodigués. Il en est des légumes et des autres plantes potagères comme de la grande culture ; la terre ne produit que proportionnellement à ce qu'on lui donne. Pour les jardins, les fumiers constituent à la fois l'engrais le plus actif et celui qui est le plus facile à trouver. Dans ces dernières annéi-s, on a préconisé l'emploi de certains engrais chimiques -, cette pratique a donné de bons résultats, au point de vue de la production ; mais quand les légumes sont principalement cultivés pour la consommation de la maison, la question du prix de revient est très importante, et elle pourrait souvent s'opposer à l'emploi de ces engrais. Les meilleurs fumiers pour les jardins sont les fumiers dont la décomposition est avancée. Ils constituent ce qu'on appelle les fumiers chauds ; ils ont le grand avantage de contribuer puissamment à l'ameublissement du sol.

A côté des fumiers, les arrosages sont un des principaux éléments de la production des légumes. Les meilleures eaux à employer pour arroser les jardins sont les eaux de pluie et de source, celles de ruisseaux et de rivières. Quant aux eaux de puits, elles sont géiiéralement trop froides, trop crues, suivant l'expression vulgaire; pour les employer, il est utile de les faire séjourner dans des réservoirs oii elles sont exposées à l'action de l'air et du soleil. Un tonneau ouvert, enterré auprès du puits, peut très bien servir de réservoir. Il est difficile d'établir des règles précises pour les arrosages, mais on peut dire qu'en général les légumes sont d'autant plus beaux qu'ils ont été plus fréquemment arrosés. Au printemps, quand les gelées tardives sont encore A craindre, les arrosages doivent être faits le matin. On doit prendre les mômes précautions à l'automne. Par cette méthode, l'humidité est évaporée pendant le jour, et elle ne peut pas contribuer à augmenter les effets de la gelée, quand celle-ci se produit. En été, les arrosages peuvent être pratiqués pendant presque toute la journée ; mais le meilleur moment est le soir, quelque temps avant le coucher du soleil.

Les appareils servant aux arrosages sont très variés. Le plus souvent, on se sert d'arrosoirs à pomme ou à soupapes brise-jets. Pour les arbustes et pour le nettoyage des feuilles, on se sert de petites pompes à main. Qu'ilquefois on emï" Pai\tif..

ploie, dans les grands jardins, pour les arrosages, des pompes montées sur brouettes ou des tonneaux montés sur roues auxquels des pompes sont jointes. Les seringues d'arrosage sont aussi employées, surtout quand il s'agit de faire des bassinages avec des solutions insecticides.

Les vents, dans quelques régions, tiuisent beaucoup aux jardins. Pour les protéger, on établit des brise-vents, tie sont le plus souvent de fort.s paillassons fixés debout à des piquets enfoncés en terre. D'autres fois, tes brise-vents sont formés par des plantations d'ifs ou d'autres arbres résineux, très rapprochés les uns des autres, de manière à constituer un rideau protecteur. Les murs qui entourent les jardins servent aussi à protéger les plantes contre l'action des vents, en même temps qu'ils renvoient la chaleur du soleil sur les plates-bandes les plus rapprochées, et sur les arbres placés en espalier.

On a dit, avec une grande raison, que la multiplication des plantes et leur entretien renferment presque toute la science du jardinier. Les plantes potagères se multiplient par graines ou par bourgeons. Le bouturage, le marcottage, l'éclatage sont les méthodes les plus usitées de multiplication par bourgeons. Ces procédés ont l'avantage de conserver les qualités spéciales à une plante, tandis que la multiplication par graines amène souvent des modifications ou même une dégénérescence qu'il est impossible d éviter.

Les graines sont semées de diverses manières, suivant la nature et la grosseur. Plus les graines sont fines, et moins elles doivent être enterrées; souvent, quand la semence est répandue sur le sol, on se contente de la presser avec le dos d'une pelle ou d'un râteau. Les serais se font sur place ou en pépinière. Quand la plante reprend difficilement, on sème sur place; parmi les légumes, la carotte, le cerfeuil, la fève, la mâche, le navet, le persil, le radis, etc., sont dans ce cas. Les semis sur place se font à la volée, en jetant avec la main la graine sur la terre, de sorte qu'elle s'y éparpille régulièrement ; — en rayons, ou dans des rigoles tracées le long d'un cordeau tendu; — en poquets, ou dans des trous creusés en ligne, avec la serfouette, à quelques centimètres de profondeur. Un grand nombre de graines sont semées en pépinière : les graines sont d'abord semées sur couche, afin que leur végétation soit activée ; quand les plants ont poussé quelques feuilles, ils sont enlevés et repiqués à la place qu'ils doivent occuper. Ce système offre beaucoup d'avantages pour un certain nombre de plantes; il favorise le développement de leur système radiculaire. Les plants repiqués doivent être abondamment arrosés après leur mise en place.

Le plus grand nombre des graines sont semées à l'automne et au printemps. Toutefois il faut ajouter qu'il est impossible de fixer une date précise pour les semailles. Le jardinier doit souvent se laisser guider par des circonstances extérieures ; en tous cas, il se règle sur le climat, sur la plante elle-même, la durée de sa vie et les résultats qu'il veut on obtenir. Ainsi, par exemple, dans les départements septentrionaux, le plus grand nombre des plantes annuelles doivent être semées à la fin de l'hiver ou au commencement du printemps; mais pour celles dont on veut avoir des primeurs, il faut les semer sur couche dès le mois de novembre ou celui de décembre.

Il est très bon, pour hâter la végétation, de répandre sur la planche une certaine quantité do terreau après les semailles ou avant cette opération. Le terreau est répandu avec une pelle ou un râteau, de manière à former une couche aussi égale que possible. Cette addition de terreau, qu'on désigne quelquefois par le tcrmo de terreautage, a pour but d'échauffer le sol, en même

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temps que de céder aux plantes des éléments nutritifs chaque fois qu'il pleut ou qu'on arrose. Le terreau proprement dit est obtenu par la décomposition des fumiers de ferme; il forme une matière grasse, onctueuse au toucher, très noire. On peut aussi le préparer avec des feuilles ou d'autres matières végétales qu'on fait décomposer. Outre le terreau qui provient des couches dont la formation a été indiquée plus haut, on peut en préparer de la manière suivante. On fait au printemps, dans un coin du jardin, un tas de fumier bien égalisé et bien piétiné, de 2 mètres environ ; pendant l'été, on l'arrose copieusement, afin d'en liâter la décomposition. Puis on le refait, de manière à placer à l'intérieur les parties qui for-

plantes refroidies. Pour empêcher cet effet de se manifester, le moyen qui est à la portée de tous les jardiniers est de couvrir, le soir, dans les cas où le ciel est pur et présage une nuit froide, les plantes les plus délicates avec des toiles grossières, des paillassons, des litières, des feuilles, etc. Il faut remarquer que les plantes croissant dans une vallée sont plus souvent exposées à la gelée blanche que celles qui viennent à mi-côte ou même sur des plateaux.

Il arrive souvent que les gelées blanches causent surtout des dégâts dans le courant du mois d'avril et au commencement de mai. De là est venu le préjugé de l'influence de la lune rousse. Les jardiniers désignent sous ce nom la lune qui

maient les faces. \ la fin de l'hiver, le fumier est commence en avril, et qui devient pleine dans les décomposé et forme une niasse homogène qu'on i derniers jours de ce mois ou au commencement , . r""^^ ... "^ ^ I j„ — : un„ rt^, ;i ott vrau tnniftiirs le temoin

émiette avec le râteau.

de mai. Elle est, il est vrai, toujours

L'emploi des paiUis est aussi i r.'commander. ; des gelées blanches, mais elle n y est pour non. On désigne par ce mot une couche de fumier court ' elle brille au ciel, parce qu il n y a pas de nuages à demi consommé, peu épaisse, qu'on répand sur 1 et c'est cette absence de nuages qui, activant le la planche. Cette couche a pour effet de maintenir ! rayonnement terrestre, amène le refroidissement

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la terre humide et de s'opposer à son évaporation Elle doit donc être employée surtout au commen

du sol. .. j- ■ ui;. VI

Les excès de chaleur sont préjudiciables à la

ntde l'été, principalement sur les sols légers plupart des plantes des jardins; on y «bue pai "^ ' 'des arrosages copieux : et, si 1 on arrose suffisam-

et sablonneux.

A côié de ces procédés d'entretien, il faut si- I ment, l'excès de chaleur peut se transformer eu gnaler le buttage, qui consiste à amonceler de la 1 agent d'une production '^«^"'^«''P P'"/„''^'"'f •,,':;'"'^ terre au pied d'une plante. On butte les pommes lumière trop vive ou trop prolongée peut aussi de terre afin de multiplier les tiges souterraines , causer certains préjudices, le remède est Qans qui portent les tubercules; on butte le céleri et , les abris temporaires qu on crée aux plantes le cardon, afin de faire blanchir leurs feuilles et de | Il ne peut être ici question ^f fo-'^er des deles rendre plus tendres. Dans un but analogue, ! tails sur la culture de chacun ^es légumes proon provoque artificiellement l'étioleraont des duits dans le jardin potager. Leur nombre defeuilles ou des tiges des légumes. C'est surtout ; vient d'ailleurs chaque J»f Pi''^^X nomen: pour les salades que ces procédés sont employés, i Nous nous bornerons donc * «ne f'"iple nome" On blanchit la chicorée frisée, l'escarole, la ro- clature, dans laquelle nous '^'^^""^^.^es plan es

suivant les familles botaniques auxquelles elles appartiennent.

Liiiacées : ail, ciboule, échalote, oignon, poireau. « , ,

Crucifères: choux pommés, chou-fleur, chou de Bruxelles, cresson, radis, rave, navet.

Ombellifères : angélique, carotte, céleri, cerfeuil, panais, persil.

Légumineuses : fève, haricot, pois.

Cliénopodées : bette, betterave, epinard. Pohiuonées : oseille, patience, rhubarbe.

,.. ,. , Composées: estragon, artichaut cai^onchi^^

La manotte est une partie de plante, bourgeon | rée, barbe de capucm, laitue, romaine, saisins, rameau, qui est abaissée et couchée dans le i escarole, scorsonère. , sans être séparée du pied mère, et qui y Valérimées : mâche ou aouceitt

' . *^« . .'. . . - n t :t..^A^c> . /,/,n/.niiinrft. cours

mainc, en rapprochant et en liant leurs feuill ou en couvrant les pieds en entier avec des paillassons, de la litière ou des feuilles.

Il faut maintenant donner qurl^.ues explications sur les modes de propagation aùj'es que la semaine, usités dans les jardins.

C'est d'abord la multiplication par écl.nl, qui consiste à détacher d'une plante vivace des fragments munis de bourgeons et de racines. Quel- <luefois cependant le bourgeon est privé de racines; il prend alors le nom à'ieiltelon; c'est par ce procédé qu'on multiplie l'artichaut

sol

sépare par incision la marcotte de la plante d'où tèque. , . tomate

•■ ' . . .. ■ . - K :.,.. I sotoite .• aubergine, pomme de terre, tonidte.

Culture maraîchère. - La culture maraiclière

lest, après la vigne, la branche la plus riche de

'l'agriculture. Il suffit, pour s en convaincre, de

soi, sans être séparée au pieu mère, eu qui y , uic. cu.r.,.io . .„„.„o mplnn nas-

émet des racines. Quand celles-ci ont poussé, on | Cucurbitacées : concombre, courge, melon, pas sépare par incision la marcotte de la plante d'où elle provient, et elle acquiert une vie indépendante. Quelques arbrisseaux fruitiers, et quelques I fleurs se multiplient très bien par marcotte. |

La bouture diffère de la marcotte, en ce que le ; . es..--- — -■ - ■ , „„j„i,„ nn'nn ;ap-

rameau qui la forme a été séparé de la plante d'où ! réfléchir il l'énorme masse de f "^^''-'X^vines il provient, et planté isolément, de manière à vivre , dinier habile tire, aux environs des g"'»°aes vmes immédiatement de sa propre vie. La bouture, pour < de quelques ares de terre Le ^»' P°J e. cnaque viNTe, doit émettre rapidement des racines; c'est i année, trois à q""P/ecoltes successives, quel ce qu'on appelle reprendre. La chaleur, la lu- ' quefois cinq. C'est à force de '[f;^^'' e' / en ",, mière et l'humidité, dans des proportions conve- ' que ce ré,ultat est obte.iu. Le "aracher „ a pas, nables, sont les éléments indispensables de la ; en effet, à sa disposition de force naturelle par

" Mait^pour ces produits, il faut des débouchés importants. C'est pourquoi, pendant longtemps, la cukure maraîchère a été limitée •->" voisinage immédiat des grandes villes, au ■'•Jon dans lequel la voiture chargée de légumes peut partir chaque soir, pour revenir dans la matinée du lendemain. Aujourd'hui, grâce aux nombreuses voies de communication rapide, ce ™y»n s est agiandi, et ce qui était jadis l'apanage «^clusifde quelques terres privilégiées, est devenu .PO^sible pour un grand nombre : Paris, pour ne citer que cet exem- Sio ,.„;, .'ar-Proître clia.iue our l'affluence de ses

reprise des boutures. Quelques plantes se mul tiplient très facilement par boutures ; il en est d'autres qui sont, au contraire, absolument réfractaires à ce mode de propagation. C'est surtout pour les fleurs qu'on y a recours dans les jardins, rarement pour les légumes.

Après ces principes généraux sur le jardinage, il convient d'indiquer les moyens de se prémunir contre quelques influences des agents extérieurs. En première ligne, il faut placer la gelée blanche, au printemps. Elle est produite par la congélation de la vapeur d'eau contenue dans l'air, qui, pen-

dant les nuits calmes, se dépose sur la surface des I pie, voit s'accroître chafjue jour

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