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PLUTONIENS (TERRAINS) — 1628 — PLUTONIENS (TERRAINS

« A toutes les époques de l'histoire du globe, | gneiss altéré, ainsi que les diorites qui l'accorapadit Elle de Beaumont, les phénomènes éruptifs gnent.

ont donné des produits appartenantà deux classes : ceux qui sont volcanigues à ta manière des laves arrivées à l'état de fusion, et ceux qui sont volcaniques à la manière du soufre, du sel ammoniac, etc., déposés par volatilisation ou enlrainos à l'étal moléculaire. Si on remonte le cours d

Les roches granitiques forment presque toujours des montagnes à contours arrondis, à pentes douces et U sommités plates et allongées; elles se désagrègent facilement à la surface en donnant des blocs arrondis parfois tremblants et des sables juartzo-feldspathiques (arène) employés comme

périodes géologiques, on voit les premiers devenir pouzzolanes dans les constructions ; dans les

de plus en plus riches en silice. On voit en même temps les seconds devenir de plus en plus variés. Dans l'état actuel de la nature, les deux classes de produits sont presque complètement distinctes ; mais h l'origine des choses, elles l'étaient beaucoup moins. On est conduit à concevoir qu'au moment où la surface du globe terrestre en fusion a commencé à se refroidir, les différents corps simples s'y trouvaient répandus sans aucun ordre déterminé. Tout semble avoir été confondu dans ce chaos primitif où les premières masses grani

montagnes cependant, elles présentent souvent aussi de grands escarpements, des pics, des aiguilles et des crêtes tranchantes et dentelées.

Pendant les diverses périodes primaires et secondaires il est arrivé au jour des roclies de nature fort variée : porphyres divers, serpentines, diorites, etc., dont l'ordre relatif n'est pas toujours rigoureusement établi. Ces roches, qui paraissent avoir été peu celluleuses, semblent s'être épanchées en manière de laves plus ou moins pâteuses et no pas émaner le plus souvent de centres d'é-

tiques ont pris naissance ; mais peu à peu les { ruptions analogues aux volcans actuels ou anciens ■ ■ ■.. j^pg formes extérieures des massifs qu'elles constituent n'ont rien non plus qui rappelle ces derniers, ce qui au reste n'a rien qui doive étonner, car lors même eue ces roches auraient affecté primitivement cette forme, elle aurait été effacée par les agents atmosphériques et les nombreuses révolutions du globe qui se sont succédé depuis leur sortie.

Les principales roches porphyriqucs sont : Le porphyre, orthose ou albite compacte avec cristaux d'orthose ou d'albite et aussi de quartz et de mica; massif, rouge, vert, gris ou noirâtre;

matières cruplives sont devenues moins siliceuses et les émanatio7is volatiles, qui à l'origine renfermaient presque tous les corps simples, sont devenues de plus en plus pauvres. »

Les roches massives d'éruption les plus anciennes ou gra?iiti(jues sont toujours cristallines, sans trace de cellulosité ou de boursouflement ; elles semblent être arrivées de l'intérieur à l'état pâteux et avoir formé des masses plus ou moins étendues qni ne se sont guère déversées sur les roches environnantes. Leurs formes extérieures ont été si profondément modifiées par les agents atmosphériiiues et les nombreuses révolutions du globe qu'elles ont essuyées, qu'il ne reste plus rien des formes primitives. Les formes actuelles sont seulement en rapport avec le mode de désagrégation et de décomposition des roches.

Les principales roches granitiques sont les suivantes :

Le granité, mélange d'orthose, de quartz et de mica: laminaire ou grenu; parfois porphyroïtle parla présence de gros cristaux d'orthose; massif, rougcitre, grisou noirâtre; il renferme aussi des minéraux disséminés : albite, pinite. Il forme souvent des amas considérables; Limousin, Pyrénées, Bretagne, Vosges, Saxe, Finlande, etc. On l'emploie surtout pour les bordures et le dallage des trottoirs dans les grandes villes; celui de Laber en Bretagne a fourni le soubassement de l'obélisque de Louqsor à Paris ;

La syénite, mélange d'orthose rougeâtre et d'amphibole noire ; laminaire ou grenue ; parfois rendue porphyroide par de grands cristaux d'orthose ; massive, rouge ou brun-rouge; quartz ou zircon disséminés ; elle se montre dans les 'Vosges, le Tyrol, la Saxe, la Norvège; c'est dans cette roche que près de Syène les anciens Égyptiens ont taillé leurs grands obélisques, aujourd'hui en partie transportés dans les diverses capitales de l'Europe;

ha pegmatite, mélange d'orthose et de quartz; laminaire ou grenue ; massive, jaunâtre ou rougeâtre ; elle renferme souvent des minéraux disséminés, mica, talc, tourmaline ; en amas et filons accompagnant le granité dans le Limousin, la Saxe, l'Oural.

Le kaolin est le résultat de la décomposition des roches précédentes, qui perdent leur potasse et une partie de leur silice; il est pur ou impur suivant la nature de la roche feldspathique grenue qui lui a donné naissance, et souvent accompagné de parties ferrugineuses. A Saint-Yrieix, près de Limoges, où seulement le kaolin est très pur, on l'exploite activement pour la manufacture de porcelaine de Sèvres et celles de Limoges, et on l'exporte même jusque en Russie et dans les États-Unis ; il forme là une série d'amas, souvent de 20 mètres d'épaisseur, disséminés dans le

pyrite en cristaux disséminés ; il forme surtout les roches ignées des terrains primaires; Vosges, Roanne, Maures, Cornouailles, Saxo;

h'eurile ou pétrosittx, orthose ou albite compacte sans cristaux; massif; rouge, vert, gris ou noirâtre ; elle accompagne ou remplace le porphyre ;

Le porphyre argilitigue, résultant de la décomposition des porphyres et les accompagnant partout; h'ophite ou porpliyre verl, feldspath et pyroxène formant une pâte compacte d'un vert plus ou moins foncé avec cristaux verdâtres de feldspath ou vert foncé de pyroxène ; il renferme parfois des amandes de <|uartz, agate, calcaire, chlorite. C'est une des roches ignées di s terrains primaires ; Vosges, Tyrol, Saxe, Hongrie, Grèce ; Le mélapliyrc ou por/'liyre noir, labradoriteet pyroxène noir, formant une pâte compacte, noirverdàtre, avec cristaux de ces mêmes minéraux et cavités renfermant souvent du quartz, du calcaire et des zéolithes cristallisées; la nigrine y est rare. Une des roches ignées des terrains secondaires ; Palatinat, Tyrol, lac Supérieur;

L'amphibolite, amphibole laminaire ou grenue; cristaux disséminés de labradorite, épidote, gre-' nat, pyrite; massive, formant une des principales roches ignées des terrains secondaires ; Limousin, Pyrénées. Piémont, Chili;

Le diorite, mélange d'amphibole et de labradorite, laminaire ou grenu ; massif comme l'ampliiboli'te qu'il accompagne ou remplace;

L'euphotide, mélange de diallage, soit verte, soi bronzée, et de saussurite laminaire ou à gro: grains, verte ou brune ; massive, elle est avec h suivante une des roches ignées des terrains se condaires; Corse, Apennins;

La variante, mélange de diallage et de saussv rite compacte ; vert foncé avec globules plus pâle et plus durs de saussurite; massive; Hautes-Alpe dans la vallée de la Durance, Toscane. Dans 1« Alpes, les diverses roches connues sous le nom c spilites sont tantôt des variolites vertes et tant' des wackes brunâtres b. amandes de calcaire d'épidote, avec pyrite, fer oligiste, fer carbonat etc., disséminés. Los calcaires au milieu desque

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