PROPOSITIONS SUBORDONNÉES
Virgule rie séparation. — Toute proposition subordonnée doit le plus souvent être séparée de la proposition principale par une virgule :
J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer.
Tout vous est pardonné, puisque je vois vos pleurs.
Seul vous vous haïssez, lorsque chacun vous aime.
Il est juste que nous contribuions à l'entretien du chemin, puisque nous en jouissons.
Rome n'avait pas même de rues, si l'on n'appelle de ce nom les chemins qui y aboutissaient.
Ce n'est point un grand avantage d'avoir l'esprit vif, si on ne l'a juste.
La perfection d'une pendule n'est pas d'aller vite, mais d'être réglée.
Inversion de la proposition subordonnée. — Il en est de même lorsque la proposition subordonnée précède la proposition principale :
Lorsque l'âme est tranquille, toutes les parties du corps sont dans un état de repos.
A peine une résolution était-elle prise dans le conseil, que les Dauniens faisaient précisément ce qui était nécessaire pour en assurer le succès.
Si je faisais ma religion, je mettrais l'intolérance au nombre des sept péchés capitaux.
Proposition subordonnée intercnlée. — Placée dans le corps de la phrase, la proposition subordonnée se met entre deux virgules :
Une femme, quelque grands biens qu'elle apporte dans une maison, la ruine bientôt si elle y introduit le luxe.
Proposition subordonnée déli-rminalive. — Lorsque la proposition subordonnée commençant par une conjonction est tellement liée à la principale, qu'on ne saurait l'en séparer sans en dénaturer le sens, l'emploi de la virgule serait fautif :.
Carthage périt joa?*ce que, lorsqu'il fallut retrancher les abus, elle ne put souffrir la main de son Annibal même. Athènes tomba parce que ses erreurs lui parurent si douces, qu'elle ne voulut pas en guérir.
Ce n'est pas la fortune qui domine le monde : on peut le demander aux Romains, qui eurent une suite continuelle de prospérités ÇHrtnd ils se gouvernèrent sur un certain plan, et une suite non interrompue de revers lorsqu'ils se conduisirent sur un autre.
Plus d'Etats ont péri parce qu^on a violé les mœurs que parce qu'on a violé les lois.
Quand mes bras me manqueront, je vivrai si l'on me nourrit, je mourrai si l'on m'abandonne.
Aristide avait été juste avant que Socrate eût dit ce que c'était que la justice.