SOLIDES
comme formées par des accumulations de ma- 1 nombreux, pensent que les taches, comme les protières ou scories, des morceaux d'une croûte in- tubérances, sont les produits des mouvements interne. D'autres astronomes, et ce sont les plus I testins de la masse fluide dont le globe entier du
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Soleil serait formé. Un de nos compatriotes et contemporains, M. Paye, assimile les taclies aux tourbillons de notre atmosphère terrestre, qui naîtraient dans les couches gazeuses de la photosphère de la même manière que naissent les cyclones.
L'analyse de la lumière du Soleil par le prisme a permis de reconnaître la nature chimique des substances qui composent sa masse et ses enveloppes. Nous avons dit déjà que la chromosphère et les protubérances sont en grande partie constituées par de l'hydrogène incandescent. Quant à la photosphère, le spectre de sa lumière indique l'existence dans sa niasse et dans celle du Soleil d'un grand nombre de corps simples terrestres, métalloidcs ou métaux. Citons, par exemple, le sodium, le magnésium, le fer, l'aluminium, le cuivre, le nickel, le cobalt, etc., parmi les premiers; l'hydrogène, probablement aussi l'oxygène, sont les seuls métalloïdes reconnus. Cependant, dans la chromosphère, la présence du soufre, du brome a été constatée.
Après avoir dit quel rôle joue le Soleil au sein du système dont il est le corps principal et prédominant, et résumé les données que les astronomes sont parvenus à recueillir sur sa constitution physique, il nous reste à indiquer sommairement quelle est sa place dans l'Univers.
Il est depuis longtemps démontré que le Soleil est une étoile, de sorte que, s'il était reculé dans l'espace à une dislance égale à celle des étoiles les plus rapprochées, c'est-i-dire à 200 001) fois environ sa distance à la Terre, il n'apparaîtrait plus que comme un point lumineux, dont l'éclat ne dépasserait guère celui des étoiles de seconde grandeur.
Le Soleil fait partie d'un groupe, d'un amas d'étoiles très nombreuses, et cet amas n'est luimême qu'une faible partie d'une agglomération immense qui l'enveloppe de toutes parts : la zone
lumineuse connue sous le nom de Voie lactée est la trace apparente, dans le ciel, de cette agglomération que nous ne voyons pour ainsi dire que par sa tranche et qui comprend des millions d'étoiles. Au sein de l'amas stellaire dont il fait partie, le Soleil n'est d'ailleurs pas immobile. Il se meut avec une vitesse comparable aux vitesses planétaires dans une direction qui, pour le siècle actuel, est marquée par un point de la constellation d'Hercule. Mais son mouvement est celui de tous les astres qui gravitent autour de lui : le Soleil nous entraîne donc, Terre^ Lune, planètes et comètes, vers des régions inconnues du ciel. Peutêtre ce mouvement de translation changera-t-il de direction avec le temps; et alors on pourra sans doute déterminer la courbe qu'il décrit dans l'espace, la durée de la période de son immense révolution. [A. Guillemin.]
SOLIDES (Propriétés des). — Physique, V. — Les corps solides ont pour caractères extérieurs une forme qui leur est propre et qu'ils conservent sans altération lorsqu'ils sont abandonnés à euxmêmes, la résistance qu'ils opposent à la division ou à la rupture, une adhérence entre leurs différentes parties telle qu'il suffit de fixer un point quelconque du corps pour que celui-ci soit fixé tout entier. Les phénomènes physiques et les combinaisons chimiques ont fait regarder tous les corps comme formés do particules excessivement petites, sans contact immédiat entre elles, séparées les unes des autres par des espaces vides insaisissables aux sens, mobiles dans l'étendue de ces petits espaces et soumises h une attraction qui les porte les unes vers les autres et à une répulsion qui les éloigne ; ces petites parties sont les atomes ou molécules; les forces qui les gouvernent et dont le caractère est de ne s'exercer qu'à des distances excessivement petites sont les forces moléculaires. Dans les solides, ces forces moléculaires sont puissantes et il faut une action