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SOULÈVEMENTS

général solublos. sont employi'^s pour donner do la solubilité aux bases, et sont utilisés pour les propriétés de ces bases, plutôt que comme sulfates, exemple : le sulfate de cliaux comme agent fertilisant, les sulfates de cuivre et de fer pour chauler les blés, le sulfate de quinine comme fébrifuge, le sulfate de magnésie comme purgatif. [P. Robin.J

SOULÈVEMENTS. — Géologie, III. — Ce mot s'applique en géologie :

1° A un fait, consistant dans l'exhaussement de certaines parties du sol par rapport aux autres ;

2° A toute une doctrine dont l'auteur est Elie de Beaumont et qui, après avoir été certainement comprise d'une manière défectueuse, semble néanmoins de nature à rendre des services variés.

Au premier point do vue, nous n'aurons pas grand'cliose à dire, le fait des soulèvements subits {tremblements de terre) et des soulèvements lents (bossellements généraux) entrant plus naturellement dans le cadre d'autres articles ; il faudra, au contraire, nous étendre un peu plus sur la doctrine.

Néanmoins, nous ne pouvons nous dispenser, en commençant, de faire remarquer que la cause même des phénomènes dynamiques en question est unique et réside dans les régions les plus profondes de la terre. Elle consiste dans le retrait ceniripète, conséquence du refroidissement spontané de notre globe.

En effet, le premier résultat de ce refroidissement a été sur la terre, comme il est actuellement sur le soleil, la concrétion d'une enveloppe solide, comparable pour sa minceur relative à la pellicule d'une bulle de savon, et qui est devenue le point de départ d'un double système de dépôts. A l'extérieur se sont superposés les matériaux abandonnés par l'atmosphère au fur et à mesure de son refroidissement; en dedans l'enveloppe primitive a reçu le placage successif des substances qui passent les unes après les autres de la forme fluide à l'état solide.

Or, la perte de chaleur constamment éprouvée par le noyau intérieur a eu pour effet d'écarter de la coque solide le noyau fluide qui la soutenait tout d'abord. Dans la situation d'une construction dont le sol serait miné, l'enveloppe, portant à faux, s'est affaissée par place et, par une réaction nécessaire, les régions voisines ont subi une surélévation proportionnée. Ces dénivellations produisant des cassures, les masses fondues internes se sont insinuées par ces solutions de continuité. Elles ont ainsi alimenté des éruptions semblables i beaucoup d'égards à celles de nos volcans actuels et dont la substance constitue, dans certains cas, l'axe et comme l'ossature des chaînes do montagnes.

Les faits de ce genre sont visibles de toutes parts et leur interprétation est d'autant plus certaine que l'expérience a pu dans certains cas les reproduire. C'est ainsi, pour n'en citer qu'un seul exemple, que M. Alphonse Favre, en imitant la contraction de la croûte terrestre sur l'élasticité d'une feuille de caoutchouc, a fait subir à des couches d'argile superposées à ce caoutchouc toutes les inflexions des roches dont se composent les chaînes de montagnes.

Cela posé, nous avons ce qu'il faut pour comprendre la doctrine des soulèvements. Déjà nous venons de remarquer que les montagnes ne sont pas isolées : elles forment des citaines. Elie de Beaumont va plus loin et montre que les chaînes forment des systèmes.

Il ne se boine pas h signaler le fait, il l'explique, ou plutôt, il part do consilérations théoriques pour conclure que le fait est absolument

nécessaire. C'est ici que se place la critique que la première phrase de cet article a pu faire prévoir. Elie de Beaumont, imbu des méthodes mathématiques, a eu le tort de vouloir introduire dans une question d'histoire naturelle des considérations absolument géométriques. Comme des naturalistes l'auraient prévu, le résultat fut une théorie ingénieuse, élégante, comme disent les algébristes, mais qui ne représente les phénomènes naturels que d'une manière fort incomplète.

Elie de Beaumont raisonne, en effet, comme si le globe terrestre était un sphéroïde parfaitement homogène, et il se demande quel sera le résultat de son refroidissemoiit parfaitement régulier.

Il trouve que ces crevasses, dont nous venons d'indiquer l'ouverture, ne s'établiront pas dans des directions quelconques. Leur direction sera réglée d'une manière absolue pour la forme même du sphéroïde planétaire. Elles s'entre-croiseront sous des angles parfaitement définis et, en s'entre-croisant ainsi, elles délimiteront à la surface de la terre les mailles d'un réseau géométriquement régulier.

Ce réseau, l'auteur le soumet à une étude complète et il trouve que ses mailles auront nécessairement la forme de pentagones : le pentagone étant de tous les polygones réguliers susceptibles de diviser exactement la surface sphérique celui qui pour une surface donnée présente le plus grand périmètre.

Or. il semble qu'ici une simple remarque aurait dû inviter l'auteur i faire usage de grande prudence dans ses déductions. Sur le plan, c'est l'hexagone régulier qui jouit des propriétés que possède le pentagone sur la sphère ; aussi les mê- [ mes géomètres-naturalistes ont-ils posé en principe j que le retrait des nappes planes do basalte doit les diviser en colonnades hexagonales. Or, qu'on ' visite de pareilles colonnades, et il n'en manque pas depuis la France centrale jusqu'en Irlande, et l'on verra que les prismes hexagonaux sont de très I rares exceptions. Les colonnes ont toutes les formes possibles, et la même colonne considérée à diverses hauteurs prend successivement des conj tours différents.

Mais l'influence des idées géométriques est si . forte (lue les livres classiques continuent de dé- ' montrer pourquoi les prismes de basalte sont j toujours h six pans, et que les excursionnistes ne I ramassent guère sur le terrain que les échantillons, fort rares, qui satisfont par hasard aux conditions théoriques.

Eh bien, pour le réseau pentagonal il en fut exactement de môme. Après avoir démontré que j les chaînes de montagnes doivent dessiner à la surface du globe un réseau à mailles régulières, Elie I de Beaumont a passé sa vie en tentatives infrucj tueuses pour -plier la nature à ses vues.

Pas plus que les basaltes ne sont à six pans, les I montagnes ne dessinent des pentagones 4 la sur- , face du globe. Mais il ne faut pas en conclure que ' les principes géométriques invoqués soient faux. Seulement ni le basalte, ni surtout le globe ne sont des masses homogènes. La loi simple invoquée par le géomètre est profondément modifiée en chaque point par les causes locales, et c'est en pure perte qu'on tente de représenter par des formules rationnelles les phénomènes toujours complexes de la nature.

Il n'en reste pas moins que l'idée des systèmes de sonlèveywnis est très féconde et doit être retenue. Eli" est fort importante surtout en ce qui concerne l'histoire du foyer d'activité que la terre recèle dans ses profondeurs.

A l'origine, on lui a attribué un autre genre encore d'intérêt dont les progrès de la science

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