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G — SYNTHÈSE CHIMIQUE

quemcnt de l'idée qu'on veut exprimer; la seule règle k suivre est donc celle-ci ; voyez à quel temps de l'indicatif ou du conditionnel vous mettriez le second verbe si la phrase exigeait l'un de ces deux modes, et mettez le temps correspondant du subjonctif.

1° Le présent du subjonctif correspond au présent et au futur de l'indicatif.

2° L'imparfait du subjonctif correspond à l'imparfait de lindicatif et au présent du conditionnel. 3° Le parfait du subjonctif correspond au parfait défini, au parfait indéfini et au futur antérieur. i" Le plus-que-parfait du subjonctif correspond au plus-que-parfaii do l'indicatif et au parfait du conditionnel.

Il n'y a pas de règle moins sûre en français, témoin les exemples suivants tirés de nos auteurs classiques.

Emploi du présent du subjonctif. 1° Après un présent : « Il fnut que je sorte. » — 2° Après un passé : « Les Romains de ce siècle n'ont pas eu un seul poète qui vaille la peino d'être cité, n — 3° Après un futur : n II faudra que je parle. « — 4° Après un conditionnel : « Qui pourrait douter qu'il soit liomme de bien? »

Emploi de l'imparfait du subjonctif : 1° Après un présent : " Vrois-tu que je ne connusse pas à fond tous les sentiments de mon père. » — 2° Après un passé : « Mentor voulait des jeux qui amusassent. » — 3° Après un futur : <t Je ne nierai pas qu'il fut homme de mérite. » — i" Après un conditionnel : « Il faudrait que j'écrivisse maintenant. »

Emploi du parfait du subjonctif : 1° Après un présent : « Crois-tu que dans son cœur il ait juré sa mort? » — Après un passé : « Je n'«î jamais (;"OMi'^ personne qui m'ait assez aimé pour me dire la vérité, n — 3° Après un futur : ï On ne croira pas qu'il ait j-éussi. » — i" Après un conditionnel : ce Qui croirnit que cette pièce ait eu trois cents représentations? »

Emploi du plus-que-parfait du subjonctif : 1° Après un présent : n Je doute qu'il ei'tt réussi mieux que vous. » — 2° Après un passé : « l'ignorais qu'il fiit arrivé, i) — 3" Après un futur : « Je douterai toujours qu'il eiîf riiussi mieux que vous. >! — 4° Après un conditionnel : «Je voudrais seulement que vous l'eussiez connu. »

Ces exemples nous montrent que l'emploi des temps du subjonctif dépend uniquement de l'idée qu'on veut exprimer; voici cependant doux règles qui sont applicables dans un grand nombre de cas: Si le verbe de la proposition principale est au présent ou au futur de l'indicatif, le verbe de la proposition dépendante se met :

1° Au présent du subjonctif quand l'action est encore à faire : « Je défends qu'il vienne. Je défendrai qu'il vienne. »

2' Au parfait du subjonctif, quand l'action est déjà faite : n Je doute que vous ayez pu le faire. Je douterai toujours que vous ayez pu le faire. >> Si le verbe de la proposition principale est à l'un des temps du passé ou du conditionnel, le verbe de la proposition dépendante se met à l'imparfait du subjonctif quand l'action est encore à. faire : « Je voulais qu'il vint. Je voudrais qu'il vint. »

Le verbe se met au plus-que-parfait du subjonctif quand l'action est déjà faite : « Je ne savais pas que vous eussiez déjà étudié ce livre si complètement. Je n'aurais pas voulu qu'il eût fait cette déclaration. »

Ces rtgles ne souffrent qu'une exception : Quand la pliraso exprime l'idée d'une condition, on se sert du présent, de l'imparfait ou du plus-que-parfait, selon le temps do la proposition conditionnelle. Ex. : n Je ne crois pas qu'il le fusse, si on le lui défend. Je ne crois pas qu'il |

le fit, si on le lui défendait. Je ne croirai jamais qu'il Veut fait, si on le lui avait défendu. »

Propositions relatives. — On appelle proposition relative toute proposition dépendante unie à la proposition principale par un pronom relatif : a Craignons Dieu qui nous punit. J'aime l'enfant qui est courageux. » Qui nous punit, qui est courageux, sont des propositions relatives. Après un relatif, dans les phrases qui expriment la volonté, le désir, le doute, la négation, l'interrogation, le verbe de la proposition dépendante se met au subjonctif : « Je veux un serviteur qui m'oliéisse. Connaissez-vous quelqu'un qui soit vraiment heureux? »

La règle est la même pour l'adverbe oii : Ex. : « /jWe;dansune retraite oiiyoussoyez tranquille. » Le verbe dépendant se met également au subjonctif quand le relatif est précédé du mot seul ou d'un superlatif : « Votre frère est le seul qui soit habile. Il est l'homme le plus adroit que je C07maisse. »

Ces deux règles ne souffrent d'exception qu'au cas où le verbe de la proposition dépendante renferme une affirmation absolue : « J'ai trouvé un serviteur qui m'ohéit. Achetez tous les meilleurs vins que vous trouverez. Allez dans cette retraite oii vous serez tranquille. »

[J. Dussouchet.] SYNTHÈSE CHIMIQUE. — Chimie. Préliminaires. — Définition. — La synthèse est une opération inverse de l'analyse. Tandis que l'analyse a pour effet de décomposer un corps en ses cléments, la synthèse reproduit le corps composé par l'union de ces éléments. Cette union peut être effectuée (l'une manière directe et immédiate : telle est la formation de l'eau par la combustion de l'hydrogène dans l'oxygène :

H-fO = HO; ou par des procédés indirects : telle est la préparation de l'eau oxygénée HO^.

La synthèse joue un rôle dans le plus grand nombre des réactions chimiques, et elle a été employée en réalité, bien que d'une manière souvent inconsciente, dès l'origine de la science, par les alchimistes. Mais l'introduction des méthodes synthétiques dans la chimie organique est toute récente, en raison des difficultés plus grandes qu'elle y présente : on en avait même pendant longtemps contesté la possibilité, d'après cette opinion longtemps accréditée que les composés organiques étaient formés par l'intervention de la force vitale, opposée aux forces physico-chimiques. Nous allons donc parler d'abord de la synthèse des composés minéraux, puis de la synthèse des composés organiques.

Synthèse des composés minéraux. — Afin de montrer le rôle de la synthèse en chimie minérale, rappelons les recherches qui ont été effectuées pour établir la composition de l'eau.

Volta, en 1778, h la suite de ses expériences sur l'électricité, constata que l'hydrogène, pendant sa combustion, consomme un certain volume d oxygène. Mais h cette époque, on ignorait encore que le produit de la combustion de l'hydrogène fût de l'eau. , ,

La première observation de ce fait est due a Cavendish en 1781. A cette époque dominent les idées de Stalil, et Watt, en 1783, reprenant I observation do Cavendish, en conclut que l'eau est un composé d'hydrogène avec la matière impondurable désignée sous le nom de phlogistique.

Presque aussitôt Lavoisier et Laplace, par de-; expériences rigoureuses, établissent la composition do l'eau en en opérant la synthèse par la combustion directe de l'hydrogène dans l' oxygène, et cette syntlièse est une des premières où les pouls des composants sont comparés au poids du com-

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