CONJUGAISONS
La réunion de tous les temps d'un même verbe, à tous leurs nombres et à toutes leurs personnes, s'appelle conjugaison.
Il y a en français quatre conjugaisons, que l'on distingue par la terminaison de l'infinitif.
La re conjugaison a l'infinitif terminé en er, comme ainn-r.
La 2' conjugaison a l'infinitif terminé en ir, comme finir.
Hemarque. — Les verbes en ir comprennent l'n réalité deux conjugaisons : l'une, comme finir, ijui a son imparfait en iss-uis : ji- finissais, — l'iiutre, comme se/Uir, qui a son imparfait en ais: j'i! sentais.
La particule iss, qui s'insère h certains temps de la conjugaison du plus grand nombre des verbes en ir, est l'équivalent de la particule esc des verbes inchoatifs latins tels qae floresco, irnplesco, etc. « La langue française s'empara de cette particule, et l'ajouta aux verbes latins qui n'auraient pu donner en français que des formes trop écourtées. En même temps que notre langue adoptait la forme inchoative en iss pour l'indicatif présent, l'impaiTait, le participe présent, le subjonctif, et l'impératif, elle la rejetait pour l'infinitif; par suite le futur et le conditionnel n'ont point reçu la forme inchoative, ainsi que le parfait de l'inoicatif et l'imparfait du subjonctif qui viennent directement du latin. Les verbes de la 2" conjugaison se partagent donc en deux classes: 1» une série de verbes inclioatifs qui sont de véritables verbes irréguliers, i^uisiiu'ils sont inchoatifs dans cinq de leurs temps, et non inchoa-
tifs dans cinq autres; 2" un petit nombre do verbes non inchoatifs (partir, venir, etc.), qui sont le calque fidèle et la reproduction de la conjugaison latine à tous les temps. Il semble au premier abord qu'on devrait prendre ces derniers comme types de la T conjugaison française, et classer les verbes inchoatifs parmi les verbes irréguliers. C'est le contraire que les grammairiens ont fait; ils ont décidé que les verbes non inchoatifs seraient à l'avenir des verbes irréguliers, et que le type de la 2° conjugaison et de la régularité se trouvait dans les verbes inchoatifs. Il est vrai que ceux-ci avaient pour eux le nombre. On compte seulement 22 verbes non inchoatifs, pour 32i) inchoatifs. » (Brachet.)
Nous conformant .'i la décision des grammairiens, nous renvoyons aux verbes irréguliers les verbes en ir qui forment l'imparfait sans intercaler la particule is^, et nous considérons les verbes inchoatifs comme formant la i' conjugaison régulière.
La 'i' conjugaison a l'infinitif terminé en oir, comme recevoir.
La i' conjugaison a l'infinitif terminé en ;<?, comme entendre.
Le français compti! (si l'on prend pour base le dictionnaire de l'Académie) environ 4000 vcibes simples (nous laissons de côté les composés), dont .3000 se terminent en er; — 32!) en ii- (avec l'imparfait en issai.s); — 22 en (')• (avec l'imparfait en ais); — 1» en oir; — et .■lO en re. La 1" conjugaison en er comprend donc à elle seule les quatre cinquièmes des verbes français.
Comme on le verra plus loin, notre langue crée des verbes nouveaux à l'aide des substantifs et des adjectifs, en ajoutant aux premiers la terminaison er : n fête, fêler; gant, gnn'er ; lard, larder; camp, camper; » — en ajoutant aux seconds la terminaisnn ir : « maisre, /«n/^rîr; cher, chérir; b\evi, hlruii ; ;.,■:'<■, ,;'/>. -. j.a 1" ronjugaison forme II ,, 1 1. ■ nn iu\ i, r I'- substantifs; la 2" ciii iii 1, •".i ..\ r Ilo ajcriirs: ce sont donc des conjngaisuns vivanteSj pnisi(u'cHes servent encore chaque jour à de nouvelles formations.
Les conjugaisons en oir et en re (et celle en ir avec l'imparfait en ais) sont au contraire incapables de servir à former des verbes nouveaux, et, depuis l'origine de la langue, le français n'a pas ajouté un seul verbe en Oi;' ou en ce au petit nombre de ceux que le latin lui avait légués. Ces deux conjugaisons, qui sont restées stériles, peuvent à bon droit être appelées des conjugaisons mortes.
Cette simple distinction des conjugaisons en mortes et vivantes nous explique aussitôt pourquoi aOOO verbes français (sur 4000) sont on er et en ir (avec l'imparfait en issais), tandis que les trois autres conjugaisojis réunies ne comprennent guère plus de 80 verbes.
Nous supprimons le tableau des quatre conjugaisons, et celui de la conjugaison des auxiliaires avoir et êire, qu'on trouvera dans toutes les grammaires.
1° Verbes actifs. — Les paradigmes que dounent les grammaiics pour les quatre conjugaisons actives sont généralement les verbes aim'jr, fin r, recevoir, et entendre. Ne voulant pas les reproduire ici, nous nous bornons à quelques remarques sur la conjugaison intcrrogative, et sur la furmatlon des temps.
VcllDES CONJUGUÉS SOUS LA FORME INTERnOGATIVE.
— Pour conjuguer un verbe sous la forme inierrogative, on met le pronom après le verbe dans les temps simples ; « Aiment-ils '? Recevez-vous '! » On met le pronom entre lauxiliaire et le participe dans les temps composés : « Ai-je aimé? Aurai-je reçu? »
VERBE
VERBE
Quand le verbe est terminé par un e muet à la l" personne du singulier, on remplace cet e muet par Ve fermé: a Aimé-je? Finissé-je? » La syllabe finale devient alors accentuée (V. Accentualioii).
Quand le verbe est terminé à la 3' personne du singulier par une voyelle, on met un t entre le verbe et le pronom : « Airae-t-il? A-t-il ? Aimera-t-il? »
Le vieux français avait toujours un / à la 3« personne et écrivait : « Il aimet, il vat, » sans faire sonner le t. Cette lettre disparut dans la conjugaison directe, parce qu'elle était muette; mais e\le persista dans la forme interrogativo, à cause de la voyelle qui suit. Ce t, qu'on appelle t euphonique et qui est uni au verbe par un trait d'union, faisait donc autrefois réellement partie du verbe.
Pour conjuguer les verbes dans la forme négative (avec la négation we.... /)a.t, ne poirit),
il suffit d'intercaler tie entre le pronom et le verbe pour les temps simples : « Je ne veux pas, tu ne veux pas, » etc.; et pour les temps composés, de compléter cette intercalation en plaçant le mot pus entre l'auxiliaire et le participe : o Je n'ai pas voulu, je n'aurais pas voulu, » etc.
Formation des temps. — On divisait autrefois les temps des verbes en tetnps prinniifx et en temps dérivés. L'infinitif présent, le participe prêtent, le participe passe, le présent de l'indicatif etis passé défini étaient les cinq temps primitifs, d'où les autres temps étaient dérivés. Ce système de formation était purement artificiel, les temps simples français venant directement des temps lalins, sauf une ou deux exceptions. La seule remarque générale qu'on puisse faire :\ ce sujet, c'est que le participe prosent, le subjonctif présont, l'imparfait de l'indicatif et les trois personnes p'urlelles du présent de l'indicaiif ont ordinairement le mftme radical. Ex. : « 'Renà-anl, que ji- rend-f, je rend-ai>, nous rend-o?!s; écr'vi-ant, que j'écriv-e, j'écriv azi, nous écny-ons. »
Remarquei sur les temps simples. — l" A la première personne du présent de l'indicatif, les verbes en er n'ont pasd's.- o Je chante, » tandis que les autres conjugaisons ont un s ; « Je finis, je romps. »
Cette exception est un vestige de notre vieille langue ; dans l'ancien français, la 1" personne n'avait jamais d's ; on disait j'aime, je voi, je rend; vers le xvi' siècle, on ajouta un s, par analogie avec Vs de la 2» personne, tu cluoites, tu Us, lu vois; mais la 1" conjugaison échappa h ce changement, et même pour les autres conjugaisons les formes sans s persistèrent longtemps après chez les poètes : on trouve encore au xvii" siècle ye voi, je H, je croi, dans La Fontaine, Molière et Corneille.
A la .3» personne, toutes les conjugaisons ont un t, à l'exception de la 1" (nous en avons vu plus haut la raison). Dans la 4' conjugaison les \erbes tels que renilre, vendre, laissent tomber ce t, à cause de la dentale d dé]\ contenue dans le radical, et disent il rend, il vend, au lieu de il rendl. il vendt.
Les diverses conjugaisons forment toutes leur pluriel de même : ons, ez, ent. Il faut y joindre cette remarque que la conjugaison en ir place devant ces terminaisons la particule iss : « fin-!ss- <ins, &niss-i-z, fin-iss-ent, » dont nous avons vu l'origine plus haut.
Notons aussi que la terminaison ent (ils chantriit, ils finiss-ra?, ils rend-p^i^) est muette, au heu d'être sonore et accentuée comme la syllabe ent dans souvent, auvent, argent.
2" L'impaifait de l'indicatif a les mêmes désinences dans toutes les conjugaisons {ais,ail, etc.), toujours avec cette remarque que la conjugaison
en il- intercale iss entre le radical et la terminaison.
L'imparfait, autrefois, s'écrivait toujours par ois (j'nimois, je efiantois, etc.), au lieu de ais. C'est Voltaire qui le premier écrivit aimais, chantais, etc. ; mais ce changement, opéré malgré l'Académie, ne fut sanctionné par elle qu'en i8;i5.
Un siècle avant Voltaire, en 1675, un avocat obscur, Nicolas Bérais, avait déjà demandé cette réforme.
3° Le parfait défini a un ^ à la troisième personne, sauf dans la 1" conjugaison : « Il aima. » Ce t, qui existait en latin (nmarî<), reparait comme au présent de l'indicatif dans la forme interrogative : « Aima-t-il '? »
Il y a toujours un accent circonflexe sur la première et la deuxième personne du pluriel : (I nous aimâmes, vous aimâtes, » pour marquer la suppression de quelques lettres originelles [ama-vi-mtis, ama-vi-stis). On écrivait autrefois : (1 Nous aimasmes, vous aimastes. »
4° Le futur se forme dans toutes les conjugalsons de la même manière, c'est-à-dire en ajoutant à l'infinitif du verbe le présent do l'indicatif du verbe avoir (ai, as, a, etc.), d'oii aimerai, aimeras, aimera; mais au pluriel on retranche av : aimer{nv,oiiSj aimer[ai')ez, aimer{av]ont.
Le conditionnel présent est formé de même de l'imparfait avais, en supprimant la syllabe av : aimer[av)ais .
Dans les verbes de la 3' conjugaison on retranche 01 ; « devoir, je devrai ; recevoir, je recevrai. » Le verbe avnir fait ]'aurai, par le changement de V en u. Le verbe être tire son futur de la forme latine essere, qui a donné esser-ai, puis serai.
b" Toutes les personnes de l'impératif sont empruntées aux personnes correspondantes du présont de l'indicatif. Il n'y a qu'une exception pour la 1" conjugaison qui dit chante sans s, tandis que finib, romps, reçois ont l'.v de l'indicatif. Mais Vs de chante reparaît lorsque l'impératif est placé devant un mot commençant par une voyelle, tel que î/ ou en : « Chantes-en une partie ; pcnses-y, » etc.
6° Notre présent du subjonctif n'est autre chose que le présent du subjonctif latin : a chante [cantem), chantes {cante^), chante [cantet), chantions (cantemus], chantiez (cnnteti.i), chantent cantC'd). » L'ancien français pouvait distinguer l'imparfait de l'indicatif chantions du subjonctif chantions, parce que le premier comptait pour trois syllabes, venant de canta(ba)mus, tandis que le subjonctif, venant de cantemus, ne comptait que pour deux.
7° L'imparfait du subjonctif nous vient du plus-que-parfait du subjonctif des Latins (ama- V'ssem, amavis.ies, amavisset, etc.), mais par la forme contracte amassem, aiiiasses, amassel, d'où j'aimasse, tu aimasses, il airnast, et plus tard, par ' la chute de s, aimât. Ici, le t est resté à la 3' por- I sonne du singulier parce qu'il était appuyé par une autre consonne.
8° Nous avons vu quelles étaient les quatre terminaisons deïl'infinitif. Le participe présent, pour toutes les conjugaisons, est en ant (chantant, entendanti, que la conjugaison en !;• fait naturellement précéder de iss {finissant).
Le participe passé est toujours en é pour la 1" conjugaison (chanté); pour les trois autres, les désinences varient.
Les temps composés se forment en ajoutant l'un des auxiliaires avoir ou être au participe passé du verbe. Ex. : « aimé, reçu; j'ai aimé, j'avais reçu, n
'2" Verbes passifs. — Il n'y a qu'une conjugaison pour le verbe passif; elle se compose de l'auxiliaire être suivi, à tous ses modes, temps
YEIIBE
VERBE
et personnes, du participe passé du verbo que l'on veut conjuguer : « Je suia mordu, j'ai été mordu, je serai mordu, etc. »
Kemun/iie. — Il faut avoir soin de faire toujours accorder le participe avec le sujet du verbe : u Je suis mordu, elle est mordue, ils sont mordus, etc. "
(Voir dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe rtre uinié.)
3" Vei-bes réfléchis. — On appelle aussi ces verbes verbes prûnuiuniaiix, parce qu'ils se conjuguent avec deux pronoms à tous les temps, excepté à l'infinitif, au participe présent et à l'impératif.
Il faut distinguer deux sortes de verbes réfléchis: les verbes réfléchis par nature, et les verbes actifs ou neutres employés comme réfléchis.
Les verbes réfléchis par nature ne peuvent se conjuguer qu'avec deux pronoms : «Je merepens ; elle s'est évanouie. »
Les verbes emplnyés comme réfléchis sont des verbes actifs ou neutres que l'on conjugue alors avec deux pronoms : a Je me suis lavé ; elle s'est uui. »
Les verbes réfléchis forment toujours leurs temps composés avec l'auxiliaire être : " Nous nuus sommes repeniis ; elles se seront égarées. »
CVoir dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe réfléchi ie repenlir.)
4° 'Verbes neutres. — Les temps simples des verbes neutres sont les mêmes que ceux des verbes actifs. Les temps composés sont formés tantôt avec l'auxiliaire être, tantôt avec l'auxiliaire avoir. Ex : « Je suis arrivé, j'ai dormi. •
Comme nous l'avons dit plus haut, il n'y a que douze verbes neutres conjugués avec l'auxiliaire ètiv.
Remarque. — Dans les verbes neutres conjugués avec être, le participe s'accorde toujours avec le sujet du verbe : « Il est arrivé, elle est arrivée, ils sont arrivés, etc. »
(Voir dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe neutre tuinher.)
li" Verbes impersonnels. — Les verbes impersonnels ne s'emploiejit qu'à la 3= personne du singulier et sont toujours précédés du pronom il. Ils n'ont pas d'impératif.
Il ne faut pas confondre il, sujet des verbes impersonnels, avec il, sujet des verbes actifs ; le premier n'a qu'un sens vague et indéterminé et signifie cela ; le second remplace au contraire une personne déterminée.
Remarque. — Outre les verbes impersonnels par nature, comme il pleut, il neige, on peut employer impersonnellement les verbes actifs et les verbes neutres, comme il fait btau, il convient if obéir.
On appelle aussi ces verbes verbes unipersonnels, parce qu'ils n'ont qu'une seule personne. Cette i= persoime du singulier se conjugue régulièrement comme la 3" personne correspondante du verbe actif.
(Voir dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe impersonnel tonner.)
Verbes irréguliers et verbes défeotifs.
Tout verbe qui ne se conforme point aux modèles de conjugaison aimer, finir, recevoir, entendre, est dit verbe irrégulier.
Le verbe irrégulier peut être irrégulier de deux manières; ou il peut manquer d'un ou de plusieurs modes, temps ou personnes des verbes réguliers, et il est dit dans ce cas verbe défedif, c'est-à-dire incomplet; — ou il possède tous ces modes, temps ou personnes, mais en s'écartant, pour leur formation, des règles prescrites, et il est alors verbe irrégulier proprement dit.
Ce qui distingue essentiellement les verbes réguliers des verbes irréguliers, c'est que dans les premiers le radical reste à peu près invariable, et que les terminaisons seules changent avec les temps, les modes et les personnes [chanter, chantons, chanterai), tandis que dans les verbes irréguliers le radical ne s'écrit point de la même manière à tous les temps de la conjugaison (tenir, je tiens ; vouloir, veuillez, Je vaux; savoir, sus, sache, etc.).
PUEMUJRE CONJUGAISON : Cr.
Les verbes comme mener, lever, qui ont un e muet à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent cet e muet en e ouvert lorsqu'il est suivi d'une syllabe muette : mener, lever, font je mène, je lèverai.
Les verbes qui ont un é fermé à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent cet e fermé en é ouvert quand la syllabe qui suit est muette : céder, préférer font /e cède, je préfère.
Les verbes en éger, qui faisaient exception, suivent cette règle depuis la dernière édition du dictionnaire de l'.Vcadémie (1878).
Les verbes en eler, eler, comme appeler, Jeter, redoublent la consonne l ou t devant un e muet : j'appelle, je jetterai.
Bourre 1er, celer, ccarteler, geler, harceler, modeler, peler, acheter, épousseter, étiqueter, etc., font exception à la règle et se bornent à prendre un accent grave sur l'e ; je cèle, il gèle, nous uchèterùns.
Nous avons parlé de ces irrégularités et nous en avons donné la raison à l'article Accentuation.
Les verbes comme percer, effacer, tracer, etc., prennent une cédille sous le c toutes les fois que cette lettre est devant un o ou un o ; je perçais, nous effarons.
Les verbes comme venger, mai'ger, loger, etc., prennent un e muet après le g toutes les fois que cette lettre est devant un o ou un a : je vengeais, nous mnngeons.
La l" conjugaison n'a proprement que deux verbes irréguliers : aller et envoyer.
Aller. — Ind. prés.: je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont; imparf. .-j'allais, etc., nous allions; Purf. déf.: j'allai, etc., nous allâmes, ils allèrent; Fut. : j'irai, nous irons, vous irez, ils iront. — Cond. prés. : j'irais, nous irions, vous iriez, ils iraient. — Impér. : va, allons, allez. — Subj. prés.: que j'aille, etc.; que nous allions, que vous alliez, qu'ils aillent ;/;»pa/-/'..- que j'allasse, etc.; que nous allassions, etc. — Part.: allant, allé.
Aller a emprunté ses temps à trois verbes latins différents : r les trois premières personnes de l'indicatif présent ont été empruntées au verbe vadere : je vais {vado), tu vus [vaais], il va (ancien français il vut, vadit) ; — 2° le futur et le conditionnel {j'irai, j'ii ais) proviennent du latin ire par la formation ordinaire du futur; — 3° tous les autres temps (allais, allai, allasse, aille, allant, allé) se rapportent à l'infinitif aller, dont l'origine est inconnue.
Envoyer. — Ind. prés. : j'envoie, il envoie, nous envoyons, lis envoient; Pa;/. rf^/. .-j'envoyai ; Fut. .-j'enverrai. — Cottrfîi. ; j'enverrais.
Enviiijer était à l'origine entveier (du latin i?ideviare, composé formé de via), et ce vieux verbe faisait au futur entneierai, puis enveierai, d'où est venu par contraction enverrai.