‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 457 sur 459 · VÊTEMENTS (COUPE) — 2478 — VÊTEMENTS (COUPE · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS (COUPE) — 2478 — VÊTEMENTS (COUPE

!a poilrine et de l'omoplate. Lf^s seize carrés sont subdivisés en cinq parties, ce qui donne vingt lignes en largeur et vingt lignes en hauteur. On obtient ainsi un tableau quadrillé sur lequel on peut fixer les différents points du corsage. (Ces tableaux quadrillés sont toujours employés en Angleterre, en Allemagne et en Suisse pour la coupe et l'assemblage.)

Pour simplifier ces opérations assez longues, l'auteur a imaginé d'indiquer seulement les divisions par une ligne pointillée sur les deux sens. Alors il trace d'après ces points les lignes indispensables au dessin des patrons, et ces lignes, pour un corps bien proportionné, correspondent toujours aux divisions indiquées ci-dessous :

Pour la hauteur du carré, on marquera un point à chacun des chiffres suivants : 0, |, i, 8, 10 |, l:i, 19, 20.

Pour la largeur du carré, on marquera un point à chacun des chiffres suivants : 0, 2 |, i, 8, 9 ^, 1" I, 12, 14, le i, n J, 10.

Il suffira alors de tirer des lignes pour relier ces point? entre eux et obtenir le corsage tel qu'il est donné sur un dessin servant de modèle. •Sur la hauteur, en effet :

~ indique l'échancrure du haut du dos.

1 la hauteur de l'épaulette.

g la hauteur du petit côté à l'écarrure.

jO? la hauteur de l'emmanchure et du

* dessous du bras.

]5 la hauteur de la poitrine et des pinces.

,g la longueur du dos et du petit côté.

20 la longueur du devant.

Sur la largeur nous avons :

2 1 qui indique la largeur du haut du dos.

3 * la largeur et pointe du bas du

petit côté.

g la largeur de l'écarrure.

,i 1. la largeur de l'épaulette du dos.

jQ 1 la largeur de l'épaulette du de-

vant.

)0 la largeur de la poitrine et l'o-

cartement de l'emmanchure.

[j l'écartement de la première

pince.

,g i l'écartement de la deuxième

* pince.

[.j 1 Pointe de l'épaulette du côté de

■^ l'encolure.

20 Largeur totale.

Il est certain que pour une personne bien faite et d'une tenue régulière, ce patron est exact, mais il n'en serait pas de même pour une personne mal faite ou de tenue défertueuse. L'auteur prend alors U mesures et il apporte sur son dessin type les rectifications que ces mesures exigent : .,. ^ j ,

1» Mesure longueur de taille, parlant de la nuque à la hauteur naturelle de la taille ;

-T» Mesure de l'omoplate, partant de la nuque et "venant s'appuyer au-dessus de la hanche;

.3» Longueur du devant, partant de la nuque en venant s'appuyer an-dessus de la hanche; 4° Hauteur de la poitrine partant de la nuque ; 5» Longueur du devant, partant de la nuque à la hauteur naturelle de la ceinture;

6° Longueur du devant, partant de 1 encolure à la hauteur naturelle rie la ceinture ;

7° Largeur de l'épaule paitant du milieu de l'encolure h la pointe de l'épaule :

8" Hauteur du petit côté du dessous de bras h

la hanche ; -^.,11

ïi" Largeur de 1 ecarrure prise du milieu du dos h lemiuanchure;

10° Longueur de la manche do l'eiumanchure au coude ;

11° Longueur de la manche du coude au poignet;

12° Largeur de la poitrine prise du milieu du devant à l'emmanchure;

13° Oosseur totale du haut, prise au-dessous des bras à la hauteur de la poitrine;

14° Grosseur du tour de taille.

Les mesures du cou, du tour de l'emmanchure et la grossHur du bras sont facultatives.

Cette méthode a l'inconvénient de ne pouvoir être suivie que par des confectionneuses nu des élèves d'écoles professionnelles. L'auteur l'a bien senti, et il prépare en ce moment un traité plus primaire qu'accompagnera un tableau donnant le tracé d'un corsage. Ce tableau seul comprend pour ainsi dire toute la méthode, et les élèves l'ayant pour modèle peuvent, avec les quelques démonstrations écrites sur le côté de ce tableau, apprendre facilement à dessiner le corsage en très peu de leçons.

M. Roussel, professeur de coupe à Paris et propriétaire du journal Le Tailleur tnoderne, publia en 18"! une brochure intitulée Traité de coupe ou Ec'ile du tailleur, dans laquelle il critique avec quelque raison la plupart des méthodes de ses devanciurs. Ennemi juré du système des proportions, il n'admet que les mesures géométriques et il cherche à détruire les vieux plans de la routine depuis trop longlemps suivis. Il signale les (iangeis qui menacent la corporation, et il offre à ses élèves un système scientifique, méthodique et rationnel.

Comme on le sait, les tailleurs, en général, prennent pour type l'Homme de 48 (expression technique), c'est-à-dire l'homme qui par sa conformation rappelle r.\pollon antique, celui enfin qui porte '.10 cent, de tour de poitrine, dont la moitié suffit pour établir le patron d'un vêtement. Les tailleurs coupent d'après ce modèle, et, allant du plus gros au plus petit, d'après le système de proportions, obtiennent une série de patrons qui nécessitent, comme on peut le présumer, des retouches diverses.

Suivant M. Roussel, il faut déterminer des points de repère sur le corps, et ces points sont les jalons où viennent aboutir toutes les mesures sans exception. Il indique dix jalons et vingt-deux mesures, mais la vingt-deuxième sert pour la vérification. Il faut, avant de l'employer, tracer tous les contours du modèle. Au bout de dix minutes, d'après l'auteur, le corsage peut être épingle sur le corps sans exiger de retouches. iM. Roussel accepte la division par triangles, mais, dit-il, cette division est facultative et il n'y a pas de règle exclusive, chacun peut la faire selon son idée, car ces lignes intérieures ne sont qu'un moyen passager pour trouver les côtés extérieurs.

M. Vaillant avait publié en \Sy-i h Biuxelles un Traité de l'art du tailleur applic it/le aux corsages de dmnes, orné de cinq grands planches, in-S°. La base de sa coupe était une ligne perpendiculaire et une horizontale, auxi|uelles il rapportait toutes les mesures prises sur le corps. Ce système incomplet et peu scolaire ne tarda pas à être perfectionné, et iM. Vaillant donna en 1879 un Nouveau si/stènie de coupe ^ur mesures à hase triangulaire, système méthodique. Comme l'explique l'auteur, « une société de tailleurs de Paris créa, en 1858, une méthode de coupe .'i base triangulaire sans instruments, se renfermant dans l'usage exclusif du ruban métrique et d'une ceinture centimètre... la méthode de la société avait un il convénient : celui des mesures trop longues, ce qui créait des difficultés, soit dans la prise des mesures, soit dans leur application. .\près bien des recherches, des tâtonnements et des essais, je

YftTKMlSNTS (COUPE) — 247'J — YKTliMENTS (COUPE)

suis arrivé à co que ces niusurRS soient toutes droites elcouries.co (|ui a simplifié ce système et en a augiumuâ la procisioii cl la valeur. » Voici les points saillants de sa mctliode :

Lo ruban mcirique et une ceinture indiquant la taille suffisent pour obtenir les mesures, qui se prennent dans l'ordre suivant :

G bis

K bis

1° r.rosseur de ceinture (moitié).

2° Du tendon du bras au milieu de la poi

trine.

3° Du tendon du bras au-dessous de l'agrafe de la ceinture.

4" Du tendon du bras à la lianche.

5" Du tendon du bras à la taille.

G° Du tendon du bras au milieu du dos;

grosseur d'omoplate.

7° Largeur de carrure (par moitié) du milieu du dos à l'entournure.

8° Longueur du bras dans la saignée du tendon au coude et au poignet.

'.)" Longueur de la taille et des basques. 10" Diagonale de la nuque au bas de la carrure.

11° De la nui|ue au tendon, lî" De la nuque au-dessous de l'agrafe de

la ceinture; longueur du devant.

13° Hauteurdes pinces.

14° Du liaut du sternum au-dessous de Ta-

grafe.

15° Grosseur du cou (moitié).

16° Hauteur d'épaule du tendon au bas de

la carrure.

n° De la hanche au bas du devant pour la

bastjue.

18° Du même point au bas du dos.

19° Grosseur du torse (moitié).

La méthode procède par triangles qui servent à déterminer toutes les proportions du corsage.

C'est sur la première mesure, la grosseur de ceinture, que reposent toutes les autres, et c'est le point de départ du premier triangle dont le sommet est au tendon.

La méthode de M. Vaillant, assez compliquée au premier abord, mais par laquelle on obtient des résultats très satisfaisants et rapides, est contraire absolument aux méthodes proponionnellos, l'auteur n'admettant que des mesures établies sur la triangulation.

Un Italien, M. B. Scariano, de Palerme, avait inventé en 1858 un instrument appelé psalizomètre qui, au moyen de lames de cuivre mobiles et retenues par des vis molletées, prenait les mesures et formait seul les triangles nécessaires h ceux qui opéraient par la triangulation. Cet instrument rendit des services aux spécialistes. L'auteur fut médaillé il l'Exposition universelle de 18B;'.

Une couturière, M"° H. Régnier, a publié en 1814 une Méthode de coupe à l'usage des couturières, des jeunes pevsoimes et de ii dame de maison, divisée en cinq parties avec atlis de 61 planches et I2.S gravures. Paris, chez M""' W. Régnier et sœurs, couturières, ■-25, rue Saint- Honoré, in-i". Cette méthode est très complète et fort intéressante à étudier, parce (|u'elle renferme un nombre considérable île patrons pour les costumes les plus variés, depuis la simple robe de chambre jusqu'à la polonaise ou la pelisse de théâtre.

crer à l'étude de la coupe et qu'il ne peut s'y livrer qu'en ayant sous ses youx une méthode facile et des modèles s:ijis prétention.

La même année, isTi, M. Pierre Roudel publia une brochure intitniée: La coupe d'a/fés nature, buse fondainentule de l'art du tailleur, par l'emplui des con/'ormaleurs divisionuaires, itonnant des mesures niallièrnatiqiiement exactes et à l'aille des appareils de coupe repro luisant sunt variations les mesures trouvées au couformuteur; inS". Ce volume est curieux, mais il ne rentre pas dans la série des œuvres que nous devons examiner avec soin. t;e que nous recherchons, cest une tnéthode, et ici nous ne trouvons que des appareils, le ciinforiiiateur, qui se plaque sur le corps, et lo renroiiu'ieur qui indique les mesures fournies par le conformaleur.

Le conformateur est un vêtement en caoutchouc qui, par sa parfaite élasticité, peut, satis se déformer, donner une etupreinte exacte de la conformation liumaine et dessiner le corps avec pré<cision. Sur ce vêtement sont tracés des lignes ou reliefs géométriques, indiquant la marche à suivre pour mesurer les diverses parties du corps. Les lignes de différentes couleurs, tracées dans le sens longitudinal, horizontal et suivant même les plans courbes et obliques, courent dans tontes les directions, se croisent aux endroits déterminés pour servir de repères ou lignes d'aplomb, et permettent d'apprécier et de noter la conformation de la personne.

L'opération consiste : 1° à suivre, au moyen d'un centimètre ordinaire, les lignes ou reliefs tracés sur le cotiformateur jusqu'à leur poitit de rencontre avec d'autres lignes ou reliefs tracés en travers et de couleur différetite ; 2" à noter exactement le nutnéro marqué par le centimètre aux divers points d'intersection des lignes ou reliefs et qui représente la distance parcourue. Chacune de ces mesures pariielles doit successivement être inscrite sur un carnet ad hoc.

Ces mesures, nécessairement exactes, sont alors reproduites mécaniquement par un appareil de précision composé de latnes d'acier poli, mobiles, graduées, numérotées et coulissatit dans une gaina de cuivre. Ces lames, qui se rapportetit, comme nombre et disposition, aux lignes tracées sur le caoutchouc, ainsi qu'il est dit plus haut, sont rapprochées ou éloignées à la demande du conformateur, et le point indiqué par leur extrémité marque la place où doit passer le coup de craie destiné à tracer la ligne de coupe.

Cet appareil permet la réduction mathématique en une surface plane de la configuration réelle que présente le coip^ mesuré par le conformateur.

Dans le conf'uriuateur, les lignes s'allongent ou se raccourcissent, se rapprochent ou s'éloignent par la pression naturelle que la forme du corps fait subir au tissu élastique dont le con/ormuteur est fait.

Dans l'appareil mécanique de la coupe, le rapprochement ou l'écartement des lignes est le résultat d'une division fort simple exécutée par l'opérateur (|ui, faisant coulisser chacune des lames intérieures dans la gaine de enivre qui les renferme, les fixe au poini précis indiquant la mesure fournie par le conformateur.

Tandis que M"" Graitd'hotnme, avec l'appui de

. lî. Ferry, introduisait dans le IX'= arrondis-

M"" Régnier emploie la verticale comme base sèment l'enseignement primaire de la coupe,

de ses procédés, et elle fait partir de cette ligne M. Gaildraud, adjoint au tnaire du Vll% organisait

un certain nombre d'horizontales indispensables de son coté un enseignement du même genre dans

à l'exécution des dessins et sur lesquelles elle re- une école de lavenui! La Motte-l'iquet (IS74i.

porte les mesures prises sur le corps. Cette raé- Habile confectionneur et ayant à sa dispositioti un

thode, écrite pour des spécialistes, ne s'adresse certain noiiibre de tailleurs et de coupeurs, il

pas aux enfants et n'est nullement pédagogique, publia, k l'usage, des institutrices, une Méllrule

Il ne faut pas oublier que le public des écoles et de oirpe de vèt-ments, eu un cahier auiographié

des pensions n'a qu'un temps très limité à consa- | de 8 pages iii-4°.

VÊTEMENTS (COUPE) — 24

Ce petit essai contient les indications les plus simples pour dessiner et confeciionner un corsage sans basques. L'auteur n'emploie que cinq mesures, qui sont :

1" La longueur du devant prise de la couture de l'épaule (encolure) au milieu du devant;

2° Longueur du dos, de la couture de l'épaule (encolure) au milieu du dos;

3» De la couture de l'épaule (entournure) droite à la couture de l'épaule gauche (entournure) ;

4° Tour de poitrine ou largeur totale sous le bras;

5° Tour de taille.

Après avoir pris ces mesures principales, l'auteur commence le tracé du dos en tirajit une ligne verticale AB qui indique le milieu du dos, pu'

iO — VÊTEMENTS (COUPE)

gne de la taille et on obtient ainsi le rectangle ABCD. On preiid la moitié de la ligne AD, qu>' l'on descend d'un cent,, et l'on lire une horizontale ER destinée à indiquer le dessous de bras, puis on porte le huitième du tour de poitrijio de A vers I) et l'on trace l'horizontale ML qui servira ïi la chute d'épaule ; à h Cent, de la ligne M on trace ui.e trol- .sième horizontale XY qui déterminera la profondeur de l'entournure et la hauteur du petit coté.

Pour l'encolure on compte 1/3 cent, sur la ligne A, on porte le seizième du tour de poitrine sur AB, on unit ces deux points par une courbe. On porte la derai-largeur du dos sur la ligne ML, qui sera la limite extrême de l'épaulette et le commencement de l'entournure. L'entournure s'obtient

trace au sommet de cette ligne une autre ligne ho- 1 ^.„ descendant une courbe légère rentrée d'uu 1/2 rizontale formant angle avec A, au-dessous de la- .... ... ,..- ., .

quelle parlent trois autres lignes parallèles placées à éiale distance, dont l'une indique la chuie de l'épaule, la deuxième la hauteur du petit coté, et la troisième le dessous du bras.

Le tour de poitrine divisé en quarts, puis en huitièmes, est employé pour déteiminer la distance des différentes sinuosités du patron, qui sont reliées par des lignes.

Ce guide, qui ne traite absolument que du corsage rond, ne doit être considéré que comme un appel Ji l'attention des élèves et au développement pédagogique des maîtresses. Aussi, l'édition autographiée que nous possédons n'a-t-elle pas été rééditée et les écoles ont-elles cherché nilleurs les moyens de continuer leurs éludes. Les méthodes je M™" Grand'homme, Schefer, et Giroux ont rejnpii ce rôle.

La publication due au zèle de M. Gaildraud n'en a pas moins le mérite d'avoir été la première qui ait appelé l'attention du ministère de l'instruction publique sur cette question. M. \V allon, alors ministre, félicita l'auteur de son iniiiative, et lui fit demander un certain nombre d'exemplaires de son petit cahier pour les distribuer dans les écoles normales d'institutrices (avril

M"" Schefer, inspectrice des écoles de la ville de Paris, rédigea un manuel rationnel et gradué de coupe et d'assemblage à l'usage des écoles primaires. La 1" édition parut en 1^^8, et depuis cette méthode a subi quelques modifications dans les détails, mais non dans la forme générale, qui est bonne et facile ii saisir.

On prend 7 mesures pour le corsage à basques :

1° La longueur du dos ;

2° La largeur du dos ;

3° La longueur du devant;

4° Le tour de poitrine;

5° Le tour de taille ;

6° La longueur du bras intérieure et extérieure ;

1' Le tour des hanches.

L'auteur emploie deux rectangles pour servir de cadre aux patrons : le premier destiné à renfermer le milieu du dos et le petit cùté, le seconda contenir le devant.

La quatrième mesure, tour de poitrine, est divisée en quarts, en huitièmes eten seizièmes, et ces fractions sont employées comme unités pour déterminer l'encolure du dos et du devant, la chute de l'épaule, l'écliancrure de l'entournure du devant et la dimension d'un des cotés des rectangles.

Pour dessiner le corsage à basques que nous prenons comme spécimen, l'auteur donne, pour dimensions au rectangle destiné à recevoir le patron du dos et du petit coté, la longueur du dos avec celle qu'on veut avoir à la basque, el pour largeur le quart du tour de poitrine plus 8 cent, qui sont ajoutés pour permettre le déploiement de la basque et faciliter la coupe.

Le rectangle étant formé (fig. 10), on indique la li-

cent. de la ligne ML sur XY. Puis on compte 2 cent, sur la ligne de taille et on joint ce point au point I de l'encolure par une oblique S représentant le milieu du dos, de S on compte ^ cent, et on joint ce point par une courbe gracieuse rentrée au centi e de ;i cent, aupoint N, fin de l'entournure placée sur la ligne XY.

Le petit côté, qui est renfermé dans le même rectangle, se dessine aisément au moyen de quelques indications. Ainsi, pour déterminer sa place dans le rectangle, ou compte 8 cent, sur la ligne XY du bas de l'entournure du dos. on y place la lettre N qui indique la limite extrême du petit coté, et l'on dessinera l'échancrure de l'entournure en traçant une courbe rentrée du point N au point li, point extiêjue de la ligne KK. On porte ensuite 12 cent, à partir de la ceinture du dos, on y place le point O et on unit ce point au point N par une courbe s'écartant de 3 cent, du centre; c'est la partie qui devra rentrer dans la courbe du dos. Il n'y a plus qu'à tracer une courbe du point R, dessous de bras, allant se joindre à la ligne de taille à3cent. l;2de l'extrémité C de la ligne, et le petit côté se trouve achevé.

Le devant du corsage (fig. 1 1 ) est enfermé dans un rectangle ABD-C* dont la hauteur égale la longueur du devant auquel on ajoute le nombre de cent, qu'on veut donner à la basque, et comme largeur le quart du tour de poitrine, plus 4 cent, La ligne de ceinture est déterminée par une horizontale DC. On prend alors la moitié du rectangle (de la ceinture à l'encolure), moins 1 cent,, comme on a opéré déjii pour le dessin du dos, et l'on trace une seconde horizontale appelée XY. A 4 cent, de la ligne BG on trace une verticale F, et sur cette ligne on porte le seizième du tour de poitrine qu'on avance de 3 cent, vers la ligne BC : on a la lettre Z indiquant le creux de l'encolure. On porte de nouveau le seizième du tour de poitrine de F vers A, on a le point P que l'on unit à la lettre Z par une courbe rentrée de 2 cent. Ensuite on porte encore le seizième du tour de poitrine de A vers D, ce qui indiquera la chute de l'épaulette, que l'on unit au point P par une courbe légère. De la ligne RYà partirde R, on remonte de 5 cent. 1/2, on trace une petite horizontale LM dont la longueur égale le seizième du tour de poitrine plus 2 cent., ce qui donnera la plus grande profondeur de l'emmanchure ; on foi mera celle-ci par une courbe profonde partant de la chute de l'épaulette à la lettre R et rentrée de 2 cent. 1/2 de M à R, Pour le dessous de bras on compte 2 cent, de D vers C et on unit par une courbe cette lettre au point R. Pour indiquer la place des pinces, l'auteur trace une horizontale à 5 cent, au-dessus de la ligne RY, puis il compte 8 cent, de la ligne du devant pour la 1" pince, et de ce pointe cent, pour la 2' en laissant enti'e les deux iiinces un petit intervalle sur la ligne de ceinture.

Pour dessiner la basque, l'auteur divise la moi-

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tiô do la mesure des lianclics on trois parties dans les proportions de 1, 2,3, et les porte ensuite sur la ligne du rectangle destincS à contenir la basque, puis unit les points obtenus aux points correspondants du corsage sur la ligne de ceinture. Pour le patron de lu inanclie (fig. 1 2), l'auteur trace

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un rectangle de la longueur du bras, plus 2 cent. 1/et de la largeur du quart du tour de poitrine, moins I cent. 1/2 ou S ou 4, selon le nombre do centimètres donnes par le tour de poitrine. Cette manière d'opérer semble bizarre, mais cependant la manche va bien (flg. i;i).

Tels sont, sauf quelques démonstrations qui achèvent l'enseignement, les procédés de la méthode Schefer, qui est bien appropriée aux classes primaires.

M"" Menon, directrice de l'école professionnelle de Levallois-Pcrret, publia en 1881 le cours qu'elle faisait à ses élèves. Ce petit manuel 2» Paktie.

de 4 pages autographiées, qui a pour titre : Méthode de coupe et d'assemblage des vêtements, est assez heureusement conçu et pourrait être considéré comme une méthode facile s'il renfermait plus d'explications, si les démonstrations étaient plus nettes, plus complètes et mieux définies. L'auteur ne prend que deux mesures : la longueur de la

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