BOISSONS
BOTANIQUE
leta et un monarque éclairé, l'un des deux appsyant et consacrant Tautre. » (Sainte-Beuve.)
« Ceftt devenu un Ueu commun de reconnaître ^ns Boileau, comme qualité dominante, le bon sens, mais an bon sens animé jusqu'à la passion par Tamonr du vrai et la baine du faux. Le culte da bon sens, la souveraineté de la raison, en matière de goût, qui fait le fond de sa doctrine, a para le trait oui Tunit k la grande école des penttors et des écriTains du xvin* siècle. Boileau a transporté, dit-on, la pensée de Descartes dans la po^e. Il entreprend d*y faire régner comme dans U philosophie elle-même l'esprit d*ordre, de régalarité, ae suite, de discipline. Il règle la litténmre comme Louis XIV la société. Il enseiçne la noblesse du langage, la précision et le cboix des mots, la distinction rigoureuse des genres et des formes qui leur sont propres. » (Vapereau, Dictionnaire fie littérature.)
• Celui que j^aJmire entré tous, non pour sa puissance poétique, mais pour rintégrité de sa nison, est Boileau. Quand Je songe à Tétat de Dlatitude et d'affectation où était tombé le génie français au commencement du xvii* siècle, quand je Tois cette obstination de mauvais goût et de pédajitisme qui distinguait un Scudéry, un Cotin, un Scarron, un Chapelain et tant d'autres qu'accaeillaient avec délices et la cour et la ville^ j'avoue que je suis tenté de donner la palme au ferme espnt qui seul fit face au torrent, et à qui l'on na peut reprocher la plus petite transaction. » (P.-J. Proudhon). fCh.-F. Durand.]
BOlssoNa». — Hygiène, X. — L'eau entre pour Ifs deux tiers dans la composition de notre corps. Nous en perdons à chaque instant une certaine quantité par la sécrétion de l'urine, par la transpiration et par Texhalation pulmonaire. Ces pertes lont, en moyenne, pour un adulte, de deux à trois litres par 24 heures. Elles varient d'ailleurs dans des limites assez étendues en proportion de la température extérieure, de l'humidité de l'air, de i'exerdce, et encore de l'habitude. Mais dans les pays tempérés on peut estimer à deux litres la quantité d'eau perdue chaque jour par le corps d'un homme qui se livre à un exercice modéré. Il ett bien entendu que cet homme ne boit que pour satisfaire sa soif, c'est-à-dire le besoin mstinctif de réparer les pertes de liquide ; car s'il buvait en outre par plaisir ou par ordonnance du médecin, le surcroît de liquide absorbé serait nécessairement éliminé par les voies ordinaires, mais sans avoir rempli la fonction normale des boissons.
Cn homme qui ne mangerait que des aliments presque entièrement privés d'eau, comme du biscuit, des figues sèches, aurait donc besoin d*absorber chaque jour environ deux litros de boisson. Vais la plupart de nos aliments, mèftie ceux qui paraissent secs, comme le pain, contiennent une foite proportion d'eau; il faut compter aussi celle qui entre dans les sauces et surtout dans les potages.
L'eau constitue, pour l'homme et pour les animaux, la boisson naturelle. Aucune autre n'est nécessaire à l'honmie sain qui peut se procurer une Dourriture sufHsamment réparatrice et variée, et qui se livre, en plein air, à un exercice régulier. Nais malheureusement une civilisation mal en- ^due détourne la plupart des individus des conditions normales d'existence. En s'écarUnt des lois f Ibygiène Us se créent, sans le savoir, dos ocBoins factices, et la satisfaction de ces besoins Produsant des désordres dans l'organisation agit t son toar comme cause nouvelle de troubles qui «clament un palliatif sous forme d'excitant.
Uqaestion de l'ivresse à tous degrés est indé- Powante de ce besoin instinctif, maladif on peut ^ <l*e, de tonifier les organes affaiblis par une Boumtore insuffisante ou un travail excessif. Sans
recourir aux boissons ferraentées, c'est-à<dire cou* tenant do l'alcool, on v parvient, dans une certaine mesure, en mêlant à l'eau des substances aromatiques ou amères. De là, l'usage d'infusions froidos ou chaudes (thé, café, maté, etc.) pour remplacer la boisson naturelle.
Les boissons fermentées fabriquées avec des fruit», des grains ou des racines contiennent une certaine proportion d'alcool dont l'effet domine le plus souvent celui des principes amers ou arom»> tiques que l'on fait entrer dans leur préparation > quelques-unes, comme le vin, le cidre, contiennent en outre du tannin qui agit comme tonique-astringent et des huiles essentielles dont l'efiet se rapproche de celui dos aromatos. Certaines boissons comme la bière, renferment une assez forte proportion de matières nutritives, ce qui explique l'embonpoint ordinaire des personnes qui en consomment de grandes quantités.
L'action des boissons varie beaucoup selon leur température. Ainsi l'eau tiède donne dos nausées, tandis que l'eau très froide, prise à petites doses répétées, arrête les vomissements. Une infusion chaude est plus excitante que si on la prenait froide et peut faciliter une digestion difficile, mais l'usage habituel de boissons chaudes débilite promptement l'estomac. La température la plus convenable est d'environ 15 à 18 degrés.
L'ingestion de boisson froide, en grande quantité, est toujours dansereuse, surtout lorsque le corps est en sueur et l'estomac vide. Dans ces circonstances il importe donc de prendre les précautions suivantes : se reposer quelques instants avant de se désaltérer ; — manger un peu avant de boire ;
— boire à petites gorgées, en retonant quelque temps le liouide dans la bouche avant de l'avaler ;
— se livrer k un exercice modéré pour empêcher le refroidissement.
Il importe do ne pas confondre avec la soif véritable, c est-à-dire le besoin instinctif de rendre à l'économie la <^uantité d'eau qu'elle a perdue, les sensations fébriles produites par la fatiguo, l'émotion, la chaleur. Dans tous ces cas, ce n'est pas la quantité de liquide absorbé qui soulage, mais sa qualité et la manière de le boire. Un verre d'eau fraîche, légèrement acidulée avec du vinaigre, du jus de citron ou de toute autre manière, sucrée ou non, bue par petites gorgées, produit un soulagement plus rapide et plus complot au'un litre jrean pure gloutonnement avalée. — v. Alcooliattes (Boistofu), Café^ Stimulant», Vin.
^ [D'Saffray.l
Ziaotures et diotées. — G. Tissandier, VEau, p. 309
— E. Théveoio, Sntretieni populaires, p. 172. — B. Ma* miel et ÎArj AUarès, la /'Yonoe, t. I, p. 165.
BOSSUET. — y. Bossuet, dans la I'* Partie ; et dans la II* Pabtib, les articles Littérature française, p. 1183, Histoire, p. 970, et Orateurs, p. 146'i.
BOTANIQUE. — {ttym. : du grec botané, plante.)
— La botanique a pour objet l'étude des végétaux ou plantes, tant de ceux qui vivent aujourd'hui sur notre globe que de ceux qui l'ont peuplé dans les périodes géologiques antérieures à la nôtre.
Mais d'abord qu'est-ce qu'un végétal? Une réponse précise à cette question serait très difficile à faire. Nous expliquons ailleurs qu'il est impossible de tracer une ligne de démarcation absolument sûre entre l'animal et le végétal, Tun étant relié à l'autre par une suite de transitions insensibles. — V. les mots Règnes {Les trois) et Végétal.
Sans insister sur ce point, et en prenant le mot végétal dans le sens usuel où tout le monde l'entend, quelles sont les différentes études qu'embrasse la botanique?
La botanique étudie les végétaux en eux-mêmes on bien au point de vue de l'utilité spéciale que nous en retiroos pour nous et pour les êtres qui
BOTANIQUE
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nous entourent; de là deux grandes divisions: la botanique propremmt dite et la botanique appliquée, La ùotftnique proprement dite, c est-à-dire la partie de U botanique qui considère les Tégétaax en eax-mèmet, étudie soit les propriétés générales communes à tous ces êtres, soit chacun de ces êtres en particulier; do là deux branches bien dis- Unctet dans la botanique proprement dite: la
botanique générale et la botanique tpécieûe^ Appelée encore botanique deieriptivct botanique apéei" fique. Chacune de ces divisions secondaires se subdivise à son tour en plusieurs parties moins étendues. Pour gagner du temps et donner plus de clarté à l'exposition, on peut résumer dans le ubleau ci-joint Tensemble de ces divisions et subdivisions de la botanique.
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