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CADASTRE

tean en forme de tronc de cône, sur lequel s'ineèrent des écailles imbriquées.

Dans le btUbe tunique (ex. jacinthe) les écailles sont larges et se recouvrent sur une plus grande étendue ; même chez quelques-uns, il y a emboîtement apparent de ces appendices.

£nfln le bulbe plein (ex. safran) est celui dans lequel le plateau prend un grand développement, tandis que les écailles sont moins nombreuses et moins grandes.

Les bulbes peuvent être simples on composés; dans le premier cas, ils ont un plateau «impie supportant un seul système d'écatiles ; mais s ils sont formés de plusieurs bulbes réunis et plus ou moins agrégés (ai'i), ils sont dits composés.

Les oignons se reproduisent tons les ans ; ils naissent sous le nom de caîeux, à Taisselle des

écailles d un bulbe en végétation, comme les bourgeons naissent à l'aisselle des feuilles vraies chez les plantes monocotylédonées et dicotylédonées ; donc, ce plateau qui supporte des appendices correspondant aux feuilles, du centre duquel s'élance un axe florifère et qui supporte des feailles vraies, est bien une tige. Les caîeux détschét do la plante mère se comporteront comme tons les bulbes ; quant à celui dont ils sont issus, lorsque la branche fleurie et les feuilles qu'il a nourries pendant une saison seront finées et tombées, il se gorgera de nouveaux sues pour les besoins de 1 axe et des feuilles qui pousseront an printemps suivant, de sorte que les plantes bulbeuses sontvivacos, bien aue leurs organes extérieurs disparaissent annuellement. [G. Philippon.''

CADASTRE. — Connaissances usuelles , VII ; Géographie de la France, VI. — {Etym. : dérivé par Tespagnol et Titalien d'un mot du bas latin, capiiasirum, registre pour l'impôt par tète ou cspitation). •— Ensemble des opérations qui ont pour but de déterminer la superficie des propriétés loncières bft* ties ou non, d'apprécier la qualité productive des terres et d'évaluer leur revenu net, afin d'asseoir d'une manière équitable la répartition de l'impôt territorial ou impôt foncier entre tous les propriétaires d'un même pays. Le résultat définitif de ces opérations prend également le nom de cadastre.

Le cadastre, en France, ne date que de 1807. Avant la Révolution les abbayes et les seigneurs féodaux, possesseurs de la majeure partie du sol, avaient déjà fait établir, sous les noms de Fouillés ou de Terriers, des descriptions particulières de leurs terres ou domaines^ afin de régler les charges de leurs tenanciers ; mais le principe d'un cadastre

général <^s propriétés imposables ne date que u 1« décembre 1190. Etabli d'abord sur des évaluations approximatives du comité des impositions foncières, puis sur la simple déclaration des propriétaires de biens-fonds, le cadastre ne remplissait qu'imparfaitement le but qu'on se proposait d'atteindre. La loi du 15 septembre 1807 décida qu'on procéderait au moyen de mesures géométriques, et les opérations commencèrent des 1808 sur la plus grande partie du territoire français.

Les opérations cadastrales, pour un territoire aussi étendu que la France, ne peuvent avoir d'exactitude, qu'autant qu'elles sont appuyées sur une bonne géodésie. Mais à l'époaue ou elles furent entreprises, la science géodésique était encore dans l'enfance et la grande triangulation de Cassini, de Thury, qu* servit de base à la carte de France dite de 1 Académie, était elle-même trop imparfaite pour qu'on pût l'utiliser en vue de levés de précision à très srande échelle comme sont les levés cadastraux. On se décida donc à éublir pour chaque canton en particulier une triangulation appuvée sur une base de départ mesurée avec soin, et l'on détermina ainsi sur la surface du canton un nombre de points trigonométriques assez grsmd pour assurer l'exécution des levés de détail, qui furent faits séparément dans chaque commune.

En 18 IS, dès que 1 exécution de la nouvelle carte topographique de la France fut décidée, on arrête que les opérations qu'elle nécessiterait seraient combinées avec celle du cadastre général et que la géodésie du 1*' et du 2* ordi*e, confiée au Dépôt de ta guerre^ fournirait les bases de départ qui devaient servir au cadastre pour établir ses triangulations cantonales et préparer les levés

de oetail des communes non encore cadastrées. Le Dépôt de la guerre devait de soa côté utiliser les levés du cadastre pour la planimétrie do la grande carte de France. Ces conventions ne furent qu'imparfaitement remplies de part et d'autre, et les géomètres du cadastre continuèrent comme par le passé à exécuter leurs triangulations sans se préoccuper de la géodésie du Dépôt de la guerre. Peut-être ne purent-ils recevoir à temps les éléments géodésiques sur lesquels devaient s'appuyer leurs travaux, dont rien ne devait ralentir la marche.

Dans chaque département un géomètre en chef i dirigeait Tenscmble des opérations. Sous ses ordres, I des géomètres de 1'* et de 2* classe étaient chargés des triangulations cantonales; ils surveillaleni l'exécution des levés dans chaque commune, et vérifiaient les calculs déterminant la superficie de chaque propriété. Une commission composée des

Srincipaux propriétaires de la commune fixait, 'après la nature du sol, la classe dans laquelle devait être rangée chaque parcelle de terrain.

Tout les ans Tes dépenses relatives à l'exécution du cadastre étaient inscrites au budget pour une somme variable, qui monta parfois jusqu'à deux millions, tant pour les frais à la charge de l'Etat que pour ceux à la charge des départements.

Le cadastre fut entièrement achevé en 1858, pour la partie continentale de la France . Les opérations n'ont été commencées en Corse qu'en 1843: elles ne sont pas encore terminées ; dans le» communes non cadastrées on continue à se servi» du plan terrier de Corse, exécuté de 1770 à 1791. Les levés du cadastre commencés en 1861 dans les deux départements nouvellement annexés de la Savoie et de la Haute-Savoio, ainsi (^ue dans la

f>artie du département des Alpes- maritime s, qui brmait l'ancien comté de Nico, sont actuellement en cours d'exécution. Ils ont été entrepris pour l'Algérie dès 1842 et se continuent régulièrement sur toute l'étendue du territoire soumis k l'autorité civile.

Conformément aux dispositions de la loi du 7 août 1850, toute commune cadastrée depuie plus de 30 ans peut obtenir U révision de son cadastre sur la demande motivée du conseil municipal, approuvée parle Conseil général du département.

Le cadastre d'une commune comprend deux documents qui se complètent l'un par l'autre, savoir : la matrice cadastrale et les plans parcellaires. La matrice cadastrale est le registre d'après lequel est établi le rôle des contributions foncières ; les plans parcellaires forment l'ensemble des levés du

CADRAN SOLAIRE

CADRAN SOLAIRE

cadastre. On a divisé le territoire de la commune en un certain nombre de sections à chacune desquelles a été affectée une des lettres de l'alphabet, et qui sont toutes représentées par on plan particôlierou parcellaire ; sur chaque plan de section

00 a numéroté chaque parcelle de terrain imposable, en suivant la série naturelle des nombres et dans nn ordre assez régulier pour faciliter les recherches. Le regi6tre,divisé en un certain nom- "in de colonnes, présente pour chaque section la »érie des nombres indiquant les parcelles correspondantes du parcellaire et donne pour chacune d'elles le nom du propriétaire, la nature de la culture, •a contenance évaluée en hectares et en ares, la cluse dans laquelle elle a été rangée d'après le dt^ de fertilité du sol et enfin la cote des contributions qui lui est applicable en raison de la ciasae à laquelle elle appartient.

Les plans parcellaires ont été levés à des échellesfariables,!^, j^, «Jjj, suivant que le sol esi plus on moins divisé. Ainsi, les sections qui comprennent les vilUges, les hameaux et leurs environs, où le morcellement do la propriété atleint les dernières limites, sont ordinairement a

1 échelle de j^; an contraire, les grandes étendaes de terrain boisées, incultes, ou seulement réservées au pâturage, ont été levées à j^. Tous les plans de sections d'une môme commune, réduits à une même échelle, le j^^ôô généralement, quelquefois le j^, plus rarement le ^^ ou le j^y suivant quels territoire est plus ou moins étendu, sont assemblés sur une même feuille qui porte le nom de plan d'assemblage, et forment une carte générale de la commune, où sont représentés tous les chemins, les cours d'eau, les constroctions de toute espèce et où, presque toujours, les cultures différentes, massées d'après leur nature,Bont indiquées par des lettres initiales : T, terres labourables; V, vignes;?, prés; etc. Sur qoelques plans d'assemblage, on a même figuré le relief du terrain au moyen de teintes à l'encre de iJùne, indiquant par leur Uitenslté, l'inclinaison ptuB ou moins grande des pentes. De môme que pour tous les plans topographiques manuscrits, les eani sont représentées sur les plans cadastraux ptf la couleur bleue, les constructions par le carmin, les chemins et les limites de culture par le noir. Le plan d'assemblage est généralement orienté ; )n y a indiqué à cet effet la trace du méridien qui passe par un des points les plus remarquables de la commune, le clocher de l'église par exemple; mais cette orientation n'est souvent qu'approximative.

U adastre de chaque commune est établi en <jeia expéditions, dont l'une reste à la mairie, l'autre se trouve au chef-lieu du département, dans les bureaux de la direction des contributions directes.

U plupart des Éuts de l'Europe ont exécuté leur cadastre; quelques-uns môme ont précédé la francedans cette voie. Le cadastre de &nède a été Mounencé sous le grand Gustave vers le milieu dQ vrm siècle, celui de la Prusse à la fin du xMn« siècle. En Angleterre, les plans de paroisse ^^^ ^ îm5 ^^^ ^® véritables parcellaires qui, reproduits par la gravure^ sont livrés à la publi- ^ accompagnés de cahiers indiquant les superfiaei des propriétés.

Les levés cadastraux fournissent généralement »Dase de la planimétrie des Cartes d'Etat-ma- ^^' [Ed. Rouby.]

CADRAN SOLAIRE. —Cosmographie, XII ; Con- "««Wûces usuelles, VIII. — Instrument construit P<nir donner l'heure d^un pays d'après la position <1B soleil sur l'horizon.

^ou8 avons dit à ce mot, dans la !'• Partie, pourquoi

rj

nous croyons utile d'exercer les élèves-mattres à la construction de ces appareils dans leur forme la plus simple et la plus rudimentaire. Les enfants des écoles y trouveront une distraction instructive et la meilleure occasion de revoir quelques-unes des notions les plus élémentaires de cosmographie, de géographie et de géométrie.

Le cadran solaire le plus simple est celui qui indique seulement midi. Il a reçu le nom de gnomon. Sous sa forme la plus ordinaire, il consiste en une tige bien verticale placée sur un terrain bien horizontal ou sur une plaque ayant cette direction.

Tout le monde sait que mim est llnstant de la iournée où le soleil est le plus élevé au-dessus de l'horizon, et par conséquent celui où l'ombre d*un objet a le moins de longueur. On sait aussi qu'à égale distance de midi, à 8 heures du matin et à 4 heures du soir, par exemple, l'ombre du môme obiet, à l'ouest la première fois, à l'est la seconde, a la môme longueur. Il est donc facile, du pied de la tige comme centre, de décrire plusieurs circonférences cbncentriquos de rayons assez grands pour qu'à midi l'ombre de la tige soit tout entière dans la plus petite circonférence et assez petits pour que le matin et le soir, l'extrémité de Tombre de la tige soit en dehors de la plus grande circonférence.

Cela fait, il suffit de marquer avec soin, le matin, le point où l'extrémité de Vombre est sur une circonférence pour rentrer à l'intérieur et le sofr, le point où cette extrémité se retrouve sur la môme circonférence, pour en sortir. On partage en deux parties égales l'arc de cbconférence compris entre ces deux points et en Joignant le pied de la tige au milieu de l'arc, on a la direction i^ue doit avoir l'ombre de la tige à midi. Si l'on a fait la môme opération sur plusieurs circonférences, on aura obtenu chaque fois la môme ligne, ce qui prouvera qu'on a hien opéré. Il faut faire ce travail aux environs du 21 Jum ou du 21 décembre, parce que si on le faisait à une autre époque de l'année, le soleil ne restant pas pendant toute la durée du Jour à la môme hauteur dans le ciol. il en résulterait une petite erreur pouvant atteindre une demi-minute.

Une fois ainsi établi, le gnomon est installé pour toujours et chaque fois aue l'ombre de la tige reviendra à la place marquée pour midi, il sera midi du soleil ou midi vrai. Il n'en résulte pas quo Ton pourra réçler sa montre et lui faire marquer midi chaque fois que l'ombre de la tige indiouera midi pour que la montre soit iuste; ce serait fatiguer la montre inutilement, et il peut y avoir Jusqu'à 16 minutes de différence entre midi de la montre et midi du soleil. La montre est obligée de marcher régulièrement et de mettre toujours le môme temps d'un midi au midi suivant pour ôtre une bonne montre, tandis que la terre ne marche pas régulièrement pour ramener les midis successifs à des intervalles égaux. Il faudrait pour cela que la terre décrivit une circonférence exacte autour du soleil au lieu d'une ellipse, qu'elle décrivit cette circonférence d'un mouvement uniforme au lieu d aller plus vite en hiver et moins vite en été, et que cette circonférence fût dans le plan de l'équateur de la terre au lieu d'être inclinée de 23 degrés et demi sur cet équateur comme cela a lieu. Le midi des montres et des horloges est le midi calculé pour une terre imaginaire qui remplirait les conditions que nous venons d'indiquer.

A notre époque, quand le cadran solaire marque midi, une bonne montre, pour ôtre et pour rester Juste, doit marquer :

Le 1 Janvier, midi 4 minutes, — le 8, midi 7, — le 16, midi 10, — le 22, midi i2, — le 27, midi IS, ■— le 2 février, midi 14, — le 11, midi 14 minutes et demie, — le 26, midi 13, — le 8 mars, midi U, le 15, midi 9, — le 22, midi 7, — le 4 avril, midi 8, le 11, midi 1, — le i5, midi Juste, — le 24, onze

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