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DÉDUCTION

DENSITÉ

Gook. Enfin, de nos loun, c'est à un Français que le monde entier doit, non la découverte, mais la création de la nouvelle route maritime des Indes, par le canal de Suez; le nom de M. de Lesseps trouve naturellement sa place à la fin d'un artftle consacré aux grands hommes qui ont ouvert des voies de communication entre les continents.

[Alfred Gérardin.]

Ouvrages à oonsolter : Vitien de Saint-Martin, MUtoire de la Géographie. — PerdinaDd Denis, Histoire du Portugal. — Article Magellan dans la Biographie univertelle, de Didot. — Washington Irvine* Histoire de Christophe Colomb. — Éd. Charton, les Yoyageurë anciens et modernes.

DÉDUCTION. — V. Raisonnement.

DEGRÉS DE COMPARAISON OU DE QUALI- FICATION. — Grammaire, XI. — On appelle ainsi la forme que prennent les adjectiiis et certains adverbes pour exprimer l'extension donnée à la qualité ou a la manière d*ètre.

Il y a trois degrés de qualification :

1. Le positif, qui énonce simplement la qualité : cette fleur est belle ; vous marchez vite.

2. Le comparatif, qui élève la qualité par comparaison : la rose est plus belle que la violette; vous marchez plus vite que moi.

8. Le superlatif, qui porte la qualité à son plus haut degré : la rose est là plus belle de toutes les fleurs ; vous marcherez le plus vite possible.

On a distingué trois comparatifs : de supériorité, cette maison est plus grande, -- d'infériorité, cette maison est moins grande, — d'égalité, cette maison est aussi grande que la nôtre.

Et deux sortes de superlatifs : Tabsolu, qui n'établit pas de comparaison : cette maison est très belle f fort grande; — le relatif, oui éublit cette comparaison : cette maison est la plus belle, la plus grande que nous ayons vue.

Le superlatif relatif est toujours formé par Tarticle défini le, la, les, et les adverbes plus, mieux, moins, etc.

Dans les langues anciennes, les degrés de qualification 8*exprimaient par des flexions. En grec, le comparatif se terminait par teros ou iân; le superlatif par tatos ou istos: sophos (sage), sophôtfros, sophôtatos; kakos (méchant], kakiùn, kakistos.

En latin, les comparatifs finissaient en ior et les superlatifs en issimus (parfois rimtis) :

DoctiLs (savant), doctior, doctissimus; pulcher, pulchrior, pulcherrimus.

Mais, dans ces deux langues, il y avait des comparatifs et des superlatifs composes avec des adverbes ; ainsi, en latin, ^tt^ (pieux) avait pour comparatif magis pius et pour superlatif maxime vius.

En allemand et en anglais, les degrés de qualification se forment par les terminaisons en er, est ou st.

Allemand : schôn (beau), schôner, der sehànste.

Anglais : short (court), shorter, shùrtest.

U y existe cependant des formes composées au moyen d'adverbes : mehr (plus), am meisten (le plus), en allemand; —•more, mot^ en anglais.

Le français et les autres langues nées du latin ont formé les degrés de qualification seulement ati moven des particules. Toutefois il est resté en français trois comparatifs latins : meilleur, qui remplace ^/u« bon; pire, qui existe avecp/i^ mauvais; moindre, avec plus petit. Ils ont pour adverbes correspondants : mieux, pis, moins.

Plusieurs est aussi le comparatif do moult^ tombé hors d'usage. Enfin on peut encore regarder comme des comparatifs : majeur, mineur, antérieur, postérieur, ultérieur, cttérieur, ,

Quant aux superlatifs latins en issimus, oa eo | trouve la trace dans un petit nombre de mots ; les uns sont des termes de cérémonie imités de Titalien : Ulusttissime, séténissime, éminentissune ; d'autres des termes plaisanta ou familiers : rarissime, richissimct savajitissitne.

Les adjealfs suprême, sublime, intime^ extrême, ultième (syllabe), ont quelque ressemblance avec les superlatifs Utins.

Certains grammairiens ont fait disparaître de la grammaire française ce qui concerne les degrés de qualification, disant que notre langue n'a pas de formes spécialespour les exprimer. Nous croyons cependant qu'il est utile de faire distinguer aux élèves les formes composées de nos comparatifs et de nos superlatifs, à cause des compléments qu*ils amènent et des formes spéciales que prend lapropo- | sition subordonnée. Ordinairement après la conjonction que ^ui suit le comparatif, on trouve iDuie ellipse, parfois du verbe et de l'attribut : votre sœur ' est plus instruite que la mienne (n'est instruite) : | quelquefois du sujet et du verbe : votre ami est \ aussi savant que (il est) modeste.

Après les superlatife relatifs, on met au subjonctif le verbe de la proposition incidente déterminative : « Scipion et César, les plus vaillants hommes qui aient été parmi les Romains, ne se sont jamais exposés qu'avec précaution. » — Ce sont là tout autant de caractères de la langue qu'il est utile de signaler.

Enfin pour l'étude des langues rivantes de la famille germanique, la distinction des degrés de qualification est indisj>ensable. U nous semble donc qu'd faut la faire entrer dans Tétude des éléments de la langue française.

[B. Berger.l

DENSITE. — Physique, vm. — Si l'on prend de plusieurs corps un même volume, un décimètre cube pour les solides, un litre pour les liquides, par exemple, et qu'on les pèse, on trouve en général des poids très différents. Ainsi, tandis que le litre d'eau pèse 1 kilogr., le litre de mercure en pèse 13,5, le litre d'alcool 0,792 ; le décimètre cube de platine pèse 32 kilogr., celui de plomb 1 1 kilogr., celui d'argent lui(,5, celui de fer 7 kilogr. Ces nombres, dont chacun appartient à un corps donné, spécifient ces corps et pourraient les faire recoonaître. Pour les comparer, il est indispensable de choisir une unité, un terme de comparaison ; on t pris l'eau, qui donne l'unité de poids dans notre système de mesures. On peut dire alors qu'à yolume égal le fer pèse 7 fois plus que Teau, ^a^ gent 10,5, le plomb 11,1e platine 22, l'alcool 0,792, le mercure 13,5. Ces nombres abstraits, qui expriment combien de fois chacune de ces substances pèse plus ou moins que Feau, s'appellent poids spécifiques, ou plus souvent encore densités. Le poids spécifique ou la densité cTun corps est doue le nombre qui exprime combien de fois ce corps pèse plus ou moins que Veau sous le même voiume.

Les physiciens distinguent la densité du poids spécifique, et ils la déflmssent rigoureusement : U masse de l'unité de volume. Mais, si Ton veut bien remarquer que des volumes égaux de diverses substances ont des masses proportionnelles à leurs poids, on conclura que la table des poids spécifiques est aussi celle des densités relatives, et on s expliquera la synonymie qui s'est établie entre ces deux expressions.

La connaissance des densités ou poids spécifiques est d'un usage continuel; elle sert à trouver le poids d'un corps quand on connaît son volume. Ainsi, soit à trouver le poids d'une règle de fer dont le volume est 4 décimètres cubes et la densité 7.7 :

Puisque la densité est 7.7, c'est que le fer pèse 7*7 fois plus que l'eau, ou que le décimètre cube

DENSITÉ

DENSITÉ

^e fer pèse T',700. Le pc^ds de U règle est dooc 4X7.7=.80S8.

Pour le trouver, il a saftt de multiplier le totnme par la densité.

Si nous Toulons traduire algébriquement ce calcul en représentant le poids par P, le TOlume par V et la densité par B, nous écrirons :

d'où Ton tire

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