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Agriculture, industrie, commerce: Géographie économique

Cotte table des matières de la description d'une simple boureade n'est autre chose, on le voit, que la table des divisions de la science même. A propos des moindres deuils il est donc possible de rap-

{>eler (grftce à cette concordance) les principes et es lois de la géographie générale. C'est là pour un maître instruit un moyen puissant d'intéresser un auditoire.

(ïëoorapble comparée. — Elle examine, dans un ecruin nombre de pays ou de régions, ou dans un même pays, une même région, VétAi comparé d'une classe de phénomènes ou de produits du travail humain déterminés. Exemples: la description des glaciers des Alpes, des gisements houlllers d'Amérique, des chemins de fer européens, des grandes lignes de navigation; l'étude des divers habiuts de la race blanche, de la répartition des religions asiatiques ou des langues slaves, appartiennent à la géographie comparée.

Cette branche de la géo|[raphie est fort intéressante; elle se prête aussi bien à des recherches savantes qu'à des exposés familiers.

Rapports de la géographie wo les autres soiencas. — On voit par cette rapide énumération que la géographie met plus ou moins à contribution toutes les sciences. Elle touche à l'astronomie, à la géométrie, à la géologie, à la physique, à la chimie, à la météorologie, à la boUnique, à la zoologie, à l'ethnographie, à la linguistique, à la sUtlstioue, au droit, à l'économie politique, à l'histoire, à l'archéologie. Elle en est distincte néanmoins parce qu'elle applique toutes les notions dont elle s'empare à un objet déterminé, la description de la superficie du globe. Ayant à représenter le monde terrestre en raccourci, elle résume et condense tout le savoir humain. Jtfais elle n'invente rien ; elle se contente de comprendre, de classer et de peindre. Ses qualités essentielles sont la clarté, la méthode, l'exactitude.

Histoire de la géoQrraphie. — Peuples anciens de l'Orient. — Les connaissances géographiques des anciens éuient très bornées. Cnaque peuple s'est imaginé d'abord qu'il éuit l'humanité tout entière ou du moins qu'il formait à lui seul un monde supérieur ceint do contrées inhospitalières et enveloppé de tribus barbares. Delphes éUit pour

les Grecs l'ombilic du globe, et auJourd*hui encore les Chinois nomment leur empire « Tcmpire do milieu. » La géographie, qui est la science de la surface totale de notre planète, est restée dans l'enfance Unt que les peuples isolés ei ennemis n*ont pas dépassé le cercle d'un étroit horizon.

La géographie mathématique seule, qui se lie à l'étude des astres, a pu dans lantiquité même faire quelques progrès. Les Egyptiens ont orienté leurs pyramides; Us nouient à peu près exactement les solstices et les équinoxes. Les Assyriens éuient aussi d'habiles astronomes, mais on a beaucoup exagéré l'importance de leurs découvertes. Les fables et les superstitions les plus grossières s'y mêlaient à quelques idées Justes. Les Hébreux croyaient que la terre repose sur des fondements perdus dans Tablme, que le soleil sort d'un foyer de lumière pour aller se plonger chaque soir dans les ténèbres. Les Indous considèrent U terre comme un vaste bouclier supporté par des éléphants ayant eux-mêmes une tortue pour piëdesul.

Grecs. — Les Grecs, au temps d'Homère, n'éuipnt guère|plu8 avancés. Cependant, c'est l'honneur de es petit peuple d'avoir essayé le premier, dans le domaine géographique, comme dans la plupart des autres sciences, de rechercher librement et rationnellement la vérité. Thaïes enseigna la sphéricité de la terre et sut mesurer les latitudes. Hérodote, esprit positif et pratique, donna Toxemple de voyages scientifiques. Au temps de Platon, les lettrés ne s'effrayaient nullement de l'idée des antipodes, et l'usage des cartes de géographie éuit devenu habituel. Pythéas de Marseille calcoU exactement, à quelques secondes près, la latitude de sa ville naUIe. Aristote donna comme preuves de la rotondité de la terre le contour de i'ombre projetée sur la lune pendant les éclipses de ce utellite et le déplacement de l'étoile polaire par rapport à rhorlzon quand on s'avance da sud au nord. Les conquêtes d'Alexandre contribuèrent à étendre le domaine des connaissances géographiques des Grecs ; ce despote intelligent confia même à Néarqae lo soin de reconnaître le littoral de la mer Erythrée, des bouches de Tlndus à celles de TEophrate. Eratosthène déclara que U région équatorialc devait être habitée, et entreprit la mesure d'un arc du méridien. Hipparque fut l'inventeur des projections dans le tracé des cartes.

Romains, — La domination romaine, étendue à tous les pays voisins de la Méditerranée, favorisa les progrès de la géographie. Auguste ordonna le relèvement topographique et le mesurage générai de l'empire. Toutefois, même sous les Romains, la géographie resta avant tout une science grecqoe. Le plus grand géographe de l'époque romaine, Strabon, qui vivait vers 50 av. J.-C., écrivit en grec une géographie ou description du monde connu de son temps; elle est divisée en 17 livres qui nous sont parvenus presque en entier. L'Histoire naturelle de Pline 1 Ancien contient aussi beaucoup de renseignemenU intérossanu, puisés à des sources grecques en majeure partie, mais compilés sans ordre et sans critique. Alexandrie, située an point de conUct des civilisations grecque, romaine et orientale, devint le centre naturel des étudei géographiques. Ptolémée, Grec de Péluse.qni vivait vers 140 après Jésus-Christ, amassa des matériaux énormes et enregistra dans sa Géographie jusqu'à 8<X)0 noms de lieux. Le goût des itinéraires était alors très répandu. Malheureusement la décadence de l'empire entraîna l'abaissement des études, et les Pères de l'Eglise eurent le tort de combattre les doctrines cosmogyiphiques, qui leur paraif* salent en contradiction avec les livres saints. Lactance déclara que la notion des antipodes était une mauvaise plaisanterie, et saint Augustin luimême entreprit de la réfuter.

GEOGRAPHIE

GÉOGRAPHIE

Moyen âge. — Tandis que les peuples de l'Europe rétrogradaient peu à peu vers rignorancc, les Arabes conservèrent le dépôt du savoir géographique des anciens; par leurs conquêtes dans la Haute- Asie et TAfrique, grâce à leurs voyageurs, à leurs marchands, ils ajoutèrent au domame précédemment connu des contrées nouvelles . Au IX* siècle, le khalife de Bagdad Al-Mamoan fit mesurer un arc du méridien. Au xi*, un Arabe d'Espagne, Edrisi, construisit une sphère et un planisphère terrestre pour un roi de Sicile. Maçoudi, Aboul-Féda sont aussi des géographes de valeur, dont le nom mérite d'être conservé.

Cependant, au xiii* siècle, un véritable réveil géographique se manifeste dans TEurope chrétienne. Les expéditions des Norroamls, les croisades, qui mèient les peuples et révèlent aux Occidentaux des pays dont ils avaient à peu près perdu la mémoire, les courses aventureuses des navigateurs italiens et caulans, auteurs de curieux routiers de mer ou portulans^ Tinfluence des Arabes, un retour marqué vers l'étude de l'antiquité^ favorisent ce mouvement intellectuel. Roger Bacon expose, d'après Aristote, la sphéricité de la terre. Les voyages de Benjamin de Tudèle en Orient, de Jean du Plan de Carpin et dR Rubruquls chez les Tartares, et surtout du Vénitien Marco Polo en Mongolie et jusqu'au Japon, sont comme la préface des grandes découvertes modernes.

Renaissance; xvi* siècle, — La Renaissance fut h&tive et solennelle dans les sciences géographiques. Dès la fin du xv* siècle, deux grands pas sont faits en avant. Les Portugais, suivant la trace de nos hardis marins de Dieppe, avaient employé ce siècle presque entier à longer la côte occidentale de l'Afrique. En 148G, Barthélémy Uiaz atteignit le •cap de Bonne- Espérance, et douxe ans après, Vasco de Gama, tournant cet obstacle extrême du vieux continent, abordait dans l'Inde après avoir traversé rOcéan Indien. En H9'2, un grand homme inspiré par une science profonde et une foi énergique, le Génois Christophe Colomb, franchissait 1 Océan Atlantique et découvrait le Nouveau-Monde. Dès lors, l'élan est donné, et l'homme, longtemps confiné dans un coin de sa planète, prend conscience de rétendue réelle de cet empire dont il est tout ensemble le maître et le prisonnier. Baiboa aperçoit rOcéan Pacifique ; le vaisseau de Magellan fait le tour du monde; Femand Cortex au Mexique, François Pizarre au Pérou, Orellana sur KAmazone, Jacques Cartier au Canada reculent les bornes de l'inconnu : la géographie écrite enregistre les conquêtes de la géographie agissante et militante représentée par les grands voyageurs. Le premier ou- Traee moderne de géographie descriptive est celui de rallemand Sébastien Munster (1544). Le premier atlas moderne est le Theatrum mundt du Flamand Abraham Oertel d* Anvers (1570); le second, celui d'un autre Flamand, Gerhard Kaufman, dit Mercafor. XVII* siècle, — Au xvii* siècle le mouvement continua, moins rapide, il est vrai, et moins brillant qu'au XVI*. Les missionnaires se répandirent en Asie, en Amérique ; ils servirent les mtérèts de la science, en travaillant à la propagation de leur foi. Les Hollandais avec Tasman reconnurent un troisième continent, l'Australie, déjà entrevue par les Portugais. Les Anglais avec Hudson et Bainn s'aventurèrent à travers les glaces do l'Océan boréal. Mais c'est dans la partie scientifique de la géographie que les progrès furent le plus marqués. La mesure des longitudes en mer fut rendue aisée par l'emploi des montres. Le célèbre Galilée, bien que condamné en cour de Rome, démontra que cest la terre qui tourne autour du soleil. De nouvelles tentatives eurent lieu, notamment celle de Picard, pour la mesure d'un arc du méridien. Sanson, d'Abbeville, fonda la cartographie française.

xvm^ siècle,^ Au xviii* siècle, Guillaume Delisl^ de Paris, entreprit la réforme de nos cartes encore ^ossières et fort Inexactes ; il leur donna la précision mathématique. Son œuvre fut continuée et perfectionnée par un autre Parisien illustre» d'Anvilie. L'Académie des sciences envoya Clairaut et Maupertuis en Laponle, La Condamme, Godin et Bougoer au Pérou, pour mesurer la longueur de divers degrés de longitude et obtenir ainsi la connaissance de la forme exacte de la terre (aplatie au pôle, renflée à l'équateur). Le naturaliste suisse Jacques Scheuchzer appliqua le baromètre à U mesure des hauteurs. Le Français Buache imagina la division des continents en bassins, système utilo dont il eut le tort d'exagérer l'importance. Cassini de Thury, petit-fils de l'astronome de ce nom» dressa la première carte topographiqne de France.

En même temps, les voyages se multipliaient et prenaient de plus en plus le caractère d'explora* tiens scientifiques. Le Danois Niebuhr allait étudier l'Arabie. Le Français Bougainville, l'Anglais Cook (mort aux lies Sandwich en 1779) parcouraient en tout sens l'Océan Pacifique, et découvraient les archipels polynésiens. Lapérouse, d'Albi, à la fin du siècle, marchait sur leurs traces et périssait massacré & Vanikoro (Nouvelles-Hébrides). L'Angleterre envoyait Vancouver à la côte nord-ouest d'Amérique. Bruce recherchait, en Abvssinie, les sources du Nil bleu, el Mungo Park révélait les nègres du Soudan. Voiney en Sj^e, la Société Asiatique dans l'Inde, la mission de Gmelin et Pallas en Sibérie, celles de Mackentie dans l'Amérique circumpolaire, d'Azara dans l'Amérique du sud, enfin et surtout les grands vojrages d'un Allemand qui a écrit en français et qui était par sa mère issu d'une famille française, Alexandre de Humboldt, contribuaient à étendre, à préciser, à répandre et à rendre peu à peu populaires les notions géographiques.

XIX* siècle, — Il était réservé au xix* siècle de constituer définitivement la géographie comme science et d'achever U conquête géographique du globe. Dans toutes les direôions, d'intrépides voyageurs, appartenant à toutes les nations civilisées, sont les ouvriers et trop souvent les martyrs de cette œuvre b^olque. Si 1 on croit aue la poésie est bannie de notre temps, qu'on lise le rédt de ces expéditions qui montrent rbomme aux prisés avec le froid polaire ou la fièvre des tropiques, en lutte avec les sauvages ou les bètes féroces, supportant la faim, la soif, l'insomnie, les mauvais traitements, bravant les assauts de tous les éléments ou la ligue des pires passions humaines, pour atteindre un but désintéressé entre tous, la connaissance de la vérité. D'autres mobiles, il est vrai, se joignent à eelui-lk chez quelques explorateurs : l'amour de l'humanité, le patriotisme, Tappit de la gloire, ou tout prosaïquement le désir de faire fortune. Mais le cuite de la science pure a toujours inspnré et soutenu nos grands voyageurs contemporains, et ce ne sera pas un mince honneur pour notre siècle que d'en être le père.

Anglais et Américains se sont disputé la route du pôle Nord sans avoir pu encore atteindre le pôle lui-même. Après Ross, Parry et le capitaine Franklin (disparu en 1846 et dont on a retrouvé récemment la trace >, Mac-Clure découvrit en 1850 le passage du Nord-Ouest. I^s Américains Kane et Hayes, les Autrichiens Payer et Weyprecbt, les ont dépassés les uns à l'ouest, les autres à Test du Groenland.

Au pôle sud on n'a rien tenté depuis la circumnavigation du Français Dumont d'Urville et de l'AngUis Ross (1838-1842).

Dans l'Amérique septentrionale, les progrès de l'émigration européenne, le tracé des grandes lignes de chemin de fer, les excursions hardies des Canadiens français ou des Yankees, rexploitation de l'or ont hAté la solution d'une foule de problè-

GEOGRAPHIE

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mes géographiques, et nons arons maintenant d'excellentes cartes de régions absolument inhabitées et ignorées au début de ce siècle.

On peut en dire autant, mais k un degré moindre, de l'Amérique latine depuis qu'elle est détenue le siège d'Êtots indépendants. Le Chili, le Brésil, la République argentine, celle de Venezuela atUchent une importance croissante aux études géographiqniies que des savants européens, Français pour la plupart, ont acclimatées chez eux. Le canal de Panama contribuera certainement à favoriser ce progrès.

L'Australie, qui comptait à peine Quelques déportés anglais en 1788, est aujourd'hui partagée en ÉUts civilisés, de langue anglaise- La première traversée des déserts de l'Ultérieur a été faite en 1861 par Mac Douall Stuart. La Tasmanie, la Nouvelle-Zélande sont également bien connues depuis qu'elles sont devenues pays anglais. La France a contribué de son côté à l'étude des lies et des peuplades polynésiennes (Talti, la Nouvelle- Calédonie, etc.). La Nouvelle-Guinée seule est encore aux trois quarts ignorée.

£n Asie, l'Inde a été mesurée géodésiquement par ses maîtres les Anglais ; llndo-Chine est mieux connue depuis l'expédition française de Lagrenée et Garnier. L'archipel indo-malais sert do texte aux recherches savantes de ses patients colons les Hollandais.

La Chine et surtout le Japon, reliés à l'Europe et aux États-Unis par des lignes régulières de paquebots, s'ouvrent peu à peu à nos regards étonnés. Derrière l'Himalaya, dont plusieurs pics ont été mesurés, le Tibet, la Mongolie ont été récemment encore explorés par le voyageur russe Prjévalski.

Mais c'est en Afrique surtout que la science a triomphé. Tout d'abord c'est par le Niger (Djoliba) quM les Anglais l'attaquèrent. La mission de Clapperton en 1822, puis celle des frères Lander, révélèrent une partie de cet immense bassin. L'expédition de Richardson, OverwegetBarth, puis celle du malheureux Voç;cl, assassiné en 1854, ouvrirent une autre partie du Soudan. Delà, de-

Êttis 1830, la France avait pris pied en Algérie, et ientôt ses voyageurs Berbrugger, Duveyrier parcoururent le Saliara, que le jeune Caillié, venant de Tombouctou, a seul traversé à l'ouest en 18*28. D'autres points d'atUque éuient TÉgypte, gouvernée parMéhémet-Ali qui ordonnait des expéditions sur le haut Nil; FAbyssinie, que deux Français, les frères d'Abbadie, ont pour ainsi dire exhumée; la côte de Zanzibar, que dominent les monts Kenia et Kilimanjaro ; enfin la coloixie du Cap, d'où Dartait en 1849 Timmortel missionnaire protestant anglais, David Livingstone. On lui doit l'exploration du bassin du Zambèze et de presoue toute l'Afrique australe ; il est mort victime de son dévouement à la science en 1873. Des Anglais aussi, Burton, Speke, Grant, Baker ont découvert à la même époque les srands lacs de l'Afrique équatoriale

2ui servent Se réservoir aux eaux du Nil Blanc, nfln, de nos Jours et comme sous nos yeux, l'Américain Stanley, auquel TÉcossais Cameron avait ouvert la voie, t traversé de part en part l'Afri- Que centrale et révélé un autre grand fleuve, le Congo .Un Jeune Français, M. Savorgnan de Brazza, a remonté TOgooué; un Portugais, M. Serpa Pinto, renouvelant un exploit probablement accompli Jadis plusieurs fois par des négociants ses compatriotes que guidait uniquement l'intérêt de leur commerce, a franchi les vastes espaces qui séparent les deux côtes de TAfrique australe, au sud de l'itinéraire de SUnley. Sauf une tache blanche qui subsiste encore sur nos cartes entre le Niger et le Congo, on peut considérer désormais le continent africain comme connu.

Reste l'exploration des fonds de la mer. Elle

commence à peine.' La pose des cibles transatlu. tiques en a donné l'idée. Plusieurs voyagei spéciaux, notamment ceux du Poreupine et du Challenger^ ont été entrepris récemment pom* cette étude délicate, qui achèvera de nous donner ans idée exacte du relief du globe.

On peut être assuré que désormais la conquête scientifique de notre planète ne s'arrêtera pas. Une noble émulation assode pour le succès oe cette œuvre grandiose tous les peuples civilisés, et même des nations réputées hier barbares, telles que le Japon. Des sociétés de géographie ont été fondées partout à l'image de la Société de eéograpbie de Paris, la plus ancienne de toutes (1821). En France seulement, Lyon, Bordeaux, Marseille, Oran, Montpellier, Rouen, Nancy, et à la suite de Bo^ deaux, Bergerac, Périgueux, Mont^de-Manan, Agen, ont des sociétés de ce genre. Des clubs de touristes, dits clubs alpins, ont été fondés dans U plupart des pays de montagnes. Le goût des voyages se répand de plus en plus. Des caravanes scolaires sont organisées pour nos Jeunes collégiens. Les congrès de géographie, les expositions géographiques se multiplient.

Outre les ouvrages savants et spéciaux, des atlas, des revues, des récits de vovages contribaeotà répandre le goût de la géographie.

Il importe de seconder ce mouvement qui tend à rapprocher les peuples, à les Instruire par la comparaison et l'expérience, et par conséquent à les améliorer, comme aussi d*encourager l'étude de plus en plus sérieuse et précise d'une science qui éveille l'imagination sans Tabuser, éclaire les intérêts légitimes du négociant ou de l'indastrie), fournit des renseignements précieux à Thonim» politique, satisfait les plus nobles curiosités, et ne saurait, sans mentir à elle-même, avoir d'autre devise que celle de la vérité. fP. Foncin.]

Pour l'enseignement à l'école primaire, nous divisons la géographie en deux grandes sections: la (iéographie delà France et la Géographie générale. Voici le programme que nous avons adopté poor chacune de ces deux sections ; on y trouvera l'indication des articles de ce dictionnaire auxquels renvoient les différents chapitres :

Géographie de la Franœ.

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