‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 153 sur 547 · BUREAUX · texte numérisé non relu

BUREAUX

gnés sur le bulletin d'inspection sont d'ordre général, et il demeure entendu que l'inspecteur primaire devra adresser sans délai à l'inspecteur d'académie un rapport spécial toutes les fois qu'il se présentera des circonstances de nature à réclamer l'intervention immédiate de ce fonctionnaire. » — Ce rapport spécial rentre dans la catégorie de ceui que l'inspecteur a sans cesse à rédiger sur toutes sortes d'affaires scolaires (V. Rapports).

[E. Brouard.]

BURALISTE. — V. Receveur buraliste.

BUREAU ACADÉïHIQUE ou D'ECRITURE. — Des lettres patentes de 1777 avaient établi, à Paris, un bureau composé de 72 membres, dont 24 titulaires, 54 agrégés, 24 associés, écrivains ou graveurs. On y traitait, tous les quinze jours, de la perfection des écritures, du déchiffrement des anciens manuscrits, des calculs de commerce et de finances et surtout de la vérification des écritures. Ce bureau a cessé de fonctionner, en 1790, en même temps que la corporation des maîtres écrivains, dont l'indépendance, comme l'attestent les archives, fut sans cesse menacée par les chantres, les écolâtres et par les maîtres d'école, qui redoutaient leur concurrence. [L. Maggiolo J

, BUREAU D'ADMINISTRATION DES PETITES ÉCOLES. — L'instruction primaire, comme l'instruction secondaire, a subi la loi du Parlement ; l'édit de 1763 a institué des bureaux pour les petites écoles, en particulier pour les écoles de charité. Ils disposaient des ressources provenant des prébendes préceptorales et des fondations : on retrouve, dans les archives des villes, où il était possible de les établir, les pièces de comptabilité et les quittances délivrées par les receveurs des bureaux aux maîtres et aux maîtresses d'école.

Ces bureaux étaient créés à l'instar de ceux que le même édit instituait « pour desservir et gouverner les collèges particuliers. » Ceux-ci étaient composés de l'évêque, du lieutenant-général et présidial, du procureur du roi, du maire, des officiers municipaux et de deux notables choisis par les membres de droit parmi les pères de famille âgés de 30 ans et domiciliés depuis trois ans dans la ville. [L. Maggiolo ]

BUREAU NATIONAL D'ÉDUCATION (de Washington). — V. États-Unis.

BUREAUX DE BIENFAISANCE. — Les bureaux de bienfaisance sont des établissements communaux préposés au service des secours à domicile aux familles indigentes.

Créés par la loi du 7 frimaire an V, ils sont habiles a recevoir tous les dons et legs qui leur sont faits ou qui sont faits directement aux pauvres dont ils sont les représentants légaux.

Les bureaux de bienfaisance ne donnent ordinairement que des secours en nature et en argent. Ils ne doivent cependant pas s'arrêter devant cette limite du secours matériel et, lorsque leur situation financière le leur permet, ils doivent agrandir leur mission, se placer à un point de vue plus élevé et étendre leur action de l'assistance morale et préventive. L'éducation primaire, l'instruction morale et religieuse de l'enfance, l'éducation professionnelle, l'apprentissage agricole et industriel, la tutelle et le patronage des enfants s'imposent à leur bienfaisante activité comme premier devoir, et, il faut le dire, comme œuvre pratique susceptible de donner des résultats sérieux et encourageants (Rapport de l'inspection générale des établissements de bienfaisance présenté à la suite de l'enquête sur les bureaux de bienfaisance. Imp. nat., décembre 1874.)

Aussi, bien que les dépenses relatives à l'instruction primaire soient en principe des charges essentiellement communales et que par conséquent le payement de la rétribution scolaire soit à

la charge de la commune, l'administration ne soulève aucune difficulté lorsqu'un bureau de bienfaisance qui possède des ressources suffisantes prend cette dépense à sa charge. Elle considère que l'établissement charitable répend pleinement au but de son institution en facilitant l'instruction des enfants pauvres. Les bureaux de bienfaisance sont même autorisés par le gouvernement à accepter les dons et legs qui leur sont faits dans un intérêt scolaire. [L. Armagnac]

BUREAU DE PLACEMENT DES INSTITU- TRICES. — Ce bureau a été établi à Paris par l'administration municipale en 1871. lia pour but non pas de pourvoir au recrutement des écoles publiques, mais de servir d'intermédiaire aux institutions et aux institutrices libres. Il est confié actuellement à M™* Lenormand (rue deSèvres, 4).

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