BUREAUX DKS INSPECTEURS D'ACADÉMIE
— Le local de ces bureaux, leur mobilier, ainsi que les frais de bureau sont à la charge du département, la dépense est obligatoire. (L. 14 juin 1854, art. 10). Un cabinet pour l'inspecteur ainsi qu'une pièce pour son commis et pour les archives doivent être réservés à la préfecture (cire 11 juillet 1854). Le minimum des frais de bureau est fixé à 50o francs.
Dans le cas où les proportions restreintes de l'hôtel de la préfecture ne permettraient pas d'y donner des bureaux à l'inspecteur d'académie, le préfet peut louer provisoirement un local convenable et voisin de la préfecture, en attendant qu'il soit possible de l'agrandir soit par voie d'acquisition, soit par voie de construction nouvelle, h l'aide d'un crédit sur les centimes facultatifs.
Ces prescriptions ont fait l'objet de la circulaire du ministre de l'intérieur en date du ls juillet de la même année. [E. de Resbecq.]
BUREAUX DES RECTEURS. — Le local de l'académie et les bureaux du recteur sont fournis par la ville chef-lieu (L. 14 juin 1854, art. 10,.
[L. Armagnac]
BUREAUX SCOLAIRES OU BUREAUX DES ÉCOLES. — V. Comités.
RUREAU TYPOGRAPHIQUE. — Sous ce nom, Rollin décrit un appareil pour apprendre à lire, dont il attribue l'invention à un M. du Mas (V. Dumas Louis), et qui, sous différentes formes, est encore aujourd'hui en usage dans nos salles d'asile et dans* les classes élémentaires de quelques écoles. Au moyen du bureau typographique l'enfant compose des mots, « comme fait un imprimeur en tirant des cassetins les différentes lettres ». Rollin ajoute : « Rien n'est plus fatigant ni plus ennuyeux dans l'enfance que la contention de l'esprit et le repos du corps. Ici l'enfant n'a point l'esprit fatigué; il ne cherche point avec peine dans sa mémoire ; il n'est point contraint à un repos qui l'attriste, en le tenant toujours collé à l'endroit où on le fait lire. Les yeux, les mains, les pieds, tout le corps est en action. L'enfant cherche ses lettres, il les tire, il les arrange, il les renverse, il les sépare, et les remet dans leurs loges. Ce mouvement est fort de son goût, et convient extrêmement au caractère vif
BURNIER — 300 —
et remuant de cet âge. » (Traité des études, I, I, § 2. De la lecture et de l'écriture.)
BURINIER (Louis), pasteur protestant, né à Lutry, près de Lausanne (Suisse), le 27 janvier 1795, mort à Vevey, le 14 janvier 1873. Il a publié un assez grand nombre d'ouvrage de théologie, et quelques écrits pédagogiques, dont les plus importants sont : De l'instruction publique dans ses rapports avec nos nouvelles institutions politiques, Lausanne, 1832 ; Cours élémentaire de pédagogie, 1865, résumé des leçons données par l'auteur à l'école supérieure des filles de Morges ; et Y Histoire littéraire de l'éducation en France, 2 vol. in-8°, Paris, 1874. Ce dernier livre est le plus intéressant des ouvrages de Burnier; l'écrivain y passe en revue, par ordre chronologique, tous les auteurs qui se sont occupés de l'éducation des filles, et expose en même temps, sous une forme aimable et familière, ses propres idées sur ce sujet. De sérieuses recherches historiques et d'abondants extraits des ouvrages analysés, dont plusieurs sont de véritables raretés bibliographiques, donnent à ce livre une valeur réelle. Le point de vue de l'auteur est, comme on pouvait s'y attendre, celui de l'orthodoxie calviniste; il s'attache surtout à réfuter ce qu'il appelle les erreurs de pédagogues tels que Fénelon, Locke, Rousseau ou Pestalozzi. Mais sa critique est toujours bienveillante, et les opinions mêmes des théoriciens qu'il combat sont exposées avec beaucoup de fidélité et de largeur ; aussi YHistoire littéraire de l'éducation peut-elle être consultée avec fruit par toutes les classes de lecteurs.
BUS (César de). — Né à Cavaillon, en 1544, mort à Avignon, en 1607. Il menait dans les camps une vie dissipée, lorsque la lecture des saints livres le convertit. A l'âge de 30 ans, il entra dans les ordres sacrés et se dévoua à instruire les enfants et à catéchiser le peuple. Il fonda la congrégation de la Doctrine * chrétienne, dont le but est l'instruction religieuse et gratuite des enfants et des pauvres habitants des campagnes. Approuvé par Clément VIII, en 1599, cet institut comptait, en France, trois provinces : celle d'Avignon, qui renfermait 7 maisons et 10 collèges ; celle de Paris, 4 maisons et 3 collèges; celle de Toulouse, 4 maisons et 13 collèges. — Les exemples de César de Bus et ses instructions familières sur les quatre parties du catéchisme romain exercèrent une influence salutaire sur l'éducation religieuse.
En 1590, il institua aussi une congrégation de filles ou veuves pour élever les jeunes filles, à l'imitation des religieuses fondées en Italie, en 1537, par sainte Angèle de Brescia. — C'est lui qui inspira à Madeleine Thuillier, dame de Sainte-Beuve, la pensée d'établir à Paris, en 1601, le premier monastère de dames ursulines, dont le pape Paul V approuva les constitutions. [L. Maggiolo.]
BUSBY (Bichard). — Célèbre pédagogue anglais, né de parents pauvres, àLutton (comté de Lincoln), en 1G06, mort en 1695. Après de brillantes études, il fut, en 1640, chargé de la direction de l'école de Westminster. Il occupa ce poste pendant 55 ans, et forma un nombre considérable d'élèves distin-