‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 159 sur 547 · CAHIERS · texte numérisé non relu

CAHIERS

CAISSE

nombre de paroisses, les unes rurales, les autres i urbaines, se rencontrent dans l'expression d'un désir qui semble avoir été assez général, celui de voir l'instruction populaire se développer sans perdre le caractère tout à fait élémentaire et pratique. Beaucoup demandent en des termes souvent presque identiques « qu'il soit formé un plan d'instruction et d'éducation publique qui com-

f renne tout ce qu'il est intéressant que sache un tre destiné à devenir bon chrétien, bon citoyen, bon fils, bon père et homme utile aux autres et à lui-môme; que l'on y comprenne ce qui peut éclairer le peuple des campagnes sur des erreurs et des préjugés souvent funestes. » Beaucoup aussi émettent dès cette époque le vœu qui reviendra sans cesse dans les années suivantes « qu'on rédige et qu'on mette au nombre des livres classiques ceux qui contiendront des principes élémentaires de la morale et de la Constitution fondamentale du royaume; qu'ils soient lus dans toutes les écoles et paroisses des campagnes. »

Dans une foule de cahiers on se préoccupe même des moyens pratiques d'arriver à cette diffusion de l'instruction populaire : on demande que les instituteurs soient « mieux payés et mieux choisis », qu'ils soient soumis à des examens, à un stage, à différentes garanties de savoir, de moralité, d'expérience. Le clergé prend dans plusieurs provinces l'initiative d'un vœu pour « que chaque paroisse soit tenue de fonder deux écoles gratuites, l'une pour l'éducation des jeunes garçons, l'autre pour celles des jeunes filles. «Mais nous ne voulons pas ici entreprendre une analyse que nous ne pourrions qu'ébaucher et qui ne serait qu'une répétition de notre article général sur l'histoire de l'instruction primaire en France. — V. France.

Page 1