CLASSEMENT
parti, et quelle immense plus-value donne le travail chez les peuples civilisés aux mômes matières que le sauvage sait à peine utiliser, etc.
3° Dans les leçons de choses, à quelque objet qu'elles s'appliquent, faire ressortir la puissance de la solidarité humaine; faire entendre à l'enfant que pour fabriquer la simple plume de fer qu'il emploie, pour lui procurer le tablier, les bas ou la cravate qu'il porte, pour lui donner à bas prix le papier qu'il prodigue, il a fallu des siècles de travail, de recherches, d'inventions et découvertes, et l'effort accumulé de plusieurs centaines de générations.
4° A l'occasion des événements du jour, expliquer non le détail des faits qui se produisent, mais les lois et les règles générales qui les régissent; à l'occasion des fêtes nationales ou locales et des anniversaires* historiques (V. Ephémérides) , faire naître et graver dans le cœur, aussi bien que dans l'esprit, les grands souvenirs d'intérêt général ou particulier, la reconnaissance envers nos aïeux, la haute estime du pays natal, le respect de toutes les nobles traditions, et ce sentiment complexe, souvent confus, toujours indéfinissable, mais non moins vit et puissant, que tous les peuples de la terre ont connu sous le nom d'amour de la oatrie.
5° A l'occasion des exercices gymnastîques et militaires, préparer le corps et l'esprit au futur service du soldat (V. Exercices militaires et Cadets).
6° Dans tous les exercices scolaires, sans affectation, mais sans négligence (dictées, problèmes, lectures, etc.), saisir les occasions naturelles, non pas d'exalter le chauvinisme ou d'introduire la discussion politique, mais d'éveiller l'esprit national, d'habituer l'enfant, non sans une certaine gravité, à cette idée qu'il sera citoyen et qu'il sera soldat, qu'il aura des jugements à émettre, des actes à accomplir, des sacrifices à faire, des responsabilités à encourir ou à partager, et le préparer de toute façon à envisager les droits qu'il aura un jour à exercer comme autant de devoirs à remplir vis-àvis de sa conscience et vis-à-vis du pays.
CIVISME {certificat de). — Dans l'organisation de l'instruction primaire, telle qu'elle fut créée par la Convention nationale, la production d'un certificat de civisme était exigée de tous les instituteurs. Le décret du 29 frimaire an II (19 décembre 1793), après avoir déclaré, à l'art. 1er, que l'enseignement est libre, ajoute à l'art. 3 :
« Les citoyens et citoyennes qui voudront user de la liberté d'enseigner sont tenus de produire un certificat de civisme et de bonnes mœurs, signé de la moitié des membres du conseil général de la commune ou de la section du lieu de leur résidence, et par deux membres, au moins, du comité de surveillance de la section ou du lieu de leur domicile ou du lieu qui en est le plus voisin. »
CLASSE. —V. Classes.
CLASSE ÉLÉMENTAIRE, MOYENNE, SUPÉ- RIEURE, etc. — V. Cours élémentaire, moyen, etc.
CLASSE ENFANTINE, PETITE CLASSE, CLASSE PRÉPARATOIRE. — V. Enfantines 'écoles et classes).
CLASSEMENT DES ÉLEVÉS. — Classer les élèves d'une école, c'est en composer des groupes susceptibles de recevoir avec fruit les mêmes leçons. Deux écueils sont à éviter dans cette opération délicate : d'une part le fractionnement exagéré, de l'autre l'assemblage d'enfants entre lesquels l'âge et la somme des connaissances acquises laisseraient une trop grande distance.
L'opération du classement dans les écoles à plusieurs classes consiste essentiellement à déterminer l'effectif des trois cours entre lesquels se
répartissent généralement les études primaires r cours élémentaire, cours moyen, cours supérieur; chaque cours pouvant, dans les écoles nombreuses, former à son tour plusieurs divisions.
Une semblable répartition ne saurait se faire au hasard ni à la légère; elle veut du temps et dessoins. Aussi, dans le département de la Seine où elle est adoptée, est-elle entourée de sages précautions et de formalités tutélaires. Pendant les premiers jours qui suivent la rentrée, les directeurs d'école se font présenter . chaque élève, s'assurent, par un examen, de son aptitude à suivre tel cours plutôt que tel autre, puis dressent leurs listes de classement en conséquence. Ceslistes, après le passage ou le contrôle de l'inspecteur primaire à qui elles doivent toujours être soumises, deviennent définitives, et l'école commence aussitôt son fonctionnement régulier. L'idéal serait que rien, dans le cours de l'année ^ ne vînt troubler ce groupement primitif, que tout enfant poursuivît jusqu'au mois d'août la carrière commencée au mois d'octobre. Malheureusement, il n'en peut être ainsi. Il y a d'abord la part à faire aux retardaires et aux nouveaux venus qui devront prendre place à leur heure dans les cadres. Ensuite, il faut compter avec la poussée qui, dans les écoles des grandes villes, s'exerce continuellement de bas en haut. Pendant que, dans les classes supérieures, il se produit des vides par la retraite prématurée d'un certain nombre d'enfants, les classes inférieures s'emplissent outre mesure, et force est d'opérer des ascensions, sinon continues, du moins à une époque déterminée, par exemple vers Pâques ou au moment des premières communions. Toute modification faite dans le courant de l'année à ce classement est consignée sur le registre et signalée à l'inspecteur qui en apprécie l'opportunité.
Il n'est pas besoin de faire remarquer que le classement dont nous parlons est une suite rigoureuse de la substitution, dans nos écoles, du mode simultané aux modes individuel et mutuel. Il est en outre une imitation de ce qui se passe dans l'enseignement secondaire.
Le classement, une fois adopté, devra être suivi jusqu'au bout; aucune coupure, aucune subdivision ne devra y être ajoutée. Pour l'école d'une seule classe, trois divisions sans plus; dans les écoles de deux classes, encore trois divisions dont deux nécessairement seront aux mains d'un seul maître; dans les écoles de trois classes* un maître et une classe pour chacun des trois cours. Au-delà de ce nombre, toujours la même répartition de l'effectif scolaire ; seulement chaque cours, on le comprend, pourra compter plusieurs classes, soit simplement nuancées, soit parfaitement parallèles.
Qu'il s'agisse du premier classement ou d"un classement partiel, cette opération doit toujours s'appuyer sur un examen sérieux. Quelle que soit la confiance du directeur dans ses adjoints, son intervention est nécessaire, ne fût-ce que pour donner, aux yeux des élèves, à l'opération du classement un caractère plus élevé de justice et d'impartialité. — Un bon classement exige du discernement et de l'attention. Il est toujours fâcheux de revenir sur un classement fait, pour ramener dans une division inférieure un élève mal classé. Outre le découragement qui peut en résulter pour l'enfant, la famille conçoit avec raison des doutes sur la vigilance de l'instituteur. En général, il rie faut user de cette mesure que comme d'une punition sévère infligée à un élève que son mauvais vouloir ou sa nonchalance habituelle met dans l'impossibilité de suivre les leçons de sa classe. — Les programmes étant conçus de manière à présenter, quoique à des degrés différents, un ensemble complet des connaissances essentielles,
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l'enfant qui serait obligé de quitter l'école avant d'avoir parcouru la série entière emporte néanmoins un bagage sommaire de notions indispensables. L'instituteur ne peut donc avoir d'hésitation pour la sévérité de sa classification : un élève faible n'a qu'à gagner à redoubler le cours qu'il ne possède pas suffisamment. De môme, il ne peut y avoir qu'avantage pour l'école entière à retenir dans les divisions moyennes les enfants d'une intelligence étroite qui, sans profit pour eux-mêmes, entraveraient la marche des autres. Cependant, pour qu'un enfant soit admis à passer à un cours plus élevé, il n'est pas nécessaire qu'il possède imperturbablement toutes les matières du cours précédent: il suffit que, par le développement de ses facultés et de ses connaissances, il soit en état de suivre avec fruit le cours où il va entrer.
Ainsi, comme le dit excellemment M. Gréard, point de rigueur excessive, mais point de complaisance ni pour les enfants ni. pour les familles dont l'instituteur doit diriger et non suivre aveuglément les vœux.
Cf. d'excellents conseils sur la classification des élèves, par M. l'inspecteur Carré dans le Bulletin des Ardennes, reproduits par Y Éducation, 1878, n° 2; dans le Manuel général de 1845 (p. 4, 39, 147, 23G) d'intéressantes études de Badin * sous ce titre : De l'art d'associer et de grouper les enfants. [E. Brouard.]
CLASSES. — Il y a peu de termes plus usités que le mot classe dans la langue scolaire, et pourtant il y en a peu qui offrent une définition plus indécise. Nous allons essayer d'abord de la fixer, puis de résumer, pour la France et pour l'étranger, les principales règles relatives à l'organisation et à la hiérarchie des classes.
1. Définition; rôle de la classe dans l'école. — Ecartons d'abord, pour la reprendre ailleurs, une acception qui, bien que fort usuelle, n'est cependant qu'une acception dérivée, ou plutôt le résultat d'une abréviation : classe, au sens matériel, désignant le local scolaire, simple abréviation pour salle de classe. C'est au mot salle de classe que nous parlerons des conditions de construction, d'aménagement et d'installation matérielle des locaux servant à faire la classe.
En dehors de ce sens secondaire, que signifie proprement le mot classe ? Il désigne une section de l'école, une réunion d'élèves formant un groupe distinct sous la conduite d'un maître, correspondant à un certain degré d'enseignement au-dessus et au-dessous duquel se trouvent d'autres classes.
Ainsi c'est essentiellement par rapport à l'organisation pédagogique que le mot classe doit être défini. La classe est dans l'organisme scolaire ce qu'est un organe dans le corps, ce qu'est un rouage dans la machine : elle ne forme pas un tout k elle seule, elle vaut par son accord avec les classes qui la précèdent et avec celles qui la suivent.
Ecoles à une classe et à plusieurs classes. — De cette définition môme il résulte que nous considérons non comme la règle, mais comme l'exception au point de vue pédagogique, — bien que numériquement ce soit peut-être l'inverse en beaucoup de pays, — l'école à une seule classe.
Dans le cas d'une classe unique, motivé par le petit nombre d'élèves et par la pénurie des ressources locales, on peut dire que l'école se divise bien en plusieurs classes, que les élèves se groupent réellement d'après leur âge et leurs connaissances en trois pu quatre degrés, mais que ces degrés s'appellent divisions ou woupes au lieu de s'appeler classes. On a raison de ne pas les nommer classes : car « pour qu'il y ait une classe, il faut qu'il y ait non-seulement une réunion d'élèves de même force ou à peu près, mais aussi un maître exclusivement attaché à eux. Les groupes
d'enfants instruits en commun avec d'autres par le môme maître et dans la même salle forment les divisions de la classe , mais ne doivent jamais, quel qu'en soit le chiffre, être considérés comme formant chacun une classe à part. Toute école n'ayant qu'un maître n'a qu'une classe. » (Annexe à la circul. du 31 août 1876.)
Ainsi l'école à classe unique est pour ainsi dire l'école en raccourci. C'est l'état embryonnaire de l'école : elle contient en germe toutes les parties essentielles de l'école, mais on ne verra ces diverses parties acquérir leur développement et devenir des organes complets que dans l'école à plusieurs classes.
En bonne pédagogie, il faudrait, à des groupes d'élèves suffisamment différents par l'âge et par le degré d'instruction, des maîtres différents, des locaux distincts, des programmes nettement déterminés : l'école à une classe ne peut réaliser ces conditions ; mais comme elles résultent de la nature même des choses, si cette école ne peut les remplir absolument, elle s'en rapproche le plus possible ; et c'est l'honneur de nos plus humbles instituteurs, des simples maîtres d'école de village ou de hameau, de pouvoir dire que, placés dans la situation la moins propice, ils ont tout à tirer d'eux-mêmes, tout à attendre de leur propre énergie, de leur propre intelligence, s'ils veulent faire d'une école rudimentaire une véritable école : il n'y a qu'un local, il faut agir comme si l'on en avait deux ou trois ; il n'y a qu'un maître, il faut qu'il se multiplie et fagse la tâche de trois ; il n'y a que des divisions, il faut les traiter comme des classes, donner à chacune d'elles son programme, son plan d'études, son emploi du temps ; il n'y a que trois heures de classe commune, il faut que chaque groupe d'élèves ait ses trois heures auss.' bien remplies que s'il était seul à l'école, que s'i. avait le maître à lui tout seul. Aussi, quand un instituteur rural a vraiment su organiser une école à classe unique, il y a entre lui et le maître adjoint de nos écoles urbaines une différence analogue à celle qu'on remarque entre le petit artisan, qui produit pour son compte des objets de fabrication simple et facile, et l'ouvrier des manufactures qui ne sait faire qu'une pièce isolée, toujours la même. Le premier en exécuterait moins bien que le second telle ou telle partie, mais il a une idée plus juste de l'ensemble; celui-ci excelle dans sa spécialité, mais elle est étroitement limitée ; celui-là se borne à des ouvrages moins finis, mais il est apte à des ouvrages de divers genres, et s'il a la main moins habile, il a souvent l'esprit plus inventif.
Le rôle de la classe dans l'école est un fait tellement capital que dans la plupart des pays il sert à déterminer la classification, la hiérarchie et même l'organisation des écoles. Les einklas-ige Volksschulen des Allemands et des Suisses, les ungraded schools des Américains, ne sont jamais confondues ni par les règlements ni par l'opinion publique, avec les écoles vraiment organisées {gegliederte Volksschulen, graded schools).
2 Organisation et hiérarchie des classes. — Pour ne pas empiéter ici sur les développements d'une nature plus générale réservés à l'article Organisation pédagogique, nous nous attacherons surtout à donner, avec le plus de précision possible, les prescriptions relatives à quatre questions :
1° Nombre de classes de l'école primaire (élémentaire et supérieure);
2° Nombre maximum d'élèves de chaque classe ;
3° Nombre minimum et maximum des heures de classe ;
4° Nombre et nature des subdivisions de la classe.
FRANCE
Nombre de classes de l'école p)'Î77iaire. — Çom-
CLASSES
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bien de classes au maximum et au minimum peut avoir une école primaire? C'est plutôt là une question de théorie que de pratique. Tout au plus se pose-t-elle dans de très grandes villes à l'occasion de constructions nouvelles.
Tandis que d'autres pays ont adopté à cet égard des dispositions légales aussi formelles que compliquées (V. ci-dessous), la France n'en a pas. Le seul texte officiel qu'on puisse citer, le règlement modèle de 1851, disait (art. 16) : « Les élèves de chaque école seront partagés en trois divisions au moins, selon leur degré d'instruction et autant que possible selon leur âge. » — Les « trois divisions » indiquées dans ce document peuvent être considérées comme le germe des trois cours (élémentaire, moyen, supérieur) aujourd'hui généralement admis (V. l'article Cours); chacun de ces cours, chacune de ces divisions comprend, suivant l'importance numérique de l'école, tantôt plus, tantôt moins que l'effectif d'une classe.
Mais, de ce premier classement général et quelquefois tout idéal des élèves d'une école en trois cours, résulte cette conséquence : toutes les fois qu'il s'agit d'une école urbaine ou rurale desservant une commune ou une section de commune suffisamment populeuse, les trois cours deviennent trois classes, au sens de la circulaire précitée du 31 août 1876. Faudrait-il en conclure que le nombre normal de classes d'une école primaire est de trois? Non, car pour recruter convenablement la classe supérieure, il faut au moins deux classes moyennes, et pour alimenter celles-ci, deux classes du cours inférieur ou élémentaire sont le strict minimum; encore conviendrait-il, lorsqu'il n'y a pas de salle d'asile, d'y ajouter une sorte de classe d'initiation pour les tout, jeunes élèves. On comprend aisément la nécessité de donner ainsi cinq ou six classes à une école urbaine, si l'on remarque le nombre considérable d'élèves qui quittent l'école au sortir du cours moyen et souvent, hélas ! du cours élémentaire. Ce sont ces motifs, expliqués par M. Gréard dans une page lumineuse de son Rapport sur l'instruction primaire à Paris en 1875, qui ont décidé l'administration de la Seine à adopter comme type normal l'école à cinq classes. En fait, on comptait à Paris, au 1er janvier 1879, 2 écoles à 1 classe, 5 à 2 classes, 10 à 3, 53/ à 4, 66 à 5, 76 à 0, 38 à 7, 29 à 8, 13 à 9, 5 à 10, et 2 à 13 classes.
Pour la France entière, voici les chiffres donnés par la statistique de 1877 (écoles publiques et libres de toute nature) :
Classes. Ecoles laïques. Écoles congréganùtes.
Ont
8 et au-dessus. 44
Entre autres feits qui ressortent de ce tableau, on remarquera qu'avec moins de 20000 écoles, les congrégations enseignantes ont sur les laïques cet avantage de posséder à elles seules les trois cinquièmes des écoles à plusieurs classes, c'est-à-dire des écoles susceptibles d'une certaine organisation pédagogique ; avantage qu'il ne faut pas perdre de vue si Ton veut comparer en masse les résultats obtenus par l'enseignement laïque et par l'enseignement congreganiste.
Nombre maximum d'élèves dans une classe. — Le nombre des élèves qui peuvent recevoir l'enseignement du même maître dans une seule classe n'est pas déterminé par la loi d'une manière rigoureuse. Aux termes de l'article 34, § 1er, de la
loi du 15 mars 1850, « le conseil départemental détermine les écoles publiques auxquelles d'après le nombre des élèves il doit être attaché un instituteur adjoint ; » c'est donc une question d'appréciation sur laquelle l'instruction du 12 mai 1867, complétée par celle du 30 juin 1867, donne cependant quelques indications assez précises.
« Il n'a pas été possible, dit cette circulaire, de fixer d'avance le chiffre de la population scolaire au-delà de laquelle un maître ou une maîtresse adjointe serait nécessaire. Cette nécessité peut varier selon des circonstances dont il a paru préférable de laisser l'appréciation au Conseil départemental. Telle école qui ne réunit pas plus de 60 enfants, mais où l'enseignement reçoit tous les développements prévus par la loi, exigera la présence d'un adjoint, plutôt que telle autre école qui comptera 80 ou 100 enfants auxquels la partie obligatoire seule de l'instruction primaire sera enseignée. Tel maître, jeune et actif, suffira pour 80 écoliers, tandis que tel autre, déjà âgé ou maladif, succomberait à la fatigue que lui imposeraient 50 ou 60 enfants. Ce sont toutes ces circonstances qui détermineront le Conseil départemental. »
En règle générale, aujourd'hui, toutes les fois que le nombre des élèves fréquentant assidûment une école est supérieur à 80, un emploi d'adjoint est créé et l'école est divisée en deux classes. (Instruction du 9 août 1870.) Dans les écoles très nombreuses, il y a autant de classes qu'il y a de fois 80 élèves. On ne comptait plus en 1876-77 que 3543 classes publiques (sur 78276) ayant plus de 80 élèves inscrits. La moyenne générale de la France était : dans les écoles publiques de gar çons, de 49 élèves par classe laïque, de 53 par classe congreganiste; dans les écoles publiques de filles, de 43 chez les laïques, et de 40 chez les religieuses ; dans les écoles mixtes, de 34 enfants. Les classes urbaines sont toujours plus chargées que les classes rurales correspondantes. La moyenne est :
Garçons :
écoles laïques rurales
urbaines
— congrég. —
Filles :
— laïques —
— congrég. —
Durée des classes. — Le mot classe s'applique quelquefois au temps consacré dans chaque école à l'enseignement du maître.
« Les classes dureront au moins trois heures le matin et trois heures le soir. Celle du matin commencera à huit heures et celle de l'après-midi à une heure.
« Suivant le besoin des localités, les heures d'entrée et de sortie pourront être modifiées avec l'approbation du préfet. »
Une circulaire de M. Duruy, en date du 25 septembre 1 866,porte qu'un repos de dix minutes ou d'un quart d'heure est indispensable aux enfants, pour qui le mouvement est une nécessité, et dont il n'est pas possible, malgré la diversité des exercices scolaires, de maintenir l'attention éveillée pendant trois heures. Malgré le silence du règlement, l'usage s'était introduit, dans quelques écoles, d'interrompre par une récréation les longues classes du matin et du soir; M. Duruy a généralisé ce (jui n'était qu'une exception, et les classes du matin et du soir doivent être coupées par un repos de quelques minutes.
« L'ouverture des classes est obligatoire pendant toute l'année, le temps des vacances excepté.
« Les écoles seront fermées les dimanches, les jours de fêtes conseivées et les jeudis après-midi.
« L'instituteur ne peut intervertir les jours de classe sans y avoir été autorisé. » (Règl. mod., art. 39, 41, 43.)
Nombre et nature des subdivisio?is de la classe, — V. Divisions.
CLASSES
PAYS ÉTRANGERS
CLASSES
ALLEMAGNE. Aniialt. — L'école primaire, dans les villes, est divisée en classes. Aucune classe ne doit avoir plus de 70 élèves. La durée de l'enseignement est d'une demi-journée pour chaque classe; néanmoins, dans la classe supérieure des garçons, l'enseignement peut être donné durant la journée entière. Il doit y avoir au moins un instituteur pour deux classes. — A la campagne, un seul instituteur peut diriger une école de 140 élèves : ceux-ci sont divisés en deux classes recevant chacune l'enseignement pendant une demi-journée; si le cliifl're de 140 est dépassé, un second instituteur doit être nommé. — Les principales villes du duché ont des écoles primaires supérieures. L'enseignement y dure une demi-journée dans les deux classes inférieures, et la journée entière dans les autres; le nombre des élèves est limité à GO par classe. (Loi du 24 avril 1850.)
Bade. — Dans toute école primaire, les élèves sont divisés en deux ou plusieurs classes, suivant, le nombre des instituteurs. Chaque classe reçoit l'enseignement à part. Une classe qui comprend des enfants appartenant à des années différentes se partage en divisions, correspondant dans la règle au nombre des années scolaires réunies dans cette classe : toutefois il ne pourra pas être établi plus de trois divisions. S'il n'y a qu'un seul instituteur, l'école forme deux classes, la première comprenant les trois premières années scolaires, la seconde les cinq dernières années. S'il y a deux instituteurs, on forme quatre classes : la première comprend la première année, la deuxième les années 2 et 3, la troisième les années 4 et 5, la quatrième les années 6, 7 et 8. — S'il y a trois instituteurs, ort forme 6 classes : les 3 classes inférieures comprennent les 3 premières années, la quatrième classe comprend les années 4 et 5, la cinquième classe correspond à la sixième année, et la sixième classe comprend les années 7 et 8. Si le nombre des élèves permet la réunion des années 2 et 3, il n'est formé que 5 classes; alors la classe supérieure reçoit le maximum légal d'heures de leçons (erweiterte Schulzeit). — On peut, lorsqu'il y a ttois instituteurs, introduire déjà partiellement la séparation des sexes : dans ce cas, l'école est divisée en 4 classes; la troisième (années 4 et 5) et la quatrième (années 6, 7 et 8) sont doubles et comprennent une classe de garçons et une classe de filles. — Lorsqu'un instituteur est chargé de deux classes, il leur donne le minimum d'heures de leçons (einfache Unterrichtzeit) , qui est de 16 par semaine; ces heures de leçons doivent être distribuées de façon qu'un élève ne soit tenu de venir à l'école qu'une fois par jour, soit le matin, soit l'après-midi. Si un instituteur n'est chargé que d'une seule classe, il lui donne le maximum d'heures de leçons, fixé à 20-^0 par semaine, et alors l'école dure toute la journée. (Ordonnance scolaire du 1s avril 1869, et Instruction du conseil supérieur du 7 juin 18G9.)
Bavière. — Le programme d'enseignement {Lehrplan) du 3 mai 1804, qui sert encore de base à l'organisation scolaire en Bavière, divise l'instruction primaire en trois périodes d'enseignement {Unterrichts-Perioden) , correspondante trois classes successives d'une môme école. S'il n'y a qu'un seul instituteur, il peut, pendant qu'il donne l'enseignement à l'une des classes, occuper les autres classes à quelque travail pouvant s'exécuter sans bruit, tel que les exercices de calcul; il peut aussi congédier les commençants pendant qu'il s'occupe de la classe supérieure. S'il y a plusieurs instituteurs, les classes reçoivent l'enseignement séparément. Chaque province a ses règlements spéciaux sur la matière : dans la Haute-Bavière, par exemple, les trois périodes d'enseignement
prévues par h: Lehrplan de 1804 ont été- étendues a. quatre, savoir : première classe (première année scolaire), deuxième classe Cannées 2 et 3, 2 divisions), troisième classe (années 4 et î, 2 divisi quatrième classe ''années G et 7, 2 divisions). (Ordonn. minist. du 15 mars 18G2.) — Le nombre nor mal des heures de classe est de 26 par semaine. Les écoles de demi-jour sont interdites.
Hambourg. — Les écoles primaires publiques de la ville de Hambourg ont dans la règle sept classes successives. La formation de classes parallèles peut avoir lieu. Le nombre moyen des élèves est fixé à 50 par classe : ce nombre ne peut pas être dépassé, dans les classes inférieures, sans une autorisation spéciale de la commission scolaire. Dans quelques écoles primaires sont instituées des classes supérieures, où les élèves les plus avancés de toutes les écoles publiques peuvent être admis après avoir achevé le cours scolaire habituel. (Loi du 11 nov. 1870, art. 3G.)
Hesse. — Les élèves de l'école primaire sont divisés en classes, suivant leur âge et le degré de leurs connaissances. Il ne peut y avoir dans une classe que 80 élèves ; exceptionnellement elle pourra comprendre 100 élèves. Dans les écoles à plusieurs classes, il doit y avoir un instituteur pour chaque classe. —Le nombre des heures de classes qui, en règle générale, doit être le même en hiver qu'en été, est fixé par l'autorité scolaire supérieure d'après les circonstances locales : en moyenne, ce nombre ne doit pas dépasser 6 par jour. (Loi du 16 juin 1874, art. 3 et i4.)
Prusse. — Les institutions normales d'instruction primaire sont : l'école à plusieurs classes, l'école à deux instituteurs, et l'école à un instituteur, qui est soit l'école à une seule classe, soit l'école de demi-jour.
Dans l'école à une seule classe, des enfants de tous les âges sont réunis dans un local unique, et reçoivent simultanément l'enseignement d'un instituteur commun. Le nombre des élèves ne doit pas dépasser 80. Les enfants de la division inférieure reçoivent dans la règle 20 heures de leçons par semaine, ceux des divisions moyenne et supérieure, 30 heures, y compris la gymnastique pour les garçons et les ouvrages du sexe pour les filles.
Si le nombre des enfants dépasse 80, ou que le local d'école soit trop petit pour contenir un nombre d'élèves même inférieur, et que les circonstances ne permettent pas l'installation d'un second instituteur, de même que lîi où d'autres motifs peuvent rendre la chose nécessaire, l'école à une seule classe peut être, avec l'autorisation du gouvernement provincial, organisée sous la forme d'école de demi-jour (deux sections recevant l'enseignement séparément, chacune pendant une demi-journée); le nombre des heures d'enseignement données aux deux sections doit former un total de 32 par semaine.
Lorsqu'une école a deux instituteurs, elle doit être divisée en deux classes recevant l'enseignement séparément. Si le nombre des enfants vient à dépasser 120, une troisième classe doit être établie. Dans ce cas, la troisième classe reçoit 12 heures de leçons par semaine, la deuxième i'4, et la première 28.
Dans les écoles qui ont trois classes et plus, si chaque classe a son instituteur spécial, les enfants du degré inférieur reçoivent '22 heures de leçons par semaine, ceux du degré moyen 28, et ceux du degré supérieur de 30 à 32.
Dans les écoles a plusieurs classes, une séparation des sexes est désirable pour les classes supérieures. Dans les écoles à deux instituteurs, il vaut mieux organiser deux ou trois classes hiérarchiquement superposées, sans séparation des sexes, que d'instituer deux classes distinctes pour les deux sexes.
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Dans une localité où existent plusieurs écoles à une seule classe, on doit chercher à les réunir en une école à plusieurs classes. (Ordonnance ministér. du 15 oct. 1872.)
Saxe (royaume). — Dans l'école primaire élémentaire, les élèves sont divisés par catégories d'âge en deux classes ou plus. Il ne peut y avoir dans une classe plus de 60 élèves; chaque instituteur ne peut donner l'instruction à plus de 120 élèves (ce qui semble indiquer des classes de demi-jour). — L'école primaire moyenne est organisée de telle sorte que par la division des classes et l'augmentation du nombre des heures de leçons, les élèves y reçoivent une instruction plus étendue qu'à l'école élémentaire. Chaque salle de classe d'une école primaire moyenne ne peut contenir au delà de 50 places A l'école primaire supérieure, ce nombre est limité à 40. (Loi du 26 avril 1873.)
Saxe-Weimar. — Dans toute école primaire, qu'elle ait une ou plusieurs classes, on distingue trois degrés d'âge : inférieur, moyen et supérieur. Au premier degré appartiennent dans la règle les élèves des deux premières années scolaires ; au 2e, ceux des trois années suivantes ; au 3e, ceux des trois dernières années.
Dans l'école à une seule classe, les élèves reçoivent l'enseignement d'un seul instituteur, dans un même local, soit simultanément, soit en deux divisions combinées.
Dans l'école à deux classes et à deux instituteurs, chaque instituteur doit autant que possible être chargé des élèves de quatre années scolaires : celui de la classe inférieure a les élèves des quatre premières années, celui de la classe supérieure les •élèves des quatre dernières.
Dans l'école à trois classes et à trois instituteurs, les trois classes doivent autant que possible être formées d'après les trois degrés d'âge : la classe inférieure comprend deux années scolaires, et les classes moyenne et supérieure chacune trois années.
Dans les écoles de quatre à huit classes, il est recommandé de laisser les enfants d'une même promotion passer d'une classe à l'autre avec le même instituteur, "au lieu de les faire changer d'instituteur chaque année. S'il s'agit par exemple d'une école de huit classes avec huit instituteurs, l'instituteur de la huitième classe (inférieure) accompagnera les élèves, après l'année scolaire écoulée, dans la septième classe et leur y donnera l'enseignement de la deuxième année, tandis que l'instituteur de la septième classe reprendra l'enseignement dans la huitième avec les élèves nouvellement entrés. Une rotation semblable aura lieu entre les instituteurs des sixième, cinquième et quatrième classes, formant le degré moyen, et entre ceux des troisième, deuxième et première classes, formant le degré supérieur.
En général, on devra préférer l'organisation qui réunit dans la même classe les enfants des deux sexes appartenant au même degré d'âge, à celle qui sépare les enfants par sexes dans toutes les classes. Toutefois, cette séparation n'est pas exclue en principe; et les classes peuvent, selon les circonstances, être organisées soit par degré d'âge, soit par sexes ; l'inspecteur du district décide sur chaque cas spécial (Ordonn. ministér. du 20 mars 1875).
Wurtemberg. — L'autorité scolaire supérieure peut décider que dans une école primaire l'enseignement sera donné par divisions. Dans ce cas, le nombre des élèves à instruire par un seul instituteur peut s'élever à 120. Le nombre total des heures de leçons à donner par l'instituteur dans une école où a été introduit le système des divisions est de 32 par semaine. Il n'est pas nécessaire de diviser ce nombre d'heures par moitiés égales entre
deux divisions dont l'une comprendrait, par exemple, les élèves de sept à dix ans, et l'autre les élèves de onze à quatorze ans; il convient au contraire d'attribuer aux plus âgés un nombre d'heures plus considérable qu'aux plus jeunes. Il n'est pas nécessaire non plus que les divisions reçoivent l'enseignement d'une manière tout à fait séparée : ainsi deux divisions voisines (comme la classe moyenne et la classe supérieure) peuvent recevoir ensemble certaines leçons, ou bien, tandis qu'une division reçoit l'enseignement oral direct, une autre division peut être occupée à un exercice n'exigeant pas l'intervention de l'instituteur. Mais le total des heures de leçons données aux divei*ses divisions, combinées ou séparées, doit toujours être de 32. Une autre forme également admise est l'enseignement combiné par classes {kombinirter Klassenunterricht), où deux instituteurs donnent à trois classes, ou trois instituteurs à quatre ou cinq classes, l'enseignement par divisions. Supposons deux instituteurs pour trois classes comptant ensemble 260 élèves ; ils ont 64 heures de leçon à donner, soit 21 à 22 heures pour chaque classe : deux classes reçoivent chacune ce nombre d'heures de leçons de l'un des instituteurs, et la troisième classe reçoit ses leçons des deux instituteurs par moitié. Si les degrés d'âge sont très différents d'une classe à l'autre, les heures de leçons peuvent se répartir d'une façon inégale : par exemple, la classe des élèves de six à huit ans reçoit 14 heures par semaine, celle des élèves de huit à dix ans, 24 heures, celle des élèves de dix à douze ans, 26 heures; ou bien, avec trois classes échelonnées dont les élèves ont de neuf à quatorze ans, la classe supérieure reçoit 24 heures par semaine, et les deux classes inférieures chacune 20. Les arrangements de ce genre doivent être soumis à l'approbation de l'inspecteur de district (Loi de 1858 et ordonnances diverses).
AUTRicnE-HONGRiE. — • Autriche. — Le groupement des élèves d'une école primaire en divisions ou classes a lieu en raison de leur nombre et de l'importance du personnel enseignant. Lorsque pendant trois années consécutives l'école compte en moyenne 80 élèves, il est nommé un deuxième instituteur ; si cette moyenne atteint 160 élèves, un troisième instituteur doit être nommé, et ainsi de suite. L'inspection scolaire du district, après avoir entendu l'inspection locale, décide s'il y a lieu d'ordonner la séparation des sexes, et dans quelle mesure cette séparation doit avoir lieu. — Les écoles primaires supérieures {Bùrgerschulen) se composent de trois classes, faisant suite à la cinquième année de l'école élémentaire; mais il est facultatif de fondre l'école élémentaire et l'école primaire supérieure en une seule organisation, qui comprend alors huit classes ; la séparation des sexes est obligatoire dans les trois classes supérieures d'une école à huit classes, ainsi que dans les trois classes d'une école primaire supérieure proprement dite (Loi du 14 mai 1869).
Hongrie. — La loi ne prévoit pas de division par classes à l'école élémentaire, qui comprend six années scolaires : elle se borne à fixer à vingt ou vingt-cinq par semaine le nombre des heures de leçons, y compris l'enseignement religieux ; un instituteur ne peut pas être chargé de plus de 80 élèves ; autant que possible, les sexes doivent être séparés. A l'école primaire supérieure, qui comprend trois années scolaires, le nombre des heures de leçons est de 18 à 24 par semaine: chaque école doit avoir au moins deux instituteurs et un sous-instituteur; la séparation des sexes est de rigueur (Loi du 5 déc. 1868).
BELGIQUE. — La loi du 23 septembre 1842 ne renferme aucune prescription concernant le groupement par divisions» ou classes des élèves des écoles primaires proprement dites. — Le règle-
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■ment général du 15 août 1846 porte, art. 7 : « Le classement des élèves dans les diverses divisions appartient à l'instituteur en chef, sauf recours à l'inspecteur cantonal. »
Aux termes de l'art. 15 de la loi, « il appartient au conseil communal de déterminer, dans un règlement local, notamment les jours et les heures de travail, les vacances, etc. »
En fait, le nombre des divisions dans les écoles primaires dépend du nombre d'élèves fréquentant l'école, et par conséquent du nombre des membres du personnel enseignant attachés à l'établissement.
En règle générale, il y a trois divisions d'élèves par classe :
a) Division supérieure;
b) Id. moyenne ;
c) Id. inférieure.
Cette dernière est d'ordinaire subdivisée en deux sections.
Ces divisions et sections se répartissent comme suit d'après le personnel enseignant :
1° Ecoles à deux classes, dirigées par un instituteur en chef assisté d'un sous-maître : lre classe, divisions supérieure et moyenne. — 2e classe, division inférieure, lre et 2e sections.
2° Ecoles à trois classes, dirigées par un instituteur en chef assisté de deux sous-maîtres : lre classe, division supérieure ; — 2e classe, division moyenne; — 3e clause, division inférieure. Ou bien : lre classe, divisions supérieure et moyenne; — 2e classe, division inférieure, lre section ; — 3e classe, division inférieure, 2e section, selon le nombre des élèves de chaque division.
3° Ecoles à quatre classes, dirigées par un instituteur en chef assisté de trois sous-maîtres : lre classe, division supérieure; — 2e classe, division moyenne; — 3e classe, division inférieure, lre section; — 4e classe, division inférieure, 2e section.
La création d'écoles distinctes pour chaque sexe est vivement recommandée, dès que le nombre des membres du personnel enseignant et par conséquent des classes d'une école mixte quant aux sexes est de quatre. Dans les écoles mixtes, la séparation des sexes se fait uniquement par la disposition des bancs-pupitres.
Aux termes du règlement du 27 novembre 1874, il y a une salle séparée pour chaque classe de 70 élèves aie maximum.
Danemark. — L'école élémentaire, lorsqu'elle n'a qu'un seul instituteur, est divisée en deux classes, dans lesquelles les élèves des deux sexes reçoivent l'enseignement en commun. Chaque classe reçoit l'enseignement trois jours pleins par semaine; ou bien une classe a ses leçons le matin et l'autre l'après-midi. Dans les écoles urbaines, le nombre des classes est ordinairement plus considérable, à proportion du personnel enseignant attaché à l'école ; le système de l'enseignement de demi-jour y est appliqué dans les écoles gratuites, <it partiellement dans les écoles payantes.
ESPAGNE. — La loi ne prévoit pas la création de classes hiérarchiquement coordonnées au sein de l'école primaire : elle se contente d'établir la distinction entre l'école élémentaire et l'école supérieure. Les filles doivent avoir leurs écoles spéciales ; ce n'est que dans les écoles dites incomplètes que la réunion des deux sexes dans un même local est autorisée, sous réserve que les garçons et les filles seront dûment séparés (Loi du 9 septembre 1857).
GRANDE-BRETAGNE. — ANGLETERRE. — Les écoles
élémentaires publiques sont divisées en classes, dont le nombre varie suivant celui des élèves et ■selon le plus ou moins d'extension de programmes •d'études. Le préambule d'un règlement relatit à la construction de salles d'écoles, publié par le
département d'éducation, contient h ce sujet des directions dont voici un résumé :
Avant de procéder à la construction d'un local d'école, les points suivants doivent être examinés et résolus : en combien de classes l'école serat-elle divisée? les deux sexes recevront-ils l'enseignement en commun, ou bien les garçons et les filles seront-ils placés dans des salles séparées?
Chaque classe, pendant l'enseignement, doit avoir un maître spécial, ne fût-ce qu'un moniteur nommé pour une heure. Sans cela, il n'est pas possible d'occuper activement en même temps t us les élèves d'une école. Le but essentiel à atteindre est la concentration de l'attention du sous-maître sur sa classe spéciale, et de la classe sur le sous-maître, sans que cette attention soit distraite par desbruits ou des objets étrangers, et sans qu'il soit' mis obstacle à la surveillance que l'instituteur en1 chef doit pouvoir exercer sur toutes les classes et sur leurs sous-maîtres. Cette concentration serait obtenue d'une façon plus complète si chaque classe recevait l'enseignement dans une salle séparée ; mais cet arrangement ne serait pas compatible avec une surveillance exacte, et aurait encore d'autres inconvénients. Il faut donc que la salle d'école commune réunisse, dans la mesure du possible, les avantages combinés de l'isolement et de la surveillance. A cet effet, on recommande de donner à la salle une forme oblongue, et de disposer le long des murs des groupes de pupitres et de bancs ; ces groupes seront séparés les uns des autres par une allée, dans laquelle un rideau peut être tendu à volonté. Chaque classe, placée autour d'un groupe de pupitres, peut être ainsi isolée à droite et à gauche des autres groupes. En tirant le rideau qui sépare deux groupes de pupitres, l'instituteur principal peut réunir deux classes en une pour une leçon commune ; car la tâche de cet instituteur ne doit pas se borner à surveiller ce que font les sous-maîtres ou les moniteurs, il doit intervenir directement dans l'enseignement. — Rien n'est fixé relativement au maximum d'élèves que peut contenir chaque école et chaque classe.
HOLLANDE. — La loi ne prévoit pas la division de l'école primaire en classes; elle se borne à fixer le nombre maximum d'élèves qui peuvent recevoir l'enseignement d'un même instituteur. Si le nombre des écoliers excède 70, l'instituteur doit être assisté par un élève-instituteur; au delà de 100 écoliers il lui est adjoint un aide-instituteur; au-delà de 150, un aide-instituteur et un élève-instituteur. Au-delà de ce dernier nombre, il lui est adjoint, pour chaque cinquantaine d'élèves, un élève-instituteur, et pour chaque centaine un aide-instituteur (Loi du 13 août 1857).
La nouvelle loi du 17 août 1818 fixe à 30 le nombre maximum d'élèves qui peuvent recevoir l'enseignement d'un seul instituteur, et détermine, en vertu d'une progression assez compliquée, le chiffre des instituteurs à adjoindre au premier dans les écoles de plus de 30 élèves. Cette loi, du reste, n'est pas encore entrée en vigueur, et l'art. 24, qui contient les dispositions dont nous parlons, ne deviendra obligatoire qu'en 1886.
ITALIE. — Le cours d'instruction primaire élémentaire et celui d'instruction primaire supérieure durent chacun deux années, et chacun d'eux se divise, dans la règle, en deux clas ses distinctes. Nul enfant ne peut être inscrit dans le cours infé rieur en qualité d'élève régulier, s'il n'a atteint l'âge de six ans. Les quatre classes qui forment le cours complet d'instruction primaire ne sont pas ordinairement réunies en un même établissement, et les deux sexes ne reçoivent pas l'enseignement en commun. Toute commune doit avoir une école . élémentaire (pouvant se dédoubler en 2 classes) pour les garçons, et une autre pour les filles. Si la commune est tenue d'organiser aussi l'instruction
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primaire supérieure, elle doit avoir en outre une école supérieure à deux classes pour les garçons, et une autre pour les filles. Aucune école ne peut avoir plus de 70 élèves. Lorsque ce chiffre sera dopasse pendant une certaine partie de l'année, la municipalité pourvoira soit en ouvrant une seconde école sur un autre point de son territoire, soit en divisant la première en deux classes auxquelles seront assignées des salles distinctes. Dans ce dernier cas, renseignement dans la classe inférieure pourra être confié, sous la direction du maître principal, à un sous-maître. Dans les écoles qui n'ont qu'une seule classe, le nombre des élèves pourra dépasser 70, mais ne pourra être supérieur à 100 (Loi du 13 nov. 1859).
Ces prescriptions générales sont développées comme suit dans le règlement du 15 sept. 18G0 : Là où le cours scolaire est complet et composé de quatre classes (c'est-à-dire où le degré élémentaire est accompagné du degré supérieur) , le programme d'enseignement est divisé en quatre parties. Si la première classe est subdivisée en deux sections, la première partie du programme y sera enseignée en deux ans. Là où il n'existe qu'une école élémentaire confiée à un instituteur unique, les élèves seront groupés en trois divisions. Dans les localités où existent la première et la deuxième classe, chacune avec son instituteur, et où le degré supérieur n'existe pas, l'instituteur de la deuxième classe partagera ses élèves en deux divisions, auxquelles il donnera l'enseignement conformément à deux programmes gradués. La division de la première classe en deux sections n'est obligatoire que si le nombre des élèves dépasse 70 ou bien s'il n'existe qu'une seule école, comptant plus de 100 élèves. Pour passer d'une classe dans une autre, les élèves doivent être munis du certificat de promotion, qui se délivre à la suite d'un examen. Dans les écoles urbaines, les admissions dans la première classe et les promotions d'une classe à une autre n'ont lieu qu'au commencement de l'année. Dans les écoles rurales, les admissions et promotions ont lieu deux fois par an. Les leçons (ou séances scolaires), dont l'une aura lieu le matin et l'autre l'après-midi, formeront un total d'au moins cinq heures par jour. La réunion des deux leçons en une seule pourra être ordonnée par l'autorité communale, qui en avisera l'inspecteur ; dans ce cas, la durée de l'enseignement quotidien pourra être réduite à quatre heures et demie. A partir du 1er juillet,-la commune peut restreindre l'enseignement à une seule leçon donnée le matin, mais celle-ci devra durer au moins trois heures et demie ; l'inspecteur devra être avisé par le syndic. Si les ressources d'une commune ne lui permettent pas d'avoir deux écoles séparées pour les deux sexes, l'enseignement pourra être confié à une seule personne qui le matin tiendra l'école pour les garçons et l'après-midi pour les filles. Les écoles de ce genre devront, autant que possible, être confiées à des institutrices. — Les communes auxquelles la loi impose l'obligation d'instituer l'enseignement primaire supérieur, pour les deux sexes, pourront, si elles sont trop pauvres, être autorisées parle Conseil provincial à confier la troisième et la quatrième classes (c'est-à-dire les deux classes où se donne cet enseignement supérieur) à un seul instituteur ou à une seule institutrice. Cette autorisation ne sera pas donnée si le nombre total des élèves de ces deux classes est supérieur à 40; dans ce cas les deux classes devront être séparées, avec un maître pour chacune d'elles. Si, malgré la réunion des deux classes supérieures en une, le fardeau se trouvait encore trop lourd pour la commune, il pourra lui être permis de confier la troisième et la quatrième à des instituteurs qui seront déjà chargés d'une partie de l'enseignement dans les classes inférieures, mais à la con-
dition qu'ils soient brevetés pour l'enseignement primaire supérieur. Dans ce cas, la commune devra fournir à ces instituteurs un maître auxiliaire, pour les aider dans les leçons à donner aux classes inférieures.
portucal. — Le règlement du 20 décembre 1850 dit : « Les instituteurs, à proportion du nombre de leurs élèves et du degré de leur instruction, les distribuent en classes, entre lesquelles ils répartiront le temps des leçons de manière à faire la part de chaque objet d'enseignement, sans que l'un porte préjudice à l'autre ; et ils veilleront spécialement à ce que les élèves soient constamment occupés aux exercices de leur classe, ou à ceux d'une autre classe, s'ils peuvent utilement y prendre part. Pour mieux atteindre ce but, et provoquer une émulation profitable, à l'imitation de ce qui se fait dans les établissements d'enseignement mutuel, les instituteurs nomment pour chaque classe, parmi les élèves les plus avancés, des moniteurs et des décurions qui devront les aider et être chargés do certaines parties de l'enseignement dont les instituteurs ne pourraient pas s'occuper directement. » Les leçons, à l'école primaire, ont lieu tous les jours, sauf aux jours fériés prévus par le décret du 20 septembre 1844. Les leçons durent 6 heures, 3 le matin et 3 l'après-midi.
RUSSIE. — Les écoles primaires sont à une ou à deux classes, chaque classe ayant son instituteur spécial. Un règlement particulier pour les écoles urbaines (du 31 mai 1872) leur donne l'organisation intérieure suivante :
La durée du cours complet d'études est fixée à 6 ans. Dans les rares écoles n'ayant qu'une seule classe, les élèves sont partagés en trois divisions successives; ils restent ordinairement deux ans dans chacune d'elles. Dans les écoles formées de deux classes, le cours de la première classe dure quatre ans, et les élèves de cette classe sont partagés en deux divisions successives ; le cours de la deuxième classe dure deux ans. Dans les écoles qui comprennent trois classes, le cours de chacune d'elles est. bisannuel. Dans les écoles à quatre classes, le cours de chacune des deux premières dure deux ans, et celui de chacune des deux autres ne dure qu'un an. Il y a autant d'instituteurs que l'école compte de classes. L'instituteur qui dirige une école composée d'une seule classe a un aide ou sous-maître. Si dans l'école à une classe ou dans la première classe de toute autre école urbaine, il se trouvait plus de cinquante élèves, il serait nommé encore un aide pour chaque groupe de trente élèves en plus.
SUÈDE. — Les écoles de la campagne sont divisées en deux classes dans les districts possédant des « petites écoles » (écoles enfantines;. Si ce n'est pas le cas, elles le sont en trois, que le maître instruit successivement tandis que les deux autres sont occupées à divers exercices. Dans les villes, le système des classes est organisé d'une manière plus complète, et chaque classe est sous la direction d'un instituteur spécial.
Norvège. — La loi du 12 juillet 1848 sur les écoles urbaines dit : En règle générale, aucun instituteur ne doit être chargé de l'enseignement de plus de soixante enfants à la fois ; toutefois, dans des circonstances particulières, l'évêque pourra, sur l'avis de la commission scolaire, permettre une augmentation de ce chiffre. Toute école, ou lorsque l'école est divisée on plusieurs classes avec des instituteurs différents, chacune de ces classes, aura un local particulier. L'école sera ouverte tous les jours non fériés pendant six heures, à l'exception de l'après-midi du samedi, où il y a congé. Tout enfant sera admis à prendre part aux leçons pendant deux jours par semaine au moins. — Pour les écoles rurales, la loi du 10 mai 18G0 dit : Si le nombre des enfants, dans un cercle scolaire, augmente
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dans une proportion qui nuirait a Jour instruction simultanée par un seul instituteur, ils seront divisés en plusieurs classes, qui fréquenteront l'école à des heures différentes, ou bien il sera nommé des instituteurs supplémentaires. L'année scolaire est de douze semaines, ou lorsque les onfants, suivant leurs connaissances et leurs aptitudes, sont distribués en classes qui fréquentent l'école séparément, de neuf semaines pour chaque classe. Chaque semaine est comptée à. raison de six jours, chaque jour d'école à raison de six heures, à l'exception du samedi après-midi.
SUISSE.— Lesécolesprimaires, lors môme qu'elles sont dirigées par un seul instituteur, sont toujours divisées en classes; mais l'organisation de ces classes varie d'un canton à l'autre. Nous nous bornerons à. l'indication de quelques exemples :
Zurich. L'école quotidienne comprend six classes d'âge ; les trois classes inférieures forment la division élémentaire, les trois classes supérieures la division reale» Les deux divisions (les six classes) sont sous la direction d'un même maître, tant que le nombre des élèves ne dépasse pas 100 durant trois années consécutives. Si tel est le cas, on nomme un deuxième maître et on établit une seconde salle d'école. Lorsque le nombre des élèves se maintient au-dessus de 80, la commune peut décider la séparation, mais elle n'y est pas tenue. La première classe a 18 à 20 heures de leçons par semaine, la deuxième et la troisième 21 à 24, les trois autres 24 à 27.
Lucerne. L'école primaire se tient soit pendant six mois, soit toute Tannée. L'enseignement se donne de trois manières : 1° par un seul instituteur, qui est chargé de tous les enfants en âge de fréquenter l'école (Gesammtschule); 2° par plusieurs instituteurs et par classes graduées (écoles à classes successives, Surccssivschule) ; 3° en groupant les enfants d'une commune suivant leur domicile et leur sexe (écoles à classes parallèles). Dans les écoles tenues toute l'année, une classe est composée de deux cours (ce qui donne un chiffre de trois classes, le nombre total des cours étant de 6"' ; dans celles qui ne se tiennent que six mois, une classe a trois cours. Le nombre des heures de leçons est de 22 à 25 par semaine en été, de 27 à 30 en hiver.
Fribourg . Le nombre des élèves d'une école ne doit pas dépasser soixante-dix. Dès qu'il est supérieur à ce chiffre, l'école doit être dédoublée, et cela de préférence d'après les sexes. Le nombre des heures d'enseignement est de vingt-sept et demie par semaine, sauf en été où les trois classes supérieures n'en ont que dix.
Saint-Gall. Les écoles primaires ont sept cours annuels. Elles se divisent comme suit : 1° Ecoles collectives, où toutes les classes réunies reçoivent l'enseignement d'un seul maître; 2° écoles successives, où quelques classes seulement sont réunies sous le même maître. Dans les écoles à deux divisions, la division inférieure comprend trois cours, la supérieure quatre ; dans celles h trois divisions, l'inférieure comprend deux cours, la moyenne trois, et la supérieure deux. De plus on distingue : 1° les écoles semestrielles (Halbjahrschulen), qui n'ont l'enseignement complet que pendant six mois, hiver ou été, et dans lesquelles, dans le courant de l'autre semestre, il est donné, pendant dix-huit semaines, à deux demi-journées par semaine, des cours de répétition ; 2° les écoles de neuf mois; 3° les écoles annuelles, qui se subdivisent ainsi : «, écoles partiellement annuelles, dans lesquelles quelques classes ont toute l'année des leçons pendant la journée entière; d'autres classes n'ont que six mois de leçons pendant la journée entière, ou bien elles ont toute l'année des leçons pendant la moitié de la journée ; b, écoles annuelles de demiiour, dans lesquelles une division a ses leçons le
matin, l'autre l'après-midi ; c, écoles annuelles divisées, dans lesquelles une division a des I pendant une moitié de l'année, et l'autre pendant l'autre moitié.
Tessin. Toute école primaire est divisée en deux classes, de deux sections chacune. Chaque S comprend, en général, deux années scolaires. D'autres subdivisions ne sont permises qu'à la condition que chaque classe obtienne un instituteur particulier. Une division par rang d'âge est prêt une division par sexe. Dans les écoles qui durent toute l'année, il y a deux heures de leçons 1" matin et deux heures l'après-midi. Les écoles de demiannée ont cinq heures par jour, qui, si les enfants ont un long chemin h faire, peuvent se donner en une seule séance, avec interruption d*une heure. Dans les montagnes, les leçons peuvent être limitées aux heures du matin.
ÉTATS-UNIS. — Il est impossible de donner de la classe américaine, soit une définition 1 soit une définition de fait qui s'applique aux différents États de l'Union. Non seulement chaque État a ses lois et règlements, mais les villes, les comtés, les tovvnships même ont en matière d'organisation scolaire une autonomie qui défie toute généralisation.
La seule distinction absolument générale est celle des graded schools et des ungraded schools, c'està-dire des écoles qui sont organisées en classes graduées et de celles qui ne le sont pas. Dans Técole rurale sans degrés, la classe unique n'a d'autre organisation que celle que lui donnent les circonstances, le hasard ou les dispositions du maître ; elle est presque toujours commune aux deux sexes, de 4 à 21 ans.
Dans les écoles urbaines organisées hiérarchiquement, le nombre de classes par écoles est très variable. Les grammar schools, généralement mixtes, ont dans les grandes villes souvent huit ou dix classes, dans les autres au moins trois ou quatre. Le grand nombre relatif de classes par école est considéré comme un des éléments de la bonne organisation de l'école, parce que c'est la condition d'un groupement méthodique des élèves par degré de force.
Cette condition est plus facile qu'ailleurs à remplir, par suite de la réunion des deux sexes dans la même école. Quelques très grandes villes, comme New-York, et quelques cités de l'Ouest, sont revenues au système de classes distinctes pour les filles; d'autres ont, dans la même école et sous le môme directeur, des classes de filles et des classes de garçons qui ne se réunissent que le matin pour la lecture de la Bible, pour le chant ou pour certaines solennités. — Les high schools ont ordinairement trois ou quatre classes; il y en a cependant qui n'en comptent que deux.
Le nombre d'élèves par classe n'est pas moins variable que celui des classes par école. D'après les dernières statistiques du Bureau d'éducation, il est généralement de 40 à 50 pour les grammar schools dans les villes, de 25 a 35 dans les high schools. Le nombre de (iO, qui se trouve encore assez fréquemment, est considéré comme excessif et n'est que toléré.
La durée des classes dans les grammar schools est ordinairement de trois heures le matin (coupées par une ou deux récréations de dix ou quinze minutes chacune), et de deux ou trois heures l'aprèsmidi. On trouve aussi maintenant un certain nombre de classes qui n'ont qu'une séance par jour, de 9 à 2 heures, par exemple ; ce dernier système est surtout employé par les high schools.
Le mode d'opération de la classe est assez différent des habitudes européennes ; les élèves sont le plus souvent répartis en plusieurs divisions dont une seule à la fois reçoit la leçon, pendant
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