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duire les bonnes méthodes et les salutaires procédés; Y Ami de l'enfance pourvoit à tout : les sages conseils, les modèles de leçons, les enseignements pédagogiques s'y retrouvent à chaqut numéro. De plus, une revue bibliographique indique aux directrices les sources où elles peuvent puiser pour compléter leur instruction et acquérir les connaissances pratiques qui souvent leur manquent encore.
L'Ami de l'enfance paraissait alors tous les df:ux
James détenus, Colonies 'agricoles pénitentiaires , Mettrai/, VuhaYivrt.
Cette œuvre de réforme morale accompagnant la correction pénale réclame une mesure complémentaire indispensable à son succès : c'est l'institution et l'organisation de sociétés pour le patronage de ces enfants à l'époque de leur libération. (V. Sociétés de patronage pour les jeunes libérés.)
A ce cadre des établissements consacrés à l'éducation pénitentiaire des jeunes détenus, tel qu'il,
est assez généralement entré aujourd'hui dans la mois, par numéros de deux feuilles in-8 , parfois pratique, se rattachent logiquement encore ceux | accompagnés de planches, qui sont dus à la généreuse inspiration d'une charité prévoyante, aux yeux de laquelle il est plus utile de prévenir la chute de l'enfant que de l'en relever. De là l'institution de l'orphelinat, qui recueille les enfants abandonnés et orphelins. (V. Orphelinats.)
Enfin l'ensemble de ces institutions inspire pour l'honneur de notre époque de vives sympathies à tous les esprits généreux : c'est un des objets de la sollicitude des pouvoirs publics.
On trouvera également des détails sur les établissements pénitentiaires et leur régime au mot Pénitentiaires (Etablissements).
[Gh. Lucas.] AMÉRIQUE DU NORD. — V. États-Unis, Canada, Mexique, et dans la IIe Partie, Amérique.
AMÉRIQUE DU SUD. — V. les noms des principaux États, Brésil, Chili, Pérou, etc.
AMI DE L'ENFANCE.— La plus ancienne publication périodique destinée aux salles d'asile qui ait paru en France. Son histoire se lie à celle môme de ces établissements.
I. Son premier titre fut : « Y Ami de l'enfance, journal des salles d'asile, publié sous la direction de M. Cochin , membre du conseil général du département de la Seine, et de M. Battelle, chef de bureau à l'administration générale des hospices civils de Paris (Librairie L. Hachette). » Lorsque ce journal parut pour la première fois, au mois de janvier 1835, les salles d'asile, créées depuis quelques années seulement, étaient à peine con nues en France. Paris n'en possédait que quinze, et les provinces n'avaient encore fait que de rares tentatives pour suivre cet exemple. Il importait de donner une salutaire impulsion à l'œuvre nouvelle, de vaincre les oppositions, d'encourager les bonnes volontés, de stimuler les tièdes, d'appeler des pro grès nouveaux en montrant les progrès déjà réali ses, de maintenir enfin dans la bonne voie ceux qui s'y étaient les premiers engagés. C'est ce qu'avait compris M. Cochin. Après avoir été, pour ainsi dire, le fondateur des salles d'asile en France, il voulut aussi en être le propagateur, et ce désir l'amena à entreprendre la publication de Y Ami de l enfance. Il eut pour collaborateur M. Battelle, membre de cette administration des hospices qui, la première en France, encouragea les salles d'asile, les aida de ses dons et les prit sous son pa tronage.
Ainsi constituée, la direction de Y Ami de V enfance ne pouvait manquer d'exercer une féconde influence. Durant cinq années, tout ce qui intéressait les salles d'asile, projets, créations, étude de locaux, mobiliers, progrès accomplis, statistiques, règlements particuliers, discours, sermons même, rien ne lui reste étranger. Dans cette première phase de son existence, le journal des salles d'asile contient pour ainsi dire l'histoire de l'institution. Il la présente faible et incertaine au début, prenant chaque jour des forces nouvelles, se propageant sous différents noms dans les pays voisins, et allant porter ses bienfaits jusque dans les colonies lointaines.
Mais il ne suffisait pas de créer des salles d'asile, il fallait encore assurer leur existence, leur conserver le caractère qui leur est propre, y intro-
Chaque numéro se subdivisait en quatre parties.
La première, Actes officiels, recueillait tout ce qui se rapportait à la législation générale ou locale des salles d'asile.
Dans la seconde, Méthodes et exercices, les maîtres et les maîtresses trouvaient de précieuses notions pédagogiques. C'est là que se classaient naturellement l'étude des méthodes, les conseils pour les bien appliquer, toutes les questions enfin qui se rapportaient à l'éducation soit physique, soit morale, soit intellectuelle des enfants.
La troisième partie, sous le titre de Mélanges, recueillait tout ce qui, de près ou de loin, avait trait aux salles d'asile : c'est dans cette partie surtout que nous voyons l'œuvre se développer et s'étendre, et que d'intéressantes notices sur ce qui se faii â l'étranger, notamment en Allemagne et en Italie, contribuent au perfectionnement de nos méthodes françaises.
La quatrième partie enfin comprenait le Bulletin bibliographique, destiné à rendre compte des ouvrages relatifs aux salles d'asile, ainsi que des divers objets formant le matériel d'enseignement de ces établissements.
Au mois de janvier 1838, Y Ami de l'enfance fut autorisé à ajouter à son titre celui de Journal publié sous les auspices de la commission supérieure des salles d'asile et adopté par M. le Ministre de l'instruction publique pour la publication des actes officiels relatifs à ces établissements. Il devenait ainsi l'organe autorisé d'une législation qui commençait à réparer, à l'égard des salles d'asile, un trop long oubli. Sous ce nouveau titre, il continua son œuvre jusqu'à la fin de 1840. A cette époque, les rédacteurs, jugeant que leur but était atteint et que la cause des salles d'asile n'avait plus besoin d'être défendue, annoncèrent dans le numéro du 1er novembre qu'ils se borneraient à l'avenir « à réunir de loin en loin en volumes les documents les plus intéressants sur les salles d'asile, sous le titre d'Archives des sales d'asile, » et ce numéro fut le dernier de la première série du journal.
IL Le 1er janvier 1846 vit paraître le premier numéro d'une deuxième série de Y Ami de l'enfance.
« Lorsque les méthodes nous ont paru suffisamment exposées, est-il dit dans Y Introduction de ce premier numéro, nous avons cessé notre publication et attendu pour la reprendre que l'institution se fût propagée, qu'elle fût parvenue à un degré d'extension qui rendît nécessaires de nouvelles instructions, et fît sentir l'utilité d'un re cueil où seraient consignées les observations nouvelles, résultat de plusieurs années d'expérience continue. Ce moment, que nous appelions de tous nos vœux, nous paraît venu.... Chaque numéro de notre journal, qui paraîtra tous les deux mois, sera divisé en deux parties. Dans la première, qui sera la partie officielle, nous insérerons tous les actes du gouvernement qui tiennent à l'institution des salles d'asile. La seconde partie, qui sera la partie non officielle, contiendra des renseignements sur la situation générale des salles d'asile, sur la statistique de ces établissements en France et à l'étranger, sur leurs ressources, leurs dépenses, etc. Nous ferons connaître les améliorations
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successivement introduites par l'expérience et les enseignements nouveaux ; nous nous permettrons d'adresser quelques conseils aux autorités qui auront droit de surveillance sur les salles d'asile; nous indiquerons à chacune d'elles leurs devoirs et les moyens de les remplir avantageusement. Nous aiderons dans leurs labeurs les directeurs et directrices Enfin, nous rendrons compte de toutes les publications qui de près ou de loin intéressent l'éducation de la première enfance. »
La rédaction fut fidèle à ce programme, qui ne faisait que continuer celui de la première période ; toutefois, n'ayant plus à plaider la cause des salles d'asile, elle put se consacrer d'une manière plus particulière à assurer leur amélioration tant matérielle que pédagogique par d'utiles conseils pratiques et par l'exposé des résultats déjà obtenus.
Cette deuxième série néanmoins ne dura que deux ans et se termina à la fin de 1847.
III. Une troisième série recommença au mois d'octobre 1854, et se continua sans interruption jusqu'au mois de septembre 1809.
h1 Ami de l'enfance eut dès lors un numéro par mois.
Le comité central de patronage venait d'être institué (le 16 mai 1854), le décret sur l'organisation des salles d'asile et le règlement sur le régime intérieur de ces établissements s'élaboraient au sein de ce comité, pour être ensuite soumis à la sanction ministérielle, l'inspection régulière des salles d'asile allait être assurée par la nomination des déléguées générales et spéciales, etc., etc. En présence de cette vie nouvelle imprimée aux salles d'asile, la reprise d'un journal qui avait déjà rendu de si grands services à l'institution répondait à un besoin réel, et la publication nouvelle marcha dignement dans la voie qui lui était ainsi tracée. C'est toujours le même programme fidèlement observé, mais s'étendant à mesure que ''institution se développe, et à mesure que s'impose la nécessité d'établir suite et harmonie entre les salles d'asile et les classes qui, dans les écoles, leur succèdent immédiatement. Les données générales sur l'éducation et sur l'enseignement à tous les degrés, les notions d'hygiène, les conseils aux mères viennent s'y joindre aux modèles de leçons et aux préceptes qui s'adressent plus spécialement aux salles d'asile. Sous cotte forme, l'Ami de l'enfance devint pour les directrices un puissant stimulant, et établit entre elles un lien analogue à celui que les premiers fondateurs du journal avaient créé entre les personnes qui, jusque-là, a s'étaient occupées isolément de l'œuvre philanthropique des salles d'asile. »
IV. Au mois d'octobre 1869, Y Ami de l'enfance n'interrompit pas sa publication, mais il subit une transformation totale, qui en fit, pour ainsi dire, un journal nouveau.
Le format en fut considérablement agrandi, des planches et des gravures sur bois furent intercalées dans le texte, et chaque numéro contint, avec une pagination spéciale, une partie consacrée aux enfants.
En outre, à son premier sous-titre de Journal des salles d'asile fut substitué celui de Journal d'éducation maternelle; c'était dire assez que le cadre allait s'en élargi'* encore, et que la nouvelle publication allait s'adresser « à tous les enfants, à toutes les familles, que ces enfants se trouvent réunis sous le toit paternel ou daus un externat, dans les salles d'asile et écoles communales ou dans les établissements privés. » Tels sont les termes de la lettre de madame Pape-Carpaniier qui sert d'introduction à la quatrième série de Y Ami de Ycnfance.
C'était, en effet, madame Pape-Carpantier inspectrice générale des salles d'asile et directrice du
Cours pratique, qui allait prendre la direction du journal ainsi modifié.
Qui pouvait mieux parler de l'éducation en général, et de celle des petits enfants en particulier, que la femme distinguée à laquelle les salles d'asile devaient en grande partie leurs meilleurs et leurs plus ingénieux procédés? Qui pouvait être plus aurisé à guider les mères et les institutrices que celle dont les livres et les leçons avaient formé, pour ainsi dire, tout le personnel enseignant des salles d'asile? Le Journal d'éducation maternelle semblait donc réservé à un long et brillant avenir, et promettait, en raison même du champ plus vaste qui s'offrait à lui, de devenir un aide efficace pour tous ceux que préoccupe l'éducation morale et intellectuelle du premier âge ; mais il n'eut qu'une année d'existence : interrompu forcément au mois d'octobre 1870, il ne fut pas repris depuis lors.
#Les besoins cependant sont toujours les mêmes; toujours il y a des points obeurs qui réclament la lumière, des efforts à diriger, des bonnes volontés à soutenir. Un lien entre tous ceux qui se consacrent à l'éducation du premier âge, un centre où les renseignements, les observations, les idées nouvelles puissent se réunir pour être ensuite répandus au loin, sont aussi nécessaires que par le passé, et si la reprise de Y Ami de l'enfance a été considérée comme un bienfait en 1846 et en 1854, elle serait encore aujourd'hui, après sept ans d'interruption, saluée avec joie par tous ceux qui s'intéressent à des titres divers à l'éducation de la jeunesse.
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