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la rétrib
tion scolaire
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ANNÉES
CONSCRITS
Inscrits
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lire
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Instruction des conscrits et des coji joints. — Le tableau ci-dessous indique la proportion des conscrits sachant au moins lire, pour les années J827à 1877 :
Voici, d'autre part, la proportion pour cent des conjoints ayant signé leur acte de mariage, durant la période de 1854 à 1877 :
Hommes • Hommes Femmes et
Femmes.
Observations sur l'instruction primaire dans In. Creuse en 1864, extraites du rapport de l'inspecteur d'académie. — Nous empruntons à la collectio:. imprimée des rapports officiels des inspecteurs d'académie pour 1864 (publication qui forme le complément de la statistique de 1863) quelques appréciations relatives à l'enseignement primaire dans la Creuse.
« Les familles, en général, ne sont pas favorables à l'enseignement des congrégations, et, si elles y envoient leurs enfants, c'est qu'elles n'ont pas toujours le choix des écoles. En général, l'enseignement congréganiste est inférieur sous le rapport des méthodes. La mémoire est cultivée au préjudice de l'intelligence. Quant aux travaux a l'aiguille dans les écoles de filles, ils peuvent n'être pas inférieurs comme exécution à ceux auxquels se livrent les élèves des écoles laïques, mais ils nu sont pas suffisamment dirigés dans le sens û". leur vraie destination; les travaux de broderie et, en général, d'agrément passent avant les autres. Les livres dont on se sert dans les écoles congréganistes, le plus souvent rédigés par des membres des congrégations religieuses, ne sont pas toujours à la portée de l'intelligence des enfants. En revanche, la vente qui s'en fait dans l'intérieur de ces écoles devient un négoce fort lucratif. Les punitions employées dans les écoles congréganistes sont : les retenues, les tâches extraordinaires, la mise à genoux et quelquefois aussi la terrible féru'e ou le cruel martinet. Il serait a désirer que ces instruments de supplice fussent absolument exclus de ces écoles, comme ils le sont des écoles publiques laïques.
» Depuis longues années, il y a dans la Creuse un courant d'émigration qui emporte les populations des campagnes vers les grandes villes et les grands centres de la France. Les renseignements qui viennent de toutes parts confirment non seulement le maintien, mais l'accélération de ce mouvement d'émigration. Ce phénomène a sans doute plusieurs causes; mais une de celles qui actuellement y contribuent le plus, c'est le développement de l'instruction primaire dans ce département. La population de ce pays de montagnes, en raison de sa pauvreté et des efforts qu'elle fait pour en triompher, possède l'intelligence de ses intérêts
CREUSE
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matériels à un haut degré, et comprend parfaitement le prix de l'instruction et le parti qu'on peut en tirer dans les grands centres, où elle est si recherchée et si rémunérée. Aussi les études scolaires jouissent-elles ici d'une faveur marquée. »
Cependant, si la diffusion des connaissances élémentaires favorise le mouvement d'émigration annuelle, cette émigration, d'autre part, devient souvent un obstacle à la fréquentation des classes. « La cause principale de la non fréquentation des classes en été, dans les communes rurales, consiste dans l'émigration qui emporte la plupart des hommes valides dans les grands centres industriels et ne laisse, pour la culture des champs, que les vieillards, les femmes et les enfants. Cette situation a pourtant été atténuée par le mode d'abonnement. Si l'on maintient ce mode, les parents s'habitueront à voir leurs enfants fréquenter, la classe toute l'année. »
2. État actuel de l'instruction primaire (1879). — Nombre et nature des écoles. — Aucune commune n'est dépourvue d'écoles. Huit communes sont jféunies légalement pour l'instruction primaire à des communes voisines. Vingt-deux communes de plus de 500 âmes n'ont pas encore d'écoles de filles; mais 12 écoles de filles créées par le conseil départemental doivent s'ouvrir incessamment, et la création des 10 autres suivra de près.
Le nombre total des écoles primaires est de 531 (statistique de 1878), ce qui fait une augmentation de 15 sur les chiffres de 1877. Ce total se décompose ainsi : 1° écoles publiques : laïques 413 (174 écoles de garçons, 153 de filles, 80 mixtes), congréganistes 21 (7 de garçons, 14 de filles) ; 2° écoles libres : laïques 48 (16 de garçons, 32 de filles, , congréganistes 34 (1 de garçons, 33 de filles) ; 3° pensionnats : laïques 2 (de filles), congréganistes 13 (l de garçons, 12 de filles).
Nombre des élèves. — Le nombre des enfants en âge scolaire était, selon la statistique de 1876, de 38 168. Le nombre des élèves inscrits durant l'année 1878 dans les 53] écoles primaires a été de 37 399 ; mais le rapport de l'inspecteur d'académie fait observer que, malgré ce chiffre relativement élevé d'inscriptions, il existe 7 000 enfants en âge scolaire qui ne fréquentent aucune école. La statistique de 1876 constatait que sur les 38 168 enfants en âge scolaire recensés, 29 587 seulement étaient inscrits dans une école quelconque (dont 29257 dans une école primaire) ; la proportion entre le chiffre des enfants d'âge scolaire inscrits dans une école et celui des enfants de cet âge dont l'existence a été constatée par le recensement était cette année-là de 77.5 p. 100, et assignait à la Creuse le 76e rang parmi les départements.
En 1879, le nombre des élèves inscrits a été de 40 057, dont 18 091 gratuits. «Il est fort à désirer, dit le rapport de l'inspecteur d'académie, que la gratuité mette fin aux listes de gratuité; mais la gratuité sans l'obligation produira peu de résultats au point de vue de la fréquentation, peut-être même des résultats négatifs : certains parents, en retenant leurs enfants chez eux, croiront n'avoir plus rien à perdre. »
Maisons d'école. — Les maisons d'école sont au nombre de 423, dont 193 (11 de plus qu'en 1877) Sont la propriété de la commune; 187 seulement sont regardées comme convenables. Les subventions accordées par l'Etat à diverses communes de la Creuse, pour construction de maisons d'école , se sont élevées aux chiffres ci-dessous durant les trois dernières années :
Maisons d'école construites.
Totaux. U5
Subventions
accordées.
40 750 fr.
453 770 fr.
Sommes payées par les communes.
86 262 fr. 27 255 303 649 156
990 721 IV. ï?"
Salles d'asile. — La Creuse ne compte quev 8 salles d'asile (4 publiques et 4 libres), avec 1299 élèves en ls78 ; elles sont toutes dirigées par des congréganistes.
Cours d'adultes. — Le nombre des cours d'adultes a été de 151 en 1878 (augmentation de 16 sur 1877), avec 2096 auditeurs (augmentation de 137 sur 1877). « Ces cours, dit le rapport de l'inspecteur d'académie, sont en somme assez peu fréquentés et rendent des services appréciables, sans doute, mais non pas fort grands. A cause de la saison et de l'heure où se font ces cours, ils sont rarement inspectés. Ajoutons qu'ils sont médiocrement rétribués: 31 fr. par cours en moyenne. »
Personnel enseignant. — Les écoles publiques de la Creuse sont dirigées par 246 instituteurs et 58 adjoints laïques, 7 instituteurs et 6 adjoints congréganistes, 152 institutrices et 24 adjointes laïques, 14 institutrices et 2 adjointes congréganistes : soit un total de 509 personnes (4^0 laïques, 29 congrég.). Dans ces chiffres ne sont pas compris un certain nombre d'adjoints et d'adjointes congréganistes agréés par l'administration pour seconder le directeur ou la directrice, mais sans titre officiel.
Le traitement moyen des instituteurs est de fr. 1190, celui des institutrices de fr. 920. Les adjoints et adjointes ne reçoivent partout que le minimum légal (700 et 600 fr.). Signalons toutefois deux exceptions. Bourganeuf a élevé le traitement des adjoints de son école, donnant à l'un d'eux 900 fr. et à deux autres 800 fr. Aubusson où une école laïque de garçons a été créée récemment, a fixé à
1 200 fr. le traitement de l'instituteur adjoint. Ecole normale d'instituteurs. — L'école normale
d'instituteurs, à Guéret, fondée en septembre 1830, fut annexée vers 1833 au collège de Guéret, et, en 1835, installée dans le local construit pour elle qu'elle occupe encore aujourd'hui. Elle reçoit 31 élèves, qui jouissent de 17 bourses et demie du département et de 4 bourses de l'Etat. Les études y sont prospères, et les meilleurs élèves arrivent au brevet complet, sinon toujours à leur sortie, du moins à la suite de nouvelles tentatives. Le recrutement se fait dans des conditions très favorables : en 1878, 57 aspirants étaient inscrits pour 10 places vacantes.
Cours normal d'institutrices. — Le département n a eu jusqu'à présent, pour former ses institutrices, qu'un cours normal fondé en 1844, avec 12 boursières par an. Le Conseil général a voté en principe la création d'une école normale d'institutrices.
fablissements d'instruction primaire supérieure instruction secondaire. — La Creuse n'a point encore d'écoles primaires supérieures; mais plusieurs villes se préparent à en créer : Guéret, Aubusson, Bourganeuf, la Souterraine. Ces deux dernières ont déjà fait dresser les plans de ces écoles, et la construction va être commencée.
L'enseignement secondaire est représenté par
2 collèges laïques, un collège ecclésiastique, 2 institutions secondaires, l'une laïque, l'autre ecclésiastique,et un petit séminaire. Le collège de Guéret a été récemment érigé en lycée, et sera installé en 1880 dans un beau local actuellement en. voie de construction.
Bibliothèques scolaires. — Les bibliothèques scolaires, qui semblent devoir prendre une impulsion plus vive que par le passé, étaient, au 31 déc. 1878, au nombre de 138, renfermant 9510 volumes (augmentation sur 1877 : 25 bibliothèques et 1789 volumes); il y a eu 4140 prêts en 1878.
Certificat d'études. — Les examens du certificat d'études, institués depuis 1873, portent sur les matières obligatoires, et au besoin sur les matières facultatives. Les résultats de l'année 1879 ont été indiqués plus haut, au tableau général.
Co?icours cantonaux. — Les concours cantonaux