‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 354 sur 547 · DORTOIRS · texte numérisé non relu

DORTOIRS

DOUBS

la fréquentation de la classe irrégulière ; les familles rurales assez indifférentes. Mais la situation est en train de s'améliorer; les communes empruntent et s'imposent pour réparer et pour bâtir ; les instituteurs se réveillent; ils prennent goût aux nouvelles méthodes ; ils se mettent à lire ; ils fréquentent volontiers les conférences. Il y a déjà un certain nombre de bonnes écoles; quelques-unes peuvent s'appeler très bonnes, et tiennent lieu d'écoles primaires supérieures. L'école normale d'instituteurs, qui a un personnel de professeurs très estimable et une école-annexe bien conduite, contribuera beaucoup à entretenir ce mouvement : il faut souhaiter qu'une école normale d'institutrices s'ouvre le plus tôt possible.

DOUTOIllS. — Le système des dortoirs communs, uniformément adopté dans les lycées, est aussi en usage dans les pensionnats primaires et dans les écoles normales.

Le décret du 30 décembre 1850, relatif aux pensionnats primaires, porte ce qui suit: a Les dortoirs doivent être spacieux, aérés et dans des dimensions qui soient en rapport avec le nombre des pensionnaires. Ils doivent être surveillés et éclairés pendant la nuit. » La circulaire du 31 août 185u prescrit en outre que les lits seront espacés d'un mètre au moins, que les pièces contiendront au moins 15 mètres cubes d'air par élève, et qu'elles seront surveillées pendant la nuit soit par l'instituteur lui-même, soit par un maître adjoint.

Il n'existe pas de prescriptions administratives relatives aux dortoirs des écoles normales.

Dans son livre sur V Hygiène et L'éducation dans les i7iternats, le Dr Riant fait les recommandations suivantes à propos de l'installation et de l'aménagement des dortoirs : La hauteur minimum des plafonds devrait être de 4 à 5 mètres ; le cubage d'air, étant données les nombreuses causes de viciation de l'atmosphère dans un dortoir, devrait être au minimum de 20 mètres cubes par heure et par élève. Pas de rideaux aux fenêtres ni aux lits ; ils ne servent qu'à retenir les poussières et les miasmes. Les lits doivent être entièrement libres, sans alcôves, boxes, cellules, ni rideaux fixes, placés sur deux rangs, un rang de chaque côté des longs murs opposés, le milieu de la pièce restant non occupé. Les lavabos peuvent être situés dans le dortoir même, ou installés dans une salle spéciale : chacun des deux systèmes a ses avantages et ses inconvénients. A l'Ecole normale primaire de la Seine, ainsi qu'à" l'Ecole normale supérieure, chaque élève a un pot et une cuvette sur une planche près de son lit.

M. Félix Narjoux, traitant à son tour de la question des dortoirs dans son livre récent sur les Ecoles normales primaires, recommande, au moins pour les dortoirs de jeunes filles, la séparation des lits au moyen de cloisons de 2 mètres de hauteur, divisant le dortoir en cabines; il voudrait même que dans les nouvelles constructions, on renonçât aux dortoirs, et que chaque élève d'une école normale eût une petite chambre distincte dont l'usage lui serait personnel. « Les dortoirs installés dans les conditions ordinaires établissent entre les élèves une promiscuité regrettable; cette habitation en commun froisse chez les femmes les sentiments de pudeur et de retenue qu'il faut au contraire s'efforcer de développer en elles. L'obligation d'aller vaquer aux soins de leur toilette dans une salle commune augmente encore ces inconvénients. »

La surveillance des dortoirs, dans les écoles normales, incombe aux maîtres adjoints qui doivent y coucher à tour de rôle. Le service de la surveillance est obligatoire pour tous les fonctionnaires chargés de l'enseignement dans les écoles normales, quel que soit le titre en vertu duquel ils exercent 'vCirc. du 21 juin 1880).

DOUBS (Département du). — Superficie 5227,5 kilomètres carrés. Population en 187G: 306 094 habitants (au lieu de 2;)8 072 en 18(>fi). Densité moyenne de la population par kilomètre carré : 50 habitants. Quatre arrondissements, répartis depuis 1879 en cinq circonscriptions d'inspection primaire : Besançon (est , Besançon (xouest), Baume-les-Dames, Montbéliard et, Pontarlier ; 27 cantons; 638 communes.

Population d'âge scolaire. — D'après les chiffres du recensement de i«72, on aurait compté à cette époque 26 181 enfants de six à treize ans (13 101 garçons, 13 080 filles), soit 0 enfants par 100 habitants. Mais le recensement de 18" 6 donne 4o 223 enfants de six à treize ans (20 337 garçons, 19 880 filles}, soit 13 enfants par 100 habitants. Il paraît donc y avoir eu en 1872 une erreur que nous n'avons aucun moyen de vérifier. JJn spécialiste très autorisé, M. T. Loua, croit que les chiffres de 18" 2 devraient être corrigés comme il suit : 19 101 garçons, 19 080 filles.

I. État de l'instruction primaire avant 1789. — Le département du Doubs a été formé d'une partie de la Franche-Comté, et du comté de Montbéliard. On trouvera à l'article Franche- Comté des détails sur l'état de l'instruction primaire dans cette province avant la Bévolution ; quant au pays de Montbéliard, nous devons à l'obligeance de M. Maggiolo la notice historique qui suit :

« En 1260, à Montbéliard, le chapitre de la collégiale de Saint-Maimbeuf entretient une école; en 1537, Michel Mulot y dirige une école municipale; en 1554, on construit une maison d'école sur la place Saint-Martin; en 1664, cette maison ne suffit plus au nombre des élèves, on en bâtit une autre plus vaste : les salles de classe sont au rez-de-chaussée, le maître et la maîtresse au premier et au deuxième étage. Une « Ordonnance ecclésiastique pour les comté, terres et seigneuries de Montbéliard et Richeville, » imprimée en un volume petit in-4 de 311 pages, en consacre 65 aux écoles, dont elle règle l'organisation de la façon la plus intelligente. L'école française se divise en trois dizaines, compagnies ou ordres : la première comprend ceux qui apprennent à connaître les lettres, la deuxième ceux qui apprennent à les assembler, la troisième ceux qui lisent et écrivent. On exorce les élèves au chant des psaumes et autres hymnes d'église ; l'étude de la religion est rigoureusement imposée ; les livres recommandes sont le catéchisme, le Donnest, la grammaire, le Caton. Chaque élève apporte deux cahiers; le maître trace des modèles que l'élève reproduit avec soin. On insiste beaucoup sur l'éducation : « Les maîtres, est-il dit, se doivent grandement adonner et employer à enseigner la doctrine des mœurs et l'honnête manière de vivre, de peur que les enfants ne deviennent comme des bêtes sans connaissance de la religion et des devoirs de l'humanité... Ils ne sont pas commis sur leurs enfants comme des bergers sur des porcs... ; ils en ont la charge comme d'un trésor céleste. Le maître doit enseigner par bonnes et douces paroles; s'il faut employer la verge, qu'il ne leur advienne de battre par la tête, ou de bailler des soufflets au visage, de tirer ou tordre les oreilles, de les tirer par les cheveux ou les égrntigner; qu'il ne les contraigne de bailler la main pour recevoir les verges, et qu'il ne fasse chose malséante. » Un règlement, en sept articles, sera lu et affiché dans les classes. Le maître veille partout sur ses élèves ; il les fera sortir deux à deux, les accompagnera hors de l'école pour empêcher riotes et crieries deshonnêtes. Les ministres, du haut de la chaire, exhortent les parents à seconder les maîtres, qui seront tenus de « dénoncer » aux magistrats ceux qui négligent leur devoir. Le choix

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des maîtres est soumis à de sérieuses conditions: le candidat proposé par le Sénat (conseil municipal) se présente à l'examen; il doit justifier « de sa parenté, de ses bonnes mœurs, d'une orthodoxie exempte de superstition, d'une connaissance suffisante du catéchisme, de la lecture, de l'écriture, d'un peu d'arithmétique, de son aptitude à enseigner, et d'une connaissance parfaite de l'ordonnance. » Le maître s'engage, sous serment, entre les mains du bailli, en présence du ministre et du Sénat, à une série d'obligations : vie exemplaire, modération dans les punitions, soumission aux superintendants, ministres, bailli et Sénat ; il sera chantre et secrétain; il accompagnera le pasteur au lit des malades, il l'assistera dans la célébration do la Cène; il aidera le bailli dans ses écritures : mais il ne sera ni garde public, ni sergea?it . Le ministre est le surveillant-né de l'école ; il variera l'heure de ses visites, « afin de n'être pas attendu. » L'ordonnance parle peu des écoles de filles ; on y lit ce passage-relatif aux écoles mixtes : « Et pour ce qu'en aucunes écoles, non seulement les garçons mais encore les filles y apprennent à lire, on les doit séparer et enseigner à part, et ne leur permettre de se hanter induement les uns les autres. » En 1726, un supplément à l'ordonnance rend l'instruction obligatoire : on frappe d'amende le père qui n'envoie pas ses enfants à l'école depuis six ans jusqu'à ce que le comité d'examen décide qu'ils sontsuffisammentinstruits. Nous avons à regret abrégé les citations; il faudrait pouvoir reproduire en entier cette instruction qui fut, jusqu'en 1789, la loi scolaire des écoles protestantes dans ce pays de Montbéliard, où la moyenne des conjoints qui ont signé leur acte de mariage s'élève de 8 p. 100 en 1090 à 62 p. 100 en 1700. »

2. Développement de l'instruction primaire depuis 1789 nt état actuel. — Le département du Doubs était l'un de ceux où l'instruction populaire était le plus en honneur; les grandes réformes tentées par la Convention y rencontrèrent un accueil sympathique. Mais les troubles qui agitèrent la France pendant dix ans, et surtout les longues guerres du Directoire et du Consulat, y produisirent le même résultat que partout ailleurs : les écoles furent partiellement délaissées.

Cependant le Mémoire statistique rédigé par le préfet Jean Debry et publié par ordre du gouvernement (Imprimerie impériale, an XII) constate qu'à Besançon « on peut dire qu'on a éprouvé moins que partout ailleurs les effets de la désorganisation de l'instruction publique en France. » L'école centrale, où affluaient de nombreux élèves, a eu le plus grand succès. A Besançon et dans les chefs-lieux de district ont été formés de vastes dépôts de livres, provenant des bibliothèques de religieux, d'émigrés, etc. ; le dépôt de Besançon comptait plus de 2i.0 000 volumes imprimés ou manuscrits, « et en attendant le classement de cet immense dépôt, on a établi provisoirement, près de l'école centrale, une bibliothèque composée de 10 000 volumes choisis .. ; on en a laissé l'entrée libre au public, trois fois par semaine, le matin et l'après-midi; elle a été très fréquentée, surtout par les nombreux élèves de l'école centrale. » Un lycée prit la place de 1 école centrale à la fin de l'an XI Jean Debry parle aussi de douze écoles secondaires établies dans le département, par arrêté du 30 vendémiaire an XI, en exécution de la loi du 11 floréal an X: c'étaient des écoles privées, déjà existantes, qu'un arrêté gouvt rnemcntal avait transformées en écoles secondaires. Quant à l'enseignement primaire, le préfet n'en dit rien ; il se contente de cette brève mention relative aux anciennes écoles gratuites : « Avant la révolution, il n'existait d'écoles gratuites que celles des différentes maisons de religieuses Ursulines : il y en

avait quatre de cette espèce, savoir, à Besançon, à Saint-Hippolyte, à Clerval et à Ornans. Ces écoles étaient destinées à enseigner aux jeunes filles à lire, à écrire et à travailler. M n'existe plus d'établissement de cette nature aujourd'hui. »

L'empire ne fit rien pour améliorer l'état des écoles primaires : aussi le nombre des enfants de cinq à quinze ans qui savent lire et écrire en I80ii est- il inférieur aux chiffres constatés en 1789.

On ne remarque pas de progrès bien sensibles durant la période de la Restauration : c'est seulement à partir de 1830 que le Doubs entre d'une façon décisive dans la voie où il a continué à marcher sans faiblir jusqu'à nos jours.

Nombre des écoles. — Le tableau suivant montrera l'accroissement du nombre des écoles depuis 1821 :

Écoles publiques Écoles libres Total

En 1837, sur un total de 8«2 écoles, on comptait 586 écoles de garçons, 2i)8 écoles de filles, et 2i;8 écoles mixtes. En 1876-77, la proportion était : 329 écoles de garçons, 34r> écoles de filles, 307 écoles mixtes. En i87.s, les chiffres sont 836 écoles de garçons, 362 écoles de filles, et 304 écoles mixtes.

Sur les 638 communes du département, 532 possèdent (en 1K79) au moins une école primaire ; 105 sont réunies à d'autres communes ; une seule est sans école. Il n'existe que 11 communes audessus de 500 âmes n'ayant pas d'école publique de filles.

Division des écoles publiques et libres en écoles laïques et écoles conyréganistes.

Écoles la'iques

Écoles congréganistes

de garçons d fîu de garçons d fiu

ou mixtes ou mixtes

Total

Nombre total d'élèves, et nombre des élèves gratuits dans les écoles primaires de toute nature.

Total des élèves

Élèves gratuits

Manque.

(année scolaire)..

34 178 éc.p

En 1832, il y avait 872 élèves inscrits sur 10 000 habitants; en is76 il y en avait 1755 sur 10 000 habitants. — En 1879, il y en a eu 1850.

Toutefois, il reste encore environ un onzième des enfants d'âge scolaire qui ne fréquentent aucune école. En effet, en 1 876-77 , le nombre total des enfants d'âge scolaire était de 40 223; et cette même année, 36802 enfants de 6 à 13 ans fréquentaient les écoles de toute nature : ce qui laissait en dehors des écoles un chiffre d'environ 3400 enfants d'âge scolaire.

Personnel enseignant, — La plupart des insti-

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tuteurs sont laïques ; pat- contre l'élément congréganiste l'emporte depuis quelques années parmi les institutrices, comme le fera voir le tableau suivant :

Nombre d'instituteurs et d'institutrices, y compris les adjoints et adjointes.

Instituteurs

Institutrices

la'iques congréganistes laïques congréganistes

Au point de vue de la possession du brevet, il y a une très grande différence entre les deux ordres du personnel enseignant. Le rapport de l'inspecteur d'académie pour l'année 1878 constate que 16 instituteurs ou institutrices laïques seulement sur 809 ne sont pas encore pourvus de brevet, soit 1,84 pour 100; tandis que 248 instituteurs ou institutrices congréganistes sur 304 ne sont pas encore pourvus de brevet, soit 81,58 pour 100.

Gratuité. — La gratuité est largement appliquée dans le Doubs. 4 '22 écoles (dont 101 écoles de garçons) sont entièrement gratuites. La proportion des élèves admis gratuitement dans les écoles, les salles d'asile et les cours d'adultes était en 1877 de 77 pour 100; elle s'est élevée en 1878 à 78,10 pour 10(>.

Maisons d'école et mobilier scolaire. — En ce qui concerne le local des écoles, ainsi que le mobilier scolaire, le département a encore de grands progrès à réaliser. On y comptait, lors du dernier relevé officiel, 174 écoles qualifiées par l'inspection de « non convenables. » Quant au mobilier scolaire, quelques améliorations ont déjà été accomplies : «L'Exposition universelle de 187 8, dit le dernier rapport de l'inspecteur d'académie, a fourni en ce genre des modèles qui ont attiré l'attention des municipalités, trop souvent retenues par des difficultés budgétaires. La commune de Maiche a adopté le mobilier commode et élégant dit du grand-duché de Luxembourg; Montbéliard, Fessevillers et Valentigney ont aussi transformé leur matériel classique. »

Le chiffre des subventions -accordées par l'Etat à diverses communes du Doubs, pour construction ou réparation de maisons d'école, durant les quatre dernières années, est le suivant :

Nombre des écoles.

Subventions de l'Etat.

1880 (jusqu'au 15 juillet).

Enseignement ; méthodes et résultat. — Ainsi que le constate le dernier rapport de l'inspecteur d'académie, le personnel enseignant primaire du département du Doubs est animé d'un zèle louable; il apporte à sa tâche un véritable dévouement, « et sait en général répondre à tout ce qu'on attend de lui. » Aussi les résultats obtenus sont-ils presque toujours satisfaisants. S'il reste encore des lacunes, des côtés faibles, s'il est désirable que les maîtres se pénètrent de plus en plus de l'esprit des véritables méthodes pédagogiques. on peut déjà mentionner avec éloges les progrès accomplis, et se féliciter du chemin parcouru. Citons ici un passage relatif à la part prise par le département du Doubs à la récente Exposi-

tion universelle, au point de vue scolaire. « Le département du Doubs a fait bonne figure à l'Exposition de 1878. Il a envoyé des programmes, des tableaux d'emploi du temps, des journaux de classe, des statistiques scolaires, des mémoires pédagogiques, des cartes en relief, des cartes des campagnes de 1792-1814, des tableaux d'histoire naturelle, voilà pour les maîtres ; des cartes géographiques, des cahiers de devoirs journaliers, des travaux à l'aiguille, des compositions données aux examens pour le certificat d'études en 1877, voilà pour les écoliers ; des plans de maisons d'école, des observations météorologiques, les plans des bâtiments, cours et jardins de l'école normale. La ville de Besançon, pour son exposition si remarquable, a mérité une récompense exceptionnelle, une grande lettre de félicitation ; les instituteurs du département du Doubs ont eu le même honneur pour leurs plans et cartes.... Il a été donné pour toute la France (Paris excepté) 45 i récompenses de toute nature. Le département du Doubs en a obtenu 20, c'est-à-dire quatre fois plus que sa part moyenne. »

Le certificat d'études primaires a été institué dans le Doubs en 1872 : cette année-là, sur 5G3 élèves présentés, 321 étaient reçus. En 1878, 1242 élèves étaient présentés, 842 étaient reçus ; en 1879, 1358 élèves étaient présentés, 991 étaient reçus.

Les tableaux ci-dessous donnent les chiffres des conscrits et des conjoints lettrés :

ANNEES

CONSCRITS

Inscrits

Sachant

au moins

lire

Combien pour 100

Nombre de conjoints, sur 100, ayant signé leur acte de mariage»

Années Hommes Femmes Hommes et femmes

Ecoles normales et cours normaux. — L'école normale d'instituteurs de Besançon, fondée en 1835, comptait, en 1879, 49 élèves. Le département entretient à 1 école 23 bourses, et l'Etat 6. L'enseignement est donné par le directeur, trois maîtres adjoints, trois professeurs du lycée, et un certain nombre de maîtres externes. A l'exposition universelle, l'école normale de Besançon a été classée parmi colles des écoles normales primaires de France qui tiennent le premier rang. Les études y sont sérieuses : à l'examen du brevet de 1878, sur 17 élèves de 3e année qui se sont présentés, un seul a échoué.

L'école normale d'institutrices (congréganiste), également à Besançon, fondée en 1843, dessert à la fois le département du Doubs et celui de la Haute-

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