‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 366 sur 547 · ÉCOLE SPÉCIALE LIBRE D'ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

ÉCOLE SPÉCIALE LIBRE D'ARCHITECTURE

— Cette école a son siège 136, boulevard Montparnasse, à Paris. Elle détient l'enseignement essentiel de la profession des architectes. Elle joue vis-à-vis des architectes civils le rôle que l'Ecole centrale des arts et manufactures joue vis-à-vis des ingénieurs civils. Elle se trouve placée à côté de l'Ecole nr.tionale des beaux-arts, qui instruit et prépare des architectes pour les services de l'Etat, comme l'Ecole centrale des arts et manufactures est placée à côté des Ecoles polytechnique et des ponts et chaussées, qui instruisent et préparent des ingénieurs pour les services de l'Etat.

Le cadre des études comprend : 1° des ateliers et une salle de dessin, où se poursuit l'éducation artistique de l'élève; 2° un amphithéâtre de dixhuit chaires où sont développées toutes les connaissances, générales et spéciales, utiles à l'exercice de la profession. Cet enseignement professionnel compte 25 professeurs. Il se distingue par là de l'éducation artistique fournie par le maître unique des ateliers privés. D'un autre côté, le développement des connaissances techniques et le régime fermé des études réserve ici aux étudiants une ressource spéciale qui ne se confond pas avec les études illimitées de notre Ecole des beaux-arts.

L enseignement dure trois ans. Les élèves sont externes et séjournent à l'école de dix heures à cinq heures. Ils partagent leur temps entre l'atelier, qui est leur premier lien, la salle de dessin et l'amphithéâtre. Celui-ci comprend les chaires de stéréotomie, stabilité des constructions, chimie générale, chimie appliquée, physique générale, physique appliquée, géologie, histoire naturelle, hygiène, ombres, perspective, construction, comptabilité des constructions, législation des constructions,histoire des civilisations, histoire de l'architecture, théorie de l'architecture, économie politique.

Les études sont organisées suivant un régime de concours et d'examens permanents. L'école décerne son diplôme à la sortie par voie de concours. Les Français et les étrangers sont reçus à l'école. Nul n'est admis qu'après avoir subi les épreuves exigées et publiées dans les programmes. Ces épreuves comprennent : un dessin d'après un ornement en relief, un dessin (plan, coupe et élévation) d'un édifice d'après un croquis coté,

une composition écrite, et un examen oral portant sur l'arithmétique, la géométrie, la trigonom* la géométrie descriptive, l'histoire et la géographie politique. Le prix de l'enseignement est de 850 fr. par an. La ville de Paris et l'école ellemême entretiennent des bourses qui s'obtiennent au concours. L'école ouvre le 10 novembre.

L'École spéciale d'architecture a été fondée en 1805 et reconnue comme établissement d'utilité publique en 1K70.

ÉCOLE NATIONALE DES ARTS DÉCORA- TIFS. — V. Arts décoratifs (Ecole nationale des),

ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET .MANU- FACTURES. — Cette école, fondée en 1820 et devenue établissement de l'Etat en vertu de la loi du 19 juin 1857, est située à Paris. Elle ressortit au ministère de l'agriculture et du commerce, et a pour objet de former des ingénieurs pour toutes les branches de l'industrie, pour l'agriculture supérieure et pour les travaux et services publics dont la direction n'appartient pas nécessairement aux ingénieurs de l'Etat.

L'École centrale admet les étrangers aux mêmes conditions que les nationaux. Elle ne reçoit que des élèves externes.

L'admission à cette école est prononcée chaque année à la suite de concours et examens publics qui ont lieu, au choix des candidats, dans deux sessions distinctes, à Paris, l'une en juillet ou août, l'autre en octobre.

Le programme des connaissances exigées pour l'admission est envoyé gratuitement à ceux qui en font la demande au directeur de l'école, à partir du 1er avril jusqu'au 1er octobre.

Un certain nombre d'élèves sont entretenus à l'école aux frais de l'Etat ou de leur département. Les candidats qui désirent prendre part aux encouragements de l'Etat doivent en faire la déclaration par écrit, avant le 1er août, à la préfecture de leur département; cette déclaration est accompagnée d'une demande motivée adressée au ministre de l'agriculture et du commerce.

La durée du cours d'études est de trois années. L'école délivre aux élèves sortants soit de simples certificats de capacité, soit le diplôme d'ingénieur des arts et manufactures. JL. Armagnac]

ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHENES. — Cette école, qui a été instituée par ordonnance du 1 1 septembre 1846 pour permettre aux jeunes professeurs de se perfectionner dans l'étude de la langue, de l'histoire et des antiquités grecques, ressortit au ministère de l'instruction publique. Elle a été réorganisée par un décret du 2G novembre 1874 et placée sous le patronage du ministre des affaires étrangères et la direction scientifique de l'Académie des inscriptions et belleslettres. L'école d'Athènes a pour chef un directeur nommé pour six ans par décret.

Les candidats au titre de membre de l'école doivent être âgés de moins de trente ans, docteurs es lettres ou agrégés des lettres, de grammaire, de philosophie ou d'histoire.

Les membres de cette école y passent deux années; ils peuvent être autorisés par décision du ministre à y rester une troisième année. Pendant la durée de leur séjour, ils jouissent d'un traitement spécial.

Avant de se rendre en Grèce, les membres de l'école d'Athènes sont obligés de suivre pendant une année les cours de l'école archéologique de Rome, afin d'y recevoir une préparation pratique aux travaux qu'ils doivent faire en Grèce et en Orient. (Arr. du 20 novembre 1875 portant règlement de l'école de Rome). [L. Armagnac.]

ÉCOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS. — L'origine de cette école remonte à Louis XIV, qui créa en 1648 L'Académie des beaux-arts et en 1671 l'Académie d'architecture, et chargea ces deux

ÉCOLE

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institutions de l'enseignement de la peinture, de la sculpture et de l'architecture. En 1793, la Convention supprima toutes les Académies; mais pou après, en 17D5, elle reconstitua renseignement de la peinture, de la sculpture et de l'architecture en créant à cet effet, sous le nom d'Ecole des beauxarts, une école unique qui fut installée dès l'origine dans le bâtiment qu'elle occupe aujourd'hui, rue Bonaparte, 14. L'école a été réorganisée deux l'ois depuis cette époque: en 1819, sousLouisXVHI, et en 18(53, à la suite d'un rapport de M. de Nieuwerkerke, surintendant des beaux-arts. Elle ressortit au ministère de l'instruction publique et des beaux-arts.

Le régime de l'école est l'externat. L'enseignement est gratuit. Les cours ont lieu du 1er novembre au 31 juillet. Les jeunes gens qui désirent, soit suivre les cours, soit faire partie d'un des ateliers de l'école, doivent justifier de leur qualité de Français et être âgés de plus de quinze ans et de moins de trente ans. Les étrangers peuvent, avec l'autorisation du ministre, être admis à suivre les cours.

Les jeunes gens inscrits prennent le titre d'aspirants, et en cette qualité ils ont accès, ainsi que les élèves des ateliers et de l'école proprement dite, aux cours, aux galeries et à la bibliothèque.

Sont élèves de l'école et jouissent des avantages attachés à cette qualité, les jeunes gens qui ont été admis à l'école proprement dite, après avoir subi avec succès des épreuves déterminées. ,

Pour les écoles de Lyon et de Dijon, V. Écoles nationales des beaux-arts des départements»

[L. Armagnac]

ECOLE DE BERGERS DE RAMBOUILLET. — Y. Agriculture [Enseignement de l'), p. 37.

ÉCOLE BUISSOANIÈRE. — V.' Écoles buissonnières.

ÉCOLE CENTRALE. — V. plus haut École centrale des arts et manufactures ; V. aussi Écoles centrales.

ÉCOLE DES CHARTES. — Cette école, créée par ordonnance royale du 1er juin 1821, est établie à Paris au palais des Archives nationales. Elle est destinée à former des archivistes paléographes. Elle ressortit au ministère de l'instruction publique et elle est placée sous l'autorité d'un directeur nommé par le ministre. Ce directeur est assisté d'un conseil de perfectionnement qui surveille les études et procède aux examens. C'est parmi les élèves sortis de l'école et munis du diplôme d'archiviste paléographe que sont choisis de préférence les professeurs de l'école, les archivistes aux Archives nationales, les archivistes des départements, les auxiliaires aux travaux de l'Académie des Inscriptions, les bibliothécaires ou employés dans les bibliothèques publiques.

Avant 1872 il suffisait, pour obtenir le titre d'élève de cette école, d'être bachelier es lettres, âgé de moins de 24 ans.de s'inscrire au secrétariat de l'école avant la rentrée des cours, et d'être présenté au choix du ministère par le conseil de perfectionnement. La loi du 27 juillet 1872 ayant accordé aux élèves de l'école des Chartes nommés après examen la dispense du service militaire s'ils réalisaient un engagement décennal, soit dans l'école, soit dans un service public, un arrêté réglementaire du 24 juillet 1872 a établi en même temps qu'à l'avenir le nombre des élèves serait limité et que l'admission s'obtiendrait au concours.

Le cours d'études est de trois années. Le régime de l'école est l'externat. Les cours sont publics et gratuits; ils commencent en novembre et se terminent en août.

Huit bourses ou subventions existent en faveur des élèves de l'école. Ces bourses sont annuelles et consistent dans un traitement de six cents francs chacune. A la fin de chaque année d'étu-

des, les huit bourses sont mises au concours, savoir : deux bourses pour les élèves du premier cours, trois bourses pour ceux du deuxième et trois bourses pour ceux du troisième.

Il est procédé chaque année par le conseil de perfectionnement de l'école à des examens de fin d'année, auxquels concourent nécessairement tous les élèves, sous peine de perdre leur titre. Les élèves déclarés admissibles au service paléographique soutiennent en séance publique, dans le courant de janvier, une thèse imprimée, dont le sujet est laissé à leur choix parmi les matières qui se rattachent à l'enseignement de l'école. A la suite de cette épreuve sont conférés les diplômes d'archiviste paléographe. Ceux des anciens élèves qui sont pourvus du diplôme de licencié es lettres sont admis à se présenter, après deux ans d'enseignement, au concours d'agrégation spéciale d'histoire et de géographie, les trois années qu'ils ont passées à l'école comptant comme années d'enseignement. [L. Armagnac]

ÉCOLE NATIONALE DE DESSIN IM>UR LES JEUNES FILLES. — Cette école, fondée en 1803, devint établissement de l'État en 1810. Elle est située à Paris, rue de Seine, et ressortit au ministère de l'instruction publique. L'enseignement y e-t gratuit. Les élèves y sont admises de douze à vingt-cinq ans.

A l'achèvement de leurs études de dessin, les élèves de cette école peuvent se présenter aux examens spéciaux de la ville de Paris et obtenir le diplôme nécessaire pour exercer dans les établissements municipaux.

ÉCOLE ENFANTINE. — V. Enfantines [Ecoles et Clauses).

ÉCOLi: FORESTIÈRE. — Cette école, qui ressortit au ministère de l'agriculture et du commerce, est établie à Nancy. Elle est destinée à former des jeunes gens pour le service de l'administration des forêts. Les élèves n'y sont admis qu'à la suite d'un concours. Pour pouvoir se présenter au concours, il faut avoir plus de dix-huic ans et moins de vingt-deux, et posséder l'un des diplômes de bachelier. Le régime de l'école est l'internat. Le prix de la pension annuelle est de 1500 francs. La durée des études est de deux années. Au sortir de l'école, les élèves qui ont satisfait à l'examen final reçoivent le titre de garde général des forêts.

ÉCOLE GARDIENNE. — V. Écoles gardiennes.

ÉCOLE DE HAMEAU. — V. Hameau [Ecoles de).

ÉCOLE DES HARAS. — Cette école, qui ressortit au ministère de l'agriculture et du commerce, est établie au village du Pin, arrondissement d'Argentan (Orne). Les élèves n'y sont admis qu'à la suite d'un concours ; pour s'y présenter, il faut une autorisation du ministre, qui n'est accordée qu'à des jeunes gens âgés de plus de dix-huit ans et de moins de vingt-cinq. Le candidat doit fournir une attestation des études par lui faites dans les collèges ou tout autre établissement d'enseignement secondaire. L'examen porte sur l'arithmétique, la géométrie, l'histoire, la géographie, les éléments de physique et de chimie, les études hippiques, plus une épreuve pratique au manège. Le régime de l'école est l'internat. La durée des études est de deux ans. L'instruction et le logement sont gratuits.

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