OLE
composent de quelques leçons seulement. Les conférences, faites à clos époques indéterminées, ont spécialement pour objet la méthode à suivre dans chaque enseignement spécial. En outre, des exercices pratiques ont lieu sous la surveillance de la directrice des études, avec l'assistance des répétitrices.
Les conditions d'admission des élèves, actuellement soumises à l'examen de la section permanente du Conseil supérieur (novembre 1880), seront indiquées, ainsi que les développements ultérieurs de l'institution, aux mots Normales (Ecoles). — V. p. 2072.
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE D'ENSEI- GNEMENT PRIMAIRE DE SAINTCLOUD. — V. Normales [Ecoles), p. 2072.
ÉCOLE POLYTECHNIQUE. — Le 21 ventôse an 11 (11 mars 1794), Barère présentait à la Convention, au nom du Comité de salut public, un rapport relatif à la création d'un établissement propre à former des ingénieurs civils et militaires. L'idée première de cet établissement était due h Lamblardie, ingénieur des ponts et chaussées, qui l'avait communiquée au Comité de salut public. La Convention vota d'urgence la fondation d'uni; Ecole centrale de* travaux publics. Sept mois plus tard, le 7 vendémiaire an 111 (28 septembre 1794), un nouveau décret, rendu sur le rapport de Fouici-oy, organisa définitivement la nouvelle institution, fixa au 10 frimaire (^0 novembre 1794) l'ouverture de ses cours, et détermina les conditions d'admission. Le régime de l'école fut l'externat ; les élèves reçurent une indemnité annuelle de 1200 francs. L'école fut installée au Palais-Bourbon, avec 349 élèves, et les plus illustres savants de la France pour professeurs.
Le 15 fructidor an III, un décret de la Convention changea le nom d'Ecole centrale des travaux publics en celui d'Ecole polytechnique.
Napoléon, en 1804, transforma l'Ecole polytechnique en internat, la transporta dans l'ancien collège de Navarre, lui donna une organisation militaire, supprima l'indemnité accordée aux élèves, et fixa à 800 francs le prix de la pension.
L'école fut licenciée le 3 avril 1816 par le gouvernement de la Restauration, mais reconstituée bientôt après par l'ordonnance du 4 septembre de la môme année. Depuis cette époque, elle a été réorganisée à deux reprises, par les décrets des 1er et 25 novembre 1852, et en dernier lieu par celui du 15 avril 1873, encore en vigueur.
L'Ecole polytechnique ressortit au ministère de la guerre. Elle est commandée alternativement par un général du génie et un général d'artillerie. Deux Conseils, l'un de perfectionnement, l'autre à.' instruction ) ont mission de veiller à l'exécution des programmes, qui ne peuvent être modifiés que sur leur proposition et après approbation du ministre. C'est aussi à ces deux Conseils qu'appartient le choix de tout; le personnel enseignant. L'administration de l'école est confiée aux soins d'un conseil d'administration.
Elle est destinée à former des élèves pour différents services publics qui exigent des connaissances scientifiques étendues et approfondies. On ne peut y être admis que par voie de concours. La durée du cours d'études est de deux ans. Le prix de la pension est actuellement de 1000 francs, celui du trousseau d'environ 700 fr. Des bourses et demi-bourses, des trousseaux et demi-trousseaux, dont le nombre n'est pas limité, sont accordés par le ministre de la guerre sur la proposition des Conseils d'administration et d'instruction réunis. En outre, des premières mises ou des demi-premières mises sont accordées, dans les mêmes conditions, aux élèves sans fortune qui sortent de l'école dans les carrières militaires.
ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSEES. — Dès XTe Partie
le milieu du dix-huitième siècle (1747), un e gnement destiné à former des ingénieurs avait été organisé dans les bureaux de Perronnet, pre ingénieur des ponts et chaussées. Une loi par l'Assemblée constituante, le 19 janvier 1791, donna une meilleure organisation à cet enseignement, par la création de l'École gratuite et nationale des ponts et chaussées. Lors de la fondation de l'Ecole centrale des travaux publics (Ecole polytechnique), en 1794, on pensa un instant que cette nouvelle institution rendrait superflues la plupart des autres écoles du gouvernement : toutefois, l'École des ponts et chaussées fut provisoirement maintenue, et, un an plus tard, la Convention, renonçant à substituer l'Ecole polytechnique aux écoles de services publics, consacrait, dans le décret du 30 vendémiaire an IV (22 octobre 1795), l'existence de l'École des ponts et chaussées.
Réorganisée une première fois par le décret du 7 fructidor an XII (25 août 1>>Û4;, cette école a reçu de nouveaux développements par le décret du 13 octobre 1851.
Elle est située à Paris, rue des Saints-Pères, 28, et ressortit au ministère des travaux publics.
Son but est de former les ingénieurs nécessaires au recrutement du corps des ponts et chaussées. Elle admet exclusivement en qualité d'élèves ingénieurs les jeunes gensannuellementchoisis parmi les élèves de l'Ecole polytechnique, ayant terminé leur cours d'étude et ayant satisfait aux conditions imposées par les règlements. Elle admet, en outre, h participer aux travaux intérieurs de l'Ecole des élèves dits externes, français ou étrangers. Elle en admet également à suivre les cours oraux. Les conditions d'admission ont été réglées par l'arrêté ministériel du 18 février 1852.
Le cours complet des études a une durée de trois années. L'instruction est gratuite.
[L. Armagnac]
ÉCOLE PRIMAIRE (L'), journal. — Y. Périodiques.
ECOLE PRIMAIRE. — Vv Ecoles primaires.
ÉCOLE PRIMAIRE SUPÉRIEURE. — V. Ecoles primaires et Enseignement primaire.
ÉCOLE RÉALE OU REELLE. — V. Realschule.
ÉCOLE ARCHÉOLOGIQUE DE ROME. — Le décret du 2(i novembre 1874 qui a réorganisé l'école d'Athènes portait que la section romaine de l'école d'Athènes prendrait à l'avenir le titre d'école archéologique de Rome. Un règlement du 20 novembre 1875 a organisé cette école.
Elle dépend du ministère de l'instruction publique et elle a pour objet : la préparation pratique des membres de l'école française d'Athènes aux travaux qu'ils doivent faire en Grèce ou en Orient ; l'étude des monuments et des bibliothèques de l'Italie; les collations et les recherches qui lui sont demandées par l'Institut, par les comités du ministère et par divers savants, autorisés par le directeur de l'école.
Elle est une mission permanente en Italie. Elle a pour chef un directeur nommé pour six ans par décret, et se compose : 1° des membres de première année de l'école d'Athènes ; 2° des membres propres à l'école de Rome
Les membres propres à l'école de Rome sont au nombre de six. Ces places sont attribuées soit à dos candidats présentés par l'Ecole normale supérieure, par l'Ecole des chartes et par la section d'histoire et de philosophie de l'Ecole pratique des hautes études, soit à des docteurs reçus avec distinction ou à des jeunes gens signalés par leurs travaux.
Les candidats de l'Ecole normale doivent avoir le titre d'agrégé, ceux de ''Ecole des chartes le diplôme d'archiviste paléographe, ceux de l'Ecole des hautes études le titre d'élève diplômé.
Les membres de l'école sont nommés pour un an par arrêté ministériel. Du 1er au 10 juin, ils doi-
ECOLES
ECOLES
vont adresser au ministre un ou plusieurs travaux personnels, qui sont soumis à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Après l'avis de l'Académie, une prolongation d'abord d'une seconde année, puis d'une troisième, peut être accordée.
[L. Armagnac].