‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 532 sur 547 · TROISIÈME ANNÉE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ANNÉE

Éléments d'histoire générale. (Suite.)

1er trimestre. (1G10-1789.) Guerre de Trente ans. — Gustave-Adolphe, — Traités de Westphalie.

Richelieu. — Mazarin. — La Fronde.

Louis XIV : son gouvernement et ses guerres.

Révolution de 168*.

Charles XII et Pierre le Grand.

L'Autriche et la Prusse au xvme siècle.

Le gouvernement parlementaire en Angleterre.

— Progrès de la puissance anglaise dans l'Inde et en Amérique.

Guerre de l'Indépendance américaine. — Les États-Unis.

Démembrement de la Pologne.

La France sous Louis XV et Louis XVI. — Les philosophes et les économistes. — Turgot. — Les Etats généraux.

Découvertes scientifiques et géographiques au xvme siècle.

Géographie politique de l'Europe en 1789.

2e trimestre. (1789-1830.) — La Révolution française : principes, institutions.

Coalition contre la République française. — Traités de Bâle, de Campo-Formio, de Lunéville et d'Amiens.

Le 18 brumaire. — Le Consulat : développement de l'organisation administrative.

L'Empire. — Lutte contre l'Europe. — Les traités de 1815.

La Sainte-Alliance.

La Restauration. — La Charte.

Guerre d'Espagne. — Guerre de l'indépendance hellénique. — Emancipation des colonies espagnoles.

3e trimestre. (1830 à 1875, et révision). — Révolution de 1830. — Fondation du royaume de Belgique. — Soulèvement de la Pologne. — Établissement du régime constitutionnel en Espagne et en Portugal. — Grandes réformes politiques et économiques en Angleterre. — Progrès des Russes et des Anglais dans l'Asie. — Conquête et colonisation de l'Algérie.

Révolution de 1848. — La seconde République. Le suffrage universel.

Le 2 décembre. — Le second Empire.

Mouvements en Italie, en Allemagne, en Hongrie.

La question d'Orient et la guerre de Crimée.

Fondation du royaume d'Italie.

Influence croissante de la Prusse en Allemagne.

— Dissolution de la Confédération germanique. États-Unis. — Guerre de sécession. Abolition

de l'esclavage. — Guerre du Mexique. — Canal de Suez.

Guerre de 1870. — L'empire allemand. Traité de Francfort.

HISTOIRE NATURELLE — i%'

Constitution républicaine de 1875.

Géographie politique de l'Europe en 1875.

Pays étrangers. — L'histoire est rangée au nombre des matières obligatoires de l'enseignement primaire dans tous les États allemands, sauf la Uavière et le Wurtemberg, en Autriche, en Hongrie, en Belgique, en Espagne, en Angleterre, en Ecosse, en Hollande, en Italie, en Portugal, en Russie, en Norvège, en Suisse, aux États-Unis. Dans ces divers pays, l'histoire ne s'enseigne pas, en général, dans les divisions inférieures de l'école ; elle est réservée au degré supérieur. Toutefois, ce n'est pas là une règle absolue : tandis qu'en Espagne, en Italie, dans plusieurs États de l'Union américaine, la loi exclut expressément renseignement de l'histoire de l'école élémentaire, et qu'en Angleterre et en Ecosse elle ne figure au programme d'examens qu'à partir du 4e standard, la Hollande prescrit d'enseigner l'histoire déjà dans l'école élémentaire, et le Portugal la compte au nombre des matières composant le 1er degré d'instruction primaire.

En Bavière, l'histoire est rangée parmi lesbrancnes utiles (gemeinnùtztich), et non parmi les branches nécessaires (nothwendig). Dans le Wurtemberg, elle ne figure qu'indirectement au programme, comme l'une des sections comprises sous la rubrique des Realien. Le Danemark, la Grèce, la Suède n'en ont fait qu'une branche facultative.

L'histoire nationale, naturellement, vienttoujours en première ligne ; certains États ne prévoient même, dans leur programme scolaire, d'autre enseignement historique que celui-là (Angleterre, Belgique, Danemark, Grèce, Italie). La loi portugaise prescrit l'enseignement de l'histoire nationale dans le premier degré d'instruction, et celui de l'histoire générale dans le second degré. La loi autrichienne trace le cadre de l'enseignement historique en ces termes : « Les notions essentielles de l'histoire, en insistant particulièrement sur la patrie et sa constitution. »

Partout, l'histoire figure au nombre des matières obligatoires d'enseignement des écoles normales.

HISTOIRE NATURELLE. — L'histoire naturelle est certainement de toutes les sciences celle dont la place dans notre enseignement à tous les degrés a été la plus discutée. Après avoir eu quelque temps droit de cité dans. l'enseignement secondaire, elle fut presque entièrement reléguée dans l'enseignement supérieur, où on ne lui donnait d'ailleurs qu'une bien faible extension, puis rétablie, avec des développements peut-être excessifs, dans l'enseignement secondaire spécial, correspondant dans une certaine mesure à l'enseignement primaire supérieur. Actuellement l'histoire naturelle est aussi largement enseignée que possible dans les facultés des sciences ; elle a pris dans les lycées une importance que d'aucuns trouvent trop considérable; elle est comprise enfin pour une large part dans les programmes de l'enseignement primaire à tous les degrés. Ce même titre d'histoire naturelle est attribué dans ces trois ordres d'établissement à des enseignements qui ne sauraient se ressembler, ni poursuivre le même but. 11 faut bien reconnaître, quoi qu'on en ait, que les sciences naturelles ont aujourd'hui soulevé, étudié et en partie résolu les plus graves des problèmes que la philosophie osait naguère encore à peine envisager. L'origine des êtres vivants, celle de l'homme, la nature des liens réciproques qui unissent entre eux les divers animaux, les divers végétaux, sont scrutés avec passion par d'innombrables chercheurs. Non contente d'examiner comme autrefois jusque dans ses moindres détails la structure des animaux et des végétaux, de décrire leurs espèces et

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