‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 542 sur 547 · II III IV · texte numérisé non relu

II III IV

Religion et morale 2 2 2 »

Tédagogie et exercices pédagogiques 3 3 4 5

Langue et littérature hongroise'.. 3 3 2 2

Langue allemande 3 3 2 il

Mathématiques j ^thmétique.. 3 2 2 2

1 j géométrie » 2 1 1

Histoire 3 4 » »

Géographie » » 2 2

Histoire naturelle 2 2 2 »

Physique et chimie » » 2 3

Théorie et pratique de la musique

vocale et instrumentale 4 4 4 2

Dessin et calligraphie 3 2 11

Gymnastique 2 2 2 1

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Les écoles normales de l'Etat sont mixtes quant aux cultes. Les écoles normales d'instituteurs sont pour la plupart des externats, et elles d'institutrices sont des internats. L'enseignement est gratuit; les élèves reçoivent dans les externats de l'Etat des bourses entières ou des fractions de bourses, en général 10 florins (25 francs) par mois. Dans les écoles normales confessionnelles, l'enseignement est aussi gratuit, mais les élèves ne reçoivent que quelques secours moins, considérables provenant en général des fondations charitables. Une école normale de l'Etat possède d'ordinaire six maîtres : trois maîtres titulaires pour la pédagogie, les langues, les mathématiques et les sciences naturelles (c'est ordinairement le maître de pédagogie qui remplit les fonctions de directeur), un maître-adjoint qui enseigne ordinairement l'histoire et la géographie, un maître de musique et un maître de dessin. L'un de ces derniers est chargé de l'enseignement de la gymnastique et de l'industrie domestique.

Les écoles normales de l'Etat étant mixtes quant aux cultes, trois ou quatre catéchètes, en général les ministres du culte de la commune où est située l'école, donnent l'enseignement religieux. A chaque école normale est jointe une école annexe pour les exeicices pratiques des élèves. Les écoles normales confessionnelles doivent être organisées sur le modèle des écoles d'Etat.

3. Inspection et autorités scolaires. — L'inspection des établissements ci-dessus énumérés est exercée : 1° par les inspecteurs royaux, et 2° par les conseils d'école communaux ou confessionnels. Les inspecteurs royaux sont chargés : a) de surveiller l'exécution de la loi scolaire et d'assister les autorités ; 6) de visiter chaque année dans leurs districts tous les établissements destinés à l'enseignement du peuple (écoles d'Etat, écoles communales, écoles confessionnelles et écolps privées ; c) d'adresser des rapports annuels au ministère de l'instruction publique tur le fonctionnement du système d'enseignement, sur l'efficacité des écoles primaires; d) de fixer le nombre des écoles publiques de garçons et de filles à établir dans chaque commune; e) ils ont le droit de fermer les écoles clandestines ou non-efficaces; f) ils président le conseil de l'école normale du district et sont membres du conseil administratif du comitat.

Le conseil tf'êcole communal (islcolaszék), composé au moins de 9 membres, est investi par la loi d'attributions importantes. Il choisit les maîtres d'école, et veille à la moralité des établissements communaux d'enseignement primaire à tons les degrés. Les diverses confessions de la commune sont représentées dans le conseil au moins par un ecclésiastique. Les membres des conseils d'école sont élus pour trois ans et sont indéfiniment rééligiblos.

En 1871 a été créé le Conseil d'Etat de n?istruction publique, autorité centrale dont une lion a pour attributions spéciales l'étude des réformes et améliorations à introduire dans l'enseignement primaire.

Le Conseil, dans son ensemble, a des attributions multiples. 11 peut être appelé à donner son avis en général sur toutes les affaires portant règlement pour les établissements d'instruction publique et sur toutes les questions qui lui sont soumises par le ministre. Pour certaines affaires, comme les programmes d'étude dans les écoles publiques, les règlements relatifs aux examens et au choix des livres d'école, il est nécessairement consulté; sur d'autres affairée, il n'est appelé à délibérer que si le gouvernement le juge à propos. Le Conseil compte actuellement 28

HONGRIE

HONGRIE

membres divisés en sept sections. Ils sont nommés par le ministre de l'instruction publique.

B. Statistique. — La superficie de la Hongrie est de 280 380 kilomètres carrés; sa population, d'après le recensement de 1K80, est de 1H 7*28 022 habitants, soit 48 habitants par kilomètre carré. Le royaume est divisé en 73 comitats et 12 898 communes. La population se répartit, d'après la nationalité, de la manière suivante : Magyars, 6 165 088 habitants; Roumains, 2 323 788 habitants; Allemands, 1798 373 habitants; le reste de la population se compose de Slovaques, de Rutlièncs, de Serbes et de Croates.

Sur les 12 898 communes, il y en a 2234 qui sont dépourvues d'écoles. Dans ce nombre cependant il y en a 187G dont la situation permet aux enfants de fréquenter l'école d'une commune limitrophe. Restent par conséquent 358 petits villages, pour la plupart dans les montagnes, où les enfants ne jouissent pas des avantages de l'instruction.

1. Population d'âge scolaire et fréquentation. — Le nombre des enfants d'âge scolaire était en 186') de 2 284 741 : en 1888, de 2 097 490. Sur ce total 1 152 IIS enfants en 1869 et 1 619.692 enfants en 1880 fréquentaient l'école quotidienne ou l'école de répétition. La moyenne des enfants de 6 à 12 ans fréquentant l'école quotidienne a été de 50.42 % en 1869 et de 77.21 % en 1880. Les autres (23 %> en 1880) ont. été empochés par suite de causes diverses. Il faut citer, parmi ces ■causes, d'abord l'éloignement dans certains villages des montagnes, où les habitations sont disséminées et où la route est longue jusqu'à l'école. En second lieu, la pauvreté et l'avarice des parents, qui emploient leurs enfants d'âge scolaire aux travaux de l'industrie et des champs. En troisième lieu, les maladies contagieuses qui, depuis cinq ou six ans, ont forcé bon nombre de conseils communaux de faire fermer provisoirement leurs écoles. L'assiduité des élèves des -cours de répétition laisse aussi beaucoup à désirer, la moyenne de leur fréquentation n'étant que de 55 °/0. La faute en est aux parents, qui ne comprennent pas l'importance de cet enseignement complémentaire, et aussi à l'indifférence et à la négligence des pouvoirs publics. Il y a beaucoup de communes où les maîtres ne tiennent pas avec assez de soin les registres d'appel.

La fréquentation des écoles -est le plus souvent interrompue en hiver par la mauvaise saison, et la durée moyenne de l'année scolaire n'est guère que de quelques mois. Il y avait eu en 1878 6 087 915 absences de demi-journée ; ce chiffre est allé en progressant : en 1879 il y a eu 10 959 953 et en 1880 H 801 385 absences, ce qui montre une augmentation de 4 millions d'absences par an.

Le nombre des enfants dépourvus de livres d'école était en 1880 de 186 525. Sur 203 930 élèves ayant quitté l'école, 12 298 savaient seulement lire ; 191 632 savaient lire et écrire.

La proportion des élèves fréquentant l'école varie beaucoup d'un comitat à l'autre.

Elle était en 1880-81 de

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