ILE
le plus célèbre est son Livre élémentaire ou Recueil encyclopédique pour renseignement de la Jeunesse ITT*,. Ces quatre volumes, qui mènent Téducation jusqu'à l'âge de 1S ans, embra-d'après Basedow lui-même, les objets - « Notions élémentaires sur le monde et sur les choses. — Méthode originale et expérimentale pour apprendre à lire. — Connaissances ph; naturelles. — Connaissances morales et philosophiques — Méthode d'instruction impressive et intuitive en matière de religion naturelle. — I tions pratiques sur la société, le commerce, etc. »
L'influence de Rousseau sur Basedow est mani- : il a essayé de réaliser les idées contenues dans Y Emile. Le soin prêté à l'hygiène, i'explication noses donnée aux enfants par la vue même, ge des estampes précédant la lecture, sounement appliqué à la morale, toutes ces recommandations àeïÉmile se retrouvent chez Basedow. On lui a reproché de s'adresser trop exclusivement à la raison, sans tenir compte des besoins du cœur et de l'imagination, et sans se préoccuper iispositions particulières de l'enfant. Il fait reposer l'éducation sur la notion de l'utile : le côté historiqueet la connaissance de l'antiquité sont sacrifiés. Mais Basedow eut le mérite de transporteries questions pédagogiques sur le terrain de l'application : il provoqua enEurope, et particulièrement en Allemagne, un mouvement d'idées qui ne s'arrêta plus. Son continuateur direct fut Campe*. Pestalozzi, par certains côtés, subit également son influence.
[Michel Bre.i
Nous résumons au mot Philantropintsf.es 1 nistoire du mouvement pédagogique créé par Based
BASIL K - — Evèque de Césarée en Cap-
padoce, un des Pères de l'Église grecque du ive siècle (329-379 . saint Basile garda toute sa vie pour les études littéraires le goût très vif qu'il ..it de sa première éducation. Il avait suivi en effet à Constantinople le? lu rhéteur Liba-
nius, puis il se rencontra avec Grégoire de Naziance à l'école paienne d'Athènes : enrin il ouvrit luimême à Césarée une école de rhétorique.
Devenu chrétien, saint Basile, comme la plupart des Pères de l'Église, fut assez large et assez tolérant pour désirer l'alliance de l'Évangile et des lettres profanes. Par ses dogmes nouveaux, par sa morale élevée, le christianisme donnait un es puissant à l'éducation du cœur. Mais la culture intellectuelle, le goût du beau langage, l'amour des lettres et de sciences, tout ce grand héritage de l'antiquité, fallait-il y renoncer ? Le Dieu nouveau devait-il être un Dieu jaloux, aux yeux de qui la curiosité philosophique serait une hérésie, et le ^oùt littéraire un péché ? Les Pères de l'Église, pour la plupart, ne le pensèrent pas. Pour être devenus des adorateurs du Christ, ils ne cessèrent pas d'être de beaux esprits, des écrivains polis, des orateurs et des philosophes. Ils surent à la fois. selon les expressions de saint Jérôme, être des Cicéroniens et des Chrétiens.
Saint Basile nous a laissé de son estime réfléchie pour la littérature grecque et romaine un témoi- . arable, auquel nous renverrions volontiers tous ceux qui seraient tentés de suivre le célèbre abbé Gaume dans sa campagne contre l'antiquité classique. C'est une homélie intitulée : Discours sur l'utilité que «es jeunes gens peuvent retirer de la lecture des auteurs profanes.
Sans doute, il ne faut pas attendre d'un évêque des premiers siècles qu'il fasse des auteurs grecs et romains le fond de l'éducation ; mais c'est déjà beaucoup de vouloir qu'ils y jouent un rôle, qu'ils soient comme les auxiliaires de l'Écriture. L'intelligence humaine n'étant pas capable de pénétrer demie sens des mystères de la religion, il est bon, il est nécessaire, selon saint Basile, qu'elle se prépare
à l'étude des vérités chrétiennes par la lecture des mes qui ne sont pas opposés : le luxe de comparaisons e
qu'affectionnait la littérature chrétienne des pre-
dit-iL ceux qui veu-
nnVtonres; i:-es
la
à y préparer. Cre-
miers temps, saint
cette préparation. « se former aux
avoir acquis dans des
souplesse, toute
saires, ils vont dans les
le fruit. Nous avons,
soutenir : il
quenter les p
Par rapport à la vérité
fanes sont comme des ombres et des i
çons-y d'abord notre vue, afin a
vive lumière des Livres saint s
pouvant fixer le soleil, nous consadéi
Saint Ba.
ressouvient ici de Platon et du m ; i caverne;
mais il ne s'inspire que de son imagination gracieuse
quand il ajoute -es profanes sont
saints ce que le fouilla.:
il les précède, il les couvre aussi et leur sert comme
de parure, a L'étude des anciens est donc nécessaire : reste à
savoir comment il faut la diriger. Saint
mande surtout qu on fasse un choix, q
teurs profanes comme les abeilles pillant V
en ne recueillant que le m
le docteur chrétien est plu-
mèm . . - et
pie. < J'ai entendu dire à un habile
toutes les poésies d'Homère inspiraient l'a vertu » Mais, comme Platon, il
commande de ne pas écouter les poètes, lorsqu'ils
nous peignent les passions
lorsq rurent la Divinité, en lui
des actions indignes.
admire chez n'est pas seulement
tion du style, c'est la beauté des exemples et rélévation des pensées. C'est comme m .
non pas seulement à titre de professeurs do langage, qu'il les intronise dans la :
3 rate et Platon : « C'est le sentiment de Platon, dit-il. et il s'accorde en cela avec saint Paul. » Il cherche des enseignements jusque chez les philosophes cyniques, et emprunt son opinion sur les vêtements et la coiffure.
int Basile demande qu'on puis moins dans les trésors de la sigcwc anti^ne former lame des jeunes gens. C'est un bel " mage qu'il rend à cette philc les sectaires modernes ont qt un si injurieux et si injuste dédain. I idée inspirait saint Basile : c'est l'idée qu inanité M doit desavouer aucune
partie d'elle-même, ni répudier aucun effort de sont passé. L'humanité progresse, non point par des révolutions radicales et par une rupture absolue avec tout ce qui a précédé, mais par Falliance féconde de l'avenir et du pasnaturel que le christn avec l'exaltation d'une religion nouvelle, proclamât qu'il fallait tout détruire pour tout recommencer. Nous n'en admirons que plus le bon sens, la tolérance intelligente qui suggéreront à saint Basil i
- - imitate : -
phie antiques à l'oeuvre df
i : riel Compa; BASSET César»Augu- — et homm dont le nom appa L'histoire de Finstruc:
primaire, naquit - ns le 2 avril .
mourut à Paris le I $23. Il appar:
d'abord à l'ordre des ?, et professa
rhétorique au coilég i - loua é emigrer
pendant la Révolution, il se rentra on Franco qu s