‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 98 sur 547 · BASEDOW · texte numérisé non relu

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rithmctique soi-même (Paris, in-lC. 1671 tables qu'il a dressées pour toutes sortes de calculs de banque, pour la conversion des monnaies, etc.. ont été si promptement adoptées par le public, que de son vivant même on avait pris l'habitude de les appeler, comme on les appelle encore, des barèmes. Larousse, dans son Grand dictio?inaire, a cité de nombreuses pièces de poésie du célèbre teneur de livres, quelques-unes entre autres extraites du « Cayer curieux de Barréme, arithméticien. »

BARRUEL (Etienne). — Pédagogue français qui méritait de ne pas tomber dans l'oubli, si nous en ns par les deux ouvrages que nous connaissons de lui : 1° son Plan d'éducation nat. C07isidcrée sous le rapport des livres élémenb Desenne. in-S«, 1791: et 2° Obser- :s sur l'instruction publique, et pariiculièoles centrales, par Et. Barruel, proordes Écoles centrales de Paris, examinateur à l'École Polytechnique, germinal an viii. Paris. Baudouin. in-8*. Voici quelques-unes des pr tions qu'on peut extraire de ces ouvrages :

1° Organisation administrative — Barruel est Kailhoa un des premiers promoteurs de l'institution d'un « Ministère de la Morale et de l'instruction publique, » administration qui peut, dit-il, « faire à elle seule un très vaste départe- * ment. »

Il propose d'établir des a visiteurs généraux ■ nommés par le ministre, des a visiteurs secondaires et primaires » pris parmi les professeurs des écoles centrales et secondaires,, enfin « un grand jury d n », avec des attributions

analogues à celles qu'a r. s rd le Con-

seil supérieur de l'instruction publique. Il attribue la nomination des instituteurs aux préfets, sur une liste d'éligibles pi s par le conseil mu-

nicipal, avec adjonction de quatre pères de famille. hrgamsation pédagogique. — Il propose un cycle d'études primaires de 6 degrés à parcourir entre - >; des examens de promotion d'un

degré à l'autre ; et des prix décernés par « le S teurs primaires ».

Art. H. «■ Il y aura dans chaque école primaire un tableau de bois peint en noir où l'on donnera toutes les leçons qui en seront susceptibles. »

Art. 15. « Le maître y tracera à la craie les leçons du syllabaire et celles du livre des éléments de lectur; esare qu'un enfant épellera. la

leçon sera répétée par tous en même :

haute voix, ainsi que cela se pratique avec succès dans plusieurs contrées de l'Europe. »

Art. 16. a On dictera tous les jours quelques phrases que les enfants écriront au tableau pour faire remarquer les fautes d'orthographe, et on aura le soin de leur faire conjuguer pour

qu'ils évitent les locutions àej'avons.

3° Méthodes et livres. — Les livres élémentaires que Barruel juge indispensables sont au nombre de dix : syllabaire, éléments de lecture, livre complémentaire de lecture, exemples d'écriture, abrégé des principales op; i arithmétique,

catéchisme de santé, catéchisme des came (soin de:- troupeaux, agriculture . abrégé de h graphie du département ■ qui renfermera ce qu'il y a de plus méritant à savoir sur ses productions, son commerce et ses relations avec ses voisins, le tout précédé des grandes divisions du globe : ■ enfin le catéchisme de la constitution, et un petit code des instituteurs.

a Quant au dessin, ajoute-t-il. j'ai toujours été étonné qu'on ne l'enseignât pas en même temps que l'écriture. Ces deux arts ont tant de ra; entre eux dans leurs commencements et les enfants sont si naturellement imitateurs, qu'on n'aurait jamais dû les séparer. Il n'y a pa- un enfant qui 6'amuse à couvrir les pages de ses livres de fier. grotesques., et d'innocents barbouillages. Profi- 1

tons de ce penchant pour leur donner sans fatigue les premiers éléments d'un art qui peut-être un jour contribuera à leur bonheur. Nous devons avoir pour objets non d'en faire de grands artistes. mais de metttre à profit ce qu'ils annoncent d positions, et il faut bien s'attendre à avoir de mauvais dessin.teurs. comme nous avons de mauvais écrivaitis. » Barruel trace ensuite le plan ■ d'une suite de dessins élémentaires faits dans

cet esprit Le premier degré ne contient que les

figures d'objets qui sont communément sous la main; on commencera par les plus simples, tels qu'un dé à jouer, une boite ronde et tout unie, un livre, etc. Chaque objet aura trois dessins, le trait simple, le trait ombré à la plume et 1 ombré au crayon. Au deuxième degré viennent des objets plus complexes préparant à l'étude du pay-

au troisième le dessin de la figure, au quatrième les animaux, etc. » Comme méthode, on <> prescrira aux maîtres dès les premières 1 de mettre les objets sous les yeux des enfants en même temps qu'ils leur en présenteront l'image. On leur dira de revenir sa de l'objet au

dessin et du dessin à l'objet pour leur en faire voir l'accord, de commencer par dessiner euxmêmes chaque chose en leur présence, de M tenter d'abord de leur faire faire le principal de ne passer aux ombres que lorsqu'ils auront la main et l'œil un peu exercés, enfin de leur faire toujours dessiner de nouveau chaque objet d'après lui-même immédiatement après en avoir fait copier l'image. »

Enfin Barruel recommande qu'on fasse bien comprendre aux instituteurs que a chaque art, chaque science a une méthode particulière qui lui est propre, et que, parce qu'on y est très habile il ne s'ensuit pas que l'on soit en état de donner des s. L'enseignement est lui-même un art particulier et ses règles sont du domaine de la philosophie. Elle seule peut et doit les former et les aîner entre elles. »

UASEDOW Jean-Bernard . — L'un des pédaeogues allemands les plus renommés, naquit à Hambourg, en 1723. d'une famille pauvre, étudia la théologie protes ua à

gnement. qu'il ei bord dans le Dane-

mark. Il se fit bientôt connaître par de nombreux écrits de théc ut en restant fidèle à

die. il exprimait des opinions par des livres sur l'éducation, où il mettait en des idées nouvelles sur l'étude des langues et des

es naturelles. Attaqué pour sesopinioi ligieuses pari-.- - o s orthodoxes, il dut quitter sa place en 17 < ut quelque temps à Altona

Hambourg. En 1771. le prince de F Léopold-Frédéric-François. qui

àucation, l'appela auprès de lui, pour l'aider à réformer le - ..ent dans

de sa principauté. Arec les fonds que.

sur ses demandes pressantes et répétées, divers princes et particuliers mirent à sa disposition, ii le Philanthropimtm, sorte d'institut qui devait contenir à la fois un séminaire pour former des maîtres, et un coll. : internat

pour des sd a 18 ans. On y enseignait

d'après les méthodes et avec les livr In examen public, où les élèves montrèrent des connais! - remarquables pour leur âge. eut un grand retentissement. M.»is Rasedow manquait des qualités d'administrateur : d'un caractère irascible, dominateur isûf, il ne put s'entendre av<.

collègues, i nctions, dans

lesquelles il eut Campe pour successeur. Il continua à publier des écrits

en 1 " : 0. à Magdebourg, où il allait passer quelques mois tous les ans. et où. p.*r goût de l'éducation, il prenait part à 1 .ent d'une école.

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