cratères lunaires sont beaucoup plus nom
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breux dans les parties lumineuses du disque que dans les taches sombres ou mets. Il est à remarquer, en outre, que ces dernières elles-mêmes ont généralement la forme circulaire, et que leurs bords forment aussi des saillies prononcées, mais interrompues et déchiquetées. L'intérieur des mers est donc plus uni, comme si le sol avait été i omble par des alluvions ; c'est la région des plaines, par opposition aux parties blanchâtres du disque qui forment la région montagneuse.
Tons ces détails, que le télescope montre avec netteté dans toutes les phases, sont admirablement accuséslorsquelalune n'estque partieilementéclairée. Au premier ou au dernier quartier par exemple (fig. 6y, les bords de la ligne de séparation de la lumière ou de l'ombre sont comme dentelés, et l'on y voit avec évidence la structure cratériforme de "presque tons les accidents du sol. Les bords
de certains cratères apparaissent seuls éclairés sur la limite de l'ombre, et, dans l'ombre même, on aperçoit des points lumineux qui ne sont autres que les sommets de montagnes que le soleil éclaire les premiers avant le lever, ou les derniers après le coucher du soleil sur la lune.
Outre les cirques ou cratères que nous venons de décrire, la lune offre encore des montagnes isolées ou pics, et un certain nombre de chaînes ayant quelque analogie avec les chaînes de montagnes terrestres. Les pics se trouvent assez souvent situés au centre ou tout au moins à l'intérieur des cirques. Quant aux chaînes, la plupart bordent les grandes taches grisâtres appelées mers, et il y a toute apparence que ce ne sont autre chose que les remparts eu partie détruits de ces anciennes circonvallations.
La forme circulaire de la grande majorité des
Fig. 5. — Cratères lunaires.
montagnes de la lune les a fait, dès le début des observations télescopiques , considérer comme ayant une origine volcanique on cruptive. Peut-on les a-similer en effet aux formations volcaniques terri sues? Une assimilation complète paraît difficile, quand on songe aux dimensions énormes d'une grande partie des cirques. Ce qui est probable, c'est que leur formation est due à l'action des forces internes qui, s'exetçnnt sur l'écorce du globe lunaire alors que celui-ci était nouvellement sulid'fié brisèrent cette écorce suivant les lignes de moindre résistance, c'est-à-dire suivant des petits cercles de la sphère, et formèrent, par soulèvement, les remparts en partie disloqués aujourd'hui qui simulent, des chaînes de montagnes. Plus tard, par le fait d'une consolidation plus complète de l'écorce, et aussi par l'affaiblissement de la force expansive des gaz intérieurs, de no ivoanx soulèvements eurent lieu, et cela sur une échelle progressivement décroissante, jusu'uux plus pCtùs cratères qui criblent, pour ainsi
dire, la surface de certaines régions lunaires. Un mot sur les dimensions des cirques. Les plus grands atteignent en diamètre des dizaines, des centaines de kilomètres. Le cratère Schickardt mesure d'un bord à l'autre 250 kilomètres. Platon, Ptolémée, Hipparque, Copernic. Tycho sont des cirques qui ont depuis 180 jusqu'à*90 kilomètres de diamètre. Les plus petits cratères ont à peine un kilomètre. Quant aux hauteurs des montagnes, chaînes, remparts des cirques, pics isoles, elles sont également considérables. Les remparts du cratère Newton dominent le fond intérieur de plus de 70t)n mètres. Clavius, Casatus, les monts Dœrfel et Leibnitz mesurent de 7000 à 7:,00 mètres d'altitude; Tycho a .V 00 mètres, et Eratosthènes, 4S0U. (les hauteurs sont, relativement aux dimensions du globe lunaire, plus grandes que celles des montagnes de la terre les plus élevées.
Tels sont, en négligeant des particularités fort curieuses, les caractères de l orographie, de la
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lune. Il nous reste, pour achever de donner une idée de sa constitution physique, à transcrire quelques données astronomiques et météorologiques. D'après les calculs les plus récents, la masse de la lune est égale à la XIe partie de la masse de la terre : c'est une quantité environ 20 millions de fois plus petite que la masse du soleil. Quant à sa densité, elle surpasse un peu les G dixièmes de la densité de notre globe. Rapportée à l'eau, elle est égale à 3.30; c'est la densité de plusieurs minéraux de la croûte terrestre, et aussi des météorites du type commun. A la surface de la lune, l'intensité de la pesanteur n'esl que le Bixième
environ de l'intensité de la pesanteur à la su de la terre.
Le mouvement de rotation de la lune, combiné avec celui de translation autour de la terre, I termine à- sa surface les mêmes phénomène» de jour et de nuit que nous avons ici. Mais la durée en est considérablement plus grande. Dans les régions équatoriales de la lune, le jour dure 3S4 heures environ, et à cette journée si longue succède une nuit de môme durée.
Pour se faire une idée exacte des effets qu'une aussi longue présence et une pareille absence des rayons solaires sur u:i même bon
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Hg. 6. — La Lune à son premier quartier (vue dans une lunette renversant les objets).
produire à la surface de notre satellite, il faut y joindre cette circonstance, que la lune n'a point d'atmosphère et pas d'eau, et qu'ainsi les rayons de lumière et de chaleur n'ont eu à traverser, quand ils frappent le sol, aucun milieu absorbant, gazeux ou vaporeux. Pendant la nuit, le rayonnement s'effectue donc dans les espaces célestes avec une intensité extrême. A la chaleur directe de pies de quinze jours d'un soleil ardent, succède le froid d'une longue nuit absolument sereine.
La lune est, on effet, comme nous venons de le dire, privée d'atmosphère, comme le prouve l'absence de toute réfraction observable, lorsque les
étoiles, p*>r l'effet du mouvement diurne, sont occultées par son disque. Cette preuve négative indique tout au moins que l'atmosphère lunaire, si elle existe en effet, est d'une rareté excès sive.
Quant à l'absence d'eau, elle résulte de la parfaite netteté avec laquelle tous les détails de la ru r face b'< bservenl de la terre. S'il y avait de l'eaii, rivières lacs ou mers, la faiblesse ou la nullité de la pression atmosphérique en rendrait la vaporisation très facile, des nuages se formeraient et en quelques points absorberaient la lumière, masqueraient A<- taches plus brillantes ou plus sombres, suivant les cas, *s accidents si
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