‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 159 sur 534 · DIVISIONNAIRES · texte numérisé non relu

DIVISIONNAIRES

Or : 50 piastres.

Or : 25 piastres.

Or : mobur (15 roupies).

Or : chômai! (100 chahis).

Arg. : 5 piastres.

Arg. : 1 piastre.

Arg. : l/4 roupie.

Arg. : abassis (4 cliabis).

Le cash, monnaie de cuivre et plomb, valant 0f,0075, est la seule pièce de monnaie. Les lingots et les piastres sirvent à la circulation.

ArL'. : Tical.

Or : 10 yen.

Or: aigle (lOdol.); dollar.

Or : 10 pesos.

Arg. : 20 sen.

Arg. : dollar ; )/2 dollar; 20 cents.

Arg. : 10 centavos.

Le dollar des États-Unis, les piastres d'Espagne et du Mexique servent à la la circulation.

Or : quadruple (16 piastres).

Or : once (17 piastres) ; écu d'or (un peu plus de 4 piastres).

Or : 10 milréïs...

Arg. : piastre d'argent.

Arg. : piastre, bolivian (l/2 piastre).

Arg. : 500 réis.

MONOCOTYLÉDONES. — Botanique, XIII. ■— Etym. : des deux mots grecs monos, seul, et cotylédon, objet en forme de cuiller. — Les plantes phanérogames de l'embranchement des Monocolyîédones sont caractérisées, ainsi que leur nom l'indique, par la présence d'un seul cotylédon à leur embryon. Passons brièvement en revue les caractères généraux de ces plantes.

La graine des monocotyledones comprend toujours deux parties, l'une intérieure, Y amande, l'autre extérieure, le spermoderme ou tégument séminal. L'amande est constituée par un embryon et une réserve nutritive ou albumen. D'une manière générale, l'embryon des plantes monocotylédonées est très développé dans la graine mûre, môme chez celles de ces plantes que leur vie aquatique ou épiphyte semble avoir le plus dégradées. Cet embryon se compose d'une région centrale axile, l'axe hypocotylé, qui se termine inférieuremetit par un filament d'une ténuité extrême. Ce filament a reçu le nom de suspenseur, parce que jusqu'à une date récente on admettait qu'il avait pour mission de fixer la jeune plante a la paroi du sac embryonnaire. Les belles recherches do M. Trcub sur le rôle du suspenseur ont montré que chez les monocoiylédoncs, cet organe sert le plus souvent d'organe spécial d'absorption, pour l'embryon qui

[E. Levasseur.]

en est muni ; chez les rares monocotyledones dont le suspenseur ne se développe pas, l'absorption des matières nutritives se fait également bien par tous les points de la surface de l'embryon. L'axe hypocotylé présente vers sa région supérieure un seul appendice généralement très développé : c'est le cotylédon unique, caractéristique des plantes monocotylédonées. Ce cotylédon unique est toujours un réservoir de matières nutritives de nature albuminoïde. Parfois ce cotylédon, dont la forme est des plus variable, présente sur un point de sa surface une large expansion dorsale que l'on qualifie de suçoir ou de sculellum, le mot suçoir désignant le rôle physiologique que cette partie remplit à la germination, le terme scutellum indiquant la ressemblance que cette partie présente avec un bouclier. Le cotylédon unique de l'embryon des monocotylédonées, grâce à son grand développement, enveloppe complètement l'extrémité supérieure de l'axe hypocotylé; la fente selon laquelle se touchent les bords du cotylédon est la fente gemmulaire ; on la voit très facilement sur des germinations de mais. Au fond de la fente gemmulaire, on voit le bourgeon gemmulaire terminant supérieurement l'axe hypocotylé. En parcourant la description qui précède, on remarquera que l'embryon monocotyledoné ne présente pas

MONOGOTYLÉDONES — 1343 — MONOCOTYLÉDONES

d'indication de racine, bien que par licence de langage on continue encore à désigner sous le nom de radicule (petite racine) la région inférieure de Taxe hypocotylé.

Chez ces végétaux, les racines ne se développent que très tardivement dans l'épaisseur même de la région inférieure de l'axe hypocotylé. Pour arriver au jour, chaque racine perfore les tissus superficiels de cette partie de la plante. Il en résulte une collerette à la base de chaque racine; cette collerette a reçu le nom de coléorhize; les racines elles-mêmes sont dites endorhizèes.

Sauf chez les orchidées *, qui se distinguent des autres monocotylédones par leur mode de vie épiphyte et parfois humicole, l'embryon se présente comme il vient d'être dit. Dans les orchidées, au contraire, l'embryon se présente sous la forme d'un globule cellulaire sphérique, homogène dans toutes ses parties. 11 est impossible de distinguer dans ce corps si simple les diverses parties que nous avons nommées précédemment. Dans ces embryons, l'axe hypocotylé, la gemmule et le cotylédon ne se forment que pendant la germination.

Autour de l'embryon, et contre lui, se trouve la réserve nutritive que nous avons nommée albumen. Cette réserve nutritive consiste en amidon chez les graminées *, les cypéracées ; en cellulose, en matières grasses et en matières albuminoïdes chez les palmiers *. Lorsque la réserve nutritive est formée pour une large part par de la cellulose, cette matière peut présenter une très grande dureté et donner la substance connue sous le nom à' ivoire vëgétol. Cette matière, sur laquelle nous aurons occasion de revenir, nous est fournie par une sorte de palmier, le phytelephas, qui croît aujourd'hui dans les marais du Gange. Dans les typha, les sparganium, les pandanus ou paquois, la réserve nutritive de l'albumen consiste surtout en matières albuminoïdes cristallisées; ce sont les cristalloïdes. On montre bien ces cristalloïdes en laissant séjourner des lames minces des albumens de ces, plantes, dans une solution aqueuse extrêmement étendue de bleu d'aniline soluble à l'eau. Même dans le cas des réserves amylacées, on trouve toujours dans l'albumen une certaine quantité d'huile et de matière albuminoîde ; tout le monde connaît le gluten que l'on extrait de la farine du froment, en enlevant par le lavage l'amidon avec lequel il est mêlé. Exceptionnellement, comme dans le cocotier, l'albumen des monocotylédones demeure pulpeux, semi-fluide ; telle est l'origine du lait que l'on retire de la noix de coco.

Le spermoderme ou tégument séminal des monocotylédones est assez simple. Il se réduit aune pellicule très mince qu'il est impossible do séparer du péricarpe chez les graminées ; il devient dur, noir, crustacé chez les liliacées *. Ailleurs la surface du tégument séminal demeure sèche et membraneuse, tandis que sa partie profonde devient ligneuse et se charge d'oxalate de chaux et de matières fortement colorantes. Parfois la pellicule superficielle de la graine se gélifie sous l'action de l'eau et lui fournit ainsi un moyen de fixation au sol; c'est un phénomène analogue à ce que nous voyons se produire à la surface des graines de lin, de melon, de cresson, de moutarde. Un petit nombre de spermodermes présentent des expansions en forme d'aile qui favorisent la dissémination des graines.

Lors de la germination, une partie seulement de la plante monocotylédonée sort d'abord de l'enveloppe de la graine, grâce au grand développement que le cotylédon prend à cette époque. Par l'allongement très considérable de ce cotylédon, l'axe hypocotylé et la gemmule sont poussés hors du spermoderme et enfoncés dans le sol à une certaine profondeur. A ce moment seulement on voit naître iea premières racines, dont le rôle physio-

logique spécial à cette période de la vie de l'être est de fournir à celui-ci un moyen de fixation. Tant qu'il reste quelque chose de la réserve nutritive enfermée dans la graine, la partie supérieure du cotylédon y demeure engagée et absorbe la réserve nutritive. Quand l'albumen est épuisé, ou bien le cotylédon se flétrit et meurt, ou bien il se dégage complètement de son enveloppe séminale, arrive à la surface du sol et remplit pendant un temps plus ou moins long le rôle d'une feuille ordinaire. Un des meilleurs exemples qui se puisse indiquer pour observer toutes ces phases de la germination des monocotylédones nous est fourni par l'oignon.

Les racines des monocotylédones sont toujours adventives. L'organe que l'on qualifie de pivot chez quelques palmiers n'est que la région inférieure de l'axe hypocotylé, et c'est à tort que certains auteurs l'ont assimilé à une racine pivotante placée dans le prolongement direct de la tige. Les racines des monocotylédones sont très nombreuses, cylindriques, grêles, très peu ramifiées, blanches quand elles sont enfouies dans le sol. brunes lorsqu'elles sont superficielles. Ces racines ne présentent qu'un seul faisceau libéro-ligneux, à plusieurs centres de développement. Le nombre des centres de développement de cet unique faisceau peut s'élever jus qu'à soixante et quaire-vingts dans les racines des palmiers. Le faisceau de la racine des monocotylédonées ne présente jamais de zone cambiale, et par suite ne présente pas d'accroissement secondaire ; par suite aussi le volume de ce faisceau demeure toujours fort petit et la racine elle-même reste grêle. Un renouvellement rapide et une production toujours abondante d e nouvelles racines supplée au faible développement de chacun de ces appareils. La surface de la racine est toujours constituée par une couche subéreuse, qui prend un développement exceptionnellement puissant chez les orchidées épiphytes, comme les vanilles, les dendrobium, etc. Dans ces plantes spéciales, en dehors de son rôle protecteur, le liège superficiel des racines aériennes a pour mission d'emmagasiner de l'air et de l'eau, puis de retenir ces fluides à proximité de la surface absorbante. Les racines des monocotylédones sont très rarement tubéreuses. On connaît cependant quelques exemples de racines transformées en tubercules chez ces végétaux; telles sont par exemple celles du Dioscorea batatas, connue vulgairement sous le nom d'Igname de Chine ou de l'atate de Chine, et qu'il ne faut pas confondre avec la patate provenant de ïlpomea batatas, une convolvulacée ; telles sont encore celles de quelques orchidées. On retire de ces derniers tubercules une sorte de tapioca connu sous le nom de salep. Quelques monocotylédones peuvent vivre sans racines ; telles sont par exemple certaines broméliacées; d'autres n'ont jamais de racines, telles sont le corallorhiza et 1 épipogon. Les monocotylédones sans racines remplacent ces organes par de petits poils absorbants qui naissent sur toute la surface de la tige; ces plantes vivent d'ailleurs dans des endroits très humides et très sombres.

La tige développée des monocotylédones présente une surface lisse parfois revêtue d'une sorte de vernis siliceux comme dans les graminées, les cypéracées. Le revêtement siliceux des cypéracées forme à leur surface de très petites épines tranchantes ; tout le monde a touché la ieirhe, qui maintient les talus des canaux et des rivières; chacun sait aussi combien les bateliers de la navigation des canaux se plaignent du préjudice que leur cause cette plante par la rapidité avec laquelle elle use et coupe les cordages les plus solides. Tout le monde connaît encore des exemples de pâturages ruinés parce que quelques touffes de

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