Exercices. — Effectuer les produits suivants
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[H. Sonnet.]
MUSACÉES. — Botanique, XIV. — Étym. : le mot Musantes est tiré du mot latin musi par lequel on désigne les bananiers.
Définition. — Les Musacées sont des végétaux monocotylédonés caractérisés par leur fleur irrégulière hypogyne avec une ou plusieurs étamines stériles. Presque tous les botanistes réunissent aux Musacées les familles des Zingibéracé"S et des Cannacées, pour former la classe des Scitaminées. I i i gard à l'utilité majeure que présentent les plantes de ces deux dernières familles, nous ferons aussi connaître leurs caractères principaux par comparaison avec ceux des Musacées.
Caractères botaniques. — Les graines des Musacées sont ovoïdes ou triangulaires; elles prént souvent un arille charnu ou membraneux (havenaln), ou poilu {Urania); dans ce dernier ras, l'arille est très vivement coloré en bleu céleste ou en rouge de Saturne; c'est un organe destiné à favoriser la dissémination des graines. Le tégument séminal de ces graines est extrêmement épais, très solide, et fréquemment relevé en manière de bourrelet autour du bile ; sous le spermoderme, on trouve un albumen farineux, blanc, très volumineux, qui doit son origine aux matières nutritives qui se sont accumulées dansles débris du nucelle de l'ovule ; nous avons donc affaire dans ce cas à un périsperme; l'albumen véritable fait défaut. Au sein de cette réserve nutritive de nature amylacée, nous remarquons un embryon plus ou moins allongé, mais toujours droit.
La germination des graines des Musacées demande, pour s'accomplir, un temps considérable.
La tige des Musacées se réduit à une hampe florale qui présente, vers sa partie supérieure. uni' inflorescence très chargée de fleurs, et, tout à fait a son extrémité, un gros bourgeon charnu utilisé souvent comme légume, et qui, très souvent aussi, sert à multiplier les Musacées par bouture. La tige ou hampe est enveloppée par les 9 persistantes des feuilles.
Les feuilles sont alternes, pétiolées, simples, entières, très volumineuses; chacun sait en effet que les nègres utilisent les feuilles de bananiers pour couvrir leurs cases. La nervure médiane de ces feuilles est très épaisse; elle émet latéralement des nervures secondaires très fines, parallèles entre elles.
Les racines des Musacées sont presque toutes des racines adventives; elles sortent, de très bonne heure, de toute la région inférieure de la tige.
La fleur présente de dehors en dedans: 1° un périanthe formé de six pièces très différentes les unes des autres, comme dimensions, comme forme et comme coloration. Les six pièces de ce périanthe sont disposées sur deux rangs, et toutes sont insérées au sommet même de l'ovaire ; 2" un androcée formé de six pièces, disposées, elles aussi, sur deux rangs au sommet, de l'ovaire. Des six pièces de l'androcée, cinq sont des étamines normalement constituées: la sixième est une foliole de form" variée : "•" un gynécée formé par un ovaire infère à trois carpelles; cet ovaire est lui même surmonté d'un style très long terminé par un stigmate globuleux trilobé. Les ovules sont anatro-
pes, généralement nombreux dans chaque loge de l'ovaire. Ils sont bitégumentés et très volumineux ; on les trouve dans chaque loge dans l'angle interne de la loge; ils sont insérés sur un seul rang.
Le fruit qui résulte de la transformation de l'ovaire des Musacées sous l'influence de la fécondation est une sorte de gros cylindre charnu indéhiscent chez les bananiers. Dans le genre Rnvenata, le fruit est une capsule ligneuse à cloisons très épaisses, qui s'ouvre à la maturité en trois valves. La structure des parois He la capsule des P.avenal'i est des plus compliquées.
Les Zingibéracées se distinguent des Musacées par ce fait que toutes le» pièces de leur androcée sauf une seule sont transformées en lamelles foliacées. La dernière pièce de l'androcée est une étamine régulièrement constituée. Les Zingibéracées ont de plus leurs ovules disposés sur deux rangs dans chacune des loges de leur ovaire.
La graine des Zingibéracées présente souvent un arille ; son spermoderme s'élève aussi en forme de bourrelet autour du micropyle. Vu l'épaisseur excessive du tégument de la graine, celle-ci demeure entière au moment de la germination ; l'embryon doit, pour se trouver en liberté, soulever une sorte de petit couvercle conique produit par une transformation des plus singulières des bords du micropyle. Les graines des Zingibéracées ont un double albumen. L'albumen externe ou périsperme est de nature amylacée ; il correspond à l'albumen des Musacées ; lalbumen interne est de nature charnue, huileuse ; c'est le véritable albumen, celui qui se produit autour de l'embryon dans l'intérieur même du sac embryonnaire.
Les Zingibéracées ont souvent des rhizomes souterrains, rampants et vivaces, qui émettent de distance en distance des tiges aériennes ou des hampes florales. Les autres caractères des Zingibéracées ne diffèrent pas des caractères correspondants des Musacées.
Les Carmacées sont des Zingibéracées dont l'étamine fertile est à demi stérilisée , c'est-à-dire que l'une des loges de l'anthère des Zingibéracées demeure stérile; l'étamine elle-même est transformée en une sorte de languette foliacée. Le stylo des Cannacées diffère aussi de celui des Zingibéracées par sa forme en languette. L'embryon des Cannacées est courbé en cercle, tandis que celui des Musacées et celui des Zingibéracées sont droits. La graine des Cannacées ne présente qu'un seul albumen amylacé, qui correspond à l'albumen externe des Zingibéracées. La graine du Ikalia dealbata, une Cannacée, mérite une mention toute spéciale à cause du singulier organe disséminateur dont elle est pourvue. Dans l'épaisseur de l'albumen de cette graine, on trouve deux canaux demi -circulaires pleins d'air; ces deux canaux communiquent entre eux dans la région du hile. Tout cet appareil est disposé de telle façon que la graine du Thaitn, étant placée dans l'eau, vient flotter à la surface, le hile sortant notablement du liquide. De la sorte, la graine peut nager pendant assez longtemps. A l'état sauvage, les Tlmlia habitent les bords des lacs peu profonds. Leurs graines mûres tombent dans l'eau, puis viennent nager à la surface du liquide. Les vents et les courants assurent la dispersion de ces graines. Les exemples de graines pourvues de vessies natatoires sont extrêmement rares dans la nature actuelle; à l'époque houillère, au 'contraire, on connaît de très nombreux exemples de plantes pourvues de ces ampoules natatoires destinées à assurer la dissémination des graines par l'eau.
TTsages des Scitaminées. — Toutes les Scitaminées sont des plantes originaires des régions tropi-
MUSACKKS
MUSIOÏ'R
aies du globe. Los Muta ou Bananiers sont originaires de l'ancien continent : ils ont été importés en Amérique et sont maintenant cultivés dans toutes les régions chaudes du nouveau continent. Le fruit des Bananiers fournit à l'homme un aliment farineux sucré qui, par la fermentation, donne une boisson rafraîchissante rappelant le pulqué des Mexicains; la moelle de leur tige et le bourgeon terminal de leur inflorcscencu se mangent cuits en guise de légumes. La culture des Uananiers n'est pas moins importante entre les tropiques que celle des céréales et des tubercules farineux dans les régions tempérées. On estime qu'un plant do Bananiers peut fournir par an jusqu'à trois régimes de fruit, chaque régime pesant 27 kilogrammes ; on arrive ainsi à calcu'er qu'un hectare de Bananiers produirait annuellement environ 2i>0000 kilogrammes de bananes sous l'équateur. A la Nouvelle-Grenade le rendement moyen des Bananiers est encore de 700 o kilogrammes à l'hectare. Des pétioles des Bananiers, on retire une filasse dont les nègres fout un fil très estimé.
Le Ravenala madagascariensis, dont le nom populaire est l'Arbre du voyageur, tire ce dernier nom du fait suivant : les feuilles du Ravenala engaînent la tige et forment autant de réservoirs dans lesquels la rosée s'accumule ; en perforant avec une vrille la base de la feuille, on voit s'écouler une eau limpide et fraîche qui permet au voyageur d'étancher sa soif. Les graines du Ravenain, broyées et cuites avec du lait, fournissent aux habitants de Madagascar une bouillie dont ils sont très friands. Les arilles bleus do ces mêmes graines donnent une huile volatile abondante très employée à Madagascar contre les attaques de rhumatisme.
La racine du Gingembre, une des <t quatre épices » du moyen âge, que les seigneurs du xive siècle achetaient au poids de l'or, a été transplantée des Indes dans les Antilles par les Espagnols. Cette racine possède une odeur forte, acre, piquante ; les médecins l'emploient comme un stimulant puissant ; elle entre en cette qualité dans la fabrication d'une bière anglaise fort en usage dans le nord de l'Europe. On peut aussi la confire dans le sucre.
Les racines de Galanga étaient naguère employées pour la fabrication d'une sorte de confiture.
Les racines des Co4us contiennent un principe amer qui les fait employer dans l'Inde comme toniques. Les Costus fournissent aussi une belle matière colorante jaune très employée en teinture. On retire aussi des Curcuma, qui sont des plantes voisines des Costus, une matière colorante jaune très belle fort employée dans l'industrie. Quelques Curcuma donnent en outre une farine comparable à celle que l'on extrait des Marantn.
Les fruits des Amomum sont connus sous le nom de cardamomes ; ils sont utilisés à cause de leurs propriétés excitantes et stomachiques. La maniquette ou graine de paradis est une graine qui provient d'une espèce A' Amomum originaire de la Guinée; elle sert à donner de la force au vinaigre, et parfois à falsifier le poivre noir.
Les feuilles odoriférantes des Renecalmia sont employées par les Péruviens, au dire de Pôppig, contre les douleurs rhumatismales.
Le Maranta arundinacea est cultivé dans les Antilles pour la farine que l'on retire de sa moelle réduite en pulpe. La farine de Maranta est surtout connue sous le nom ù'arrow-root. Le rhizome cru du Maranta arundinacea contient un principe vénéneux qui disparaît à la cuisson. Les tubercules du Maranta alloaya, cuits et assaisonnés avec du poivre, remplacent aux Antilles nos pommes de terre.
La racine des Canna est diurétique. On retire
du spermoderme des graines de certains Cnn^a une matière colorante pourpre d'une très belle COuleor. [C.-E. Bertrand.]
MUSIQUE. — La musique est l'art des sons.
Pour lire la musique et comprendre cette lecture, il faut connaître les signes au moyen desquels on l'écrit, et les lois qui les coordonnent. L'étude de ces signes et de ces lois est l'objet de la Théorie <ie la musique.
Tous les signes se placent sur la portée, qui est la réunion de cinq lignes parallèles et horizontales. L'espace compris entre ces lignes se nomme interligne. Les lignes et les interlignes se comptent de bas en haut. Ex. :
int
lut.
mter
hen<
I. SIGNES EMPLOYÉS POUR ÉCRIRE LA MUSIQUE — A. Signes principaux. — Les signes principaux au moyen desquels on écrit la musique sont : 1" les notes; — 2° les clef*; — 3° les silenca; — 4° les altérations.
Les notes. — Les notes représentent des durées et des sons.
Selon leurs différentes figures, les notes expriment des duré'.s différentes. — Selon leurs différentes positions sur la portée, les notes expriment des so7îs différents.
Figures des notes (signes des durées). — Il y a sept figures de notes qui sont: la ronde O, la blanche O, la noire «• , la croche (• , la double
croche 0 , la triple croche K, et la quadruple
croche 0 .
Lorsque plusieurs croches, doubles croches, triples croches ou quadruples croches sont placées les unes à côté des autres, on peut remplacer les crochets par des barres unissant ces notes. Le nombre des barres doit toujours être égal pour chaque note au nombre des crochets qu'elles remplacent. Ex. :
Deux croches.
Trois doubles croches.
-F g! — ou — m-