‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 182 sur 534 · NIVELLEMENT · texte numérisé non relu

NIVELLEMENT

ramassé pendant sa chute au travers de l'atmosphère, toutes les poussières quelle a rencontrées ; et, si on la fait fondre, elle donne une eau rarement transparente, surtout près des villes industrielles : elle est moins pure que l'eau de pluie.

Les flocons de neige ont un poids très faible en comparaison de leur volume. Leur chute dans l'air est donc très lente; la couche qu'ils forment à la surface du sol occupe une épaisseur beaucoup plus considérable que celle de l'eau qui provient de leur fusion ; d'autant plus considérable que l'air est plus humide et la température plus douce. Il faut de 6 à 18 ou 20 centimètres cubes de neige pour donner 1 centimètre cube d'eau de fusion, dont le poids est de 1 gramme.

 Paris, et dans les plaines, la chute de la neige peut, être accompagnée, comme la pluie ou la grêle, d'éclairs et de tonnerres. Ce phénomène est rare, toutefois, parce que les orages s'y montrent peu durant l'hiver; que l'orage est alors accompagné de coups de vents. La neige est, dans ce cas, le plus souvent roulée. Il est beaucoup plus commun dans les pays de hautes montagnes sur lesquelles la neige peut tomber en toute saison.

La température de l'air décroit assez rapidement à mesure qu'on s'y élève en hauteur. Cette diminution de la température est en moyenne de 1° par 100 ou 200 mètres d'élévation, suivant les lieux, les saisons et l'état de l'atmosphère. Il en résulte que, quel que soit le degré de chaleur que l'on éprouve à la surface du sol, on trouvera toujours dans l'atmosphère une couche de niveau variable dans laquelle le thermomètre marquerait 0U. Plus haut la température est encore plus basse. II peut donc neiger dans la montague alors qu'il pleut dans la plaine.

En toutes les régions du globe, on peut rencontrer des montagnes assez élevées pour que la neige tombée en certaines saisons ne puisse y fondre entièrement dans le cours de toute une année : elles pénètrent alors dans la zone des neiges perpétuelles. Cette zone couvre la surface entière du globe, de l'équateur au pôle ; seulement, elle est généralement d'autant plus élevée au-dessus du niveau prolongé de la mer qu'on avance plus près de l'équateur. Les circonstances locales peuvent toutefois en modifier sensiblement la hauteur. En voici quelques exemples :

LOCALITES

f ôtes de Norvège

Oural septentrional

Alpes

Pyrénées.

Etna (Sicile)

Himalaya, versant septentrional — versant méridional . .

Abyssinie

Sierra >'evada (Amérique méridionale)

Andes de Quito

Détroit de Magellan

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