‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 241 sur 534 · PLUTONIENS (TERRAINS) — 1629 — PNEUMATIQUE (MACHINE · texte numérisé non relu

PLUTONIENS (TERRAINS) — 1629 — PNEUMATIQUE (MACHINE

ces roches sont sorties sont tantôt magnésiens, cellulaires, à l'état de cargneule, et tantôt ils sont transformés en gypse, deux faits qu'on est assez disposé à attribuer à l'influence des spilites et des gaz qui ont dû accompagner leur sortie ;

La serpentine, compacte avec cristaux disséminés de grenat, aimant, eisenchrome, pyrite ; veinules d'amiante ; massive; formant une des roches ignées secondaires; Limousin, Corse, Piémont, Toscane, Saxe, Etats-Unis. Dans le Plateau central, elle forme de Limoges à Iïodez des amas dirigés du N.-O. au S.-E. ; elle est d'un vert foncé avec diallage, feldspath, grenat, pyrite, fer oligiste et veinules d'asbeste. Des filons de quartz et de baryte sulfatée paraissent se lier à des serpentines ; ils sont accompagnés de cuivre gris argentifère et de bournonite.La serpentine forme généralement des buttes aplaties très arides, couvertes de roches noires.

Pendant la période tertiaire les terrains plutoniens sont des terrains volcaniques éteints. Tantôt ils sont peu dérangés et affectent encore la forme de grandes montagnes coniques, comme le mont Dore, le Cantal, en France, les massifs anciens du Vésuve et de l'Etna, les îles Canaries, etc. ; tantôt ils ont été extrêmement démantelés et morcelés; des parties considérables ont été enlevées par les actions dites diluviennes, et il ne reste que des massifs dont les formes ne rappellent plus ou ne rappellent que peu les volcans, les cratères ayant disparu.

Les produits des volcans anciens se divisent en deux groupes souvent associés dans le môme massif : ceux qui sont dits trachytiques et ceux qui sont dits basaltiques.

Les roches trachytiques, qui forment assez rarement les déjections des volcans actuels, présentent les différentes sortes de roches suivantes : la phonolite; ryacolithe compacte, massif, gris verdâtre ou noirâtre, en amas ou filons; — le trnehyte; ryacolithe compacte ou légèrement grenu, poreux, rude au toucher, renfermant assez souvent des cristaux qui lui donnent la contexture porphyroïde ; massif en coulées; blanchâtre, gris ou rougeâtre; cristaux disséminés d'amphibole noire et de mica ; il forme un des éléments principaux des roches volcaniques tertiaires : Auvergne, environs de Bonn, îles Canaries, Guadeloupe, Martinique ; — les obsidienne, rétinite, ponc ; roches à l'état vitreux qui se trouvent habituellement à la base des coulées de trachytes et de phonolites : la ponce du commerce vient principalement des îles Ponce et Lipari. — H y a également des scories, des cendres trachytiques qui peuvent aussi être décomposées. L'alunite est une roche épigène, en amas dans les trachytes, résultant de l'altération de ceux-ci par les vapeurs sulfureuses ; mont Dore, la Tolfa près Civita-Vecchia, Ischia, Milo, Hongrie, Guadeloupe ; exploitée pour la production de l'alun.

Les roches basaltiques comprennent d'abord les mêmes roches que celles des volcans actuels, le basalte et les scories, et ensuite un certain nombre d'autres qui proviennent souvent de leur altération et qui sont les suivantes : la dolérit^, mélange de labradorite et de pyroxène noir; laminaire ou grenue, massive en coulées, grise ou noire, renfermant très souvent de petits grains de nigrine plus ou moins magnétique : Auvergne, Hesse, Vésuve, Islande, Mexique; — la wacke, résultant de la décomposition des roches pyroxéniques; gris-verdâtre ou brun-rouge. Les cavités renferment souvent un grand nombre de minéraux cristallisés, notamment les zéolithes, le calcaire et le quartz. C'est le gîte des belles agates d'Oberstein dans le Palatinat ; — la pouzzolane ou scorie décomposée rougeâtre ou brune : les catacombes de Rome résultent de l'exploitation de

cette roche : à Pouzzoles elle est exploitée pour la fabrication de la chaux hydraulique ; — le pëpérino, conglomérat de cendres et de scories décomposées : g.is ou brunâtre; — le tu fa, cendre basaltique décomposée, gris ou brun. Les pépérino et tufa dont les matériaux sont primitivement tombés dans les eaux, renferment des restes d'animaux et de végétaux comme à Ronca dans le Vicentin, et en Islande. [V. Raulin.]

PNEUMATIQUE (Machine). — Physique, XI. — Etym. : de pnmrna, souffle, air.

La machine pneumatique est destinée à raréfier et même à enlever presque totalement l'air ou les gaz renfermés dans des espaces limités.

La première a été construite par Otto de Guéricke, bourgmestre de Magdebourg, en 1654. époque où Ton ne savait encore produire le vide que dans le tube de Torricelli. Cette machine, d'une extrême simplicité, était formée de deux pièces principales : un corps de pompe dans lequel se mouvait un piston solide, et un récipient qui pouvait être mis en communication avec lui; deux robinets existaient entre le récipient et le corps de pompe, l'un (>■} établissant la communication d'une de ces deux parties à l'autre, le second (>•') débouchant à l'extérieur. Le robinet (r) étant ouvert et l'autre fermé, on tirait le piston; Tair du récipient, en vertu de son élasticité, passait alors en partie dans le corps de pompe. On fermait r, on ouvrait ?•', et en refoulant le piston vers sa position première, on chassait à l'extérieur l'air venu du récipient dans le corps de pompe. Cette manœuvre était assez pénible; mais au bout d'un temps plus ou moins long on arrivait à raréfier beaucoup l'air du récipient.

C'est avec cette machine imparfaite qu'Otto de Guéricke put vérifier l'exactitude des idées de Torricelli et de Pascal touchant la pesanteur de l'air et imaginer diverses expériences prouvant la pression de l'atmosphère.

Boyle d'abord, Denis Papin ensuite perfectionnèrent ce premier appareil, en y mettant deux corps de pompe, en faisant mouvoir à l'aide d'une manivelle et d'une roue dentée les deux pistons munis de crémaillères, et en substituant aux robinets des soupapes s'ouvrant et se fermant par le jeu même de l'appareil.

La machine moderne comprend donc deux corps de pompe dans chacun desquels se meut un piston, dont l'un s'élève pendant que l'autre s'abaisse ; un conduit cylindrique allant se terminer au centre d'un plateau de verre bien dressé qu'on nomme la platine et sur laquelle on pose les cloches dont on veut extraire l'air; une soupape ordinaire à chaque piston, une soupape conique au fond de chaque corps de pompe. Celle-ci porte une tige qui passe à frottement dur dans le piston et vient buter contre le dessus du corps depompe. Un robinet à trois voies pour ouvrir ou fermer la communication entre les corps de pompe et le récipient ou bien laisser rentrer l'air dans celui-ci ; une éprouvette avec baromètre incomplet pour indiquer à chaque instant la pression de l'air viennent compléter l'appareil.

Le jeu de la machine est facile à. suivre. Quand le piston est au bas de sa course, les deux soupapes sont fermées. Si on soulève le piston, il commence par ouvrir la soupape conique, l'autre soupape restant fermée, et l'air du récipient vient en partie dans le corps de pompe. Sitôt que l'on redescend le piston, il ferme la soupape conique, comprime l'air attiré dans le corps de pompe; et quand cet air a acquis par la réduction successive de son volume une force élastique suffisante, plus grande que la pression de l'atmosphère, il soulève la soupape du piston et s'en va. Ainsi l'ascension du piston dans son corps de pompe y attire une fraction de l'air du récipient; la descente envoie

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