‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 338 sur 534 · ROSACÉES · texte numérisé non relu

ROSACÉES

ROSACEES

amandiers ; elles manquent complètement dans quelques genres. Le limbe de la feuille varie de forme ; il est simple et dente chez les Pomacées et les Amygdalées; il est composé, penné chez les rosiers, les fraisiers ; il est quelquefois palmatilobé (alchimille) ; il manque chez Vflulthemaia, où la feuille se trouve réduite à deux stipules. Chez les Amygdalées, les feuilles présentent des glandes analogues à celles des Papilionacécs.

Les flews sont parfois solitaires et terminales ; le plus souvent, elles sont disposées en ombelles (cerisier) ou en oorymbes et aussi en panicules ou en grappes. Elles sont hermaphrodites, excepté dans un petit nombre de genres où elles sont diclines (Poterium, C/iffortia). Le caractère des fleurs de cette famille, c'est de présenter un réceptacle fort développé, le plus ordinairement concave, ovoïde ou cyatliiforme, à la surface intérieure duquel sont insérés les carpelles, tous les autres verticilles de la fleur étant portés par les bords de ce même réceptacle. Ces verticilles sont par cela même insérés à un niveau plus élevé que les carpelles. Ce fait s'exprime en disant que les ovaires de ces plantes sont infères ou que leurs étamines sont epigynes. Dans plusieurs genres, cependant, la cupule receptaculaire fort élargie devient conique vers son centre et porte les carpelles à la surface de ce cône (fraisiers, framboisiers), qui dépasse de beaucoup les bords réceptaculaires ; le qualificatif à' infères ne peut alors plus être attribué aux ovaires de ces plantes. Dans ce cas, on considère les étamines comme périgynes. Une fleur de rosacée présente donc un réceptacle concave ou conique sur les bords duquel on voit, de l'intérieur à l'extérieur :

1° Un calice ordinairement à cinq pétales ou à quatre seulement. Chez les fraisiers, au-dessous du calice, on remarque une enveloppe comparable au calice et nommée calicule ;

2° Une corolle à cinq pétales ou à quatre alternant avec les sépales. Dans un petit nombre de genres la corolle fait défaut;

3° Des étamines ordinairement très nombreuses (rosiers) ou au nombre de vingt (fraisiers, pruniers); quelquefois quatre seulement (alchimille, sanguisorbe);

4° On trouve au centre de la fleur des carpelles insérés soit dans l'intérieur de la cupule réceptaculaire, soit à la surface du cône que forme cette cupule. Ces carpelles sont en nombre variable ; quelquefois un seul ^Amygdalées;, souvent cinq (Pomacées), ou très nombreux (Rosées). Ils sont libres lorsque le réceptacle est conique, et aussi chez les Amygdalées et les rosiers où le réceptacle est concave. Chez les Pomacées, ils sont soudés entre eux et avec le réceptacle ; dans ce cas, on a un ovaire tout a fait infère et à plusieurs loges renfermant chacune deux ou plusieurs ovules. Lorsque les carpelles sont libres, ils sont uni-ovulés, bi-ovulés ou pluri-ovulés. Les styles sont toujours libres, même chez les Pomacées, et toujours en même nombre que les carpelles. Le plus souvent, chaque style est inséré 6ur le bord interne du carpelle, au dessous du sommet de l'ovaire.

Le fruit est variable : chez les Pomacées, c'est une pomme. Les parois de l'ovaire sont soudées avec celles du réceptacle ; ce dernier s'accroît et devient charnu et comestible à la maturité.

Chez les Spiréacées, le fruit est un assemblage de follicules; les carpelles, libres de toute adhérence, contiennent chacun plusieurs graines et sont déhiscents à la maturité.

Chez les RoséeB, le fruit est un assemblage ft akènes, ou un assemblage de drupes: 1° un assemblage à'akènes, c'est-à-dire que chaque carpelle ne renferme qu'une graine et devient à la

maturité sec et indéhiscent ; tantôt ces akènes sont enfermés dans la cupule réceptaculaire dont les parois deviennent charnues à la maturité (rosiers) ; tantôt ces akènes 6ont portés sur un réceptacle conique qui devient charnu et comestible (fraises); tantôt enfin le réceptacle demeure sec(potentille, benoîte) ; 2° un assemblage de drulies. C'est le cas des ronces (mûre des haies, framboisiers). Les parois de chaque ovaire deviennent charnues et comestibles; les ovaires se soudent latéralement entre eui ; le réceptacle conique se développe peu.

Enfin chez les Amygdalées le fruit est une drupe. Le réceptacle concave se détruit après la floraison. Les parois de l'ovaire s'accroissent et se divisent nettement en trois zones : à l'extérieur une mince pellicule [épicarpe); à l'intérieur une enveloppe fort dure (endocarpe), et entre les deux le més>cnrpe. La mince pellicule, c'est la peau de la pêche par exemple ; l'enveloppe dure (endocarpe), c'est le noyau (pêche, abricot, cerise, prune). Le mésocarpe devient charnu ; il est comestible, excepté chez les amandiers; à l'intérieur du noyau se trouve la graine avec son tégument mince. La graine est la seule partie comestible dans la drupe des amandiers.

Classification des Rosacées. — Les Rosacées se divisent en quatre tribus; nous nous contenterons de les nommer avec les principaux genres qu'elles comprennent :

I. Pomacées (Cognassier, Poirier, Pommier, So' Lier, Néflier).

IL Rosées (Rosiers, Aigremoine, Alchimille, Ronce arbrisseau. Ronce framboisier, Fraisier, Tormentilb-, Benoîte).

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