partie de la syntaxH non-, a appris a assembler
ou plusieurs mots pour en former une
on simple; la seconde nous apprendra à
réunir deux ou plusieurs propositions simples
pour en former sine proposition < m\
il n'y a que d«-u \ manier s de réunir les propositions simples pour en former une proposition
Ou bien les propositions simples restent indépendantes, et l'on se borne, soit à les placer l'une à côté de l'autre Je suis venu, j'ai i u, fai va soit à les réunir par une conjonction 1/ 1 est ju /■
Ou bien I une des propositions simples dépend'
d" l'antre, lui est soumis'-, cru, comme on dit,
. et on obtient alors une proposition
composée de deux propositions simples, l'une
principale, l'autre dépendante . « L'homm
mortelle » est une proposition composée de deux pro| impies, l'homme
l'âme est : mais la second
pend de la première, qui est dite proposition .
Nous avons vu que toute proposition renferme nui's : le sujet, le verbe, l'attribut.
I ■■ rujet est dit : 1° simple, quand il n'y en a qu'un [l'homme est mortel ; 2* multiple, quand il y en a plusieurs le loup et le ch en ont une
e commune ; 3° complexe, quand il a un complément V herbe du jardin est verte); 4° incomplexe, quand il n'a pas de complément {l'herbe est verte).
L'attribut est dit : 1° simple, quand il n'y en a qu'un l'homme e >t />>;. quand il
yen a plusieurs (il est grand et fort ; '■'<■ < amp exe, quand il a un complément (il est incapable de ut'ii cher) ; 4° incomplexe, quand il n'a pas de complément (il est incapable).
On compte ordinairement dans une phrase autant de propositions qu'il y a de verbes. Dans cette phrase : « Quand il urriva, son fils as jeta dans ses bras, » il y a deux propositions, parce qu'il y a deux verbes.
Hais dans certaines phrases qui ne renferment qu'un verbe au subjonctif : « Que Dieu vous assiste! » ou à l'impératif : a Allez! » ou sous forme interrogative. « Qui a dit cela? » il y a toujours un indicatif sous-entendu : « Je désire que Dieu vous assiste; je veux que vous alliez ; je demande qui a <Ht cela ».
Dans ce cas, la proposition est dite elliptique, c'est-à-dire présentant une ellipse (suppression d'un ou de plusieurs mots).
II en est de même quand, pour rendre le discours plus rapide, on supprime l'un des verbes de la proposition composée : « Je l'aime comme mon frère » (c'est-à-dire comme j'aime mon
Nous avons dit que les propositions sont ou aies ou dépendantes.
Le verbe de la proposition principale est toujours au mode indicatif, parce que l'indicatif est le mode qui affirme et que toute proposition principale a pour but d'affirmer quelque chose. Ex. : ■ J'espère que vous vieillirez ; » j'esperer proposition principale, est à l'indicatif.
SYNTAXE
SYNTAXE
Tout verbe à un autre mode que l'indicatif appartient à une proposition dépendante ou subordonnée. Dans cette phrase : « Je doute que vous veniez » , que vous veniez, qui est au mode subjonctif, forme la proposition dépendante.
Propositions dépendantes ou subordonnées. — Au point de vue du sens, les propositions subordonnées sont de deux sortes :
1° Les unes sont indispensables à la proposition principale pour en compléter le sens. Ex. : « 11 faudra que vous veniez nous voir. » La proposition subordonnée que vous veniez nous voir donne à l'ensemble de la proposition son véritable sens, complète en un mot la proposition, d'où son nom de proposition subordonnée complétive,
' 2° Les autres se bornent à modifier la proposition principale en énonçant quelque circonstance accessoire, par exemple, le temps, le lieu, la cause : « J irai quand vous serez à Paris. Venez nie voir, lorsque vous irez à la compagne. » Quand rou* serez à Paris, lorsque vous irez à la campagne, propositions dépendantes qui modifient la proposition principale par diverses circonstances secondaires de temps ou de lieu, sont dites pour cette raison propositions subordonnées circonstanci lies.
Au point de vue de la forme, la langue française crée des propositions dépendantes et les unit à la proposition principale de deux manières oies.
La proposition dépendante est formée : 1° soit à l'aide d'une conjonction : « Je sais que mon père est bon ; » 2" soit à l'aide d'un pronom relatif: « Aimez la main qui vous protège. »
On a donc réparti en deux classes les propositions dépendantes ou subordonnées, en leur donnant respectivement les noms de propositions conjonctives et propositions relatives. Nous allons les passer brièvement on revue.
Propositions conjonctives. — On appelle proposition conjonctive toute proposition dépendante unie à la proposition principale par une conjonction : « J'espère que vous viendrez. » Que vous viendrez, uni à jespère par la conjonction que, est une proposition conjonctive.
Le verbe de la proposition dépendante se met ordinairement à l'indicatif après une conjonction simple : « Je viendrai quand il vous plaira. Je le ferai si vous n ulez. J'agirai co'">ne il vous plaira; » tandis ou'il se met au subjonctif après une locution conjonctive : « Je mo lève ■ vaut qi"\\ fas^e jour. Il marche bien quoiqu'il S' lit boiteux. Ketenez le de peur qu'il ne s'en aille. »
Mais cette règle n'est point absolue, et elle comporte un certain nombre d'exceptions que nous devons indiquer.
Le9 locutions conjonctives qui suivent veulent toujours après elles l'indicatif : A m sure que, ainsi que, attendu que, aussi bien que, aussitôt que, autant que, de même qur, depuis que. dès que, dmant que, non idus que, out>e que, parce que, pendant que, tandis que, tan: que, ou que. 1 x. : « Il avance à mesure que vous reculez. Il partira aussitôt que vous serez parti. Je l'ai reconnu dès que je l'ai aperçu, >> etc.
Les six locutions conjonctives : de manière que, d" sorte que, en sorte que, si ce n'est que, sinon qw, tellement que, se construisent tantôt avec l'indicatif, tantôt avec le subjonctif.
1° Elles se construisent avec l'indicatif quand la phrase exprime un fait positif, certain : « C>n enfant s'est conduit de telle sorte que tous ses parents sont contents. »
2° Elles se construisent avec le subjonctif quand la phrase exprime un fair douteux et qui pourrait bien ne pas avoir lieu. Ex. : « Faites en
sorte qu'il vienne. Conduispz-vous de telle sorte que tout le monde soit content de vous. »
Les locutions conjonctives qui suivent veulent toujours après elles le subjonctif : afin que, à moins que, avant que, en cas que, bien que, de peur que, de crainte que, jusqu'à ce que, loin que, )ion que, pour que, pourvu que, sans que, pour peu que, s<dt que, supposé que, quoique. Ex. : « J'irai le voir avant qu'il parte. La terre ne s'épuise jamais, pourvu qu'on sache la cultiver. Je lirai jusqu'à ce que vous veniez. »
On se sert encore du subjonctif après la conjonction qw. employée pour si ou pour l'une des locutions conjonctives mentionnées ci-dessus. Ex : « Venez, que je vous dise la chose » (c'est-àdire : pour que je vous dise). « Si Charles venait en France et qu il passât par Paris, je serais bien heureux » (c'est-à-dire : et s'il passait par Paris).
Lorsque deux propositions sont unies | ar la conjonction que, le second verbe se met tantôt au subjonctif, tantôt à l'indicatif, selon l'idée exprimée par le premier verbe.
On emploie le subjonctif : ,° Après les verbes qui expriment le doute, le désir, la crainte, la surprise, la supposition, la volonté. Ex. : « Je doute qu'il sache sa leçon. Je désire qu'il tienne. Je crains qu'il ne parte. Je suis surpris que vous sot/ez arrivé. Je suppose qu'il lise ce livre. Je veux qu'il sorte. »
2° Après les verbes employés interrogativement ou accompagnés dune négation. Ex.: Croyez-vous qu'il parte ? Pensez-vus qu'il vienne ? Je îv prétends pas qu'il sorte. Je ne présume pas qu'il soit arrivé. >»
3° Aptes les verbes impersonnels il faut, il importe, il cunx irai , il est possible, etc., et en général après tous ceux qui expriment la volonté, la supposition, le doute. Ex. : « Il faut q'il vienne. Il importe qu'il soit ici. Il convient qu'il sorte. Il est possible qu'A donne, » etc.
Mais on emploie l'indicatif môme après les verbes qui expriment la supposition, la volonté, lorsqu'on considère la chose dont il s'agit comme très probable. Ex. : >< Je suppose qu'il lit le livre que vous lui avz prêté. Je prétends qu'il est là. »
La règle est !a môme après un verbe conjugué interrogaiiv>'nient ou accompagné d'une négation, lorsqu'on considère la chose dont il s'agit comme certaine ou très probable. Ainsi l'on dira: « Croyezvous que l'âme est immortelle? » parce que celui qui parle regarde comme certaine l'immortalité de l'âme. Si l'on disait : « Croyez-vous que l'âme soit immortelle » » la phrase exprimerait un doute de la part de celui qui parle.
On emploie encore l'indicatif après les verbes impersonnels, tels que il es' clair, qui expriment la certitude, la probabilité. Ex.: « H est certain que la terre se meut dans l'espace. 11 est c'air que deux et deux font quatre. Il est probable que le ciel à éclair cira. »
La négation détruisant la certitude ou la probabilité, les mêmes verbes conjugués négativement veulent après eux le subjonctif. Ex. : « Il «'est pas certain que la terre se meuve dans l'espace. Ilx'est pas probable que le ciel s' éclair visse. »
En résumé, si l'on considère comme certain et positifee qui est exprimi dans la proposition subordonnée, le verbe de cette proposition se met à lindicatif. Si l'on considère comme douteux ou simplement possible ce qui est exprimé dans la proposition subordonnée, le verbe de cette proposition se met au subjonctif.
Emploi de. temps du subjonctif. — Nous avons vu dans quel cas le verbe dé la proposition dépendante se met au subjonctif; il nous reste à indiquer à quel temps du mode subjonctif on doit mettre ce verbe*
L'emploi des temps du subjonctif dépend uni-
quemont »!<• l'Idée qu'on vent exprimer; la seule règle - ralvi ■ quel temps
de 1 Indicatif on du conditionnel voua mettriei le
: mrbe il la phrase exigeait I on d deux modeij el mettei le tempe correspondant du subjonctif.
1° Le préeenl do subjonctif correspond au présent et au futur de l'indicatif.
2* L'imparfait du rabjonctif correspond à l'imparfait de 1 indicatif et au prosent du conditionnel. Le parfait du subjonctif correspond au parfait défini, au parfait Indéfini et au futur antérieur.
40 Le plus-que-parfalt du subjonctil correspond
au plus que-parfait de l'indicatif et au parfait du
conditionnel.
Il n'y a pas de règle moins sure en fiançais, témoin les exemples suivants tirés de nos auteurs claasiqm s.
Emploi du présent du subjonctif. 1° Après un présent : « Il faut que Je torte. » — 2* Ap passé : « Les Romains de ce siècle n"on< 1 un seul poète qui vaille la peine d'être cité. » — 3° Après un futur : « Il faudra que je parte. ■ — 4* Après un conditionnel : « Qui pourrait douter qu'il so't homme de bien? »
Emploi de l'imparfait du subjonctif : 1* Après un présent : « Crois-tu que je ne commute pas à fond tous les sentiments de mon père. » — 2° Après un passé : « Mentor voulait des jeux qui amusassent. » — 3° Après un futur : 0 Je ne nierai pas qu'il fut homme de mérite. » — 4° Après un conditionnel : « Il faudrait que l'écrivisse maintenant. »
Emploi du parfait du subjonctif : 1° Après un présent : « Crois-tu que dans son cœur il aitjué sa mort? » — Après un passé : « Je n'ai jamais trouvé personne qui m'ait assez aimé pour me dire la vérité. » — S* Après un futur : t On ne croira pas qu'il ait réussi. » — 4» Après un conditionnel : « Qui er irait que cette pitee ait eu trois cents représentations? »
Emploi du plus-que-parfait du subjonctif : 1* Après un présent : « Je doute qu'il eut réussi mieux que vous. » — '2° Après un passé : « J'ignorais qu'il fût arrivé. » — 3° Après un futur : « Je douterai toujours qu'il eut réussi mieux que vous. >• — 4° Après un conditionnel : a Je voudrais seulement que vous \'eus<iez connu. »
Ce> exemples nous montrent que l'emploi des temps du subjonctif dépend uniquement de l'idée qu'on veut exprimer; voici cependant deux règles qui sont applicables dans un grand nombre de cas:
Si le verbe de la proposition principale est au présent ou au futur de l'indicatif, le verbe de la proposition dépendante se met :
1J Au présent du subjonctif quand l'action est encore à faire : « Je difends qu'il vienne. Je dé fend 1 ai qu'il vienne. »
2e Au parfait du subjonctif, quand l'action est déjà faite : « Je doute que vous ayez pu le faire. Je douterai toujours que vous ayez pu le faire. »
Si le verbe de la proposition principale est à l'un des temps du passé ou du conditionnel, le verbe de la proposition dépendante se met à l'imparfait du subjonctif quand l'action est encore à faire : « Je vo dais qu'il vint. Je voudrai* qu'il vint. »
Le verbe se met au plns-que-parfait du subjonctif quand l'action est déjà faite : « Je ne savais pas que vous eussiez déjà étudié ce livre si complètement. Je n'aurais pas voulu qu'il eût fait cette déclaration. »
Ces règles ne souffrent qu'une exception :
Quand la phrase exprime l'idée d'une condition, on se sert du présent, de l'imparfait ou du plus que-parfait, selon le temps de la proposition conditionnelle. Ex. : « Je ne crois pas qu'il le fasse, si on le lui défend. Je ne crois pas qu'il
I" fit. «i on le lui défendait, 1- jamais
qu'il i'aaU fait, si on le lui lu. •
Pum « I inpolle pi
lion relative tonte propoaitlon dépendante unie à la proposition principale par un pronom relatif : « Craignons Dieu qv tit. J'aimA
- ' courageux. » Qui n qui est courageux, sont des proposition! relatives.
Après un relatif, dans l"s phrases qui ment la volonté, le désir, le doute, la l'interrogation, le verbe de la proposition d dante se met au subjonctif : >. J* 1 eu • an sen qaj afobéi te. Connaisses-vous quelqu'un qui toit vraiment henreni ? »
La règle est la même pour l'adverbe ou : I \ • Allez dans nne retraite oùromsoyei tranquille. »
Le verbe dépendant se met également au subjonctif quand le relatif est précédé du mot seul ou d'un superlatif: « Votre frère est le «u/ qui soit habile. 11 est l'homme le /dus adroit que je connaisse. »
Cei deux règles ne souffrent d'exception qu'au cas où. le verbe de la proposition dépei 1 renferme une affirmation absolue : « J'ai trouvé un serviteur qui va' obéit. Achetez tous les meillenrs vins que vous trouverez. Allez dans cette retraite où vous serez tranquille. »
J. Dossonchet.
SYNTHÈSE CHIMIQUE. —Chimie. Préliminaires. — Définition. — La synthèse est une opération inverse de l'analyse. Tandis que l'ana pour effet de décomposer un corps en ses éléments, la synthèse reproduit le corps composé par l'union de ces éléments. Cette union peut être effectuée, d'une manière directe et immédiate : telle est la formation de l'eau par la combustion de l'hydrogène dans l'oxygène :