TEMPS MODERNES
1516. — Traité de paix perpétuelle entre François I" et les Suisses fp. 2093).
1526. — Traité de Madrid, par lequel François Ier s'engage à céder la Bourgogne à Charles-Quint (p. 831).
1529. — Traite de Cambrai ou Paix des Dames, qui termine la seconde guerre entre François 1" et Charles-Quint (p. 834;.
1538. — Traité de Nice, terminant la troisième guerre entre François 1er et Charles-Quint (p. 831).
1544. — Traité de Crespy, qui met fin aux guerres entre François Ier et Charles-Quint (p.
1555. — Traité ou Paix de religion d'Augsbourg, par lequel Charles-Quint accorde la liberté de conscience aux protestants (p. 1812).
1559. — Traité de Cateau-Cambrésis, qui termine les guerres d'Italie (p. 926).
1579. — Traité ou union d'Utrecht, par lequel se constitue la république des Sept Provinces-Unies (p. 1538).
1598. — Traité de Vervins, entre Henri IV et Philippe II, confirmant celui de Cateau-Cambrésis (p. 955).
1629. — Traité d'Alais, qui enlève aux réformés français leurs privilèges politiques (p. 1918).
1648. — Traite de Westphalie, qui termine la guerre de Trente ans : premier traité international fixant les bases de l'équilibre européen (p. 931).
1659. — Traité des Pyrénées, entre Louis XIV et Philippe IV (p. 1269).
1668* — Traité d'Aix-la-Chapelle, qui termine la guerre de Flandre (p. 1210).
1618. — Traité de Nimègue, qui termine la guerre de Hollande (p. 1211).
1697. — Traité de Ryswick, qui termine la guerre de la ligue d'Augsbourg (p. 1211).
1699. — Traité de Carlovitz, entre la Turquie, l'Autriche, la Pologne, la Russie et Venise (pp. 984 et 1646).
1713. — Traité d'Utrecht, qui termine la guerre de la succession d'Espagne et remplace le traité de Westphalie comme base du droit européen pp. 933 et 1211').
1738. — Traité de Vienne, qui termine la guerre de la succession de Pologne fp. 934).
1748. — Traité d'Aix-la-Chapelle, qui termine la guerre de la succession d'Autriche (p 936).
1763. — Traités de Paris et d'Hubertsbourg, qui terminent la guerre de Sept ans (p. 939).
1774. — Traité de kainardji, entre la Turquie et Catherine II (p. 1912).
17K3. — Traité de Versailles, qui assure l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique (p. 941).
1791. — Traité de Pilnitz contre la Révolution française, conclu entre l'empereur LéopoM II et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (p. 1882).
17'.)2. — Traité de Jassy, entre la Turquie et Catherine II (p. 1912).
1795.— Traités de Bile, par lesquels la Prusse et l'Espagne font la paix avec la France (p. 1914).
1797. —Traité de Campo-Formio entre la France et l'Autriche (pp. 597 et 1-87).
1801. — Traité de Lunéville entre la France et l'Autriche (pp. 50ï et 1387).
isu.'. — Traité d'Amiens entre la France et l'Angleterre (pp. 504 et 1387).
1814. — Traité de Paris, entre Louis XVIII et les alliés (p. 1217).
1815. — Traités de Vienne et de Paris (pp. 93, 1217, 1759).
1829. — Traité d'Andrinople, qui arrête les Russes aux portes de Constaniinople fp. 1975).
1841. — Traité des détroits, relatif à la question d'Orient (p. 12>9).
1856. — Traité de Paris, qui met fin à la guerre d'Orient (p. 942).
1859. — Traité de Villafranca, qui termine la guerre d'Italie (p. 913).
1866. — Traités de Prague et de Vienne, par lesquels l'Autriche cesse de faire partie de l'Allemagne, et cède la Vénéiie à l'Italie (.pp. 94 et 1080).
1871. — Traite de Francfort, qui termine la guerre entre la France et l'Allemagne (pp. 94 et 1760).
TRANSFORMISME
TRÀNSFORMl
I R7S . — Traité <!'• Ban Btefano, ai Ira II I
rt la i ai ■ , et tj de B< rtla, réglant la ajajee>
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i n \ \si ORMISMB. 1 logle, III. Hotani-
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, ■ il. [.tu» l'ap-
i de la fie ra? le globe |oaqu'a noe jours,
est une idée anc qu'elle n'ait reçu que
depuis vingt ans environ une forme vraiment
Bana remonter jusqu'à l'antiquité. 00 M pourrait trouver da vagues indieatlona relatlvee à im iceft la mutabilitédea forme» vivantes I
dans «a Nova Aftnntts, recommande de tenter la
métamorphoae des organes et do recherel périmentalement, m lea laiaant tarit r ellea-mêmi s. commet t lea eep< i i multi-
pliées. Paacal croît qu i vivante n'étaient
dans leur principe qve dos individua Infoi ambigus dont lea circonetancee eo aalHen deeqoellea raient ont décide originairement la constitution.
Etienne-Françota Geoffroy, mort m 1781, traitait dans sa tbèee inaugurale cette qoeation : ■ L'homme a-t-il commencé par être ver? ■ Le problème do
l'origine des êtres vivants était dOI ■ avant notre époque. On no pouvait pœer celui de l'origine des eapècei avant le ivnf liècle, par la bonne raiaon que l'espèce n'avait Jaaqo'alor
aucune définition précise et qu'il ne pouvait, par
conséquent, être question de savoir si elle était fixe ou variable. On doit considérer Linné comme le naturaliste qui a le plus fait pour imposer la croyance a l'existence d'une série de for mi nt constantes, se perpétuant depuis l origine des temps, i Noua comptons, dit-il, autant
qu'il est sorti de couples des mains du Créateur. » Définir ainsi l'espèce, c'était affirmer hautement son invariabilité. Cuvier, créateur de la pal logie, dut modifier les vues de Linné; il démontra que nombre d'espèces avaient disparu depuis l'origine des temps, mais il admit, comme Linné, que celles qui restaient étaient immuables. Les naturalistes qui soutiennent aujourd'hui cette opinion donnent au mot « immuable » un sens que nous aurons à définir.
.Malgré l'influence énorme qu'exercèrent sur la science Linné et Cuvier, l'opinion que les formes vivantes se modifiaient peu à peu sous des influences diverses, de manière à ne pouvoir plus être rattachées au même type spécifique, conserva dans la science d'illustres partisans. Ce fut la base même de la doctrine de Lamarck, qui consacra à la développer un ouvrage mémorable, la Philosophie zoologique ; ce fut aussi l'opinion d'Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire : mais les théories de ces deux grands hommes différaient entre elles par quelques points essentiels. Lamarck admettait la génération spontanée ; il pensait que des êtres vivants pouvaient naître sans parents, que ces êtres, d'abord fort simples, mais aptes à se perfectionner, étaient l'origine de tout ce qui vit. La génération spontanée s'exerçait de deux façons, ou sur la matière inerte, ou sur des substances provenant d'êtres animés déjà par la vie. Dans le premier cas, il se formait des organismes de très petites dimensions et tout à fait inférieurs ; dans le second, des organismes plus volumineux et moins imparfaits, tels que les helminthes et les autres parasites du corps des animaux, parasites âont l'origine était inconnue au temps de Lamarck et dont quelques personnes attribuaient, il y a peu de temps encore, la formation aux humeurs de l'organisme. Les milieux variables où l'animal était appelé à vivre, les mouvements habituels que son mode d'existence lui imposait, les efforts mêmes qu'il faisait pour atteindre certains résultats, modifiaient peu à peu son organisation,
et rluqno modification noui
■ lient de plus en plus de !• ut tj , mitil | jamais.
H la mo-
ion» Jiiv-i profonde -
ea vivants i ne idi i laquelle il coneacra to i( nte sa.
doctrine. Pour lui, les animaux éuienl strulta sur le n il
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culiers qui permettait ataui milit as d'en rct r leur
influence. Il supposait, d aillt tir», que cette m-
fiuenci tpour
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tire, mais encore pour faire sortir le type oiseau du type reptile.
i ires • t <!■• Get ff. oy avaient
chacun des i tdmi t plus
aujourd'hui les générations spontanées :
■ lieux ont sur l'organisme une action bien réelle, on ne saurait faire entrer en lig de compte, si Lamarck, pour expl long cou de
' la cirafe, par exemple, le désir fréqn par l'animal d'atteindre les hautes feuilles brea. D'autre part, lu n de comp I
du règne animal. qu< I ~
conclure de ses recherches sur les animaux \ r-
■ embranchements du règne animal. Les pointa faibles de ces d>-u\ doctrines, rapidement pénétres ] 1 de Cm 'lit sur l'ensemble des
idées de h urs auteurs, et il ne fut guère question jusque vers 185!) de la possibilité d'une modification graduelle des formes vivantes.
Avant cette époque, tout en admettant l'action ! modificatrice des milieux, les partisans du trans- | formisme n'avaient jamais expliqué d'une façon précise les causes du renouvellement graduel des êtres vivants. Pourquoi les formes anciennes se ! sont-elles éteintes et ont-elles été remplacées par I d'autres ? Pourquoi celles-ci semblent-elles, en | général, plus parfaites que celles qui les ont précédées? Pourquoi, au lieu de se mélanger de toutes façons, les modifications diverses issues d'une même souche se perpétuent-elles en présentant un degré de fixité relative qui peut faire illusion et faire croire à uiip fixité absolue? C'étaient là des questions auxquelles nulle réponse n'avait été faite. Ch. Darwin, dans un ouvrage capital, VOrigine '/es es/ éces, et A. H.Wallace y répondirent presque en même temps d'une manière inattendue. Un district donné ne contenant qu'une quantité de nourriture déterminée, tous les animaux qui l'habitent entrent en lutte pour se partager les aliments dès que la quantité de ceux-ci n'est plus que juste suffisante pour les nourrir tous. Cett& lutte pour la i ie est d'autant plus âpre qu'elle a lieu entre animaux plus voisins : le triomphe,, c'est-à-dire la prolongation de l'existence, n'est pas un simple accident ; il est nécessairement le partage des mieux doués ; ceux-ci sont donc l'objet d'un choix qui se fait en quelque sorte de luimême, d'une sélection naturelle grâce à laquelle ils deviennent les principaux reproducteurs de leur espèce. Mais la sélection est elle-même le résultat de quelque variation avantageuse qui a amené le triomphe dans la lutte pour la vie de
TRANSFORMISME
TRANSFORMISME
l'individu choisi. Ces variations sont transmises par ce dernier à son descendant : elles s'accentuent à chaque génération, séparant de phis en plus la race privilégiée de l'espèce mère, qui huit par disparaître dans les localités où la lutte est le plus ardente. Le type dérivé, ainsi isolé, s'accentue de plus en plus, et il devient finalement incapable de revenir à la souche dont il s'est détaché et de se mél.mgpr avec elle.
I vin a complété l'exposé do sa doctrine dans do nombreux ouvrages. S'appuyant sur ce qu'un grand nombre d'animaux sont évidemment cliarpar les couleurs brillantes, le chant harmonieux, ou morne par b-s mouvements élégants de leurs semblables. Da ■ . attribue a toutes ces
■nuis une part dans le choix des individus reproducteurs I tte texuellt aurait,
t-il, fortement contribué au développement
' ce <pii semble, dans lo règne animal, du
• de I esthétique.
La ' on naturelle et la sélection sexuelle no
sont pas simplement dos hypothèses : tout le
le est d'accord pour en reconnaître la réalité.
m ils on diffé •■ a leur ég ird sur deux points : les
uns soutiennent que si elles peuvent contribuer
loppor et ■ ■■ des caractères nou-
veaux, elle! ne sauraient r. mduire deux races Isd'nne même soncb • a s'éloigner au peint de former il'iix esp . d'autres p
qu'on ne sanraii les considérer comme les seuls éléments modificateurs, et <iemandent quelles sont ères des variations qu'elles consacrent, quelles ion! les causes lies différer
,;iie l'on observe enir" les animaux, diff< rences telles que chez les uns les parties du corpi rayonnent amour d'un rentre, tandis que
utres elles sont disposées en strie
l.a première de ces objections suppose qu'on ait trouve un caractère distinctif bien nel de l'ei nous verrons tout :i l heure ee qui en est Quant :i la seconde, Darwin a admis les variations sans ae préoccuper il" Ion - '. expliquant la
formation dos OSpèCCS dans un BJTOUpe don
naître l'origine des grands types <lu règne animal. Il f.uit, en efl t. pour pénétrer plus profondément dans le mécanisme do la formation de ces types, avoir recours s un autre principe que celui de la lutte pour l'existcni lui est, en apparence, oppose, et qu'on peut appeler le principe on.
Tous 1rs êtres organisés sont des sociétés de particules vivantes, i uissanl les unes par rapport aux autres d'une certaine indépendance. Ces particules, qu'on appelle d'une manière générale des (et, ou, en forçant la Figniflcation de ce dernier mot, des cellules, peuvent être transplantées d'un individu à un autre, comme cela a lieu dans effea animales ou végétales, et continuer à vivre malgré cela; elles témoignent ainsi que leur existence n'est nullement liée d'une façon indissoluble a celle de l'individu qu'elles contribuent à constituer, et ne l'est pas davantage à celle des plastides ou cellules qui les avoisinent. Cette constitution se retrouve chez les animaux lesplussimplcs aussi bien que chez l'homme ; seulement, dans les formes inférieures, le nombre des plastides associés diminue, et l'on arrive enfin à des êtres qui ne sont formés que d'un seul plastide. i lastides, étant les éléments constituants des
animaux et des végétaux, sont souvent désignés sous le nom d'éléments anatomiques.
Los plastides se nourrissent, grandissent et meurent, vivent en un mot exactement comme les eues qu ils constituent ; ils ne dépassent que fort rarement dans leurs dimensions quelques dixièmes de millimètre, et se divisent, dès que cette taille est atteinte, soit eu deux, soit en plusieurs partie'.
Il peut alors se présenter deux cas : ou bien les parties nées les unes des autres se séparent immédiatement, ou bien elles demeurent unies. Dans le premiercas, les plastides successivement formés, demeurant toujours isolés, ne produisent que des organismes monocellulaires tels que les monères, beaucoup de rhi/opodes, d'infusoires, d'algues et de champignons microscopiques. Dans le second cas, un organisme complexe se constitue: il présente généralement une forme déterminée ; les éléments anatomiques qui le composent prennent des formes et des fonctions différentes, et le plastide qui leur a servi de point de départ commun n'est autre chose que ce qu'on appelle un œuf. Beaucoup d'épongés, de polypes, de vers ne s'élèvent pas au-dessus de ce dpgré d'organisation. Mais la plupart de ces organismes simples possèdent une importante propriété : lorsqu'ils ont atteint Une certaine taille, au lieu de continuer à grandir, ils produisent, sur une partie de leur corps, par une s rte de bourgeonnement, un individu semblable à eux-mêmes qui peut se détacher et vivre d'une vie indépendante. Ce mode de reproduction, que l'on observe d'une manière très générale chez les animaux inférieurs et chez les plantes, concurremment avec la génération sexuée, est ce qu'on appelle la reproduction par bourgeonnement, la reproduction par division, la génération agame, ou d'un seul mot, la métagénèse.
La métagénèse s'exerce de deux façons diffé- Dans les organismes fixés, les nouveaux individus peuvent se produire en un point quelconque du corps de leur parent : c'est ce qu'on observe chez les hydres d'eau douce, chez tous les polypes marins, chez les éponges, etc., et aussi chez les végétaux. Dans les organismes libres, et notamment chez Ci ux qui rampent sur le sol, c'est seulement àla partie po - té ri eu re du corps que se forment les nouveaux individus, dont l'ensemble peut constituer des chaînes plusou moinsallongées. Il peut encore arriver, dans les deux cas, que les individus nés les uns des autres par métagénèse se séparent dès que leurs principaux organes se sont formés, ou bien qu'ils demeurent unis : dans le premier ras , toute évolution ultérieure se trouve arrêtée. Dans le second, les individus qui demeurent associés prennent le plus souvent des fonctions et des aspects différents : les uns deviennent des individu* nourriciers , d'autres des m (ividiii préhenseurs, d'autres des individus reproducteurs. Comme l'avait signalé M. Milne- Edwardsdès is.r, il se fait ainsi entre ces différents individus une division du travail physiologique -aire à l'existence de la colonie, et des | échanges s'établissent entre les divers individus 1 associés ; tous profitent, comme dans les sociétés humaines, du travail de chacun. Mais cette divi sion du travail et les échanges qui en résultent ! établissent nécessairement un lien étroit, une solidarité de plus en plus grande entre les membres d'une môme société, d'une môme colonie : colonie nous apparaît alors comme un tout indivisible, comme un individu d'ordre supérieur. 1 Les siphonophores sont ainsi tout à la fois des individus autonomes et des colonies de polypes hydraires,lespyrosomes des colonies de tuniciers, les ténias ou vers solitaires des colonies de trématodes, etc.
Les colonies fixées, étant composées d'individus irrégulièrement placés les uns par rapport aux autres, sont très souvent arborescentes. Que les individus constituant un même rameau soient amenés, par une cause quelconque, à se rapprocher les uns des autres : de môme que chez les végétaux les feuilles ainsi rapprochées constituent un organe rayonné, la fleur, de même ces individus formeront un organisme rayonné qui pourra demeurer adhérente la colonie ou s'en séparer. On
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trouve tons 1rs intermédiaires entrr Ml CM ■>•
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donc dis orgMiMBM composés formes sur des coloniea arborOOCOMM A la manière des fleurs aur les végétaux.
Les colonies librei dont 1rs individus «ont placés bout 't boni et que l'oa (>«ut . poor Mtte raison, appeler dea coIooIm linéaires, lublaaeni sa antre cniro de modification. Ainsi «un' in fateail remarquer, dani aes cours de 1166, M deLaceie-Duihlers, la Mlidaritd sait pins facilement que partout
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métagénèae, se ■pecialiae de maniera » panier poor lui la bouche et Im organM dea sens, dont on retrouve cependant des traces mit k s .
orçemismtt, rt h laquelle noua avoni donné nno forme et dea développement! nouveau» dam ouvrage, les < oloniei ■ ' /•<> m»tt
i beaucoup <■
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a suivies et montre qoela sont les ètrea eotre Il il est | oaaible de trouver des liena de paranté.
Haia une queation M po«e maintenant. Si les
ètraa vivanta ont subi des iranaformatione, on doit pouvoir établir à l'aide dea débria dea animaux foeailea lea et i qu'a préaentéea leur
évolution, < ette ■ -t ndi - .iiats
généraux intéreaaanta; nous aile
snmer rapidement MUI i|ui sont relatifs ai
puons dans un assez grand nombre de c;is. Seul tehrés,
00 asseoie a quelqUM individus qui le suivent! Les oiseaux forment dans la nature actuclli» un
immédiatement, il constitue m que nous aommM groupe complètement teolé, et l'on ne pouvait
convenus d'appeler une tête. TOUI les vers an- avilir, il y a quelqDM années encore, aucune don-
neléa, tous lea animaux articoléa doivent leurori- M'r teora originel. Le fer de leur
sine à de semblables colonies, et beauroup d'i ntre ' Crâne, l'aMonM de dl ri Cl a leurs mâchoirM, tettf eux naissent encore réduits à leur premier an: MU, DOC, Il brièveté de leur queue remplacée par un réduiu à leur tète ; ches 1m vers annelés, ce pre- 1 croupion, la conitituUon du squelette, de leurs mier individu est la larve connue sous le nom do patte*, leuri ailM, leurs plumes en faisaient des trochosphère ; chez les animaux articulée, c'est le êtres tout à fait à part. La découverte déni les nanplius, forme larvaire commune k unis les crus- kcIuMis.Ip Snlenhofend'un oiseau, l'/li </,,j»<,/^< ; i/r, tacéa inférieurs et à quolqui pourvu d'une longue queue, semblable à celle
d'un lézard, étonna beaucoup ; on a depuis retrouvé le squelette presque entier de cet oiseau : la i harpeni" de ses ailes est celle de véritable! pattes terminées par des doigts munis d'ongles; ses macho lent des traces de dents, et plu-
sieurs antres parties de son squelette l'auraient fait sans aucun doute considérer comme un lézard s'H n'avait été trouvé muni de plumes. On a découvert dans les couches de la craie d'Amérique d'autres espèces d'oiseaux pourvus de dents, tels que l'/c/tthyurnis et ITfcfperornû. Parmi les reptiles vrais, les Ptérodactyles, qui avaient des ailes membraneuses, présentent plusieurs caractères que l'on ne retrouve que chez les oiseaux, et le groupe entier des Dinosauriens, dont les uns étaient relativement petits, comme les La laps, tandis que d'autres, tels- que les Iguanodon, avaient une taille gigantesque, est formé d'animaux qui, sans pouvoir voler, marchaient debout sur leurs pattes de derrière à la façon des oiseaux, etdont le bassin présentait les traits caractéristiques de celui de ces derniers. Les deux groupes des oiseaux et des reptiles se rapprochent donc considérablement, et il devient vraisemblable que les premiers sont issus des seconds.
L'origine des premiers mammifères est demeurée à peu près complètement inconnue; mais dans l'étendue de cet ordre, qui paraît s'être épanoui surtout pendant la période tertiaire, les passages les plus gradués ont été trouvés entre les diverses familles. Les Adapis sont, par exemple, intermédiaires entre les lémuriens et les pachydermes. Dans ce dernier groupe, on possède une série de formes qui s'échelonnent graduellement des Pa- Iseotherimn aux Anchitherium et aux tapirs d'une part, aux Hipparion et aux chevaux de l'autre. Des pachydermes, le passage aux ruminants s'établit d'une façon également insensible : les Csenotheriiitn présentent des caractères qui peuvent faire hésiter sur leur véritable place, et des liens multiples unissent les ruminants et les porcins.
Dans l'ordre des carnassiers, les recherches faites à St-i.érand le Puy et dans les phosphorites du Quercy ont donné à M. Filhol des resul-
Des découvertes récentes ont montré que les ver tébrés eux-mêmes sont des animaux formés de segments placés bout à bout, et peuvent, en conséquence, être rattachés à ce genre de colonies.
Dans toutes les colonies où s'établit ainsi une solidarité plus ou moins étroite, dans toutes les colonies qui s'individualisent, on observe un fait constant. La métagénèse tend à se produire de plus en plus tôt ; elle arrive même à se manifester avant que le premier individu formé ait quitté les enveloppes de l'œuf; finalement, l'œuf produit directement non plus le premier individu d'une colonie, mais la colonie tout entière avec ses caractères définitifs. On peut suivre toutes les phases de ce phénomène, que nous désignerons sous le nom à' accélération metagénésique, dans les colonies de polypes hydraires, où il conduit à la formation directe, dans l'œuf, de méduses qui n'ont jamais été fixées ; chez les échinodermes, où la phase fixée est généralement sautée, la forme libre apparaissantd'emblée; chez les ascidies composées, cliez les vers annelés, chez les crustacés. On est ainsi amené à s'expliquer comment les insectes sortent de l'œuf avec tous leurs anneaux, et à rendre compte des traits généraux du développement des animaux vertébrés.
Ce phénomène de l'accélération métagénésique, dont nous pouvons constater encore les effets a divers degrés, explique et précise le sens de cette proposition générale énoncée par Fritz Muller, et qui a donné à l'embryogénie, dans ces derniers temps, une importance exceptionnelle : L'embryogénie d'un animal dorme n'est que la répétition brève >t rapide des phases qu'a traversées son espèce, depuis i origine des temps, pour arriver à sa forme actuelle.
La théorie que nous venons de résumer indique pourquoi il existe des animaux rayonnes, pourquoi il existe des animaux articulés, et contient une explication générale des phénomènes embryogéniques. E. le; est f mdée sur une conception de l'individualité développée déjà en 1831 par Dugès dans son Mémoire sur la conformité organique, modifiée par llœckel dans sa Morphologie générale des
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tats analogue*. Ce savant a pu établir qu'il a existé un grand nombre de formes intermédiaires entre les ours et les chiens, les chien* et les civettes, les civeties et les hyènes, les civettes et les martres, les martres et les chats.
Il est bien difficile de contester que l'hypothèse du transformisme rend parfaitement compte de fa multiplicité dos liens que l'étude des animaux fossiles nous révèle. Dans quelques cas on a pu aller plus loin, et suivre la généalogie d'une espèce déterminée.
On peut donc considérer comme rendue extrêmement probable par la paléontologie l'hypothèse que les formes vivantes actuelles descendent de formes fossiles différentes qui ont aujourd'hui disparu.
Doit-on admettre d'ailleurs que les animaux étaient autrefois plus variables qu'aujourd'hui ? Cela n'est pas nécessaire. La multipli. ité des formes diverses que nous ont fournies nos animaux domestiques témoigne que les êtres vivants ont encore conservé une grande mobilité de formes. On fait, il est vrai, remarquer que m ces êtres nous ont fourni des races nombreuses, ils n'uni produit aucune espèce nouvelle, et qu'il en est de même pour les espèces sauvages. Il est donc essentiel do rechercher ce qu'on entend par espèce et par race. Quand les animaux d'espèces différentes s'accouplent entre eux, leur union est souvent inféconde; <)uand elle est féconde, les hybrides qui en naissent sont ordinairement stériles lorsqu'on les unit entre eux ; s'ils sont féconds, leur progéniture, au lieu de présenter des caractères intermédiaires aux deux espères, varie d'une façon désordonnée et finit par revenir à l'une d'elles.
Quand deux individus de race différente, mais de même espèce, s'unissent entre eux, leur union est féconde ; il pii naît des métis indéfiniment féconds, et dont la progéniture peut conserver les caractères intermédiaire! de leurs parents.
On remarquera combien cet distinctions sont délicates. Luire des hybrides indéfiniment féconds, comme ceux qui proviennent îles lièvres et des lapins,et de simples métis, la seule différence est dans le retour au type lapin etau type lièvre que l'on constate au bout de quelques générations. Sans rechercher si ce retour ne pourrait pas être empêché, s'il ne tient pas aux conditions de milieu, par exemple, il y a lieu de rappeler, comme l'a établi M. banson pour nos animaux domestiques, que la variation désordonnée et le retour aux types primitifs s'observent dans tous les croisements d'individus de race différente, à ce point que les races intermédiaires ne peuvent se conserver. Cela fait disparaître toute différence physiologique entre les races et l'espèce. De plus, de bons observateurs. Rùiimeyer entre autres, soutiennent que nos bœufs et nos chiens proviennent de plusieurs espèces sauvages qui, réduites séparément à la domesticité, se seraient ensuite complètement fusionnées : inversement, on affirme que le chat domestique du Paraguay, issu de notre chat domestique, ne donne plus avec lui de produits féconds ; notre lapin sauvage porté à l'Ile de Porto-Santo, au xve siècle, ne peut plus s'unir aux lapins européens ; il en est de même du cochon d'Inde d'Europe et de la souche demeurée sauvage au Brésil. Si ces faits sont bien constatés, ils corroborent l'absence de toute distinction physiologique entre la race et l'espèce ; mais nous avons déjà vu que le caractère de l'espèce tiré des croisements ne saurait subsister devant les observations récentes.
Les races, maintenues dans certaines conditions constantes, préservées de tout mélange entre elles, peuvent donc s'élever au rang d'espèces. Les conditions d'isolement qui favorisent cette transformation se trouvent particulièrement réalisées dans les îles et dans les lacs. On constate, en effet,
que dans toutes les îles de quelque étendue, dans tous les lacs quelque peu considérables, il existe des espèces particulières. Mais ce n'est pas seulement dans ces conditions que se forment les espèces nouvelles, et dans ses études sur la distribution géographique des animaux des régions australes, M. Alph. Milne-Edwards a pu reconstituer la généalogie des diverses espèces de manchots, qui sont des oiseaux à ailes rudimeniaires. La même chose a été faite pour les phoques.
La science est donc en possession d'un ensemble considérable de faits qui s'expliquent aisément en admettant que les formes vivantes peuvent se modifier profondément et produire des séries d'espèces liées généalogiquement les unes aux autres. M lis c-tte évolution s'accomplit suivant des lois déterminées. Toutes les transformations ne sont pas possibles.
Il serait absurde de croire que le transformisme suppose qu'un oiseau ait pu jamais devenir mammifère ou qu'un vertébré ait pu provenir d'un mollusque ; l'anatomie comparée et l'embryogénie, unies à la considération des conditions d'existence et à la paléontologie, ont permis d'établir assez nettement quelles sont les séries de formes entre lesquelles il a pu exister un lien généalogique et que l'on peut supposer issues de parents communs. Il serait plus absurde encore de croire que le transformisme admette la possibilité de la métamorphose subite d'une espèce dans une autre. Ces changements demandent du temps, et nous ignorons combien. Sans doute dans cette grande doctrine de nombreuses obscurités subsistent encore ; mais c'est à l'avenir de les faire disparaître, et, ce que nous venons de dire suffit à montrer combien sont actuellement solides ses bases scientifiques. [Ldniond Perrier.]
TRAPÈZE. — V. Poh/gonex.
TRAVAIL. — Hygiène. XIII. — Chaque mouvement de la machine humaine nécessite une force. Or la force n'existe toute faite nulle part, il faut la produire, c'est-à-dire y employer quelque chose. Dans la machine à vapeur, nous brûlons de la houille dont la chaleur se transforme en force mécanique : dans une machine bien construite, la quantité de force obtenue est proportionnelle au poids de combustible employé. Dans le corps humain, la production de la force résulte aussi d'une combustion, mais le combustible commence par s'incorporer au mécanisme, de sorte que, dans chaque partie de notre corps, c'est l'instrument qui se consume à mesure qu'il a.it. Il ne s'use pas seulement à la surface, comme les outils de nos ateliers ; c'est toute sa substance, toute sa masse qui se décompose et se brûle.
Mais cette usure de l'outil humain par le travail n'est qu'une accélération de l'usure continuelle qui constitue son existence même. Vivre, c'est s'user, c'est brûler. Travailler, exercer les organes, c'est vivre un peu plus fort, s'user plus vite, brûler plus activement. La vie ne continue que par le remplacement de chaque molécule disparue : la vie rendue plus active par l'exercice, par le travail, exige un remplacement plus rapide, une consommation d'aliments proportionnelle à la quantité de tissus dépensée, de chaleur produite, de force obtenue.
Après avoir consommé la quantité d'aliments combustibles et plastiques nécessaire à l'entretien de la vie, c'est-à-dire une ration d'entretien, nous devons donc y ajouter une ration de travail proportionnelle à la '-'•ce mécanique dont nous voulons disposer. Faute de cette précaution, nous emploierons comme source de force une partie de nos tissus, muscles, graisse, et au bout de très peu de temps la poriion dont ils peuvent dis-