‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 458 sur 534 · VI · texte numérisé non relu

VI

Omnd le l In Vr pi rtonnn du il

oyltabe Anale devient «lors \ I

Quand le rorbe > il terminé h la S* pereonne ulier par i le rerbe et le pronom : « Âlras t il •' A i ■ il?»

i rleui fonçait avait toujours an t h la !■ perrtvati : <■ H tin sonner le f. Cette lettre d eonja-

directe, parce qu'elle était moi H - la Forme Inti roj elle qui rait. Ce t. qu ' eu-

phonique et c 1 1 1 1 681 <ri 10 \' d'union, faisait donc autrefois réellement partie rbe.

Pour conjuguer ■ dîna la forme m5-

LTi iv-- (ave m ne.... pas, «s point),

il Miffli d'intercaler ne entre le pronom et I

I ir les temps simples : • la ne veus pas, tu ne

^ m pas, » etr -, ot pour les temps c

ci naptéter cetf» Intercalation en plaçant le mot

; s entre l'auxiliaire et le participe : a Je n ai pas

v nlu. je n'aurais pas voulu, > •

FomuTioN DUS TKHP8. — On divisait autrefois

les temps des ferbes en tem i primitif

dérù es. L'infinitif pn e pré-

le participe passé, le et le pissé défini étaient les cinq temps primitifs, d'où les autres temps • stème

de formation était purement an simples français venant directement des temps latins, sauf une ou deu\ exceptions. La seule remarque générale qu'on puisse faire a r c'est nue le participe présent, le subjonctif présent, l'imparfait de l'indicatif et les trois peraon* lurielles du présent de l'indicatif ont ordinairement le même radical. Ex. : n I\end-a^<, que je rend-e, je rend-aï.*, nous rend-ons; ccriv-ant, que j'ecriv-e, j'écriv ais, nous écriv-on*. »

Remarque* sur tes temps simples. — 1* A la première personne du prosent de l'indicatif, les verbes en er n'ont pas à's : a Je chante, » tandis que les autres conjugaisons ont un s ; « Je finis, je romps. »

Cette exception est un vestige de notre vieille langue: dans l'ancien français, la 1" personne n'avait jamais as ; on disait j'aime, je voi, je rend; vers le xvie siècle, on ajouta un s, par analogie avec l*« de la m2e personne, tu chantes, tu lis. tu vois; mais la 1" conjugaison échappa à ce changement, et même pour les autres conjugaisons les formes sans s persistèrent longtemps après chez les poètes : on trouve encore au xvii* siècle je vol. je H, je croi, dans La Fontaine, Molière et Corneille.

A la 3' personne, toutes les conjugaisons ont un f, à l'exception de la lre (nous en avons vu plus haut la raison). Dans la 4e conjugaison les verbes tels que rendre, vendre, laissent tomber ce t, à cause de la dentale d déjà contenue dans le radical, et disent il rend, il vend, au lieu de il rendt. il vendt.

Les diverses conjugaisons forment toutes leur pluriel de même : ons, ez, ent. Il faut y joindre cette remarque que la conjugaison en ir place devant ces terminaisons la particule iss : « fin-mo?is, fin-iss-fj, f\n-iss-e?ît, » dont nous avons vu l'origine plus haut.

Notons aussi que la terminaison ent (ils chantenl, ils finiss-e?^, ils rend-enf) est muette, au lieu d'être sonore et accentuée comme la syllabe eut dans souvent, auvent, argent.

2° L'imparfait de l'indicatif a les mêmes désinences dans toutes les conjugaisons (ais, ait, etc.;, toujours avec cette remarque que la conjugaison

Inti L'Imparfait n par

\ nie, ne fut sa'

' ie.

i a un t a I

dicatif dans la : 'roga-

H y a toujours un accent ci mit la

re et la deuxième i ■ •: . ;

la mi; ;

[orna- 1 i-mus, nv. . efois :

4" I.e futur se ! jurai-

sons de la

Itil ilu verl • '

niche av : <• ont.

Le condii '-st formé de même

de l'imparfait avais, an supprimant la svllabe av :

•jupaison on reiranchi oir, Je rece-

vrai. • Le ^ par

ment de B en U I I B son futur de la

forme latine essere, qui a donné esser-ai, puis serai.

"rsnnnes de l'impératif sont empruntées aux pei redondantes du présent de. l'indicatif. Il n'y a qu'une exe la 1" conjugaison qui dit citante sans t, tandis que finit, ' . i ont IV de l'ind la de c/<"n'e reparait lorsque l'impératif est placé devant un mot commençant par une voyelle, tel que y ou pu : • Chantes-en une partie ; penses-y, » etc.

6° Notre présent du subjonctif n'est autre chose que le présent du subjonctif latin : o chante (canlem), chantes [contes), chante (cmtet), chantions (cantemus), chantiez (cantetis), chaînent ca?ite t). » L'ancien français pouvait distinguer l'imparfait de l'indicatif chantions du subjonctif cltan/io s, parce que le premier comptait pour trois syllabes, venant de cantn(bapnus, tandis que le subjonctif, venant de cantemus, ne comptait que pour deux.

7 ■ L'imparfait du subjonctif nous vient du plus-que-parfait du subjonctif des Latins (amavissem, amavisses, a»<ai isset, etc.), mais par la forme contracte amassem, amasses, amnsset, d'où j'aimasse, tu aimasses, il aimast, et plus tard, par la chute de s, aimât. Ici, le t est resté à la 3e personne du singulier parce qu'il était appuyé par une autre consonne.

8° Nous avons vu quelles étaient les quatre terminaisons de l'infinitif. Le participe présent, pour toutes les conjugaisons, est en ant (chantaiit, entendant , que la conjugaison en ir fait naturellement précéder de iss [finissant).

Le participe passé est toujours en é pour la lr* conjugaison (chanté) ; pour les trois autres, les désinences varient.

Les temps composés se forment en ajoutant l'un des auxiliaires avoir ou être au participe passé du verbe. Ex. : « aimé, reçu; j'ai aimé, j'avais reçu. »

2° Verbes passifs. — Il n'y a qu'une conjugaison pour le verbe passif; elle se compose de l'auxiliaire être suivi, à tous ses modes, temps

VERBE

VERBE

et personnes, du participe passé du verbe que | l'on veut conjuguer : « Je suis mordu, j'ai été mordu, je serai mordu, etc. »

Remarque. — H faut avoir soin de faire toujours accorder le participe avec le sujet du verbe : « Je suis mordu, elle est mordue, ils sont mordu1;, etc. >>

\ ùr dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe être aimé.)

Verbes réfléchis. — On appelle aussi ces

verbes verbes pronominaux, parce qu ils se co:i-

juguent avec deux pronoms a tous les temps,

'6 à l'infinitif, au participe présent et à

l'impératif.

11 faut distinguer deux sortes de verbes réfléchis: les verbes réfléchis par nature, et les verbes actifs ou neutres employés comme réfléchis.

Les vit!.''- réfl '.( bis par nature ne peuvent se conjuguer qn'avec deux pronoms: i> Je nierepens ; elle s'est évanouie. »

I rerbes empl »yél comme réfléchis sont des

neutres que l'on COIijr, -Ui- alors deux pronoms : •> Je me suis lave; elle s est nui. »

Les verbes réfléchis forment toujours leurs temps compoa s a\ec, l'auxiliaire il

pentis ; elles si! seront égarées. »

grammaires le tableau de la conju-

é Verbes neutres. — Les temps simples des

■ i me i que ceux d

;,n. Les te pe c mp a a -ont formes tantantot avec l'auxiliaire

I \ : .. je suis arrivé, j'ai dormi. » Gomme nous l'avons dit plus liaut. il n'y a que l verbes neuir. s conjugués avec l'auxiliaire

Remarque. — Dans les rerbes neutres conju-

. le participe s accorde toujours

le sujet du verbe : « n est arrivé, elle est

an Lvée, ils sont arrives etc. »

\ oir d loi les grammaires le tableau de la conju-

i 1 1 II VII lie neutre I mber .)

■ > Verbes impersonnels. — Les verbes impersonnels ne - »ne du sin gulier du pronom (/. Ils n'ont pas d'impératif.

II ne faut pas confo dre il, - ij il des verbes impersonnels, arec il, sujet des verbes a

le premier n'a qu'on si os vague et indéterminé et ii ; le second remplace au contraire une me déterminée.

arque. — Outre les verbes impersonnels par nature, comme il pleut, il neige, on peut employer impersonnellement les verbes actifs et neutres, comme il fait beau, il con- . ■ <f obéir.

Un appelle aussi ces verbes verbes unipersonrieis, parce qu'ils n'ont qu'une seule personne, (^tte ..« personne du singulier se conjugue régulièrement comme la 3e personne correspondante du verbe actif.

(Voir dans les grammaires le tableau de la conjugaison du verbe impersonnel tonner.)

Verbes irréguliers et verbes défectifs.

Tout verbe qui ne se conforme point aux modèles de conjugaison aimer, finir, recevoir, eutmdre, est d.t vei Le irrégulier.

Le verbe irrégulier peut être irrégulier de deux manières: ou il peut manquer d'un ou de plusieurs modes, temps ou personnes des verbes réguliers, et il est dit dans ce cas verbe défe t'f, c'est-à-dire incomplet; — ou il possède tous ces modes, temps ou personnes, mais en s'écartant, pour leur formation, des règles prescrites, et il est alors verbe irrégulier proprement dit.

Ce qui distingue essentiellement les verbes réguliers des verbes irréguliers, c'est que dans les premiers le radical reste à peu près invariable, et que les terminaisons seules changent avec les temps, les modes et les personnes {chauler, chantons, chantera;), tandis que dans les verbes irréguliers le radical ne s'écrit point de la même manière à tous les temps de la conjugaison {tehir, je tiens; vouloir, veuillez, je veux; savoir, sus, sache, etc.).

Première conjugaison : er.

Les verbes comme mener, lever, qui ont un e muet à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent cet e muet en e ouvert lorsqu'il est suivi d'une syllabe muette : mener, lever, font je mène, je lèverai.

Les verbes qui ont un é fermé à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent cet e fermé en é ouvert quand la syllabe qui suit est muette : céder, préférer font je cède, ie préfère.

Les verbes en éger, qui faisaient exception, suivent cette règle depuis la dernière édition du dictionnaire de l'Académie (1878).

Les verbes en eler. eler, comme appeler, jeter, redoublent la consonne / ou t devant un e muet : j'ai pelle, je je teiai.

Bourrelet', céleri écart eler, geler, harceler,

1er, acheter, épous>eter. étiqueter, etc.,

font exception à la règle et se bornent à prendre

ccent grave sur ie : je cèle, il gèle, nous

acheter ns.

\ ■ ta avons parlé de ces irrégularités et nous en avons donne la raison à l'article Accentuai ion.

Les verbes comme percer, effacer, tracer, etc., prennent une cédille sous le c toutes les fois que cette lettre est devant un a ou un o : je perçais, nous effaçons.

Les verbes comme venger, manger, loger, etc., prennent un e muet après le g toutes les fois que cette lettre est devant un o ou un a : je vengeais, nous mangeons.

La V conjugaison n'a proprement que deux verbes irréguliers : aller et envoyer.

Aller. — Ind. / rés.: je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont; Imparf. : j'allais, etc., nous allions; Parf. déf.: j'allai, etc., nous allâmes, ils allèrent; Fut. : j'irai, nous irons, vous irez, ils iront. — Cond. près. : j'irais, nous irions, vous iriez, ils iraient. — Imper. : va, allons, allez. — Subj. pi es.: que j'aille, etc.; que nous allions, que a liiez, qu'ils aillent ; Imparf. : que j'allasse.etc; nue nous allassions, etc. — Part. : allant, allé.

Al er a emprunté ses temps à trois verbes latins différents : 1° les trois premières personnes de l'indicatif présent ont été empruntées au verbe vadere : je vais {vado), tu vas {vadis), il va (ancien français il vut, vwlit) ; - 2* le futur et le conditionnel {j'irai, fi ai s) proviennent du latin ire par la formation ordinaire du futur; — 3° tous les autres temps {allas, allai, allasse, aille, allant, allé) se rapportent à l'infinitif aller, dont l'origine est inconnue.

Envoyer. — Ind. prés. : j'envoie, il envoie, nous envoyons, ils envoient ; Parf. déf. : j envoyai ; Fut. .-j'enverrai. — Condit. : j'enverrais.

Envoyer était à l'origine entveier (du latin indeviare, composé formé de via), et ce vieux verbe faisait au futur eut eierai, puis enverrai, aou est venu par contraction enverrai.

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