r.ons dit plus haut quo
I.' votre n était point attaqué par les acides ; il y a une exception : l'acide Quorhydrique, qu'on oblient en traitant le fluorure de calcium par l'acide sulfurique, attaqt froid,
en le .' l'action de cet acide rond le
opaque qu : due à l'arido gaseux;
la dissolution aqueuse de l'acide Quorbybrique attaque aussi le verro, le creuse, mais le transparent. Cette double action de l'acide fluorhydrique est la base des deux procédés employés pour la gravure sur \ pour graver
sur verre, on recouvre 1 a graver d'une
minco couche d'un vernis spécial, appelé vernis d''S graveurs ; puis le graveur enlève, avec un Ijirin lis partout où doit porter la
gravure, et la père est alors exposée aux vapeurs d'acîdo fluorbydrique ; on lave avec la dissolutien aqueuse de cet ttaqué partout m il i été oiis a nu. le- succès de l'opération dépend de la beauté du dessin et du parfait enlèvement du vernis par le burin.
[Alfred Jacquem vrns.— Zoologie, XXVII. — Les vers forment Bcond sous-embranchement do l'embrancheJ
des Bvnnelés ' : le premier sous-embranche-
esl constitué par les Articulés *. Les Vers s ut des animaux dont le corps est formé d'anneaux, mais qui ne présentent pas de pieds artimme les insectes, les arachnides et les cruslis se divisent en deux classes : les Annc- . qui comprennent les vers les plus élevés sous le rapport de l'organisation; et les Helminthes, êtres inférieurs, souvent parasites. .Nous avons consacré des articles spéciaux aux A7inctidcs et aux Helminthes.
VERS A S«>!L. —Zoologie, NXIV; Connaissances usuelles, XI. — La plus brillante, la plus fine et la plus souple do nos matières textiles, celle qui conduit le moins la chaleur, est un produit
. d'origine animale, la soie, provenant d'insectes de l'ordre des Lépidoptères ou Papillons *. Presque toutes les chenilles ou larves de ces insectes ont de chaque côté du corps deux glandes, dites s ricigènes, contenant, non pas un peloton de fil qui so déroulerait, mais une matière liquide visqueuse ifig. 1). Un filet de liquide de chaque glande
verse au fond de la bouche de la chenille, se ■ Nidifie immédiatement en un fil qui se colle à •■imi congénère, de manière à donner un fil unique formé lils réunis et sortant par un petit
m dit fiti"re, dépendance delà lèvre inférieure, i a soie sert aux chenilles à divers usages et notamment, à la fin de l'existence d'un grand nombre d'entre elles, à former une enveloppe dite cKOh, dans laquelle doit s'opérer la transformation en nymphe ou chrysalide, sorte de second œuf où s'élabore l'organisation de l'adulte ou pa
pillon. Le tissu de ce cocon est formé par un fit de soie continu, replié un grand nombre de fois
Fig-, 1. — GUuùo a suie du ver a soie.
sur lui-môme par les mouvements delà tète de la chenille, les diverses portions du fil se collant es aux autres par une glu naturelle qui les enduit ; la solidité de la coque do soie est en outre généralement augmentée par une salive spéciale, que dégorge la chenille à la fin de sa filature, et qui forme un enduit gommeux ou grès rendant impossible la séparation des replis du fil s un decrewage artificiel plus ou moins difficile à effectuer. Le rôle physiologique du cocon est de s'opposer à l'évaporation de la chrysalide, facile à consiater à la balance, et qui peut amener la mort par dessiccation. Chez certaines s, toutes propres aux régions chaudes ou tempérées-chaudes et appartenant aux Hétérocères (ou « papillons de nuit » ; V. l'article Papillon), les cocons sont assez fournis en soie pour que l'industrie humaine en tire parti, en opérant soit leur dévidage, par une opération absolument inverse à celle de la filature avec accotements successifs du fil par la chenille, soit au moins leur cordage au moyen des procédés communs à d'autres matières textiles ; les chenilles qui produisent ces cocons utilisables sont nom- Vers a soie, et la sériciculture est la branche de l'industrie humaine consacrée à leur élevage, à leur reproduction, au traitement des cocons, et à l'extraction sous diverses formes de leur matière =oyeuse.
Le ver à soie de beaucoup le plus important est celui du mûrier, et se nomme scientifiquement Sericaria mort. Le genre Sericaria tire son nom du mot sericarius, qui veut dire ouvrier en soie et se compose de quelques espèces propres à la Chine, aux Indes Orientales, aux îles de la Sonde, vivant surtout dans les régions montagneuses, et dont les chenilles se filent d'épais cocons, fermes aux deux bouts, dune soie très fine ; elles vivent toutes sur les feuilles d'arbres ou d.arbust?? de Ja famille des Morées (mûriers, figuiers). L espèce type, que l'on ne connaît plus aujourd hui qu à l'état domestique, présente un papillon d environ :;e millimètres d'envergure chez le maie, un peu
vi us .\ soie
; \n« chei !••» femelle. I
elle, moins dans la mâle. Ii
la femelle, la ipiri-trompe et lea pal| dimentalrea, conformation en rsp que 1'' papillon ne prend aucune oourritari I aiios i)i>'ii développées, étendue* A peu ,
|i!.ii :m rep
s néralemenl un |
supérii ui' i renient rci a cro-
cuel nu sommet, ayant, di
chei li ' '
que e1 «i.mi\ la-- qui se
prolongent quelquefois eur lea ailes inférii
. s (i. >-ms le pins Bouvei
I illona femelles. La chenil
}irement dit, est blanchâtre quand elle a
■ ii développement, longue alora de 95 a 96 milli-
^ dans lea fortes races, suis tubercules, ni i oils, ni duvet, lea tegmi s, la tète p tit'\ le j t renflé, lea
■ euxième et cinquième segments de l'ai d
; irtant en i ts noirâtres in-
\ irsement tournés, l'avant-dernler ou onzième
ii' au muni d'une i ••, recouri
. prière, ce qui fait ressembler le ver h soie à une i lienille de Sphinx. La chrjsalido est brune, cy- I ndrico-conique, sans poils, ni crochets, ni ren- ;" ments spiraux ; le COCOn qui la contient, »r- : ndi et fermé auxdeui bouts, est ample : » 'meut au volume de la chrysalide el de l'adulte, i n général plus ou moins régulièrement i
m it in peu étranglé au milieu, surtout quand il doit en sortir un papillon mâle ; ses couleurs habituelles sont le blanc pur, le jaune plus ou moins vif, plus rarement le vert-blanchâtre ou eéladon ; en général les races h coconsjaunes sont plus nombreuses, plus robustes et plus fréquentes que celles à cocons blancs. La multiplicité des races du ver à soie du mûrier indique une domestication très reculée, d'époque précise fort incertaine. On peut dire qu'il est aux insectes ce que lemouton estaux mammifères, c'est-à dire un mimalabruti héréditairement, de sorte que la ma- ; nre partie des individus périraient sans les soins c ntinuelsde l'homme. Leschenillesqu'onplac sur «os mûriers tombent au moindre vent, ne sachant plus se servir de leurs pattes membraneuses et <le leurs couronnes de crochets pour se crampon-
r aux feuilles ; elles n'ont plus l'instinct de s'a- I ;iter sous les feuilles contre le soleil ou la pluie, ni de se soustraire aux regardsdes oiseaux et des insectes ennemis. Les femelles restent immobiles sur le plan de position, remuant à peine leurs ailes par intervalles ; les mâles tournent autour d'elles, en battant rapidement des ailes, mais fans sauter ni voler. Cependant, d'après les renseignements recueillis en Chine par labbé Armand i avid, le ver à soie existe encore dans certaines iorêts de l'intérieur de la Chine, sans doute aussi des pentes de l'Himalaya oriental et peut-être de la Perse, où le mû:ier blanc se trouve à l'état spontané. C'est très probablement un Bombycien de vol rapide, à la façon de certains Bombyx de nos bois et de nos jardins.
Les auteurs anciens désignent sous le nom de Sères (du mot persan ser ou zer qui veut dire or) un peuple qui semblait, dès une antiquité fort teculée, faire son occupation principale de l'industrie de la soie. Cette dénomination paraît s'appliquer au peuple chinois ; on s'accorde à regar-
r la Chine comme la patrie d'origine du ver à soie et du mûrier blanc (Morus alba, Linn.), sa oumture de prédilection, et c'est du sein de cette vaste contrée que l'insecte s'est peu à peu i épandu sur le monde entier. On a d'abord utilisé ■n Chine la soie du ver sauvage. C'est sous lioang-ti (2G50 av. J.-C.) que le précieux insecte
innuello r
i . son uce à illlea i
• répandit peu à peu par le .'» i . itérieur de la Chine. Du t !
Milles |uiv< I Il ■ , 0
aida plusieui
• tclusivemcnt réservés aux !• i
ils do l'or. Aiism I in
vriers d'aujourd'hui, se vit refuser une robe de r le maître du moi I
reiilail m mi-
,\, :i ce qu'il ne pût sortir de l'emnl
: immenses
m cocons i t ce qui i ■ erreur .usanias sur l'o
qu'on en trouve une indication juste dans une phrase des Homélie* <]>■ s;; <>n attribue
à une i ise la prop
et du mûrier bois des limites -lu Céleste Empire. Fiancée à un roi de la ; kbaric, au cen-
tre do l'Asie, elle apprit qu'il n'y avait ni mûriers ni vers à soie dans sa patrie futui Ice à
la pensée de se voir privée des riches étof! faisaient sa j lie et son orgueil, elle ne r: pas d'enfreindre les lois les plus si e ca-
cha dans sa coiffure dis graines du mûrier oeufs de ver à soie : les gardes, n'osant porter le» mains sur une princesse du sang impérial, I rent ainsi sortir les éléments d'un nouveau i portant commerce pour les contrées centrales Ce l'Asie.
L industrie séricicole fut longtemps à pénétrer en Europe, arrêtée par de jaloux monopoles, fendant bien des années la ville de Turfau, dans la Petite Boukharie, fut le rendez-vous des caravanes venant de l'Ouest, et l'entrepôt principal des soieries de la Chine : elle était la métropole des Sères de l'Asie supérieure ou de la Sérique de Ptolémée. Exoulsés de leur pays par les Huns, les Sères s'établirent dans la Grande-Boukbarie et dans l'Inde. C'est d'une de leur colonies, Sérinde ou Ser-Indi, qu'en bbl, au péril de leur vie, des moines grecs de l'ordre de Saint-Basile apportèrent à Constantinople, à l'empereur Justinien, des graines de mûrier et des œufs de ver à soie, renfermés dans l'intérieur de cannes de bambou. On fit éclore les œufs à la chaleur du fumier, et les environs de Constantinople devinrent le lieu de production des tissus de soie que le commerce européen se procurait au moyen âge. C'est de là que Charlemagne fit venir son riche manteau; c'est Constantinople qui fournit aux abbés de Saint-Denis l'oriflamme, ou bannière de soie rouge à flammes d'or, qui, à partir de 1124, devint l'étendard des rois de France et les suivit dans les grandes guerres. De Constantinople, la culture du mûrier et 1 élevage du ver à soie se répandirent d'abord en Grèce, et surtout dans le Péloponèse, qui dès lors reçut et garda le nom de llurée (de
VERS A SOIE
VERS A SOÏB
monts, mûrier). Au vm° siècle, les Arabes appori rcue industrie en Espagne, où le mûrier Vorus nigra, Linn.) fut d'abord seul cultivé, tandis que le mûrier blanc, bien préférable, demeurait confiné en Grèce. En 1416,Koger II introduisit la culture de ce dernier arbre dans la Sicile et dans la Calabre ; mais ce n'est qu'au iv' siècle qu'elle atteignit les limites septentrionales de l'Italie. C'est par la Provence que le mûrier ci le ver à soie passèrent de là en France, comme conséquence de l'occupation du royaume de Naples I -ir I s princes de la maison d'Anjou, et, sous
I s pipes, on trouve établie, dans le comtat d'A-
i. la culture du mûrier et l'industrie de la !.n 1466, Louis M transporta en Touraine, au Plessis-les-Tours, le mûrier et son précieux •". Catherine de Médicis encouragea avec ir l'industrie qui florissait dans son pays, et, >on influe: inières de mûriers s'é-
I ilouse, dans le Courbonnais et dans I Orléanais. Partout où vient la vigne rrolt le mûrier, et môme au-di'là, disait Olivier i • Serres; pari ! ux de Barthélémy
l iiT'-mas, contre'' . il du commerce,
industrie séricicole prit, sous le règne de Henri IV, [tension considérable. Les mûriers se promut dans toui le royaume, f,t. en 1601, il en
m Tuileries, on s'installèrent uni rie et une filature do soie. L'industrie de la Louis XIV, un grand accroisse- Ibert, qui rétablit les pépinières el lit i » l a 1 1 1 o r îles mûriers aux frais de i Etat, sur les berges des chemins, ("est sous Louis XIV que lut introduite dans les Cévenncs l'iodustrie séiiqui lit li richesse de ces pays montag lue, la Provence, le Dauphiné, le Vivarais, le Lyonnais, la Gascogne, la Safntonge, la ne, se couvrirent de mûriers. Colbert ne se ■ pas à porter au plus liaut degré la culture i u mûrier, il tourna ses soins du côté de la fabrication des soies el lit venir, de Bologne, un nommé Benais, pour établir des tirages de soie et des moulins, et les soies de son tirage furent i m pair avec celles de sa patrie. Le roi, rrêt du conseil du 30 septembre 1CGO, accorda de grands privilèges aux entrepreneurs de la fabrique de soie et orgs son do Colo-
gne. Louis XIV lit rendre plusieurs arrêts pour favoriser l'établissement des manufactures de Des pépinières de mûriers furent établies dans diverses provinces : ainsi dans le Poitou en dans la Gascogne en 1 *5G, puis dans les ns de Tours, de Montauban et de Grenoble ; les arbres de ces pépinières furent distribués gratuitement. De 1700 à 1788 la France sait environ 6 millions de kilogrammes de - par an. Cette production tomba de moitié dans b's temps troubles de la première République, se releva sous le premier Empire et dans les premières années de la Restauration, sans toutefois revenir au chiffre précédent. C'est à partir de IS20 qu'elle reprit un mouvement ascendant considérable, jusqu'en 1S54, où se font sentir, pour la première fois, d'une manière grave, les atteintes de l'épidémie. Il est aisé de démontrer par ies résultats numériques toute l'importance dustrie qui a pour origine le bombycien dont nous faisons l'histoire. En 1SG5, M. J.-B Humas fut le rapporteur au Sénat d'une pétition <i sériciculteurs du midi de la France, réclamant un dégrèvement d'impôt en raison de l'épidémie.
II évalue à IlOi) millions de francs la production
Ile de scie sur toute la terre, chiffre dans
I la France figurait en moyenne pour 100 mil-
et qui s'est élevé à 117 millions en 1853,
dernière année de la grande production indigène.
I ne once de graines ou œufs (30 grammes), du
prix normal de A à S francs, donne, dans les bon-
nes années, 50 kilogrammes de cocons, au prix moyen de 5 francs le kilogramme. Avant l'épidémie, on consommait, année commune, pour 3 ou 4 millions de francs de graines, représentant un poids de 33 000 kilogrammes, et G00 millions de kilogrammes de feuilles de mûrier. Les feuilles représentent, par année moyenne, une valeur de 5G à GO millions de francs. Si on réfléchit que, de plus, la manufacturation des cocons récoltés comptait par an, terme moyen, en France, pour une somme de 100 millions de francs, on voit à quelle valeur énorme se montait, avant l'épidémie dont la sériciculture française n'est pas encore parvenue à se relever, le résultat de l'élevage d'une seule espèce séricigène, et comment l'entomologie d'un chétif insecte se lie à des intérêts nationaux de premier ordre.
Le ver à soie a été, en quelque sorte, créé pour le mûrier et réciproquement, de sorte que l'histoire de l'animal est corrélative de celle du végétal. En naissant le jeune ver mange à peu près tout, notamment les feuilles de laitue, mais, en se développant, les chenilles ne tardent pas à refuser les feuilles autres que celles du mûrier ou à périr de dysenterie. La feuille de scorzonère réussit assez longtemps et peut donner une première génération de vers filant de détestables a ; puis la race s'éteint en général à la seconde génération. En France, on donne le mûrier aux vers à soie non pas au rameau, comme en Turquie et en Syrie, mais à la feuille. On fait ordinairement la première cueillette, suivant la force du mûrier, de la troisième à la quatrième de la transplantation de pépinière. Pour enlever la feuille, on prend la branche d'une main et on glisse l'autre de bas en haut et non à l'inverse, car on ferait sauter les bourgeons et on déterminerait des plaies à l'écorce. On cueille ainsi feuille à feuille, en respectant les bourgeons, en laissant les deux feuilles les plus élevées du rameau, afin qu'elles facilitent le développement du bourgeon terminal. Une fois qu'on a commencé à cueillir les feuilles, il faut en dépouiller l'arbre entier; car si on en laissait sur certains rameaux, toute la sève s'y porterait au détriment du reste du végétal. A mesure qu'on effeuille un arbro, on doit séparer les mûres et ne pas les mêler avec les feuilles dans les sacs, de peur d'altérer celles-ci. Aussitôt les charges de feuilles rapportées, il faut retirer les feuilles des sacs, les étendre dans un lieu aéré et ne pas les laisser amoncelées, car elles s'échaufferaient, fermenteraient et donneraient des maladies aux vers.
Dans le midi de la France, on donne le nom de magnans ou tnagnas aux vers à soie, de magnaneries aux locaux où se fait l'élevage de cette espèce, qui est domestique et non acclimatée, de magnanien aux personnes qui entreprennent et dirigent ces exploitations. On doit éviter le voisinage des cours d'eau et surtout des eaux stagnantes, les fonds des vallées à températures trop inégales ; il faut choisir un petit monticule où règne un grand courant d'air. Le mieux est de disposer le bâtiment du nord au sud, ayant sa plus grande face au levant; il doit être percé de nombreuses fenêtres. Au rez-de-chaussée se fait le dépôt des feuilles, au premier est l'atelier, au second un grenier pour sécher les feuilles mouillées. Pour une bonne éducation un gramme de graine exige un mètre carré de surface ; en gênerai et a tort on lui accorde moins. Une once de graine de 80 " ranimes contient environ 40 000 œufs et demande, en nombres ronds, 1 000 kilogrammes de feuilles pour donner, comme plus haut produit possible, mais très rarement obtenu, 100 kilogrammes de cocons. En moyenne ordinaire la feuille ne donne que 5 p. WQ de son poids de 60-