‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 467 sur 534 · SOIE · texte numérisé non relu

SOIE

VERS A SOIE

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ment*, car c'est toujours par les borda que les chenilles attaquent les feu il s. Pour distribuer

la feuille bâchée à divers degrés variables, on se sert de tamis de divers périmètres de r ce qui donne une distribution bien plus régulière que. celle opérée à la main. On point capital pour les magnaniers, c'est une par,. dans

l'éducation des vers ; il faut que les changements de peau, pendant lesquels lea vers ne mangent pas. se Tassent en môme temps pour tous, afin d'éc momiser la feuille par périodes générales : on laisse jeûner les premiers vers éclos pour assurer cette précieuse uniformité de transformations. Les races de vers à soie que nous élevons en France sont univoltines ou annuelles, ne donnant par an qu'une éclosion de papillons dont les œufs passent sans éciore le reste de l'été, l'automne et l'hiver, ne produisant les chenillettes qu'au printemps de l'année suivante. Dans les pays chauds on se sert de races polyvoltines donnant plusieurs générations par an. Une race bivoltine, donnant une seconde éducation en juillet, convient peu à notre climat; la feuMe de mûrier est devenue trop dure, et la forte chaleur amène le danger des touffes ou asphyxies foudroyantes des vers. L'étude de l'éclosion des œufs et des diverses périodes de la vie de la chenille va compléter les notions générales sur les magnaneries et aidera à les bien comprendre.

Les œufs des vers à soie, ce qu'on nomme la g aine, ont été pondus par les papillons femelles soit sur des étoffes de laine, soit sur toile, soit, mieux encore, sur des cartons ou de forts papiers, car les cartons produisent bien moins réchauffement de la graine et ne sont pas attaqués par les teignes, comme les étoffes de laine. Les œufs adhérent au moyen de l'enduit collant habituel aux œufs de papillons; il est très faible chez certaines races de vers à soie, ainsi les races grecques ; alors les œufs sont conservés dans de petits sachets, ce qu'on fait quelquefois aussi pour les autres œufs, après qu'on les a décollés par immersion clans l'eau. Il est facile de peser les œufs adhérant à un carton, au moyen d'un carton de

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Fi~. 2. — Ver à soie en position de mue.

On nomme tommeils ces périodes de jeûne et de repos, et frètes celles de voracité. La tôte du ver. qui ne grossit pas. parait allongée et noire quan.l il se dispose à muer, et, au contraire, gros< peu foncée après la mue. Le ver jette autour de lui des ri ls de soie qu'il attache, comme sup orts, aux objets voisins, et, appuyé sur ces fils, il sort de son ancienne peau, qui se fend au milieu du dos. Au premier âge, le ver à soie est noir, poilu, puis de couleur noisette au mom nr où va s'effectuer la première mue; il faut alors 3 kilog. et demi de feuilles par once de graine (30 gramme? . Lors du deuxième âge, le ver est presque glabre, d'un cendré foncé, à anneaux apparents; il devient bientôt d'un gris clair et enfin d'un blanc jaunâtre, avec apparition des croissants sur les second < i cinquième anneaux de l'abdomen. Il consomme alors plus de 10 lui. de feuilles par once de graines. Le ver est sans aucune vil'osité dans le troisième âge, d'un blanc terne allant en s'éclaircissant, la tête rousse; quelques-uns, qu'on nomme moncaud* ou bouchards et qui constituent unr: race robuste, restent toujours bruns ou noirâtres: il faut alors 3ô kil. de feuilles. Au quatrième âge il est nécessaire d'opérer le dédoublement, pour

VERS A SOIE

VERS A SOIE

donner aux vers une plus grande surface. La nourriture exige 100 kil. do feuilles, en toul jusqu'ici environ 150 kil. Le cinquii me âge est celui dee maladies graves et suintes; les vers ont alors une très grande voracité ei consomment plus de 65 kil. de feuilles. Au septième jour de cel âge

aim est insatiable; c'est la grande frèz briffe, la furia des Italiens. En ce jour les vers

de 30 grammes de graine consomment en poids autant que quatre chevaux, et le bruit de leurs mandibules et mâchoires ressemble à celui d'une f>>rt la fin de cet âge, I

prêt à filer, va récompenser le travail et la dé-

du magnanier. On reconnaît la matui montée aux caractères suivants : les vers montent sur la feuille sans la mordre et dressent : i leur corp acide, de la couleur d'une

prune Jaune OU d'un raisin blanc très mur; ils cherchent à grimper sur les bords des claies; leur- anneaux se raccourcissent ei la peau de leur leur corps devient mou comme une pâte; enfin la pi vers traînent après eux

un long lil qui soi t de leur filii re buccale. Ai le ver établissait son cocon

du mûrier, en l'entour n de i;i en premier,

it de fils d'attache et qu'on appelle ba\ meslique, il ne procède pas autrement : il faut donc lui donner les moyens d'attacher son cocon, construire ce qu'on nomme des encabanage

nage de bruj

M sert pour cela, et suivant les pays, débranches de diverses bruyères, de genêt, de petit houx, de buis, de tiges de t oli i, de Barments de vigne, etc. ; ces rameaux sont disposés à l'avance da s il seaux ou tringles de bois, afin de perdre le moins de temps possible, l'encabanage devant être très rapide; car, dans une éducation bien conduite, tous

ira sont prêts à monter à la fuis. Généralement on dispose les branches en lignes transversales sur les claies, a 50 ce'. tint, de distance: les extrémités pressées par la claie supérieure s'abaissent et l'élasticité produite maintient ces branches debout. On incline alors ent les

branches des deux rangées les unes vers les autres, de sorte qu'il se forme un arceau ou cabane. Les encabanages ont l'inconvénient de multiplier les chances d'incendie, d'intercepter la circulation de l'air et de faciliter la formation des cocons dou- . non dévidables, ceux pour lesquels deux chenilles s'associent pour filer en commun. II est préférable de se servir des clavs coconnières Barri!, formées de séries de tringles de bois parallèles, offrant entre elles la place d'un cocon, mais très difficilement d'un cocon double. Il y en aune horizontale, parallèle à la tablette qui porte les vois, et d'autres verticales, tout autour, allant de la litière à la claie supérieure horizontale. Avec ces appareils le décoconage est prompt, et on voit immédiatement les vers morts et les chiques ou cocons inachevés, et on peut les retirer pour qu'ils ne salissent pas la soie.

Après les lils rameux de la bave d'attache, vient

le cocon, formé d'un fil continu mais non homo gène, constituant des couches ou robes superposées pouvant aller jusqu'à six, selon la vigueur et la grosseur de la chenille (fig. 4). Les premières couches

. — i locon ilu ver à soie.

sont floconneuses, s'enlèvent facilement et forment la bourre, qui sera cardée avec les déchets du filag" ; puis vient la soie proprement dite, qui doit être dévidée sur le tour, et enfin un tissu in- . contre la chrysalide, si serré qu'il devient une mince pellicule ou petette, qui finit par n'être plus dévidable, d'autant plus tôt que l'ouvrière est moins adroit". La longueur totale du fil du du ver à soie est considérable et n'est pas tire à mille mètres riiez certaines races, p air la partie dévidable que pour la partie non dévidable ; il est maintenu accolé dans ses replis par un grès naturel, facile au reste à décreuser, car il suffit de l'eau chaude et au plus bouillante; il est important pour l'industrie de choisir les rares qui donnent, à poids égal, les tils les plus longs et les plus fins, pour avoir moins de frais et de déchets.

Le ver à soie met trois ou quatre jours à filer son cocon sans muer; seulement ses anneaux se ent et il se raccourcit beaucoup, outre la perte de poids qu'il subit à mesure que se vident, in des séricigènes. En outre il faut deux ou ours pour la transformation en chrysalide cinquième mue" ou le passage au sixième âge. Les sexes i xistent déjà dans les chrysalides, développés et nor. rudimentaires comme dans les chenilles. Une fois les chrysalides formées, on opère le déramage ou décoconage, c'est-à-dire on retire les cocons des encabanages ou des claies coconnières. On a d'abord grand soin d'enlever les vers morts et putréfiés, qui tacheraient la soie des cocons. Puis on procède au triage des cocons, car il en est qui ne peuvent être filés, et doivent être réunis aux frisons, aux bourres et aux pelettes et subir le cardape. Tels sont les cocons satinés-, dont la surface, d'un grain lâche et inégal, paraîtboursoufflée ; les cocons qui contiennent des vers muscardincs et desséchés, ce qui les rend trop légers, de manière à remonter à la bassine jusqu'à la filière et à faire casser le fil; les cocons percés ou rit>és, c'est-à-dire naturellement ouverts à l'un des bouts ou pointus et très faibles en soie ; les chiques, qui ne sont formées que d'une mince couche de soie, à la façon des cocons de certains de nos Bombyciens indigènes ; les cocons doubles, les cocons très petits et difformes, etc. Après le décoconage on procède au débourrage, qui se fait mieux avec les doigts qu'avec des machines. Quand on vend les cocons, il faut vendre le plus tôt possible après le déramage, car l'éclosion d'un seul papillon détournerait l'acheteur, qui pourrait, à non droit, croire h l'existence de beaucoup de cocons ' percés. On ne peut vendre après

VEHS A SOIE

l'étouffage, vu la prompte dessiccation dei chrysalides tuées et la porte de poids qui est des plus variables. Les cocons perdenl sussl do leui ;,v;mi l'étouffage, par suite de l'évapi ration des chrysalides vivantes, que le i 01 on n ei

complètement. Le llleur moyen poui 1 i louffage

des chrysalides, avec ls moindre altératio 1,1,. de la soie, est an courant il sii chaud, alimente ;m moyen d'un poêle on i : la ma-

gnanerie (procède Camille I ' ni de

r l'air chaud, on essaie sur de* chrysalides refroidies si la mort a eu lieu.

i . / des ci ii au moyen d'eau

chaude, qui ramollit sans l\ nlevi r la i gommeuse roli.uit le lil. Autrefois chèque Bleuse avait devanl elle ine de oui-.

peu profonde, établie sur on fourneau. I on substitua i cet outillage isolé l'appareil Genseul, qui amène d ins les basaini - ls vapeui a haute pression, à volonté, au moyen de robinets. Pour chercher les bouts de soi.' des cocons, on s.' petits 1 alaia de bruyère, avec lesquels on bat les cocons Jusqu'à ce que les brins de Bis rochent. Ce battage est une opération fort délicate et qui exige une main t pour accrocher les cocons sans les percer. On commence par faire la purge des cocons, i dire enlever d'abord les (ils multiples et les lynchons. La Bleuse reçoit dans sa main gauche tous ces fils, dits frisons, et qui seront i avec la bourre ou première cocons. On

arrive ainsi à n'avoir plus qu'un seul lil par cocon. 11 serait difficile, presqu'impossible, de liler en grand les cocons un par un, et d'ailleurs la soie serait trop fine. 11 faut réunir les fil- de plusieurs cocons pour en former un brin unique, en profitant de ce qu'ils conservent encore une partie de leur grès naturel. C'est pourquoi la Bleuse les fait converger vers un orifice unique <i i.ion, dit filière. L'industrie imite ici ce qui se passe dans la nature où chaque fil de la chenille résulte de l'accolement dans la filière buccale de deux fils, un pour chaque glande séricigène. Les filières sont des spatules en verre, en agate, et surtout en fer, percées de trous à la partie large et Bxées par l'autre bout au-dessus de la bassine. Le nombre de fils de cocon, qu'on associe dans un même trou de la filière, varie, selon l'usage futur, de 3 à 10, 12, 15, etc., et môme plus, ainsi jusqu'à 50 pour faire les fils de soie des grosses cordes de contrebasse. Les fils se collent ensemble dans la filière, car l'eau chaude n'a fait que ramollir leur matière glutineuse; mais ce rapprochement en un seul point à la fois, dans un instant très court, serait insuffisant pour donner un fil unique bien homogène et arrondi également partout. On a imaginé alors de filer deux fils composés à la fois, chaque bassine portant deux filières, puis de les tordre ou croiser ensemble un certain nombre de fois, de manière à les bien accoler, non sur un seul point à la fois, mais sur une certaine longueur; c'est ce qu'on appelle faire une croisade ou encroisure. Les deux fils, écartés au départ, puis croisés, puis écartés de nouveau pour se rendre au dévidoir, où ils formeront deux écheveaux séparés, ont la forme d'un X. Jusqu'à Vaucanson, les fileuses croisaient à la main, en tordant les deux brins avec les doigts; on a maintenant des croiseurs qui opèrent une torsion commune, régulière et déterminée. Les deux fils, après la croisade, sont reçus en deux écheveaux sur les (jras ou Imnes de Vas/de ou dévidoir, mis en rotation par une force motrice convenable. On obtient ainsi des flottes de soie grège, h 3, 8, 10 brins et plus.

Le degré de finesse de la soie constitue son titre. Pour l'obtenir on pèse au trébuchet un petit écheveau de 500 mètres de longueur, obtenu

mit un dévidoir le i de, on

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qui équivaut à <»*■',«■-"» *. . Les Bottes actuelle sal <l ■ titrage sonl de - ; sncieni

176 mètres Supposons une soie .nt en deniers K,si, et ce litre éclaire le moulineur et le tisseur, si Ion i emploi qu'ils veulent f.iire do la soie. Nos ancie Il à 12 deniers comme litres les plus courants.

La soie grège des flottes est soumise au mou- Image ou à l'ovvraison, qui la convertit en soie

. La première opération du moulinage ■ dévidage des écheveaux des flottes sur des bobines appelées ioqnet<, avec purge des nœuds de rattache mal faits, des bouchons, des mariages, dus à une rupture après croisade d'un fil qui se jette sur le v lisin. Puis on fait le fil dit organsin, à deux brins tordus en sens inverse, servant à faire la chaîne des tissus de soie, et le fil dit trame double, à deux brins tordus de môme sens, servant à faire leur trame. On enlève ensuite par le décreusage la matière glutineuse de la soie, qui avait permis la croisade des soies grèges. Oi decreusage se fait au moyen de bains d'eau de savon à 80° cent. ; puis vient la cuite, qui consiste à plonger les écheveaux décreusés dans des sachets de toile maintenus dans un bain d'eau de savon bouillante. On opère ensuite le blanchiment de la soie dans le soufroir, au moyen de l'acidesulfureux gazeux et non par le chlore, qui blanchit la cellulose mais altère profondément les matières azotées, comme la soie et la laine. On teint parfois les soies grèges ; mais le plus souvent, ce sont les soies ouvrées cuites qui passent au bain de teinture. Les cocons doubles et les cocons percés ou cocons de grainage, donnent par le cardage un fil dit galette. Le fil tiré de la galette, savonné et cuit, est appelé fi/osel/e. Les bourres ou bavettes, les frisons ou déchets du dévidage en soie grège, les bassinats ou cocons tombés au fond de la bassine, sont ensuite Cardés tous ensemble et donnent le fleuret ou chappe, et le fil qui en est tiré, savonné et cuit, est la fantaisie. La fantaisie et la filoselle servent souvent de trame aux tissus de soie pour les qualités à bon marché.

Les plus beaux cocons de la magnanerie sont d'habitude mis à part, selon la loi générale de la sélection en agriculture, pour donner les papillons reproducteurs réservés pour le grainage ou production des œufs destinés à l'année suivante. Le septième âge, qui s'accomplit après la sixième mue ou sortie du papillon hors de la chrysalide,

VERS A SOIE

VERS A SOIE

est l'âge adulte ou de reproduction du ver à soie, '.etto éclosion se fait de quinze à vingt jours ;iprès la confection du cocon. Dans les cocons en nasse ou naturellement ouverts à un bout, comme celui de notre Grand Paon de nuit (AUacus piri, Linn.), c'est toujours par cette ouverture prédisposée que sort l'adulte. Dans les cocons fermés aux deux pôles, comme celui du ver à soie du mûrier et de divers Attariens, il y a, à la tète de la chrysalide, un réservoir particulier de sécrétion, découvert par Guérin-Méneville, servant au papillon à ramollir et à écarter les fils d'un des bouts, de façon qu'il n'a plus qu'à pousser avec sa tète pour sortir, à la manière d'un enfant qui passe à travers une baie. C'est à tort qu'on a cru le fil du cocon coupé au bout de sortie, car le papillon à bouche rudinientaire ne possède aucun organe de section. En filant à la main et avec ution le cocon mouillé, on voit que le fil est continu, mais affaibli et cassant au bout qui a subi l'action décreusante du liquide de la chrysalide. On ne peut filer industriellement ces cocons percéf, qui se remplissent d'eau et tombent uu fond de la bassine, comme les cocons vitrés. On peut filer à la bassine les cocons percés, avec de fréquentes rattaches du fil, en les maintenant dans la couche d'eau superficielle au moyen il un treillis métallique intérieur ''procédé Chrislian Lo Doux . En général, les cocons mâles sont n oyons et étranglés au milieu, les cocons femelles sont plus gros, plus renflés, plus arrond.s an extrémités. On dépose les cocons de grainage dans une chambre, entre 21° et 2-i° cent., en ayant soin de les fixer par un fil commun, en que le papillon ne puisse les entraîner en sortant. On constitue ainsi des chapelets de cocons ou filanes. C'est le matin, de cinq heures à huit lieares,comme les œufs, qn'éclosent . pillons (iig. ôj.On a soin d'établir alors l'obscurité,

Fig. y. — r.i; illi d mile du ver à soie.

car la lumière les blesse et ils se fatiguent en cherchant à l'éviter. On met les mâles à part dans une boite, assez loin des femelles, de peur qu'excités par l'odeur de celles-ci ils ne s'agitent et perdent leurs forces. En outre, il faut empêcher les accouplements prématurés, afin que les papillons aient le temps de rejeter le meconium nymphal, accumulé dans le cœcum, tout le reste du tube digestif de la chenille étant devenu rudinientaire; si le papillon est bien portant, ce meconium est un liquide urique, de couleur jaunenankin. On fait ensuite accoupler, en rejetant tous les sujets faibles ou à ailes avortées. Les mâles, en agitant les ailes, tournent autour des femelles, qui ne font que peu de mouvements. La majorité des éducateurs ne laissent pas les accouplements se prolonger au delà de six heures; alors on dépapillonne, en séparant les sujets; d'autres laissent les accouplements se terminer d'eux-mêmes. On fait pondre les femelles fécondées sur des cartons ou sur des toiles. Lés œufs, d'abord d'un jaune tendre, passent en huit ou dix jours au jonquille, puis au gris-roussâtre, enfin au gris d'ardoise, avec une légère dépression au centre. Les œufs stériles sont pondus comme les œufs féconds, mais restent longtemps

jaunes, et finissent par s'obscurcir et se dessécher. On con«erve les toiles ou les cartons à œufs dans des filets suspendus dans un lieu où la température n'est au plus que de 12° à 14°. Au printemps, quand la température commence à s'élever, on portera, comme nous l'avons dit, les œufs à la cave ou à la glacière, de peur d'éclosions prématurées, avant que la feuille de mûrier ne soit en quantité suffisante et certaine.

Dans tout ce qui précède nous avons supposé que l'éducation du ver à soie s'est accomplie dans les conditions normales ; mais un animal aussi complètement domestiqué est assujetti par cela même à de graves et fréquentes maladies, prenant même les formes épidémiques les plus tenaces et les plus redoutables, au point de compromettre la production dans un pays donné, peutêtre même d'anéantir la race, comme cela arrive en Europe depuis une trentaine d'années.

Nous laisserons à part des maladies proprement dites un accident très redouté au moment de la montée, et qu'on appelle touffe. Quand un orage, un vent très chaud, rendent l'air du dehors plus chaud et moins dense que celui de l'atelier, ce dernier ne peut sortir, et le ver, subitement empoisonné par les miasmes putrides des litières, tombe de la feuille ou des encabanages, à la façon d'un animal vertébré supérieur frappé de congestion subite. Cet accident préoccupe fortement les magnaniers à la fin des éducations et fait perdre des chambrées entières. Il oblige à ne pas trop retarder les éducations et à les terminer avant la saison des fortes chaleurs et des orages. Le remède est de ventiler à tout prix, en ouvrant les trappes, en allumant des feux aux orifices supérieurs de la magnanerie ou à une puissante cheminée d'appel ; ou bien on jette de l'eau dans l'atelier, ce qui abaisse rapidement la température par le froid dû à l'évaporaiion.

D'après M. Pasteur, les maladies du ver à soie se ramènent à quatre entités morbides : la grasserie, la muscardine, la maladie des corpuscules et la flacherie. Les anciens auteurs ont beaucoup augmenté la liste de ces maladies, en prenant pour des maladies spéciales des symptômes, plus ou moins réguliers et constants, des quatre maladies principales.

La grasserie, qu'on nomme encore le gras, la jaunisse, les vaches, est une infiltration générale de la chenille par une graisse' huileuse et jaunâtre. Ce mal est dû aux miasmes des litières et débute ordinairement au troisième âge; il est presque impossible que, dans les grandes éducations, il n'atteigne pas certains sujets; mais il constitue rarement une épidémie. On séquestre les vers attaqués à l'infirmerie, et là, parfois, on les rétablit par l'aérage. Nous rattacherons à cette affection d'autres maladies également accessoires. Ainsi le rouge, qui se reconnaît dès la sortie de l'œuf à une teinte rougeâtre de la chenille ; cette maladie est due à une incubation des œufs à une trop forte chaleur ou à un passage trop subit du froid au chaud. Dans le rouge et la grasserie, le ver vit jusqu'à la montée, donne des cocons très minces et très faibles, qu'on appelle des peaux, et ne se change pas en chrysalide. La luzette, iuisette, ou clairène, se manifeste en général au cinquième âge. Le ver devient d'un rouge clair, puis d'un blanc sale, à corps transparent, raccourci dans ses anneaux, et rendant du liquide par la filière. Les chenilles mangent sans coconner et tapissent les litières d une couche plate de leurs fils ; il faut jeter ces vers tapissiers, ainsi qu'on les appelle. En faisant macérer ces chenilles dans du vinaigre, les ouvrant et étirant au dehors avec les doigts le liquide de chaque glande séricigène, on obtient par l'action siccative de l'oxygène de l'air ces fils si résistants

VERS A SOIE

vers a son:

employés pour pécher h la ligne e1 connus tooa

I,. nom il'' ''"'v' Dam la lienterie <>u

</ s«i/eri>, lea excr émenta da ver! mu*' ont l'sspecl d'un liquide visqueux tenant ^n auap des fragmenta de reulllea non d dent, qui se produii aurtoul d*m les innées bn midea el froides, est do II la feuil a mouill >i d.'s fenilli Ion gommeuse acre.

i M- maladie contagieuse, <iui ae reproduit par Intervalles en divers paya el qui était devenu ■ une ép demie redout ible en France, principalemenl de 1830 à 1887, est la mt nsi appe ôe

du nom de muscardin, qui eat en Provence celui [6e blanche . toutefois cette épidémie n'a eu ni l'extension ni la gravité d< corpuscules, puis de la Qacberie, qui loi • derent a quelqm le. Le ver

prend une teinte d'un Jaune rougeâtre ou brunâtre, offrant ça et la dos plaquée plus foncées. La montée se produit, ainsi que le cocon, et par suite la récolte de la soie s'effectue ; mais toute luction est arrêtée, car l'ini ordi-

nairement dans lo cocon à l'état de chenille, parfois do chrysalide; niais avec le corps durci, raccorni, momifié, no pourrissant pas. Le ver, ainsi que l'a reconnu Baesi on 1835, a été envahi par un cryptogame [Botrytis Bassiana) développé dans le tissu adipeux. Après la mort de l'insecte, les filaments repro lucteurs du cryptogame sor- \ ;t dos trachées, se répandent au dehors par les stigmates et recouvrent lo corps d'une moisissure cotonneuse ou farineuse blanche, ce qui, avec lo durcissement, le fait appeler dragée. La muscardine a été étudiée en France par Audouin, qui a démontré Bon modo de contagion en l'inoculant par des piqûres à dos vers à soie sains, à des chenilles de divers papillons, à des larves de coléos; et réciproquement, la muscardine a été reportée de ces larves de diverses espèces à des vers à soie sains. La muscardine n'est pas une maladie particulière au verà soie, mais générale peutêtre. ;\ toute la classe des insectes, se montrant spontanément en tous lieux dans des circonstances favorables et se transmettant dans les magnaneries par le vent qui transporte les sporules du champignon ; un moucheron peutinoculer la muscardine dans une magnanerie en volant sur les vers d'une tablette à l'autre. La connaissance exacte que nous avons aujourd'hui de la muscardine et de sa' contagion fait que cette affection n'est plus à craindre à l'état épidémique. En effet, si elle est introduite par accident dans une magnanerie, elle ne l'ait pas perdre la dépense de l'année, puisqu'elle permet encore la récolte de la soie. On peut arrêter avec certitude le retour du mal pour l'année suivante, en détruisant comme il suit toute trace des sporules. On passe au chlorure de chaux tout le matériel mobile. En outre, fermant bien toutes les issues de la magnanerie, on y fait brûler le mélange qui servait à donner l'acide azotique dans l'ancienne chambre de plomb, le feu blanc des artificiers, formé de deux parties de salpêtre en poudre et d'une partie de soufre en poudre. Après l'action d'un acide aussi énergique, la muscardine ne peut plus reparaître que par une nouvelle contagion venant du dehors, en raison d'une négligence et d'un manque d'information et de surveillance.

Une maladie plus grave a commencé à sévit en France, d'une manière épidémique et d'abord par des points isolés, environ vers 1840, ayant son maximum d'extension et d'inten-ité de 1850 à 1870 et gagnant peu à peu les régions de l'Europe et de l'Asie occidentale où l'on s'adressait pour le grainage, de façon à ne laisser aux magnaniers que la ressource des graines de la Chine et du Japon La maladie des vers à soie est due à un organisme parasitaire aperçu pour la première

lin Méneville on 1840 el que M P a démonl 1 1 en • ire 1 1 c w a par ae i nombi • Hipi ri en ces de I8(>.r« < ; du groupe 0

iIiv.t- animaux ; cea i oi pu icul< - ae bien dans le -..in l: des •

uenl microscopique tisons la figure de corps ovalairea "u i brillants, translucide* . plus petii lies ou giobnlei i dos Insectes, el bien distincts; pendant plu

- on n'admit aux éducations en i ijuo les vers exempts de ces corpuscules, reconnues l'avance dans des p> I précoces opi tes.

On comprend que ces psorosperadea da sang qui causent l'épidémie se traduisent su dehors par

■ rfttres sur les chenilles, les chrysalides el l's papillons De là l'appellation de p'ébri «(maladie do poivre) donnée a la m rospermlqne par

M. de Quatt le fui nommée gait\

Italie ■ . Jeune chu , car, dans beaucoup

de cas. lo cad ivr : se 6ur la I

la partie antérieure du corps r i tète

ie retournée sur le dos, les crochets des thoraciques projet s on avant, comme un jeune chat qui cherche à égratignor ; en on cadavre, au lieu de se putréfier rapidt comme après la grassorie ou la flacherie, M mifle, mais sans l'efflorescence blanche du ver ' iches, d'abord très petites, apparaissent, à l'origine du mal, à la corne anale du onzième anneau et entre les crochet! d" la couronne des fausses pattes ; après la quatrième mue elles gagnent peu à pou le rc-te du corps en plaques, en traînées, d'abord jaunâtres, puis brunâtres, puis noirâ re . Les vers tachés conservent d'abord leur appétit et leur activité ; peu à peu ils deviennent paresseux, expulsent difficilement leurs crottins, et se traînent sur les feuilles, en resserrant leurs pattes anales, s'atrophient, se rident, se plissent, toute la peau, outre les taches, prenant une teinte jaunâtre ; enfin tout le ver, dans une agonie très longue, devient immobile et insensible. Il en est qui éprouvent néanmoins les dernières tranformations ; mais la chrysalide est souvent imparfaitement formée ; quand elle est complète, la peau a des taches souvent saillantes, parfois avec de larges plaques noires sur le thorax et l'extrémité abdominale comme carbonisée. En outre elle est faible et remue peu. On trouve, chez les papillons, des taches sur la peau, sur les écailles et sur les membranes des ailes, formant des traînées sur les nervures, et parfois, entre les deux membranes de l'aile, se trouvent des poches pleines d'un liquide noir, et le méconium rejeté après réclusion est noirâtre. Les taches peuvent exister sur les pattes, atrophier celles-ci, ou l'œil, ou l'antenne. Ces papillons sont massifs, à large abdomen dénudé par places, taché, les anneaux joints par une peau nue et lâche, très distendus par un liquide ; les mâles sont moins accablés par la maladie que les femelles. Toutefois l'accouplement est lent, court et pénible ; la ponte des œufs est difficile.

Les travaux de M. Pasteur ont jeté une lumière complète sur la maladie des corpuscules, et il en a établi la contagion, soit par le contact des vers pébrinés, soit à distance par les poussières des magnaneries infectées transportées par le vent, par les ustensiles non désinfectés, par les personnes allant d'une chambrée à une autre. Il a donné une méthode efficace, dite du grainage cellulaire, telle que les vers issus de la graine essayée sont capables de supporter la durée habituelle des éducations, sans périr en masse avant

VERS A SOIE

VERS A SOIE

de filer leurs cocons, la pébrine, dont la marche es: assez lente, ne pouvant plus, par contagion au r itact ou à distance, atteindre ces vers assez ieunes pour qu'ils ne puissent monter à la bruyère. La méthode do M. Pasteur porte sur l'examen des femelles après la ponte, car les observations anatomiques de M. Balbiaui expliquent comment un mâle infecté ne communique pas l'infection aux œufs d'une femelle saine lors de l'accouplement. Cependant, d'après les principes généraux de la sélection, il est préférable de rejeter la descendance d'un mâle corpusculeux, que son état maladif expose ù engendrer des produits affaiblir et prédisposés aux contagions. Il est important que les instituteurs sachent bien appliquer la méthode Pasteur, car la maladie des corpuscules, presque nulle aujourd'hui, peut reparaître, et ils seront alors à même de rendre les plus grands services.

Les filanea de cocons, choisis parmi les meilleurs d'une bonne chambrée, sont disposés en rangées verticales dans une chambre peu éclairée, assez fraîche, sans soleil. La méthode est d'isoler les pontes, au lieu de les laisser réunies et pêlemêle comme on le l'ait d'ordinaire, ce qui empêche tout contrôle. Dans une chambre à côté, offrant les mêmes conditions que la précédente, sont pendues Icelles horizontales des rangées de petits morceaux de toile en rectangle d'environ l décimètre de long sur â centimètres de large. On prépare environ cent miles par onco de graine de 25 grammes à obtenir, et, au bout de trois jours, la ponte étant Unie, on peut retirer et empaqueter les toiles et en mettre de nouvelles. Les papillons ont été portés sur des tables où ils s'accouplent; de quatre à six heures du soir, on met séparément tous les couples sur les linges; bientôt on les désaccouplc, et souvent on jette les mâles sans examen. On laisse la femelle opérer sa ponte, puis on L'enferme dans un petit sac de mousseline qu'on attache à la toile de ponte, ou bien on la place au bas et dans un coin de la toile, repliée et fermée avec u;:e épingle ; le mâle est conservé et mis à coté de la femelle, si on veut un essai plus complet. A loisir, pendant tout 1 hiver, on examine au microscope, sous vôO à 300 diamètres, les femelles de chaque toile une à une. On broie l'insecte dans un petit mortier, avec un peu d'eau. On prend, au bout d'une baguette de bois ou de verre, une petite goutte de la bouillie, qu'on place sur le pone-objet du microscope, et, au-dessus d'elle, une mince lame rectangulaire de mica, de manière à l'étaler et à rendre bien fixe son contenu sous le champ du microscope. On compte le nombre de psorospermies par chaque champ, ou on constate leur absence, de manière à reconnaître si le papillon femelle était corpusculeux et à quel degré, ou entièrement sain.

Si la proportion des papillons corpusculeux pr.s au hasard reste inférieure au dixième dans les races indigènes, on peut employer la graine de toute la chambrée pour une éducation suivante, en rejetant les pontes de tous les sujets chétifs, mal conformés et surtout des sujets tachés, si, par inadvertance, il s'en trouve dans les accouplements. Quand la graine doit servir à de petites chambrées pour des grainages ultérieurs, le mieux est de rejeter les pontes de toute femelle corpusculeuse. On réunit toutes les bonnes pontes en les détachant des toiles par le lavage; on dessèche la graine rapidement à l'air et on la conserve une chambre située au nord, sèche et aérée. Une graine étant reconnue saine , il reste la question de la propager indéfiniment exempte de rôles, par de petites éducations dues île grainaye, très lucratives pour ceux qui s'y livrent avec succès, auxquelles sont aptes à un haut dc^re les instituteurs aides par leur famille, et

qui sont destinées à alimenter de semences toujours saines les grandes éducations de l'industrie. il faut avoir soin de bien assainir les locaux où se ferout ces éducations de reproducteurs : ainsi laver le parquet à plusieurs eaux, blanchir les murs à la chaux, désinfecter pendant vingt-quatre heures, toutes ouvertures closes, à l'aide de fragments de chlorure de chaux recouvrant le plancher, aérer ensuite la salle, badigeonner les agrès au sulfate de cuivre, enfin, dans le cours de L'éducation, enlever les poussières avec une éponge humide et déliter hors de la magnanerie. Ces précautions sont parfaitement suffisantes dans les départements de petite culture du ver à soie; mais il faut y joindre de nouvelles précautions hygiéniques dans les pays de grande culture, où l'on est partout entouré d'éducations plus ou moins suspect s. Il faut alors fractionner le plus possible les éducations de grainage, n'établir leurs locaux qu'à distance des magnaneries où se font les éducations industrielles, éviter de se servir de toute personne pénétrant dans lesdites magnaneries, et, condition plus expresse que tout le reste dans les pays de grande culture séricicole, n'employer que des graines irréprochables, obtenues par la méthode du grainage cellulaire.

La méthode de sélection si rationnelle, qui restera un des titres de gloire de M. Pasteur, aurait depuis longtemps rendu aux races indigènes de toute l'Europe leur ancienne vigueur et rétabli la prospérité de la sériciculture, si une autre afîection beaucoup plus redoutable, sans ; préservatif certain, n'était survenue. Elle continue | ses ravages, la maladie psorospermique ayant disparu ou à peu près, et rien ne prouve qu'on ne sera pas vaincu définitivement et réduit pour l'industrie à la production séricicole de l'extrême Orient. Cette maladie, anciennement connue, confondue souvent avec d'autres, surtout avec la pébrine, a été démontrée être une affection indépendante par Ri. Pasteur, en 18G7, tant par des essais précoces que par des éducations normales en avril et mai. On la nomme flacherie, morts- flats, morts- I blancs, tripes, négrone (à cause des cadavres i noircis). Elle s'accompagne habituellement de | symptômes qui avaient été pris pour des maladies ; spéciales, comme la menuaille, les petits, la maladie des petits, Yatrophie. Les vers, tout en continuant à manger et à muer, deviennent très ! inégaux; une partie se rabougrit, garde de petites ! dimensions et ne donne pas de cocons ou seulej ment de 1res chétifs. Souvent aussi les vers deviennent arpians, ou harpions, ou pastis; ils sont grêles et maigres, tout en conservant leurs forces m ,- ilaires, avec le corps flasque, vidé et comme huilé par piaces, les déjections liquides; ils s'accrochent avec force par les couronnes de crochets de leurs fausses pattes, raclant la peau de la main si on les promène dessus, se détachant diflicilement des feuilles ou des brindilles de bruyère ; beaucoup après la mort pendent renversés, retenus par les fausses pattes. Il était très rare de rencontrer des chambrées industrielles décimées par la pébrine qui n'offrissent pas, en même temps, des vers flats. Outre ces éducations mixtes, il y a des éducations exclusivement atteintes de pébrine, d'autres de flacherie. En ls6S, la pébrine était encore la maladie la plus répandue, mais la flacherie s'y associait déjà en proportior considérable, dans nos départements de grande culture. Dans les années suivantes la flacherie prit de plus en plus le dessus partout où on élevait des vers à soie. Cette affection est d'autam plus cruelle qu'elle frappe le plus souvent les chenilles au moment de la montée, alors que tou tes les dépenses sont faites et que le magnaniei est en droit d'espérer un bénéfice certain. Soii au moment de la montée, soit plus rarement l

VERS A SOIE

— 2.1nj —

vr.its a si tu:

uno époque antérleare, les • ni

languissants, Immobiles, ne ma

arrive rapide, foudroj itii<- mémo. ■ vrea oni conservé la o nleur normale qui convient à l'âge du. ver; bientôt ils détiennent ardoisés, pourrissent, prennent une couleur noir I Basques et pareil ni ridés, l'intérieur de

leur corps s'é oulant «mi une aanie brunâtre. I ne odeur aigre, intense, due ■ ras volatils

que dégagenl les vera malades, se fait sentir dans ! la magnanerie. Otto maladie, ou du moins la ni"rt ; suivie de par Ils sj mptôn

contre assez souvint sur un grand nombre do nos chenilles indigènes d liées, soit

dans la nature, soit dans les éducations d'amateurs ; elle est fréquente dans les édu< fait -s aux environs de Paris des vers à soie du chêne de la Chine et du Jl

De n.oiiii' que le précédent, ce second fléau de la sériciculture s'accompagne do des internes. Les fonctions digestives subissent uno altération profonde, attestée par d,\ du ction s insolites que le microscope coi les matières qui remplissent le canal int • des vers iuort-.-il.its. Ce sont principalement d'une part des vibrions (analogues aux angnillules du vinaigre, de la colle d'amidon aigrie, ctc.\ d'autre part un ferment en ebapel mes d'un nombre variable de grains sphéroïdes, chacun d'environ un millième de millimètre, ei très analogue aux ferments organises de certaines fermentations, notamment de la fermentation acétique (mère du vinaigre\ La flacherie est di no une maladie de l'appareil digestif, lever tirant plus, car ce sont précisément les i organismes qu'on retrouve dans la décompi des feuilles de mûrier triturées et abandonnées à elles-mêmes. La présence des vibrions dans les matières du tube digestif est le signe d'un état avancé de la flacherie et s'observe sut tout sur les vers après la quatrième mue ou à la bruyère, trop malades pour faire leurs cocons. Le ferment en chapelets de grains correspond à un état bien moins grave de l'affection ; quand il ne s'est développé que dans les derniers jours de la chenille, il permet la filature du cocon, la nymphose et l'éclosion du papillon; la récolte industrielle reste bonne, mais le grainage est très compromis, car il donnera une race affaiblie, très prédisposée à la contagion. Ce ferment détermine dans le tube digestif des vers une fermentation de la feuille ingérée, d'où résultent le manque d'appétit, l'immobilité, la lenteur à filer. Quand ces symptômes se sont montrés à la fin d'une éducation, quelle que soit d'ailleurs sa réussite en cocons, il y aurait une grande imprudence à faire grainer les papillons ; l'année suivante la flacherie décimerait la chambrée. Quand on a eu la négligence de ne pas observer ses vers, surtout dans les derniers jours de leur vie, ce que doit toujours faire un magnanier intelligent, on quand on reçoit des cocons sans renseignement, il faut étudier au microscope le tube digestif des chrysalides, notamment l'estomac et la poche ccecale, et voir si les matières internes offrent les chapelets de grains ou les vibrions. On peut se contenter du caractère suivant, si on n'a pas une habitude suffisante du maniement du microscope : les matières des poches ccecales des chrysalides malades sont abondantes et d'une teinte verdâtre foncée; le méconium des papillons, au lieu d'être d'un jaune plus ou moins orangé, est d'un gris ou d'un brun noirâtre, et tache fortement les linges de grainage. On peut encore, quand on veut se précautionner contre la flacherie dans une éducation de grainage, observer si les vers n'ont pas extérieurement une peau rosée, au lieu de la teinte blafarde de l'état normal.

i m Paoteur, i n

travaux accomplis sous son influence par personnes, ont déterml - de la fl tcberie. I dentell elle provient d'un troubla de 1 1

:is l'influence du f rmont dan» la feuille Ingén s. D peui avoii |

mnelle une ti on grande accumula . aux divers âges de l'insecte, une forte chaleur

tranapit ation, le manque <l .■■ '.une

fouille échauffée ou trop dure, ou mouillée par la brouillard. Il y a avant inci-

tions, afin d'avoir t< UJOUTS une feuille plot et plus digestive;

fait Important observé i M. Raulin, que la il icherie sévil surtout vers le 15 Juin, de sorte qu'il , avec l'ép luelle, de commencer

les élevagi - le plus toi et de le- i

rapidement, en élevant au besoin la température, afin d'être I la montée à la fin de mai. Il est bon également de glacer les œufs pendant l'hiver: on fortifie ain^i 'id moins acces-

bles à la flael causes ; c '■

un fait général b

ureux hiver de 18' I r les

-, le froid les fortifie. La flacherie peut se transmettre par l'hérédité] des graines de parents affaiblis par un commencement de flacherie. mont exemptes de corpuscules par le procédé du grainage cellulaire, condii

hambrées entièrement envahies par la fhiii point de ne pas donner, le plus souvent. un seul cocon. Comme la flacherie est toujours reconnaissablc à l'aspect extérieur des vers, une petite éducation o'essai bien surveillée indiquera a\ec certitude si on doit livrer tous les cocons à la filature, ou si on peut se servir de certains d'entp; eux pour grainer. Enfin la flacherie est contagieuse d'un grand nombre de manières. On a p-i contagionner, d'une façon très variée, des vers h connuB exempts de pébrine et de flacherie héréditaire : ainsi en répandant sur les feuilles, h l'état sec ou en suspension dans l'eau, la poussière d'une magnanerie infectée de flacherie l'année précédente, en mettant sur les feuilles la matière pleine de vibrions retirée du tube digestif de chenilles en flacherie, des fragments de vers flats délayés dans l'eau, des feuilles de mûrier fermentées et remplies de vibrions. Le ferment , en chapelets de grains retiré du canal intestinal provoque au^si la maladie, et de même le contact de vers malades au milieu de vers sains. La contagion est encore plus facile pour la flacherie que pour la pébrine, car les corpuscules ou germes de la pébrioe meurent ou deviennent inoffensifs dans un temps assez court, tandis que les germes de la flacherie conservent leur activité pendant des années. La poussière des magnaneries infectées est en effet remplie de vibrions enkystés, qui reprennent vie quand ils sont humectés.

Vers à soie auxiliaires. — En présence des épidémies redoutables qui sévissent sur le ver à soie du mûrier, on a dû chercher si d'autres espèces ne pourraient pas fournir à l'industrie des umières textiles analogues. En outre le mûrier n'a pas d'autre usage que le ver à soie, car on l'arrache lorsque son insecte disparaît d'un pays ; il y a donc des avantages à transformer en soie les feuilles de certains végétaux, qui nous sont très utiles sous d'autres rapports, de sorte que l'industrie do la soie sera comme un nouvel appoint de leur culture. Les deux mondes nous offrent d'assez nombreuses espèces de papillons, qui seront, au besoin, comme les succédanés du Séricaire du mûrier; elles appartiennent principalement aux Attaciens (du grand genre Attacus de Linné), dont les types français sont nos deux

VERS A SOIE — 2303 -

VERS A SOIE

Paons de nuit, caractérisés essentiellement par une j

Xrfi^SSn.e,, Europe es. déjà peecs uu , d s CSpcrances sérieuses.

Te confinent asiaUque'est de beaucoup le plus • „JVnt «tons le rapport de ces auxiliaires. Il important sous e ™PP d . un cu moin8

ffi , ^ceUeduveràsoè du mûrier, présentant

encenssauvages dans les bo^. La soie de ces e . «et d'un usaze considérable sur piatt,, ^

£f«S8ia.'aK5SsÇ

ïtaPché aux branches par un pédicule corné fiu-

wsaesssss

X/( des étoffes très solides, mais qui se coudans la confection des foulards des Indes, un a

S£KSB£SS2£ gËaKS3ttQ3

Sali ce cocon donne une soie plus fine que aP cédante et capable de recevoir tout les teintures; il y a deux générations par an, les cocon SaU seconde génération, et non les oeufs», pasî,nt nîvcr Actuellement, a notre frontière, dans t Gu nuzcoa près de Saint-Sébastien, se fait •éduSnC°cn Pgranf de . cette espèce sur les Humes en forêt, par les soins de M. Perez oc wueros ot ue filât ire est établie, encouragée par les subVeSs du gouventement espagnol Lesp H ii linon AttaaiS lama-mai, Guerin-iYiuicwue f^inmot'i nouais qui veut dire Ver de montagne) est ceÙo doPnt la soie se rapproche le plus de la «Sp du mûrier II n'y a qu'une génération par an SÎp oluïs passent l'hiter. Le cocon plus gros nue ceÏÏ du1 ver à soie ordinaire, est d'un jaune 2lancliâtre ou verdâtre, rappelant les races dites c "dons la soie nous vient depuis ■tongemg" Fnrone et sert notamment à faire les tissus appe lés crêpes du Japon. L'introduction de cette espèce en Europe qui serait fort désirable, éprouve encore de Mandes difficultés, en raison de la longue durée de l'éducation, de la difficulté d avoir des fSs de chêne au moment où les œufs eclo -sent en avril, et enfin du climat de nos régions qu ne réuniï pas les conditions de chaleur modérée et de Sïnie humidité de certaines des îles du Japon Les San Ions des trois espèces asiatiques du chêne s reE blent beaucoup ; tous trois sont de grande

taille, avec les taches vitrées arrondies, et la cou- Sur du fond variant du jaune-citron au rougeatre et même au violet lie-de-vin. Les chenilles, qui deviennent très grosses, sont d'un beau vert ^souvent avec de larges taches argentées sur les flancs chez les espèces de la Chine et du Japon.

Le sua de la Chine et les Indes orientales ont une espèce à plusieurs «ces d un type tout dirent signalée au siècle dernier par le P. d tncsi ville' etdont l'introduction en Europe est aujourd'hui un fait accompli. Les sujets échappes des premières éducations domestiques à l'air libre e sont complètement naturalises et 1 espèce figu. e dans les catalogues des papi ons indigènes , On voit voler les papillons de cette espèce à l entrée de la nuit, au mois de juin, dans les squares de Paris et de sa banlieue, et les cocons pendre m. hiver aux branches des allantes. L .insect », en eZet, est le Ver à soie de l'allante {Attacus Cynthm Drury, A.vera, G.-Mén.), dont la chenille, verte avec tubercules bleus au bout, couverte s0UV,Cm d'une efflorescence cireuse blanche, vit de prèlerence sur les feuilles de l'allante, auxquelles elle attache son cocon allongé et fusiforme par un cordon soyeux. L'espèce a deux générations par anV ce sont les cocons de la seconde generatio n ou conservent l'espèce en hiver. Les papillons, ïï si grands en France et aussi vivement colores nïc ceux de la Chine et des Indes, sont d'un type Tittacus Tout différent de celui des espèces du chêne- les taches vitrées des ailes sont en forme de croissants, et non ovales ou circulaires comme Sans Tes trois espèces du chêne, et les ailes nuancées de gris, d'o ivàtre, de noirâtre, avec une large bande ttas-erse. Le cocon est naturellement ouvert à un bout pour la sortie du .papillon, aras que chez nos deux Paons de nuit; le fil n est nullement coupé mais replié par la chenille , en ouverture de nasse, mais inverse de celle de la nasse à poissons, car^ il faut ici empêcher d'entrer es insectes ennemis et laisser sortir le papillon, qui rabat les fils repliés contre, les pa rois La couleur de la soie est d'un joli gris de lin. On ne Peut Sas dévider à la bassine ces cocons ouvert. Jusiuïci on s'est contenté de les carder et de fabriquer des étoffes avec la matière, .dite ailan- Sr provenant du cardage et qui est très employée c C ne.' On pourra cependant les filer en soie trVe quand on voudra, par le procède de Christian Le Doux. Jusqu'à présent on a dédaigne chez nous cette esPL, dont lecoconestmo r prement soyeux; mais rien ne dit que ie ver a soie départante ne nous rendra pas d'immenses servicesdà s un avenir donné, si le yer à soie du mûr er venait à succomber aux épidémies. Le ver de l'allante ne demande aucune peine ni dépense pour son élevage; il suffit de récolter es Ens sur les allantes, et l'espèce se reproduit

^Seïq^e' a aussi des Attaciens qu'on peut atmseîcomme producteurs de soie L'espèce que nous devons citer est le ver à soie du P™u%>™ AtMcus Cecropia, Linn., vivant sauvage «sur divers arhustes principalement du genre Prunus, et dont la soie cardée provenant des cocons sauvages récoltés a été utilisée dans le pays. Les tentatives d'introduction de cette espèce sont encore

passe l'hiver, et 1 insecte n a tu ^une „

été. Le papillon est vraunen ™g*qw, ^ ^

noirâtre, sur lequel tianUient v ^&.

VERS A SOIE

Vil; l KBRÉS

verse avec des croissants vi- (I • pougO ol do noir. La chi

bien sur le prunier et le

tre, couverte do tuben ui-<s épineux d< ana sont d'un rougo grenat, d aot d'autres biens; irs no 80"t donc Pas

remarqa tbles que cellea de I 1 1

pourra encore demander aux mêmea

l Nord mu$, Lion.,

dont la chenille, irèa polypl nombre d'arbres différent!, et s'élève notamment

reele chêne ce ■ l'avan

filer un cocon assez soyeux, et f< rmé aux deux bouts. La s

lU très abondante, mais tio fort belle qualité. L'Amérique du Sud présente un climat trop chaud pour i jor à transporter

nce ses Attaciens séricigènes; il faui ment encourager la r <'OCOns

comme objet de commerce.

t. est à ce point de me que i ! men-

tion d'une espèce abondant'- au Brésil, VAitacus Auroto, Cramer, dont le cocon très SOy< w, d'un gris jaunâtre, avec long pédicule d'attac est formé d'une enveloppe extérieure, ment ovoïde, en bourre assez lâche, ut d un cocon intérieur, en ovoïde allongé, avec l'extrémi

■.- naturellement ouverte. Le cardage de ces cocons produit une excellente bourre de '-oie, et, avec les procédés convenables, on peut dévaler en soie grège et obtenir une soie continue, très belle et élastique, supérieure à celle du ver de l'allante.

En présence des nombreuses richesses textiles qne nous négligeons encore, nous pouvons dire hardiment que la sériciculture est dans l'enfance. Un jour viendra, nous l'espérons, où l'on recherchera partout les cocons soyeux. L'industrie a besoiD, non seulement de belles soies, mais surtout de soies variées, même de qualités inférieures, pour satisfaire à toutes les exigences; les caprices de la mode sont le pain de milliers de familles.

Bibliographie. — Les ouvrages relatifs aux vers à soie du mûrier sont très abondants; uous n'en indiquerons qu'un très petit nombre : Bonafous. Traité de l'éducation du ver à soie et de la culture du marier, etc., Paris, Bouchard - Huzard, 4S é'iit., 1 vol. in-8, avec fig. col. — Audouin. Histoire naturelle du ver à soie, Paris, dans la Maison rustique. — t)e Gasparin, Essai sur l'histoire de l'introduction du ver d soie, etc., Paris, BoucharJ-Huzard, 1 vol. io-8. 1841. — A. Gobin, Mûriers et vers à soie. Paris, Niclaus et C", 1S75, 1 vol. in-18, avec fi^. — L. Pasteur, les Maladies des vers à soie, î vol. io-8, avec planches, lithochromies, photographies; Paris, Gauthier-Y:,lar=. 1870. — L. Roman, Manuel du magnanier, Paris, Gauthier-Yillars. t vol. in-12, 1ST6; cet ouvrage e^ un ex el.ent exposé de? nié'hodes de M. Pasteur. — Parmi les publications périodiques relatives à la sériciculture, mais qui sont principalement industrielles et commerciales, nous devons citer le Moniteur des soies, publé a Lyon, et le Progrés agricole et industriel, journal spécial de la sériciculture, de la viticulture,etc., publié a Avignon.

[Maurice Girard.]

VERTÉBRÉS. — Zoologie, IV. — Les animaux les plus élevés en organisation ressemblent beaucoup à l'homme par les points essentiels de leur structure; ils ont, comme ce dernier, des organes de mouvement pairs et disposé» symétriquement par rapport à Taxe du corps, un appareil circulatoire très complet, composé d'un organe propulseur ou cœur offrant au moins deux cavités, et de vaisseaux, veines et altères, qu charrient du sang rouge ; comme l'homme, il? possèdent des organes des sens qui, pour la plu part, sont logés dans la tête, et, en rapport avec la supériorité de leur intelligence et le développement de leurs facultés, ils ont un système nerveux compliqué, formé non seulement de nerfs ei <•« ganglions, mais encore d'un axe central occu pant la région supérieure ou dorsale. Cet axe est

continu d ni • i l'autre, mal» ,\

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a été appliqué à tous les animaux sup. r i a offrent cuite organisation. A la colonne r< ri' orale ■ u indii Bêtement, d'autres p ■ formes d .i les unes .- • t qui proi |i i même temps : nissent de» hases et des I l appareil de la locomotion. Lu avant, c'est le crâne, dans lequel on pi ut retrouver à l'origine les mê s, et qui a i - os de la :

ires ; plus ha--, c'est la ceinture bcapulaire, formée des omoplates, des clavi ai fois

paire d'os supplémentaires qu'on appelle les corucoidîetu .

constituée par le Sternum, les eûtes, et uue portion de la colonne vertébrale; plus loin encore, c'est le bassin, i la soudure plus ou

moins complète d'une autre portion de celte môme colonne avec les iléons, les ischions et les pubis. Sur la ceinture scapulaire s'articule de chaque coté le membre supérieur, dans lequel on distingue, lorsqu'il est développé normalement, un humérus ou os du bra*, un radius et un cubitus on «s de l avant irai, des os du carpe, des métacarpiens et des phalanges, ou os de la main. De iiiême, sur le bassin s'articule le membre inférieur, composé du fémur ou os de la cuisse, du tibia et du péroné ou os de la jambe, des os du tarse, des métatarsiens et des phalanges, ou os du pied. Telle est, chez les vertébrés supérieuis, la structure de la charpente osseuse ou du *qn intérieur, comme on l'appelle quelquefois par opposition ausquelrtte extérieur des insectes et des crustacés. Mais chez les vertébrés inférieurs ce type fondamental se trouve singulièrement altéré : chez les poissons, certaines parties du squelette restent déjà à l'état cartilagineux, et chez un animal singulier qu'on nomme YAmphioxus, on voit subsister pendant toute la vie une ligne de tissu utriculaire ou corde dorsale, qui, chez tous les autres vertébrés, disparaît de très bonne heure pour faire place aux vertèbres. D'autre part, chez les poissons, il n'y a plus en apparence ni mains, ni pieds, ni bras, ni jambes; les membres antérieurs et postérieurs sont profondément transformés en deux paires de nageoires, plus ou moins rapprochées, auxquelles viennent s'ajouter une nageoire caudale à l'extrémité postérieure et une nageoire di rsale sur le milieu du dos ; la ceinture -capulaire est elle-même considérablement modifiée, et la ceinture coxale (ou bassin) est réduite a quelques pièces, tandis que la tête présente, au contraire, une complication inusitée et se compose d'une foule d'os dans lesquels il est bien

liificile de retrouver les os constitutifs du crâne humain. Chez certains reptiles, les serpents, il

t'y a plus de traces de membres; chez d'autres, les :bé Ioniens ou tortues, au contraire, les membres

nt une forme à peu près normale, mais, en cas de danger, ils peuvent ordinairement les remrer,

VERTEBRES

VERTEBRES

de même que la tète, dans une sorte de boîte ou carapace qui résulte de l'ossification de certaines parties des téguments et de l'union de ces parties à quelques pièces du squelette. Enfin, chez les oiseaux, les transformations de la charpente intérieure sont, à certains égards, aussi importantes, l'extrémité du membre inférieur se simplifiant beaucoup et n'étant plus destinée qu'à fournir des points d'insertion aux grandes plumes de l'aile; f extrémitédu membre postérieur s'allongeant dans la portion tarsienne et se terminant par quatre doigts au maximum ; la tète, enfin, subissant des changements dans la forme et l'articulation des os de la face et dans la structure des os des mâchoires, recouvertes par un étui corné.

On voit par tous ces exemples que le? animaux qui, à l'exception du seul Atnphio.ru*, possèdent ce caractère commun d'avoir l'axe du système nerveux protégé par des pièces osseuses ou vertèires superposées, diffèrent souvent beaucoup les uns des autres sous le rapport do la conformation du Bquelette. Ils varient aussi sous le rapport de la disposition du système nerveux, les dimensions relatives des diverses portions do l'axe central n'étant pas toujours les mêmes. Chacun sait, en effet, que chez l'homme, le singe, le chien ou le cheval, le cerveau est beaucoup plus volumineux et plus compliqué que chez les poissons ; chez ces derniers, en revanche, les lobes optiques acquièrent un développement qu'on n'observe pas chez les mammifères. Ceux-ci ont en outre les hémisphères du cerveau réunis par un corps calleux (V. Mammifères) et couverts de circonvolutions, tandis que les vertébrés inférieurs sont privé* de corps calleux et ont les hémisphères complètement lisses. Chez VAmphioxus, enfin, l'axe nerveux central offre, d'un bout à l'autre, à peu près la même structure.

En passant de 1 homme aux derniers représentants de la classe des poissons, on constaterait des dégradations analogues dans les organes des sens, cons dérés non pas isolément, mais dans leur ensemble ; on en constaterait également dans le système digestif. En effet, si, chez l'homme, l'estomac est toujours une poche bien distincte du reste du tube alimentaire, si chez le bœuf cette poche se subi.ivise en plusieurs réservoirs pins ou moins indépendants les uns des autres, ri. (/ le poisson ou le serpent, au contraire, l'estomac tei.d à se confondre, d'une part avec l'œsophage, de l'autre avec l'intestin Les glandes variées qui versent leurs produits dans diverses portions du canal digestif chez les mammifères, sont aussi moins nombreuses et moins compliquées chez les poissons. Enfin, la cavité buccale n'est pas, à beaucoup près, disposée de la mémo façon. Elle s'ouvre en dehors tantôt par une petite fente munie de cirrhes, comme chez VAmphioxus, tantôt par un large hiatus; tantôt elle est pourvue de dents nombreuses, comme chez les requins, tantôt elle est garnie en avant de plaques cornées qui peuvent s'opposer l'une Ji l'autre et constituent un bec, comme chez les oiseaux. Les dents elles-mêmes n'ont pas toujours le même aspect, la même structure, le même mode d'attache : chez l'homme et chez les mammifères supérieurs, elles sont solidement implantées dans les mâchoires et offrent trois formes principales, suivant qu'elles doivent couper, déchirer ou broyer les aliments. Chez les poissons, au contraire, elles sont disséminées souvent, non seulement sur les mâchoires, mais sur le palais et le pharynx, elles n'ont point de racines et sont parfois taillées toutes sur le même modèle.

Il y a des vertébrés qui respirent au moyen de poumons, c'est-à-dire de masses celluleuses logées dans le thorax et recevant de l'air dans leur intérieur par l'intermédiaire d'une trachée-artère; il y en a d'autres qui respirent au moyen de bran-

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chies, c'est-à-dire de panaches très riches en vaisseaux sanguins et qui empruntent à l'eau l'oxygène nécessaire à leur existence. Parfois môme l'animal possède successivement ces deux modes de respiration, ayant d'abord des branchies, puis perdant ces organes à un moment donné pour acquérir des poumons.

A l'exception de VAmphioxus, dont les grands troncs vasculaires ont des pulsations rythmiques, tous les vertébrés ont un cœur dont les contractions entretiennent la circulation régulière du sang dans les vaisseaux. Ce cœur, placé dans la partie antérieure de la cavité viscérale, près de la ligne médiane ou sur cette ligne, est de forme conique et subdivisé en loges dont le nombre varie d'un groupe à l'autre : chez les mammifères, en effet, et chez les oiseaux, il y a quatre de ces cavités, deux oreillettes et deux ventricules, et les deux moitiés du cœur, la moitié gauche et la moitié droite, sont nettement séparées ; chez la grande majorité des reptiles, les deux ventricules communiquent, et chez les poissons il n'y a plus que trois cavités, deux oreillettes et un ventricule. De même, les gros troncs artériels ou veineux qui partent du cœur ou qui s'y rendent offrent dans leur disposition des différences sur lesquelles il serait trop long d'insister ici, et qui sont en rapport avec la conformation des organes respiratoires.

Il n'est pas jusqu'aux téguments qui n'offrent dans la série des animaux vertébrés des changements importants. Ici, comme chez les carnassiers, les ruminants, le corps est couvert de poils plus ou moins serrés; là, comme chez les oiseaux, il est revêtu de plumes ; ailleurs, comme chez les serpents ou les poissons, il est garni d'écaillés ; ailleurs encore, comme chez les grenouilles, il est complètement dénudé.

Enfin, et c'est là un point essentiel à noter, certains vertébrés donnent le jour à des petits vivants, tandis que d'autres pondent des œufs ; les uns, en naissant, ont déjà, avec des dimensions réduites, la forme générale qu'ils conserveront durant toute leur existence, tandis que les autres subissent plusieurs changements, plusieurs métamorphoses.

En tenant compte de toutes les particularités que nous venons de signaler rapidement, on peut successivement séparer les vertébrés des autres animaux et établir parmi eux un certain nombre do catégories. On caractérisera, par exemple, d'une manière suffisante, cette classe du règne animal en disant : les vertébrés sont des animaux pourvus d'un squelette interne cartilagineux ou osseux, qui, réduit à sa forme la plus simple, consiste en une série de pièces ou vertèbres superposées et munies d'appendices embrassant d'une part l'axe nerveux, de l'autre les organes de la vie végétative; ils ont, au plus, deux paires de membres, et les parties de leur corps sont, pour la plupart, disposées symétriquement adroite et à gauche d'un plan passant par la colonne vertébrale.

Parmi les vertébrés, il conviendra d'établir ensuite deux grandes catégories renfermant, l'une, des animaux qui n'ont de branchies à aucune époque de leur vie, qui se développent dans une poche membraneuse nommée amnios, et possèdent avant leur naissance un organe particulier servant à larespiration etappelé vésiculeallantoide; l'autre, des animaux qui, durant toute leur existence, ou du moins pendant leur jeune âge, respirent avec des branchies, qui n'ont point d'allantoïde, et ne se développent pas dans une poche membraneuse. Dans la première catégorie prendront place les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles; dans la seconde, les Batraciens et les Poissons. Les caractères qui permettent de distinguer ces diverses

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Les principales matières dont on fabrique les vêtements sont le chanvre, le lin, le «• iton, 1 la laine, le poil de divers animaux, les fourrures, le cuir, les plumes, etc.

L'usage des vêtements modifie profondément la vitalité par leur influence sur la température du corps et sur le fonctionnement de la peau.

On peut dire que le vêtement constitue pour l'homme une sorte de climat artificiel. Grâce a lui on supporte sans souffrir les alternative- .les saisons, et l'on peut vivre dans des régions trop froides pour l'homme nu.

Tous les corps rayonnent autour d'eux de la chaleur. Ceux qui sont plus chauds que le milieu qui les entoure se refroidissent ; ceux qui sont plus froids s'échauffent en absorbant une portion du calorique rayonné autour d'eux. Le pouvoir absorbant dépend pour chaque corps de la matière qui le compose et de 1 état de sa surface. Toutes choses égales d'ailleurs, une surface polie absorbe beaucoup moins qu'une surface rugueuse ou mate. Quant à la matière elle-même, on dit qu'elle conduit bien ou mal la chaleur suivant qu'elle permet au calorique de se propager plus ou moins rapidement dans sa masse. Le pouvoir conducteur du calorique est considérable dans les métaux et très faible dans certaines substances comme le bois, le lin, le chanvre, la laine, la soie, l'air sec.

L'air étant un mauvais conducteur du calorique, les tissus épais, feutrés et légers, formés d'ailleurs de fibres mauvaises conductrices, forment une excellente protection pour empêcher le corps de perdre sa chaleur propre ou pour le garantir contre la chaleur extérieure. Pour la même raison, deux ou trois vêtements d'étoffe mince, superposés, garantissent mieux qu'un seul d'une épaisseur triple, car entre chaque vêtement il reste une couche d'air mauvaise conductrice.

En supposant des tissus parfaitement identiques, comme fils de trame et de chaîne, mode de tissage <t apprêt, on peut classer les matières premières, quant à. la puissance de leur pouvoir conducteur, dans l'ordre suivant : lin, coton, soie, laine. Les étoffes do laine sont donc théoriquement les plus chaudes. En pratique elles le sont d'autant plus, comparées à celles de coton, de lin, de soie, qu'elles sont d'ordinaire composées de fils plus gros et façonnées de manière à emprisonner beaucoup d'air. Les édredons de plume et

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taine quantité d'eau dont on i que par le séchage a l'étuve : c'est l'eau hygrométrique proprement dite. Elle n'est pa« perceptible à la main, comme humidité, mais elle contribue

à rendre le tissu bon conducteur. Ainsi la toile de lin scellée à l'étuve semble pins chaude, futqu'à ce qu'elle ait de nouveau absorbé son hygrométrique. Les tisMis peuvent, en outre, irger d'eau interpotée qui s'y trouve retenue par capillarité. Cette humidité est sensible à la main, et lorsqu'elle atteint un certain on peut l'expulser par exprès

La puissance hygrométrique du coton est supérieure à celle du lin ; celle de la laine est plus grande que celle du coton. Il en résulte qu'une étoffe de lin tend à perdre par évaporation l'eau qu'elle a absorbée, et que cette évaporation devient une cause de refroid ssement considérable, tandis qu'une étoffe de laine n'a pas la même tendance à se débarrasser promptement de son humidité, et ne cause pas un refroidissemeut aussi rapide, aussi dangereux. Si l'humidité des vêtements provient de la sueur, il est évident que pour obtenir sa complète évaporation il faudra que les tissus empruntent au corps une certaine quantité de calorique. Mais si l'évaporation a lieu lentement, les actions vitales suffiront pour réparer cette perte au fur et à mesure, tandis que s'il y a déperdition rapide, l'équilibre setrouvera rompu et il en résultera des accidents : rhume, fluxion de poitrine, rhumatisme, etc.

En s'opposant au rayonnement libre du calorique humain, les vêtements produisent, dans les climats tempérés et froids, une notable économie dans les combustions qui servent à l'entretenir. Des vêtements chauds remplacent donc une certaine portion de nourriture. C'est là un fait important à signaler. Cette quantité de nourriture économisée coûterait beaucoup plus que les vêtements chauds qui empêchent d'en avoir besoin. Pour les gens pauvres il n'y a donc pas à hésiter. Tous les efforts doivent tendre à se procurer, pour l'hiver, des vêtements suffisamment protecteurs : c'est une bonne économie d'argent et surtout de santé. Or, pour lepanvre, toute économie de santé entraîne une économie d'argent.

On peut suppléer à la protection de vêtements

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