LOUIS-PHILIP PU
LOU1S-PI1ILIPPL
avait reçu la dignité impériale (bataille de Fontunet, 841; serments de Strasbourg, 81V). Le traité de Verdun (843) régla définitivement le partage
de la succession de Charlctuagnc entre les tmis frères : Louis le Germanique eut les pays à l'est du Rhin. A la mort de son neveu Lothaire Jl, fils de l'empereur Lothaire et roi de Lorraine, Louis le Germanique partagea les Etats de ce prince avec Charles le Chauve (87u). Il mourut en 87G, laissant trois fils : Carloman, qui fut roi de Bavière; Louis, qui fut roi de Saxe; et Charles le Gros, qui fut roi de Souabe et obtint plus tard la couronne impériale.
Louis III 1 Aveugle, empereur d'Occident, — Histoire générale, XVIII, — lils de Boson, roi d'Arles, et petit-fils de L'empereur Louis II par sa mère, vint en Italie à la mort de L'empereur Arnulf, et ayant vaincu son compétiteur Bérenger, se fit couronner empereur (900). Mais trois ans après, il fut défait par Bérenger, qui lui fit crever les yeux et lui enleva la couronne.
Louis IV 1 Enfant, — Histoire généra!e, XVIII, — fils et successeur d'Arnulf, roi de Germanie et empereur d'Occident, fut le dernier des Carlovingiens d'Allemagne. Devenu roi de Germanie en 8ii9, à l'âge de six ans, il reçut la couronne impériale en tiOS. Sous son règne, les Hongrois ravagèrent la Germanie. 11 mourut en 91 ; sans postérité.
Louis V de Bavière, empereur d'Allemagne, — Histoire générale, XIX, — fut élu après la mort de Henri VII de Luxembourg. Il eut pour compétiteur Frédéric le Bel, fils d'Albert d'Autriche ; après une longue guerre, il vainquit son rival a Miihldorf, Le lit prisonnier, et partagea ensuite le pouvoir avec lui. Il fut en lutte avec les papes d'Avignon et les rois de France Charles IV et Philippe VI ; ce dernier essaya de lui opposer le roi de Bohème Jean l'Aveugle, qui prétendait à la couronne impériale, et qui fut tué dans les rangs français à Crécy. Ce fut à l'occasion de ces démêlés que la diète germanique rendit la pragmatique sanction de Francfort 1338), stipulant que l'autorité impériale ne relevait que de Dieu seul, et qu'elle se conférait par le libre choix des électeurs, sans qu'il fût besoin de l'approbation du pape. Louis V mourut en 1347. Après lui la couronne impériale rentra dans la maison de Luxembourg.
LOUIS-PIIILIPPK. — Histoire de France, XXXV. — Louis-Philippe, fils aîné de Philippe, duc d'Orléans, qui prit en 1 792 le nom de Philippe- Egalité, et d'Adélaïde de Bourbon-Penthicvre, naquit à Paris le (i octobre 1 773. 11 porta jusqu'à la mort de son père le titre de duc de Chartres.
En 178 », il embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, combattit à Valmy, à Jemmapes et en Hollande sous les ordres de Dumouriez, mais, compromis dans les intrigues de son général, il fut forcé comme lui de quitter la France, en 17. '3 Odieux aux émigrés comme partisan de la Révolution et comme fils d'un régicide, suspect à la coalition qu'il avait refusé de servir contre son pays, il se trouva bientôt sans ressources et dut accepter une place de professeur au collège de Reichenau, en Suisse. Après de longs voyages en Danemark, en Suéde, eu Laponieetaux Etats-Unis, il finit par se fixer à Londre où il négocia si réconciliation avec la branche aînée des Bourbons E i 1801) il épousa Marie Amélie, fille de Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles. et revint en France en l si 4, après la chute de l'Empire, Il y recouvra la plus grande partie des biens immenses de sa maison ; mais Louis XVIII le traita toujours avec une froideur calculée, et, sous des tonnes plus bienveillantes. Charles X dissimulait avec peine la méfiance que lui inspirait le passé révolutionnaire du duc d'Orléans.
Louis-Philippe, sans renier les convictions do sa jeunesse, et sans rompre ouvertement avec le parti royaliste, sut garder uno attitude do résorve et d'attente silencieuse qui ménageai) à la fois lesintérêts de sa popularité et sa situation de prince du sang. La simplicité presque bourgeoise de sa vie privée, l'éducation publique et libérale qu'il faisait donner à ses enfants, lui conciliaient la sympathie des classes moyennes. Le Palais Royal qu'il habitait devenait peu à peu, non pas un foyer de conspirations, comme l'ont répété plus tard les partisans de la légitimité mais une sorte de terrain neutre où se rencontraient les artistes, les journalistes, les écrivains, les grands industriels, les hommes politiques, qui y recevaient un accueil empressé et parfois d'utiles encouragements.
Le duc d'Orléans n'eut qu'à laisser faire ses ennemis et ses amis : les fautes des uns rendirent facile la tâche des autres. Qu uid éclata la révolution de 1810, les chefs de l'opposition, presqui tous familiers du Palais-Royal, MM. Tbiers, Laffitte, Guizot, déridèrent sans penne la Chambre des députés à offrir au duc d'Orléans la lieu! nanec générale du royaume. L'intérêt, la peur ou la raison groupèrent autour de lui tous ceux qui voulaient la monarchie sans despotisme et la liberté sans désordre. Le 31 juillet, Louis-Philippe se rendait à l'Hotel-de Ville, en se faisant précéder d'une proclamation où il s'engageait à faire désormais de la darte mie v-rUé, et le vieux général La Fayette le présentait à la foule, qui acclamait avec enthousiasme le prince et surtout le drapeau tricolore flottant entre ses mains. Le 7 août, la Chambre lui offrait la couronne par 219 suffrages sur 252, et le 9 il était proclamé roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier et prêtait, serment à la Charte.
Les débuts du nouveau rené furent difficiles. Louis-Philippe avait à combattre au dedans l'hostilité de la noblesse et du clergé dévoués à la branche aînée, la défiance des populations ouvrières qui rêvaient déjà la République, et -'indifférence nés paysans chez qui les seuls souvenirs, vivants étaient ceux d; l'Empire. \u dehors, l'ivurope entière, à l'exception de la Russie, avait reconnu le nouveau gouvernement mais elle conservait une attitude ré-ervée sinon hostile, et les insurrections qui avaient éclate en Belgique, en Pologne, en Italie, après la révolution de 1830, pouvaient entraîner de graves complications.. Louis-Philippe sut triompher de ces difficultés sans éclat, niais avec une habileté qu'il serait injuste de méconnaître. Contre l'hostilité des légitimistes et des républicains, il chercha son point d'appui dans la bourgeoisie, qui arua t, comme lui, l'ordre et la paix, et qui désirait sincèrement le maintien du gouvernement parlementaire. Fidèle à la Charte mais sans accepter la fameuse maxime le roi règ e et lie gouverne i a<, il essaya de maintenir l'équilibre entre le parti conservateur représenté surtout par MM. Guizot , Mole et de Broglie, et le parti du mouvement dont le chef était. M. Thiers, oscillant de l'un à l'autre selon les fluctuations do la politique intérieure, mais entraîné du côté des conservateurs par ses sympathies personnelles qu'il prenait volontiers pour l'opinion du pays. Au dehors, la base île sa politiq '6 fut l'alliance anglaise, à laquelle il fit peutêtre trop de sacrilices, mais que justifiait la communauté des intérêts dans la plupart desquesiions européennes.
Jusqu'en i.s.ii, on put douter du succès. Dès les premiers jours du rogne, le procès d -s une > us iiiiuisires de Charles \, 1rs manifestations légitimistes, les onieu es rÔ|iuhlo\enes ;> r,,, i,, j> -set épouvantent In province; le innii—èm i - h m nt populaire de Mil. Lailiuo et Dupont de. I Luro est