‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 329 sur 593 · X. Indiquer les causes et les effets du Grand Schisme · texte numérisé non relu

X. Indiquer les causes et les effets du Grand Schisme

CERTIFICAT D'ÉTUDES PRIMAIRES. — Nous nous bornons à donner le type des compositions faites en vue de ce certificat par un spécimen des examens de Paris et par quatre spécimens choisis dans les épreuves des sessions de 1877 et 1878 dans quatre départements. L'arrêté du 16 juin 1880, en généralisant l'institution du certificat d'études primaires, a fixé pour toute la France, d'une manière uniforme, la série des épreuves de l'examen : les épreuves écrites comprennent une dictée, pouvant servir d'épreuve d'écriture, deux questions d'arithmétique, et une rédaction ; pour les filles on ajoute un travail de couture ; les épreuves orales portent sur la lecture, l'analyse, l'histoire et la géographie de la France, le calcul et le système métrique. Antérieurement à cet arrêté, le programme de cet examen variait d'un département à l'auire, comme on le verra par les spécimens ci-dessous.

!•' spécimen. — Compositions du département du Nord, 1877.

GARÇONS

Dictée.

Les castors commencent par s'assembler au mois de juin ou de juillet pour se réunir en société ; ils arrivent en nombre et de plusieurs côtés, et forment bientôt une troupe de deux ou trois cents : le lieu du rendez-vous est ordinairement le lieu de l'établissement, et c'est toujours au bord des eaux. Si ce sont des eaux plates et qui se soutiennent à la môme hauteur comme dans un lac, ils se dispensent d'y construire une digue : mais dans les eaux courantes et qui sont sujettes à hausser ou baisser, comme sur les ruisseaux, les rivières, ils

établissent une chaussée ; et par cette retenue ils forment une espèce d'étang ou de pièce d'eau qui se soutient toujours à la môme hauteur. La chaussée traverse la rivière comme une écluse, et va d'un bord à l'autre ; elle a souvent quatre-vingts ou cent pieds de longueur sur dix ou douze pieds d'épaisseur à sa base.

Écriture.

Il y a des castors en Languedoc, dans les îles du Rhône; il y en a en plus grand nombre dans les provinces du nord de l'Europe.

Problèmes.

I. Un peintre a demandé 42 fr, 40 pour peindre six colonnes qui ont chacune I met, 40 de tour. Le prix du mètre carré étant de 0 fr, 75, on demande quelle est la hauteur des colonnes.

Ce travail ayant été iaiten deux jours 1/3 par un ouvrier qui gagne ^ fr, 50 par jour et qui a employé 88 hectogrammes de peinture à 2 fr, 40 le kilogramme ; on demande combien le peintre a gagné sur ce travail.

II. Sachant que l'or monnayé vaut 15 fois 1/2 plus qu'un égal poids d'argent, on demande quelle somme en or on pourrait fabriquer avec 135 grammes d'or pur.

Rédaclion.

Un jeune homme a appris que son camarade, qui est ouvrier menuisier dans une autre localité, contracte peu à peu l'habitude du cabaret et commence même à négliger son travail pour se livrer à sa passion naissante. Il lui écrit pour lui donner quelques conseils et lui montrer les conséquences de l'ivrognerie. Il termine en lui indiquant la meilleure manière de passer agréablement et honnêtement le dimanche.

2' Spécimen — Compositions du département de l'Aube, 1878.

Dictée.

Épargner c'est dépenser moins qu'on ne reçoit, et mettre le surplus en réserve, afin de l'employer plus tard, selon ses besoins ou ses goûts. Au lieu de conserver ses économies dans un tiroir, où l'on serait souvent tenté de puiser inutilement, il est préférable de les déposer dans les caisses de l'État. Elles rapportent, d'ailleurs, un intérêt qui, cliaque année, vient augmenter le capital.

L'habitude de l'épargne, récemment introduite dans nos écoles, y a déjà produit des résultats remarquables. Sur les quelques sous qu'ils ont reçus chaque semaine de leurs parents ou de leurs amis, nos écoliers ont prélevé, en deux ans, cent huit mille francs.

Épargner pour soi est bien, épargner pour les autres est mieux. Nos jeunes capitalistes seraient bien inspirés, s'ils consacraient une partie de leur petite fortune à venir en aide à leurs camarades pauvres, pour leur procurer le mobilier nécessaire à la fréquentation de l'école ; !a charité deviendrait ainsi le complément de la prévoyance.

Arithmétique et système métrique.

1. A combien revient la construction d'un mur long de 10'"5", haut de 3'"25 et épais de O'^SS, si le mètre cube de maçonnerie se paye 42 fr. 95?

2. On achète, pour 95 fr., une pièce de vin dela contenance de 228 litres ; on la met en bouteilles et on vend le fût S fr. Les bouteilles ont une capacité de 0'75° : combien en faut-il?

Le cent de bouteilles vides coûte 22 fr. : le cent de bouchons 1 fr. 80. A combien revient la bouteille pleine, verre et bouchon compris? L'ouvrier qui met le vin en bouteilles prend 5 fr. pour son ouvrage.

CERTIFICAT

CERTIFICAT

Histoire de France.

Résumer le règne de Charles VIII.

Géographie.

Cours de la Loire. — Départements qu'elle traverse ou qu'elle borde. — Villes principales quelle arrose. — Affluents, montagnes et collines qui entourent le bassin de la Loire. — Canaux qui fo«t communiquer ce bassin avec ceux de la Seine et du Rhône.

(C'est une description qu'on demande et non un croquis.)

Travaux à l'aiguille.

IMarque : la lettre I.

Un surjet de 5 centimètres.

Un ourlet de 5 centimètres.

Piqûre de 5 centimètres.

Une boutonnière.

3" spécimen. — Compositions du département du DovLbs. 1878.

GARÇONS

Orthographe.

On doit honorer l'agriculture. — Avouons-le de bonne foi, le mépris que certaines personnes ont pour le travail de la campagne n'est fondé sur aucune raison solide, puisque ce travail s'accorde parfaitement avec toutes les vertus de la guerre et de la paix et même avec la véritable politesse. Mais d'où vient ce mépris? Il faut en découvrir la véritable origine. Il ne vient que de la coutume et des anciennes mœurs de notre nation. Les Francs et les autres peuples germaniques vivaient dans des pays couverts de bois, où ils n'avaient ni blé, ni vin, ni bons fruits. Ainsi, il fallait Tivre de chasse comme font encore dans l'Amérique les sauvages des pays froids. Après avoir passé le Khin et s'être établis dans les meilleures terres, ils voulurent bien profiter des commodités de l'a- .griculture, des arts et du commerce ; mais ils ne voulurent pas s'y appliquer. Ils laissèrent ces occupations aux Romains, qu'ils s'étaient soumis, et •demeurèrent dans leur ancienne ignorance. Mais autant ils ont abaissé l'agriculture, autant ils ont relevé la chasse dont les anciens faisaient beaucoup moins de cas. Cependant, à regarder les choses en elles-mêmes, le travail qui tend à la culture des ■terres et à la nourriture des animaux vaut bien celui qui ne tend qu'à prendre des bêtes sauvages -souvent aux dépens des terres cultivées. — (Fleury.)

Arithmétique.

Une propriété de 3 hectares 25 ares a été achetée -au prix de 2 400 francs l'hectare; les frais d'acquisition s'élevèrent en outre à 8 fr. 50 O/o du prix d'achat. Combien doit-on louer cette propriété pour en tirer le 5 O/o ?

Un champ a une surface de 2 licctares 08 ares. •On y pratique un chemin de 14s mètres de long sur 4 mètres 05 de large. A combien la superficie du champ se trouvera-t-elle réduite?

Style.

Un élève écrit à son cousin en pension, pour lui faire connaître les travaux scolaires qu'il prépare, sous la direction de son maître, pour l'Exposition universelle ; il lui ditqu'il metd'auiant plus de soins ■à l'exécution de ses travaux, que son père lui a promis de le conduire à Paris pendant les vacances si ses travaux sont admis. Il lui exprime combien il serait heureux d'aller visiter la capitale, surtout si son cousin l'accompagnait.

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