Léopold II
23. Noho?is sur la Constitution belge. — Libertés et droits que la Constitution garantit aux ij'jlges. — Exposition sommaire de l'organisation des trois pouvoirs de l'Etat.
r RUSSE.
ECOLE PRlMAinK EI.EMEXTAIKB A SIX CLASSES.
L'enseignement de l'histoire ne commence que dans la quatrième classe.
çuatriénte dusse ("2 heures;. Les enfants apprennent à connaître les noms du souverain et de la souveraine, du prince héritier, et ceux des hommes qui en Prusse et en Allemagne se sont illustrés dans les événements contemporains. On racontera aux enfants des épisodes de la vie de ces personnages, ainsi que les faits les plus importants de l'histoire de ces dernières années. Ensuite les élèves feront connaissance, de la même manière, avec les événements principaux des règnes de Frédéric-Guillaume IV et de Frédéric-Guillaume 111 ; les grands hommes de cette époque leur seront présentés avec leurs traits caractéristiques.
Troisième classe (2 heures). Le programme de la classe précédente est repris et répété avec plus de développements.
Deuxième classe (2 heures). On racontera aux enfants les faits les plus saillants de l'histoire des premiers rois de Prusse et des princes-électeurs de la maison de HohenzoUern, avec des notions générales sur l'histoire ancienne de la Prusse.
Première classe (2 heures). Biographies de personnages importants de l'ancienne histoire d'Allemagne, en particulier celle des principaux empereurs. Comme complément des études faites dans la classe précédente, on racontera l'histoire du Brandebourg et de la Prusse d'une manière méthodique, mais sans entrer dans de trop grands détails sur les premiers temps. A partir de l'époque de la guerre de Trente ans et du règne du Grand Électeur, on donnera les biographies avec détails et dans l'ordre chronologique, en les rattachant les unes aux autres, autant que possible, par un récit historique; on aura soin d'y joindre quelques notions sur l'histoire de la civilisation, et i)articulièrement sur les inventions et découvertes les plus iiuportantes. (Programme du 15 octobre 1872.)
SUISSE (canton de Zinicir .
lilcOLB NORMÀLI! D'iNSTITUTTinS.
Première classe (3 heures). — l" La civilisation des peuples orientaux, comme point de départ du développement de l'humanité. 2° La vie des Grecs, et la fusion des cultures grecque et orientale :^ l'époque d'Alexandre. 3° La conquête du monde par les Romains, et la révolution sociale à l'intérieur de Rome, -i" Fondation d'une culture ce. u uno religion universelles à l'époque des empereurs romains. 5° L'invasion des Germains ; fondation d'Etats romanisés et élévation de la papauté en Occident ; empire des Arabes en Orient.
DeiLTièine classe (3 heures). — 1° Anéantissein'.^:;t des libertés communales germaniaues h Uiî-
HISTOIRE
HISTOIRE
poque caHovingienne. Changements dans l'Eglise, par la domination universelle de la papauté ; l'art et la littérature au moyen âge. 2° Evolution de .la culture du moyen âge, par la Renaissance; développement des villes, humanisme, progrès du commerce et de l'industrie, essais de réforme dans l'Eglise, découverte du Nouveau-Monde. 3° Mouvements vers la liberté dans l'Etat et dans l'Eglise — la Réforme et les révoltes des paysans — combattus et comprimés par la hiérarchie sacerdotale et la monarchie absolue.
Troisième classe. — Histoire universelle (2 heures). I» L'époque des révolutions; première victoire de la souveraineté du peuple dans la révolution d'Angleterre ; les libros-penseurs anglais et la philosophie française ; formation d'Etats démocratiques et sans religion d'Etat dans l'Amérique du Nord, i" La Révolution française et son extension sur toute l'Europe. — Histoire suisse (2 heures). Résume de l'histoire suisse depuis ses origines jusqu'à la Réforme.
Quatrième classe. — Histoire universelle (1 heure). 1° Alternatives de réaction et de révolution, et triomphe progressif des idées libérales. 2° Brillant essor des sciences positives, développement de l'industrie et du commerce, naissance de la question sociale, nouvelle conception du monde. — Histoire suisse (2 heures). De la Réforme à nos jours. Dans cet enseignement, aussi bien que dans celui de la classe précédente, une place spéciale doit être donnée à l'étude des constitutions et à celle des mœurs et do l'ctat socis-l
HISTOIRE IVATUUELLE. — Un Oèsigne S0U8 ce nom la partie des sciences physiques et naturelles qui a pour objet l'étude des êtres organisés ou inorganisés que nous offre la nature. On divise l'histoire naturelle en trois grandes sections correspondant aux trois règnes animal, végétal et minéral : ce sont la zoologie, la botanique ot la minéralogie. La géologie, étudiant à la fois les divers terrains qui constituent l'enveloppe de notre planète, et les fossiles végétaux et animaux contenus dans ces terrains, se rattache par conséquent à ces trois sciences, dont elle forme le complément nécessaire ; k partie de la géologie qui traite des êtres organisés fossiles s'appelle plus spécialement paléontologie.
Les deux sciences qui s'occupent de l'étude des êtres organisés existant à l'époque actuelle, la zoologie et la botanique, se subdivisent l'une et l'autre en trois parties : Vanatomie animale et végétale, qui étudie la structure des organes ; la physiologie animale et végétale, qui étudie les fonctions de ces organes; et la zoologie ou la botanique descriptive, qui décrit les animaux et les plantes et en donne une classification méthodique. La minéralogie, traitant des corps non organisés, ne saurait avoir une partie anatomiqac ni, physiologique. Toutefois, elle ne se contente pas d'être purement descriptive : elle étudie aussi la structure intime des minéraux et certaines de leurs propriétés, les lois de leur cristallisation, leur formation dans la sein de la terre, et par là se rattache à la chimie, à la géométrie et à la géologie.
Nous consacrons, dans ce Dictionnaire, un grand nombre d'articles spéciaux aux divers sujets qu'embrasse l'histoire naturelle. On trouvera- l'indication de ces articles, ainsi que des notions générales sur les sciences naturelles, aux mots Zoologie, Botanique, Anatomie, Physiologie, Classification, Minéralogie. Cristallographie, Géologie, Paléontologie. Nous renvoyons en outre, pour ce qui concerne l'histoire des sciences naturelles, et leur place dans l'ensemble des sciences, au mot Naturalistes, ainsi qu à rarliclc g'hiéral Sciences.
HOHÊXSTAUFEN. — Histoire générale, XIX, XXVII. — Nom d'une famille célèbre qui a fourni six empereurs à l'Allemagne, aux douzième et treizième siècles.
C'est en 1138 que monta sur le trône le premier des Hohenstaufen, Conrad H! *, qui succéda à Lothaire de Saxo. Après lui vint son fils F7'éderic /" liarberousse *(1 152-11 90). Celui-ci eut pour successeur son fils Henri VI * (119J-1197). A la mort de Henri VI, Philippe*, son frère, disputa la couronne impériale à Othon IV de Brunswick, qui finit par l'emporter et régna seul. Mais avec Frédéric II * (121S-1200), fils de Henri VI, la maison de Hohenstaufen reprend le pouvoir. Toutefois, le fils de Frédéric II, Conrad /F * (1250-1254), ne fut pas universellement reconnu, et à la fin du grand interrègne, la couronne impériale passa dans la maison de Habsbom-g*. Le dernier rejeton des Hohenstaufen, Conradin, fils de Conrad IV, périt sur l'échafaud à Naples en 1268.
Le grand fait historique dont le souvenir est lié au nom de Hohenstaufen, c'est celui de la lutte entre la papauté et l'empire; lutte commencée sous Henri IV de Franconie, mais reprise et continuée avec un redoublement d'énergie par Frédéric \" Barberousse et Frédéric II. Cette lutte se complique de la rivalité entre la maison de Hohenstaufen et celle des Welfs. Lorsque Conrad de Hohenstaufen, duc de Souabe, fut élu empereur, il avait eu pour compétiteur Henii li^ Superbe, duc de Bavière, petit-fils de l'Italien Welf ou Guelfe, de la famille d'Esté. Les disputes entre les partisans de Conrad et ceux de son adversaire donnèrent naissance aux factions des Guelfes et des Gibe(i7it (ce dernier mot est la forme italianisée de Weiblingen, nom du château patrimonial des Hohenstaufen); et ces deux termes, qui ne s'appliquaient à l'origine qu'à la querelle tout allemande entre la maison de Souabe et celle de Bavière, servirent ensuite à désigner, en Italie, les ennemis et les partisans du pouvoir impérial. Un troisième facteur, en effet, vient encore s'ajouter aux prétentions du Saint-Siège et à l'hostilité do la famille des Welfs : ce sont les aspirations d'indépendance des communes italiennes, qui veulent s'émanciper de l'autorité de l'empereur. Ainsi, la lutte dont l'Allemagne et l'Italie sont le théâtre aux douzième et treizième siècles, est triple : lutte entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, lutte entre la famille de Hohenstaufen et celle des Welfs ; lutte de l'Italie contre la domination allemande.
De part et d'autre on rencontre de grands caractères, des intelligences supérieures, des cœurs héroïques : tels sont Arnaud de Brescia, le réformateur italien, Frédéric Barberousse, les grands papes Innocent III et Grégoire IX, Frédéric II ; et si l'on doit un juste tribut d'admiration à la vaillance des villes italiennes défendant leurs libertés, on ne peut s'empêcher, lorsque l'astre de la maison de Souabe a pâli sans retour, de sympathiser avec les malheurs de Frédéric II, le plus remarquable parmi les souverains du moyen âge, et ceux du jeune et chevaleresque Conradin.
Nous renvoyons, pour les détails, aux notices consacrées à chacun des empereurs de la maison de Hohenstaufen, ainsi ([u'aux articles généraux Allemagne (p. 91 et 95) et Papauté.
HOLLANDE. — V. Pays-Bas.
HOMONYMES. — Grammaire, XXI. — Les ho' monymes (du ^v^chomoriymun, composé de homos, semblable, et de onyma ou onomn, nom; sont des mots qui se prononcent de la même manière, bien qu'ils n'aient pas la même signification, comme abaisse et abbesse, amande et amende.
Bien différents des xi/noni/mes*, qui n'ont entre eux qu'une ressemblance de sens, les homonymes ne sf^ ressemblent que par le son. Mais cette sinii-
HOMONYMES
HOMONYMES
litude do son est un dôTaut dans notre langue, qui y perd de Télégance et de la clarté ; c'est un obstacle presque insurmontable pour ceux qui veulent connaître à fond lorthographe ; c'est une source de confusions, de méprises ridicules pour les gens du monde, et de fautes fâcheuses pour les candidats à nos divers examens.
11 faut distinguer dans les homonymes : 1* les homographes, c'est-à-dire les mots qui s'écrivent et se prononcent de la même manière, comme bière (boisson) et bière (cercueil) ; 2° les homophones, f'est-à-dire les mots qui se prononcent de la même manière, mais qui n'ont pas la même orthoiiraphe, comme chêne (arbiej et chaîne (suite d'anneaux).
Les homographes sont tantôt des mots dérivés de racines différentes et arrivés par une série de transformations à une forme identique, comme somme (sommeil), qui vient de sommes, et somme (total I, qui vient de sianma; tantôt des mots qui par extension de sens ont été appliqués à des objets différents, ce qui a fait croire à une différence d'origine, comme bas, qui est peu élevé, et bas, ce qui .>ert à couvrir le pied et la jambe ; c'est alors le même mot avec l'ellipse d'un complément dans le secoiid cas : nos pères disaient im bas de chausses, c'est-à-dire la partie inférieure des chausses.
Nous donnons ci-dessous la liste des principaux homonymes :
\. A' ord, s. m., accès, voisinage. — Abhorre, v. : il abhorre .
2. AcJœ, s. f., persil sauvage. — Hache, s. f., cognée.— Hache, V. : il hache.