‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 111 sur 573 · LUT · texte numérisé non relu

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Caliors et Montcuq auront en outre, dans nii teïiips peu éloigné, une école primaire supérieure de filles.

E'oles normales ef cours normal. — Le département du Lot possédait jadis une école normale d'instituteurs, qui fut fermée en 1852. Cette n)esure porta une grave atteinte au recrutement dos maîtres; et quoique le département entretînt quelques boursiers à l'école normale de Monlauban, il fallut donner, depuis ce moment jusqu'à l'époque actuelle, plus des deux tiers des emplois vacants à des jfunes gens n'ayant reçu aucune préparation professionnelle.

En 1882, le Conseil général a décidé la construction d une école normale d'instituteurs à Cahors. En attendant que le bâtiment soit achevé, des mesures ont été prises pour préparer dès à présent des élèves-maîtres, afin que le futur établissement puisse s'ouvrir, en 1885, avec trois promotions complètes. Un cours normal d'instiluteurs a été créé à cet effet, et il s'est ouvert en octobre 1882 avec 12 élèves; à la rentrée d'octobre 1883, une nouvelle promotion de 12 élèves a été ajoutée à la première.

La création d'une école normale d'institutrices a été également décidée.

Brevets de capacité. — Nous donnons ci-dessous, par nature et par sexe, le nombre des brevets de capacité délivres dans le Lot depuis 1833 jusqu'à 1882 inclusivement :

Instituteia^s.

1833-1850. 285 brevets élémentaires, 25 brevets supérieurs. 1851-1867. 300 — obligatoires, 24 — complets. 1868-1880. 342 — — 15 — facultatifs

ou complets.

1881 73 — élémentaires, 4 — supérieurs.

Institiit7'ices.

1836-1850. 454 brevets élémentaires, 30 brevets supérieurs 1851-1867. 332 — oblig-atoircs, 2 — complets. 1868-1880. 54^ — — 21 — facultatifs i

ou complets. 1

1881 111 — élémentaires, 4 — supérieurs.

En 1882, 200 aspirants s'étaient présentés pour l'obtention du brevet de capacité élémentaire ; 42 ont été admis, soit 21 0/0. Les aspirantes s'étaient présentées au nombre de 399, sur lesquelles 186 ont été admises, soit 46 0/0. La moyenne des admissions par rapport aux candidats est, pour toute la France, de iJG.9 0/0 pour les aspirants, et de .^2.9 0/0 pour les aspirantes. Le département du Lot se trouve donc dans une situation d'infériorité notoire vis-à-vis des autres départements au point de vue de la préparation aux examens du brevet de capacité. Il n'y a pas progrès sur l'année 1881, où les aspirants avaient passé dans la proportion de 32.6 0/0 et les aspirantes dans celle de .S9.6 0/0.

Les aspirants congréganistes, quoique peu nombreux, ont pesé sur la moyenne : au nombre de 38 aux examens, ils n'ont obtenu que 4 brevets, soit 10.5 0/0. Les aspirants laïques, qui sont cependant loin d'avoir de bons résultats, ont néanmoins réussi à enlever 38 brevets sur 162 postulants, soit 23.5 0/0. Les aspirantes des deux catégories ont mieux réussi. Les laïques, au nombre de 206, ont obtenu 110 brevets, soit 53.4 0/0, et les 193 aspirantes congréganistes qui se sont présentées au concours ont obtenu 76 brevets, soit 39.4 0/0.

Les examens pour le brevet supérieur n'ont pas donné de meilleurs résultats. La moyenne des admissions est de 14.3 0/0 pour les aspirants et de 10.5 0/0 pour les aspirantes; pour toute la France les moyennes sont 38.5 0/0 pour

les aspirants et 37.9 0/0 pour les aspirantes. Ei.nles molernelles. — Le département du Lot ne comjjiait encore aucune salle d'asile ou éc 'le matcriniiifî on 1837. En IS50, il en possédait 2: en ,8r,:{, G; en 1807, 7 ; en l«7fî-7;. 11. Le nombre des élèves reçus dans les écoles maternelles était de 3?>5 eu 1850; un 816 en 1803; de 1005 en 1807 et de 1220 en 18701877. En 1881-1882, le département comptait, en tout 17 écoles maternelles, dont 2 publiques et \:y libres. Une salle d'asile libre Sfulement était laïr|ue, les autres étaient dirigéeR par des congréganistes. Ces 17 établissements avaient reçu 1555 enfants répartis comme suit :

Ecoles maternelles ( laïques., publiques | congrég.

Ecoles maternelles

(laïques.. 32 i .g-. (

(congrég. 1239 i*^' M

1 555 élëvfs

« Il n'y a, disait le rapport d'inspection académique de 1882, que neuf autres départements en France dans lesquels le nombre de ces établissements soit aussi faible. Encore faut-il ajouter qu'on a donné le nom de salles d'asile à de véritables garderies installées dans des locaux que l'administration devrait peut-être interdire. Il est à désirer que les municipalités comprennent mieux l'utilité des écoles maternelles et recherchent activement les moyens d'en créer. »

Cours d'adultes. — Voici la statistique des cours d'adultes à partir de 1863:

Nombre Hommes

des conrs Femmes »

Nombre des

aurlitenri

Hommes 5 243 5 805 2 455 2 177

Femme»

« Du 1" octobre 1881 au 1" avril 1882, dit le rapport d'inspection académique, 135 cours ont été faits aux hommes et 69 aux femmes ; ils ont été suivis par 3 596 élèves (2616 hommes et 980 femmes). L'Etat a accordé une subvention de 10000 francs (en moyenne 49 fr. par cours). Les résultats de ces cours, contrôlés d'une manière tout à fait insuffisante par l'administration, ne pouvaient inspirer qu'une médiocre confiance, et n'étaient pas en rapport avec l'importance des sacrifices de l'État. Heureusement un arrêté ministériel du 4 avril 1882 les réorganisa dans toute la France; des règles précises sont posées de manière qu'un contrôle efficace sera exercé sur la direction des cours et sur les résultats obtenus. »

bibliothèques scolaires. — Le département du Lot possédait, en 1876,95 bibliothèques scolaires contenant ensemble 7128 volumes. Au 1" janvier 1883, on trouvait dans ce département 165 bibliothèques contenant ensemble 10 986 livres do lecture, plus 999 livres scolaires pour les besoins des élèves. Cette situation est peu prospèr»* comparativement à ce qu'elle est dans bon nombre d'autres départements ; aussi l'inspecteur d académie fait-il appel aux largesses du Conseil général. « Une subvention, dit-il, serait un eiicouragenient pour ceux de nos instituteurs qui ont montré pour ces créations un zèle dont on ne saurait trop les louer, et en môme temps un exemple salutaire pour lescommuncs qui n'hésiteraient plus à faire les très légers sacrifices qui nous permettraient de mettre partout de bons livres a la disposition de tous. »

bibliothèques pédagogiques. — Au 1" janvier 1883, le départemtnt en possédait 2i), une par canton. Elles contenaient ensemble 10 406 volumes.

LOT

LOT

Mnis on s'en tient trn-., .i;<ns le Lot, à la simple possession de ces bibliothèques, dont on ne tire pas autrement profit, malgré les sacrifices pécuniaires que se sont imposés les instituteurs et les institutrices pour les acquérir.

Conférences pédagogiques. — Elles fonctionnent régulièrement dans le Lot depuis 1880.

Ces conférences ont lieu deux fois par an, et sont très suivies, dit l'inspecteur d'académie.

Caisses d'épargne scolaires. — Le département du Lot ne possédait aucune caisse d'épargne scolaire en 18S0. En 1881 on en relevait 6, avec 71 élèves épargnants ayant effectué ensemble 1120f^40 de versements. Au 1" janvier 1883, il y avait de grands progrès à constater : le nombre des écoles ayant ouvert une caisse était monté de 6 à 312; celui des élèves épargnants, de 71 à 2595, et le montant des versements effectués avait été porté de 11'20^40 à lGO-20 francs.

Caisses des écoles. — Cette institution commence h s'organiser dans le Lot. Il existait, a;i 1*' janvier 1883, 50 caisses ayant commencé à fonctionner, c'est-à-dire ayant encaissé des recettes, sans avoir organisé encore la distribution des secours. L'actif total de ces 50 caisses s'élevait, à la date précitée, à 3329 francs. *

Sociétés de secours mutuels. — Le département du Lot possède une Société de secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices, fondée en 18f)7; mais elle ne paraît pas avoir joui d'une bien grande prospérité, au moins jusqu'au 31 décembre 1879, si l'on en juge par le chiffre des secours qu'elle distribuait annuellement à ses adhérents nécessiteux (environ 100 à 200 francs) et par celui de l'actif général à cette date : 1 122'%69. Cependant elle accusait alors 240 membres participants qui devaient payer une cotisation annuelle de 8 francs. Trois ans plus tard, le 31 décembre 1882, le nombre des sociétaires est de 239 , mais la situation financière accusée est meilleure : l'actif est monté à 21 251 francs.

Bulletin scolaire. — Le Bulletin départemental de l'instruction primaire du Lot, fondé en 1873, est envoyé gratuitement aux instituteurs et aux institutrices publiques, et reçoit à cet effet du Conseil général une subvention annuelle de 300 francs. Mais ce crédit est absolument insuffisant pour faire du Bulletin départemental un recueil des lois, décrets, arrêtés et circulaires ministériels, en un mot de tous les documents émanant des autorités scolaires et administratives, que les maîtres de l'enseignement primaire ont grand intérêt à connaître.

Résultats de l'instruction. — Nous donnons dans les tableaux ci-dessous les chiffres des conscrits et des conjoints lettrés.

ANNÉES

Examinés

:0NSCR1T

Sachant

Combien pour 100

RANG du

DÉPARTE- MENT

70" 7o« GS»

lySl

En 1827-1829 la moyenne de l'instruction des conscrits en France était de 44.8 0/0. Dans le Lot cette moyenne était de 29.2 0/0, soit 15.6 0/0 audessous de la moyenne générale. La classe de 1881, en portant l'instruction des conscrits dans le Lot à 80.6 0/0, atteint ainsi un progrès total de 51.4 0/0 pour la période de 52 années qui s'est écoulée de 1829 à 1881, soit un progrès annuel d'environ un pour cent, tandis que pour toute la France, pendant la môme période, le progrès n'a été que de 0.85 0/0 par an.

Voici le relevé par arrondissement pour les classes de 1879, 1880 et 1881 :

Conscrits sachant au moins lire. Classes de

Cahors 79.5 0/0 83.2 0/0 83.2 0/0

Goiirdon 77 3 0/0 77.7 0/0 81.20/0

Figoac 73.8 0/0 75.2 0/0 72.5 0/0

Nombre de conjoints, sur 100, ayant sigjié leur acte de mariage.

Années Hommes Femmes Hommes et Femme»

Budget de l'instruction primaire. — Lps dépenses ordinaires, dans le Lot, sont montées de 200545 francs en 1855 à 606162 francs en 1882. En 1863 les dépenses ordinaires atteignaient 239 050 francs, ce qui représentait, pour les 16 498 élèves inscrits à cette . époque dans les écoles publiques, 14^%49 par tête, supportés par la rétribution scolaire pour 7^'",55, par les ressources communales pour b^%32, par le budget départemental pour 1^S77, par la subvention de l'Etat pour l'^'',84. La dépense moyenne par élève était alors pour toute la France de 9^',47 : 4''",22 provenant de la rétribution scolaire : 3^%69 des ressources communales; 0^'',83 des budgets départementaux, et 0'^%75 des fonds de l'Etat. On remarquera d'abord l'énorme différence qu'il y a entre l'appoint fourni par la rétribution scolaire en moyenne {¥%TÏ) et ce qu'elle fournissait dans le Lot {V\hb) ; c'est du reste la conséquence naturelle de la restriction apportée à la confection des listes de gratuité, que nous avons signalée à sa place. Ajoutons que le cliiffre de la dépense par tête d'élève ne prouvait pas, dans ce cas, une plus grande sollicitude pour les intérêts de l'instruction primaire, mais tout simplement un défaut de fréquentation et surtout d'inscription à l'école : en eflet, il y avait alors 418 maîtres dans les écoles publiques pour 16 498 élèves, ce qui donnait en moyenne un maître pour 39 élèves. Ce même maître aurait pu facilement en diriger 49 (chiffre moyen par maître à cette époque), et alors la dépense partête d'élève se serait trouvée sensiblement réduite.

La loi du 10 avril 1867, en rendant obligatoire la création et l'entretien d'une école publique de filles pour toutes les communes de .'lOO habitants et au-dessus, a eu pour premier résultat d'augmenter dans de notables proportions les dépenses ordinaires, qui sont montées de 2i8 lOl francs en 1867 à 314531 francs en 1868. La ri" ibution scolaire est montée de 111000 francs à 131000 francs, la subvention du département a été augmentée de 18 000 francs, et celle de l'Etat de •J9 000 francs.

En 1S7G, la dépense par tête d'élève, dans le

LOT

— Mil —

Lot, atteignait 19'S80, 1",97 de plus que la moyenne générale, et toujours pour la môme cause. Dans ce cliiiïre, la rétribution scolaire entrait pour7"",12, les ressources communales et le budget départemental pour 5'%58, et la subvention de l'Etat pour 7", 10 au lieu de2'S75, moyenne générale.

En 1882, les dépenses ordinaires des écoles primaires publiques s'élèvent à G06 162 francs, trois fois plus qu'en 1855 ; mais le nombre des élèves est également triplé depuis 1850 : 36 123 au lieu de 12 010, et le prix de revient par tête d'élève est ramené de 19^80, cote de 1876, à 16",67. Toutefois, grâce à la loi du 16 juin 1881 sur la gratuité, l'augmentation de dépenses de ces dernières années retombe à la charge de l'Etat qui fournit, au lieu de 189 000 francs en 1870 et de 386 000 francs en 1880, une subvention de 570 712 francs, représentant 88 0/0 du total des dépenses ordinaires.

En 1803, les dépenses ordinaires, communales et départementales, pour les écoles publiques, représentaient dans le Lot un impôt moyen de O^^Sl par habitant. Pour l'ensemble de la France, ces dépenses représentaient un impôt de l''',45.

En 1876, l'impôt moyen de ce chef aurait été pour la France de V',iil et pour le Lot de 1^'',23.

En 1882, les dépenses communales et départementales réunies, s'élevaient à 135 450 francs. La population du Lot étant, d'après le recensement de 1881, de 28i)269 habitants, cette somme représente un impôt moyen de 0"",48 par habitant, soit 75 centimes de moins qu'en 1876. Le département du Lot n'est pas le seul où la loi du 10 juin 1881 sur la gratuité absolue ait eu pour effet de faire tomber les charges des budgets communaux et départementaux, malgré les augmentations de dépenses survenues, bien au-dessous de ce qu'elles étaient en 1876.

Nous donnons dans le tableau ci-dessous les chiffres des dépenses ordinaires depuis 1855 jusqu'à 1882 inclusivement:

RETRIBU-

o tn o

SUBVENTIONS

TION

COMl ompr ion s

ANNEES

scolaire

du

A PART

de rÉlat

département

74ii4

LOT-ET-GAlu»XE (Département de). — Superficie : 5354 kilomètres carrés. Population en 1881 : 312 081 habitants (au lieu de 316 9J0 en 1876 et de 327 962 en I8G6j. Densité moyenne de la population par kilomètre carré : 59 habitants, au lieu de 71, chiffre de la densité moyenne de la France. Quatre arrondissements formant quatre circonscriptions d'inspection primaire, savoir : Agen, Marmande, Nérac, Villeneuve-sur-Lot; 35 cantons, 326 communes, dont 22i de plus de 50;) habitants.

D'après lès derniers relevés, le servicj de l'inspection primaire dans le département de Lot-et- Garonne était réparti comme suit :

CIRCOSSCRIPTIOXS.

Agen

M:irmande

Nérac

TillefleuTe-snr-Lot. .

NO.MBHE

d'écoles puhliqi^ies et libies.

publique?.

de kilom.

carrés en

superficie.

de kilotn.

de »()ii ferre •.

Malgré l'étendue relativement considérable des circonscriptions, l'inspection peut se faire avec régularité, grâce aux nombreuses voies ferrées dont le département est pourvu.

PupiUntion d'âge scolaire. — En 1872 on comptait dans le Lot-et-Garonne 31 6Gi enfants de 6 à 13 ans (1G020 garçons et 15 64 4 filles), soit 9.12 enfants d'âge scolaire par 100 habitants.

En 1870 on y comptait 30 541 enfants de 6 à 13 ans : 15 552 garçons et 14 989 filles, soit 9.64 enfants d'âge scolaire par 100 habitants.

Le recensement de 1881 donne 16 146 garçons et 15 601 filles de 6 à 13 ans, soit 10.17 enfants d'âge scolaire par 100 habitants. Malgré cette légère augmentation sur la période précédente, le département de Lot-et-Garonne se trouve encore pour la population d'âge scolaire de 2 0/0 au-dessous de la moyenne générale, qui est pour toute la France de 12.17 0/0.

1. Etat de l'instruction priraaire avant 1789. — V. Guyenne et Gascogne.

2. Développement de l'instruction primaire depuis 1789 et état actuel. — Le rapport fait en l'an X sur la situation du déparlement par le citoyen Pieyre fils, préfet (V. Statistique des pré" fets), contient le passage suivant qui donne un aperçu de l'état de l'instruction primaire dans le Lot-et-Garonne au commencement de ce siècle:

« L'école centrale occupe l'ancien évêché d'Agen, édifice superbe et vaste; l'enseignement est confié à des professeurs d'un talent reconnu et bien capables de remplir les intéressantes fonctions dont ils sont chargés. Les cours de dessin, de mathématiques, d'histoire naturelle et de législation sont les plus suivis. — Le nombre des élèves pour toute l'école est en ce moment de 80 à 100.

» Les écoles primaires sont, je pense, à peu près partout dans le môme état d'imperfection ; quoique les instituteurs n'aient à enseigner que les premiers éléments, leur choix n'a pas été fait avec assez d'attention ; la plupart n'ont rien changé à leur ancienne routine, et tous auraient besoin d'être guidés dans la méthode qu'ils ont à suivre. Ces écoles remplissant néanmoins une partie de leur objet ; répandues sur tous les points du département, elles y augmentent chaque année le nombre des enfants qui savent lire, écrire et un peu de calcul; ceux de? campagnes ne les suivent que pendant quelques mois, dans l'intervalle du travail des champs, et ces fré-

quentes interruptions prolongent beaucoup le temps de leur enseignement, qui est souvent abandonné avant d'avoir pu être utile. Plus on réfléchit sur les entraves que la situation des lieux, l'indigence et l'insouciance des familles mettent au succès des écoles primaires, dont le but est de rendre à peu près universelle cette première instruction qui est si nécessaire à tous, plus on reconnaît que leur avantage principal sera toujours d'être plutôt multipliées que perfectionnées, et qu'il est plus important d'avoir partout un instituteur qui enseigne à lire et à écrire d'une manière imparfaite, que des maîtres moins nombreux avec plus de moyen§ et d'intelligence. Dans ce genre, l'extension de l'enseignement est encore plus utile que son amélioration, et c'est ce qu'opérerait l'instruction absolument gratuite aux frais des communes, par un traitement fixe et suffisant, levé sur les contribuables au profit du maître d'école. Cette dépense une fois avancée, tous les habitants s'empresseraient de l'utiliser en faveur de leurs enfants, et ce moyen serait le plus sûr et le plus facile de rendre vraiment générale la jouissance de ce bienfait, dette sacrée d'un gouvernement sage qui s'enrichit en l'acquittant.

» Outre les écoles publiques, il est dans le département un assez grand nombre de maisons d'édui-aiion particulières; trois d'entre elles méritent d'être distinguées. Ces institutions, plus rapprochées de tous les citoyens et bornées aux leçons les plus appropriées aux besoins et au goût du plus grand nombre, remplissent momentanément l'intervalle qui existe entre l'instruction primaire et l'école centrale. L'établissement de Villeneuve est sous l'inspection immédiate des vingt-six pères de famille qui l'ont fondé. Cette association de la surveillance paternelle à la direction des maîtres offre peut-être la plus sage et la pins avantageuse organisation. »

Nombre des écoles. — Le tableau ci-dessous indique le nombre des écoles depuis les dernières années du premier empire, mais surtout depuis la fin de la Restauration, premier régime à partir duquel nous possédions des statistiques officielles relatives à l'enseignement primaire, jusqu'à nos jours :

iSoO

là79-80

d'après l'almanach de l'Université impériale

d'après l'almanach de l'Université royale

d'après la stalistique offic"». .

Écoles publiques

Écoles libres

Les moyennes 'correspondantes pour toute la France sont, respectivement : 55.2 0/0, 18.9 0/0, 12.3 0/0, 7 0/0 et 6. G 0/0.

Au point de vue du nombre dft classes par école^ les écoles publiques de Lot-et-Garonne se subdivisent comme suit :

En 1876-1877 les 475 écoles publiques du département formaient ensemble 56'> classes; en 1881- 1882 les 5a7 écoles publiques forment 689 classes ; il y a donc, entre les deux dates, augmentation de 62 écoles seulement, mais de 124 classes, ce qui montre que la tâche des maîtres a été allégée par le dédoublement d'une soixantaine de classes trop populeuses. Sous ce rapport, du reste, le département de Lot-et-Garonne se trouve dans de bonnes conditions. Voici sa situation exacte actuelle en ce qui concerne les écoles publiques :

Classes de moins de 50 élèves 526, soit 76.3 0/0

— de plus de 50 — 102, — 14.8

— — de 60 — 46, — 6.7

— — de 80 — 5, — 0.7

Écoles à 1 classe

Écoles à 5 classes

En 1837, sur un total de 465 écoles, tant publiques que libres, on comptait 149 écoles spéciale» »iux garçons, 131 écoles spéciales aux filles et 145 écoles mixtes; en 1876-1877 les 645 écoles du département se décomposaient en 219 écoles de garçons, 143 écoles mixtes et 283 écoles de filles. En 1881-1882 les chiffres sont : 234 écoles spéciales aux garçons, 311 écoles spéciales aux filles, et 139écoles mixtes, dont 116 dirigées par des instituteurs et 23 dirigées par des institutrices.

Situation scolaire des communes. — Sur les 32& communes du département, 313 possédaient (en 1882) au moins une école publique de garçons, defilles ou mixte, 10 étaient réunies légalement à une autre commune pour l'entretien d'une écolepublique; 2 n'avaient qu'une école libre, et une seule était complètement dépourvue d'école.

Sur les 224 communes de 5U0 habitants et audessus, 179 avaient au moins une école publique de filles, 11 n'avaient pour les filles que des écoles libres, et 34 n'avaient aucune école de filles ni publique ni libre; par contre on trouvait une école publique spéciale aux filles dans 6 communes d& moins de 500 habitants.

Division des écoles publiques et libres en écoles laïques et écoles congréganistes.

Écoles laiques Écoles congréganistes

de garçons ^ gn de garçons ^ gn ^otal

ou mutes ou mules

Les 352 écoles laiques de garçons ou mixtes sedivisent en 345 écoles publiques et 7 écoles libres ; les 21 écoles congréganistes de garçons ou mixtes se divisent en 3 écoles publiques et 18 écoles libres. On voit par ces chiffres que les congréganistes n'existent plus guère qu'à l'état de souvenir dans l'enseignement public des garçons ou mixte.

Les 192 écoles laïques de filles se divisent en 158 écoles publiques et 34 écoles libres; les 119 écoles congréganistes do filles se divisent en 31 écoles publiques et 88 écoles libres. C'est donc 16.4 0/0 seulement des écoles publiques de filles aux mains des congréganistes ; mais celles-ci sont en forte majorité dans l'enseignement libre (88 contre 3i), et tout compte fait elles instruisent près de la moitié des jeunes filles du département.

Voici d'ailleurs le résumé exact de la situation respective des laïques et des congréganistes :

Garçons ou mixtes.

Filles...

I Laïques..

I (^ongrég..

! Laïques..

Congrég..

Écol(

Élève»

LOT-ET-GAUONiNE

Nombre total d'élcves, et nomhre de<t élèves gratuits dans les écoles primaires de toute nature.

^ Total dei élève»

Élèves ^atuitt

(année civile)

Manque

(année scolaire)..

Manque

Gratuité

Pour la gratuité il y avait lieu, avant la promulgation de la loi du IG juin 1881, de distinguer entre les élèves des écoles publiques et ceux des écoles libres. Les élèves admis gratuitement dans ces dernières étaient, en 1881, si l'on s'en rapporte à des déclarations que les autorités scolaires n'avaient pas à contrôler, au nombre de 3080 sur 980-2, soit 31.17 0/0.

Dans les écoles publiques la gratuité avait monté lentement de 35 0/0 en 1833 à 41 0/0 en 1850. La statistique de 18G3, qui passe pour plus exacte que celle de 1850, attribue la gratuité à

29 0/0 seulement des élèves des écoles publiques de Loi-et-Garonne. En 1867 elle était à 31.8 0/0; en 1872 elle atteignait 43.2 0/0, et en 187G-187 7, 50.1 0/0. Au moment de la promulgation de la loi du 16 juin 1881, le nombre des élèves admis gratiiitement dans les écoles publiques était de 13 586 sur 24 416, soit 55 0/0. C'est donc près de la moitié des élèves des écoles publiques de Lotet-Garonne qui sont ajoutés à la charge du budget ordinaire de renseignement primaire par suite de l'application de la loi du 16 juin 1881.

Les 37 612 élèves des écoles primaires du département de Lot-et-Garonne peuvent se décomposer en 2S 582 élèves des écoles publiques et

0030 élèves des écoles libres; en 18 922 garçons et 18 690 filles; en 27 707 élèves des écoles laïques et 9905 élèves des écoles congi-éganistes; en 31 776 élèves des écoles spéciales à l'un ou à l'autre sexe et 5836 élèves des écoles mixtes. La proportion de ces derniers pour les écoles publiques est de 19.8 0/0, soit exactement 3 0/0 au-dessus de la moyenne générale, qui est pour toute la France de 16.8 0/0.

Les élèves d'âge scolaire figurent dans ce nombre de 37 612 pour 30 024. D'après le recensement de 1881, le nombre des enfants de cet âge pour le département est de 31 747, d*où il résulterait que 1723 enfants d âge scolaire ne fréquenteraient pas les écoles primaires. Il convient toutefois de retrancher de ce nombre 215 enfants de 6 à 13 ans inscrits dans les salles d'asile et ceux qui reçoivent l'instruction primaire dans un établissement d'enseignement secondaire quelconque (348 en 1881-1882). En admettant que 100 ou 150 enfants reçoivent l'instruction dans leurs familles, il n'en resterait pas moins un millier d'enfants de 6 à 13 ans privés de toute instruction dans le département de Lot-et-Garonne.

Il faut reconnaître cependant que la fréquentation ou tout au moins l'inscription est allée se développant rapidement dans le département depuis 1829. A cette date il n'y avait que 203 enfants inscrits à l'école par 10 000 habitants. En 1833 il y en avait 292, en^l837 508 ; 540 en 1840, et 732 en 1850. En 1863 on comptait 926 inscriptions par 10 000 habitants, en lh67 elles dépassaient lOOO et en 1876-1877 elles atteignaient 1U47. La moyenne générale des inscriptions pour toute la France était alors de 1281 élèves par lOOOO habitants. En 1881-1882 on compte dans le Lot-et-Garonne VÎOb élèves inscrits par 10 000 habitants, soit 196 de

moins qus la moyenne générale qui est, pour cette année scolaire, de 1401 inscrits pour 10 OOŒ habitants.

Personnel enseignant. — Il ne reste plus quo 10 instituteurs consrégarjistes dans l'enseignement public ; dans l'enseignement libre, omt l'effectif est de 50 membres, les instituteurs laïques sont au nombre de 9 seulement. Les institutrices laïques sont en majorité dans l'enseignement public et er> minorité dans l'enseignement libre ; mais dans les écoles publiques de filles la minorité congréganiste représente encore 20.3 0/0 de l'effectif desinstitutrices.

Nombre d'instituteurs et d'institutrices^ y compris les adjoints et les adjointes.

Inslitutearr

Ins

litutrices

laïques

congrégan.

laïques

congrégan.

ioiai

IS

56ft

Pour 1881-1882 ces nombres se subdivisent comme suit : les 429 instituteurs laïques en 420 publics et 9 libres; les 57 instituteurs congréganistes en 10 publics et 47 libres; les 282 institutrices laïques en 212 publiques et 70 libres; lea 27 8 institutrices congréganistes en 5i publiqueset 224 libres.

Dans le personnel laïque des écoles publique» il n'existe plus qu'un instituteur adjoint non breveté; dans le personnel congréganiste on trouve encore 4 instituteurs adjoints, 13 institutrices titulaires et 8 adjointes non munis du brevet.' La proportion des non brevetés chez les maîtres congréganistes des deux sexes est de 39.1 0/0.

Dans le personnel laïque des écoles libres, sur 79mem.bres dont 9 instituteurs et 70 institutrices, on trouve un adjoint et deux adjointes non brevetés ; dans le personnel congréganiste des mêmes écoles, qui compte 271 membres dont 47 instituteurs et 224 instiiutrices, on trouve encore 9 instituteurs adjoints, 22 institutrices titulaires et 65 adjointes sans brevet, ensemble 96, soit 35.4 0/0.

Ou voit par ces chiffres que le personnel laïque^ tant de l'enseignement libre que de l'enseignement public, s'est mis promptement en règle avec la loi du 16 juin 188 1 sur les titres de capacité, et que le personnel congréganiste, fort en retard sous ce rapport, est encore moins bien pourvu dans l'enseignement public que dans l'enseignement libre.

Maisons d'école et mobilier scolaire. — Sur 537 maisons d'école que comptait le département de Lot-et-Garonne en 1882, 392 appartenaient aux communes, 23 étaient prêtées, 122 louées. Le montant des sommes payées pour location de ces dernières s'élevait à 29 607 francs. 205 des maisons appartenant aux communes, c'est-à-dire près de la moitié, étaient l'objet d'une demande do réparation ou d'amélioration quelconque, (-'ette situation serait à la veille de s'air.éliorer, si le mouvement signalé par l'inspecteur d'aca léinie dans son rapport au Conseil général (session d'août 1882) ne se ralentit pas :

« Une sorte d'émulation s'est manifestée entre les communes pour la construction ou l'acquisition de maisons d'école Dans les localités populeuses les nouvelles constiuouons réunissent toutes les conditions do commodiic et d liygièno pour les élèves en même temps que les meilleures

<1ispositions pour faciliter un bon enseignement

Si l'on tient compte des projets déjà exécutés, de ceux qui sont adoptés, de ceux qui sont à l'étude et des constructions commencées, on est en droit ^'affirmer qu'il ne restera pas, en 1883, plus de 100 établissements scolaires à reconstruire ou à réparer. »

La question des mobiliers scolaires paraît devoir être plus longue à résoudre :

« L'amélioration des mobiliers scolaires s'accomplit dans un grand nombre de communes, mais il convient de reconnaître qu'elle ne suit pas une

marclie aussi rapide que celle des locaux Le

matériel de l'enseignement se compléterait avec une extrême difficulté si le ministère de l'instruction publique n'en faisait pas les frais. Des écoles de villes importantes sont encore dépourvues de cartes géographiques, de globes, de tableaux noirs. Mais un grand nombre d'écoles rurales ont reçu de l'Etat des objets qui ornent les salles de classes en même temps qu'ils servent à l'instruction des élèves. »

Le chiffre des subventions accordées par l'Etat à diverses communes du Lot-et-Garonne pour construction ou réparation de maisons d'école ou pour acquisition de mobiliers scolaires pendant les six dernières années est le suivant :

Nombre Subvsntions

des écoles de l'Etat

■1877 15 ISlOOfr.

Totaux 166 945 080 fr.

Enseignement, méthodes et résultats. — « Il y aurait beaucoup à, dire sur ce point si l'on voulait entrer dans les détails; nous nous bornerons, dit le rapport d'inspection académique, à faire savoir que dans l'ensemble il convient de signaler des progrès réels dans les méthodes et les résultats... Les instituteurs qui seraient tentés de se laisser aller à la nonchalance sont tenus en éveil par les fréquentes visites des inspecteurs. De bons conseils sont donnés à tous au grand profit de la direction de la classe.

» L'enseignement de la gymnastique se fait maintenant dans toutes les écoles communales de

garçons Bon nombre de maîtres, à cause de

leur âge ou par suite d'infirmités, ne sont cependant pas dans les conditions voulues pour faire exercer les élèves. Cette situation ne pourra changer que par la présence, dans les écoles, d'instituteurs formés à l'école normale primaire. Des mesures vont être prises pour exercer au tir les élèves âgés de plus de douze ans. Un bataillon scolaire est en formation dans chaque canton, et des instructeurs seront chargés d'initier aux exercices militaires les élèves faisant partie du bataillon cantonal. »

Certificat d'études primaires. — Le certificat ■d'études primaires a fait son apparition dans le Lot-et-Garonne en 1868; mais le premier relevé, qui date de 1872, ne mentionne que 95 candidats, dont 82 garçons et 13 filles, sur lesquels ^ filles et 31 garçons avaient été admis. En 1878, 1*29 garçons seulement s'étaient présentés et 44 avaient obtenu le certificat. En 1881 l'institution avait pris un certain dcvelopp''ment ; (ilT candidats, dont 457 garçons et 160 filles, s'étaient présentés aux examens; 289 garçons et lOG filles avaient réussi. Le nombre des admis représentait 1.15 0/0 du total des élèves de toutes les écoles; pour toute la France cotte proportion était de 1.36 0/0. En 1882 le nombre des candidats a été de 834 : 539 gardons et 295 filles. La proportion des admis par

rapport aux examinés est de 69.2 0/0 pour les filles et de 71.8 0/0 pour les garçons. Le total des certificats obtenus représente 5.7 0/0 des élèves de onze ans et au-dessus, c'est-à-dire des élèves en âge de concourir, dans toutes les écoles. Cette proportion étant pour toute la France de 6.6 0/0, le département de Lot-et-Garonne reste de 0.9 0/0 au-dessous de la moyenne générale.

Enseignement primaire supérieur. — Le département possède déjà six écoles primaires supérieures. Elles sont établies à Aiguillon, Port- Sainte-Marie, Prayssas, Laplnme, Gastillonnès et Saint-Sylvestre. Toutes ces écoles ne comportent qu'un cours complémentaire d'une annéf. Nérac a voté la création d'une écolp. de trois ans. Sans aucun doute d'autres localités imiteront cet exemple.

Ecoles normales et cours 7iormal. — Le département de Lot-et-Garonne possède une école normale d'instituteurs fondée à Agsn en 1878. Cette école reçoit actuellement 46 élèves-maîtres. L'enseignement y est donné par le directeur, 5 maîtres-adjoints et 9 professeurs externes.

Une école normale d'institutrices a été ouverte également à Agen en 1883. Elle contient 36 élèvesmaîtresses. L'enseignement y est donné par la directrice, 5 maîtresses-adjointes et 3 professeurs externes. Cette école remplace un cours normal laïque dont la fondation remontait à 1872 et qui aura rendu des services avant de dispaïaître. En 1880, le cours normal contenait 20 élèves dont 9 de première année, 6 de deuxième et 5 de troisième. En 1881, 6 élèves-maîtresses présentées à l'examen du brevet élémentaire ont toutes été admises. A la première session de 1882, sur 4 élèves-maîtresses présentées au brevet élémentaire, 3 ont été admises ; 5 élèves se préparaient pour les examens du^ brevet supérieur. Pendant ces dernières années un accroissement considérable du nombre des admissions avait été rendu nécessaire par la création récente de plus de 70 écoles communales de filles et par l'augmentation du personnel des institutrices-adjointes ; aussi la promotion, qui avait rarement dépassé 4 avant 1881, avait été portée à 15 en 1882, et la création d'une école normale d'institutrices répondant par son installation et ses ressources aux besoins de la situation nouvelle était-elle devenue une nécessité urgente pour le département.

Brevets de capacité. — Nous donnons ci-dessous, par nature et par sexe, le nombre de brevets de capacité délivrés dans le département de Lot-et- Garonne depuis 1833 jusqu'à 1882 inclusivement:

Instituteurs.

brevets élémentaires,

brevets supérieurs.

— obligatoires,

— complets.

— facultatifs ou complets.

-— élémentaires.

— supérieurs.

Institutrices

brevets élémentaires,

arevets supérieurs.

— obligatoires.

— complets.

tl

— élémentaires,

— supérieurs.

En 1881^ 137 aspirants s'étaient présentés pour l'obtention du brevet élémentaire, 75 l'ont obtenu, soit 54.8 0/0. Les aspirantes s'étaient présentées au nombre de 183, sur lesquelles 119 ont été admises, soit 65 0/0. La moyenne des admissions par rapport aux candidats était pour toute la France de 49.9 0/0 pour les aspirants ot de 62.2 0/0 pour les aspirantes. D'où il résulte que les aspi-

LOT-EÏ-GAUONNE

LOT-ET-GARONiNE

rants et les aspirantes sIb sont placés au-dessus de la moyenne générale.

En 1882, les résultats ont été moins satisfaisants. Les aspirants ont passé dans la proportion de 30.5 0/0 et les aspirantes dans la proportion de 51.4 0/0. La moyenne générale était pour les aspirants 36.9 0/0 et pour les aspirantes 52.9 0/0.

Les épreuves pour le brevet supérieur n'ont pas été subies avec beaucoup plus de snccès : 17 aspirants sur 56 et 8 aspirantes sur 32 ont obtenu le brevet, soit 30.4 0/0 pour les aspirants et 25 0/0 pour les aspirantes. Les moyennes générales sont respectivement 38.5 0/0 et 37.9 0/0.

Salles d'asile. — Le département de Lot-et- Garonne comptait une salle d'asile en 1837; 13 en 1850; 21 enl8G3; 22 en 1867 et 33 en I87G-1877. Le nombre des enfants reçus dans les salles d'asile était de 40 en 1837 ; de 1278 en 1850, de 2410 en 180<, de 2784 en 1867 et de 3150 en 1876-1877. En 1881-Î882 le département comptait 38 écoles maternelles, dont 15 publiques et 23 libres; 7 écoles maternelles publiques et une libre étaient dirigées par des laïques; la direction des 30 autres était confiée à des directrices congréganistes. Ces 38 établissements avaient reçu 3392 élèves répartis comme suit :

3 392 élèves.

Ecoles maternellesnaïques.. 356 publiques | congrég. 1120

Ecoles maternelles) laïques.. 21 )

libres /congrég. 1895 \

Les enfants de 6 ans et au-dessus, c'est-à-dire d'âge scolaire, figuraient dans ce nombre pour 215.

Cours d'adultes. — Voici la statistique des cours d'adultes à partir de 1863 :

Nombre de cours

Nombre d'auditeurs

Uommes

Femmes »

Hommes 6 028 4 387 3 308 3 509 3 477 3 886

Femme*

Pendant l'hiver 1881-1882, 182 cours d'adultes hommes et 49 cours d'adultes femmes ont été suivis respectivement par 3404 et 695 auditeurs.

Bibliothèques scolaires. — Le département de Lot-et-Garonne possédait, en 1863, 139 bibliothèques scolaires contenant ensemble 3215 livres. Au l*"" janvier 1883, on comptait dans ce département 184 bibliothèques scolaires contenant ensemble 13 850 livres de lecture, plus 3663 livres scolaires pour les besoins des élèves.

Bibliothèques pédagogiques. — Le département en possède 29 (pour' 35 cantons), contenant 2832 volumes. :

Conférences pédagogiques. — « Les instituteurs ! et les institutrices, dit le rapport d'inspection ; académique, se réunissent deux fois par an en î conférence dans des localités qui sont à peu près en nombre égal à celui des cantons. Chacun est 1 tenu de présenter un travail sur un sujet fixé d'avance. Mais, dans ces réunions, les matières . examinées et discutées peuvent comprendre toutes les questions qui intéressent les progrès do l'en- !

seignement primaire Les conférences pédago- 1

giques continuent à exercer la plus heureuse in- ' fluence sur les maîtres et sur l'enseignement lui-même. Elles doivent être considérées comme l'une de nos plus utiles institutions par les bons , résultats qu'elles produisent. » I

Caisses d'épargne scolaires. — L'institution des caisses d'épargne scolaires s'est implantée dans le i

Lot-et-Garonne en 1875. Au 1" janvier 1879, 51 écoles avaient ouvert une caisse d'épargne, et 873 élèves épargnants, sur lesquels 491 avaient le livret de la grande caisse d'épargne, possédaient ensemble 3562'', 55.

Au l«c janvier 1883, on retrouve l'institution dans la situation suivante : 65 caisses d'épargne, 731 élèves épargnants et 8291 francs de dépôts.

Caisses des écoles. — La loi du 28 mars 1882, en rendant obligatoire la caisse des écoles, a donné du ressort à cette institution qui n'avait existé que de nom jusqu'alors. Dans le déparlement du Lot-et-Garonne il n'y avait aucune caisse des écoles au 1*' janvier 1882. Au 1*' janvier 1883 on en trouve 182, dont le mouvement pendant l'année 1882 se solde comme suit :

Recettes 2 917 fr.

Dépenses 1 851

Reste en caisse au 1" janvier 1883 1 066 fr.

Sociétés de secours mutuels. — Le département du Lot-et-Garonne possède une société de secours^ mutuels entre les instituteurs et les institutrices fondée en 18G6 et qui depuis celte date distribue à ses adhérents nécessiteux des secours variant de 100 à 900 francs par an. Le taux de la cotisation annuelle est de 10 francs. Au 1" janvier 1879 le nombre des membres participants était de 327 et l'actif de la société en titres ou numéraire était de 12 473 francs.

La situation s'est peu modifiée depuis ; au 1*' janvier 1883 l'actif est de 25419 francs, mais le nombre des sociétaires aij lieu d'augmenter est tombé à 314.

Bulletin scolaire. — Le Bulletin officiel de Vinstruction primaire de Lot-et-Garonne a été fondé en 1866. C'est une publication mensuelle de format petit in-8°, envoyée gratuitement à tous les instituteurs et institutrices. Le Bulletin officiel publie les lois, décrets, arrêtés et circulaires ministériels, ainsi que tous les documents émanant des autorités scolaires et administratives du département, les sujets de conférences pédagogiques, en un mot tout ce qui intéresse le service de l'enseignement primaire.

Résultats de l'instruction. — Les tableaux cidessous donnent les chiffres des conscrits et des conjoints lettrés.

ANNÉES

Examinés

ONSCRIT

Sachant

au moins

lire

Combien pour 100

DS

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