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On remarquera sans doute que le personnel enseignant a diminué do 62 membres de 1880 à 1881; mais on constatera en môme temps que
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cette diminution porte exclusivement sur le personnel congréganiste, et on trouvera l'explication de ce faii dans le commentaire dont nous avons accompagne l'exposé de la situation des classes, et dans l'extrait suivant du rapport d'inspection académique au Conseil général(session d'août 188'2):
« Dans l'évaluation du nombre des adjoints et surtout des adjointes des écoles congréganistes, l'exactitude est loin d'être absolue.
>» Jusqu'au 1" janvier 1882, en effet, les directeurs et les directrices des écoles congréganistes touchaient un traitement calculé d'après l'effectif total des élèves de chaque école ; ce traitement, souvent assez élevé, leur permettait de payer à leur tour leurs adjoints ou adjointes et leurs auxiliaires; la distinction entre ces deux catégories, adjoints et auxiliaires, était parfois assez difficile à établir pour l'administration; la dénomination d'une même personne était même sujette à des variations. C'est ainsi qu'en faisant disparaître du nombre des adjointes des personnes qui en réalité n'étaient que des auxiliaires, on a fait descendre ce nombre de 82 à 45. Aujourd'hui cet état de choses a disparu ; le directeur ne touche plus que le traitement auquel il a droit d'après la classe à laquelle il appartient, et les adjoints sont
nommés et payés par l'administration H sera
dorénavant possible de connaître exactement tous les maîtres employés dans les écoles congréganistes publiques, et de n'admettre à faire la classe que ceux qui posséderont les titres exigés par la loi et qui auront reçu une nomination régulière. »
Pour 1881-1882 les chiffres relatifs au personnel se subdivisent comme suit: les 378 instituteurs laïques en 376 publics et 2 libres ; les 59 institateurs congréganistes en 33 publics et 26 libres ; les 190 institutrices laïques en 166 publiques et 24 libres; les 36'» institutrices congréganistes en 188 publiques et 176 libres.
Dans le personnel laïque des écoles publiques il n'existe qu'un seul instituteur adjoint non breveté. Dans le personnel congréganiste des écoles publiques, on trouve encore 3 instituteurs adjoints, 69 institutrices titulaires et 4 adjointes n'ayant aucun titre de capacité, soit ensemble 34.4 0/0.
Dans le personnel laïque des écoles libres, dont l'effectif ne s'élève qu'à 26 membres (2 instituteurs, 24 institutrices), il existe 2 institutrices (une titulaire et une adjointe) non brevetées, soit 8.3 0/0. Dans le personnel congréganiste des écoles libres, composé de 202 membres (26 instituteurs, 176 institutrices), il existe encore 6 instituteurs adjoints, 34 institutrices titulaires et 65 adjointes non munis du brevet, soit ensemble 52 0/0.
On voit par la comparaison de ces moyennes que le personnel laïque, dans l'enseignement libre, offre plus de garanties, au point de vue des titres de capacité, que le personnel congréganiste; celui-ci, dans le Lot et contrairement à ce qui se rencontre dans beaucoup d'autres départements, est moins bien trié pour l'enseignement libre que pour l'enseignement public. Mais, en général, le niveau intellectuel n'est pas très élevé dans le personnel enseignant du Lot. Le nombre des instituteurs et des institutrices du département qui possèdent le brevet supérieur est extrêmement faible, 16 instituteurs titulaires, 7 adjoints, et 2 institutrices.
Maisons d'école et mobilier scolaire. — Sur 671 maisons d'école que comptait le département du Lot en 1881, 343 appartenaient aux communes, 85 étaient prêtées, 243 louées. Le montant des sommes payées pour frais de location de ces dernières s'élevait à 22 932 francs. 197 des maisons appartenant aux communes étaient l'objet
d'une demande de réparation ou d'amélioration quelconque.
Le chiffre des subventions accordées par l'Etat à diverses communes du département du Lot pour construction ou réparation do maisons d'école et pour acquisition de mobiliers scolaires, pendant les cinq dernières années, est le suivant :
Nombre
Subvention»
des écoles
de l'Etat
1 306 535 fr.
Totaux
Enseignement ; méthodes et résultats. — « La réforme importante qui a ajouté aux anciens programmes l'instruction morale et civique, les sciences physiques et naturelles, le droit usuel et les principes d'économie politique, les exercices gvmnastiques et militaires, le dessin et le chant, n'aura pas du jour au lendemain des résultats bien sensibles, dit le rapport d'inspection académique de 1883. Nous sommes, à ce point de vue,, dans une période de transition.
» C'est par le renouvellement d'une certaine catégorie du personnel, par l'afflux plus considérable de sujets bien préparés dans les écoles normales, et aussi par les exigences de l'examen du brevet où les nouvelles matières devront être inscrites, que nous arriverons au but souhaité.
» En attendant, il faut tenir en haleine, sur ce' sujet, dans des inspections fréquentes et des conférences cantonales, un personnel d'ailleurs dévoué et certainement pénétré de l'importance du nouvel enseignement. A ce titre, je ne saurais trop lui recommander de se vouer avec zèle et régularité aux leçons de gymnastique et d'exercices militaires. »
Certificat d études primaires. — L'institution du certificat d'études ne remonte, dans le Lot, qu'à 1875. A cette date le nombre des candidats avait été de 383, dont 350 garçons et 33 filles, sur lesquels 13 filles et 163 garçons avaient été admis, soit en tout 158 certificats obtenus. En 1880, 346 certificats ont été obtenus par 248 garçons et 98 filles ; le nombre des candidats avait été de 423 garçons et de 125 filles.
En 1880-1881, malgré l'application des nouveaux, règlements qui ont rendu les épreuves plus difficiles, le nombre des admis sur 725 candidats, 458 garçons et 267 filles, a été de 544, dont 233 filles et. 311 garçons. Le nombre des certificats obtenus en 1881 dans le département du Lot représente 1.48 0/0 du total des élèves inscrits dans toutes les écoles. Le département se trouve ainsi de 0.12 0/0 au-dessus de la moyenne générale, qur est pour toute la France de 1.36 0/0.
En 1882, les résultats ont été également satisfaisants : 1020 candidats, dont 630 garçons et 39'' filles, se sont présentés aux examens et ont obtenu 797 certificats, dont 455 ont été attribués aux garçons et 342 aux filles. Les admissions représentent 72.2 0/0 des candidats pour les garçons et 87.7 0/0 pour les filles, et 6.3 0/0 du total des élèves de toutes les écoles primaires en âge de concourir. Pour toute la France cette dernière proportion est de 6.6 0/0.
Enseignement primaire supérieur. — Le département ne possède encore qu'une école primaire supérieure proprement dite , celle de Montcuq, qui est d'ailleurs florissante, et une écoled'un an annexée à l'école primaire de Castelnau. Beaucoup d'autres projets ont été mis à l'étude par les municipalités et sont susceptibles d'aboutir plus ou moins prochainement.
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