‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 115 sur 573 · H PC · texte numérisé non relu

H PC

Examinés

Sacliant

au moins

lire

Combien pour 100

Les opérations du conseil de révision pour la classe de 1881 ont porté sur i 299 conscrits, dont 1 150 ont déclaré savoir au moins lire, soit 88.5 0/0.

En 1827-1829 la moyenne de l'instruction des conscrits en France était de 42.1 0/0; dans la Lozère cette moyenne était de 37.1 0/0, soit 5 0/0 au-dessous de la moyenne générale. La classe de 1881, en portant l'instruction des conscrits dans la Lozère à 88.5 0/0, réalise ainsi un progrès total de 51.4 0/0 pour la période de cinquante-deux années qui s'est écoulée de 1829 à 1881, soit un progrès annuel de 0.95 0/0, tandis que pour toute la Franco le progrès n'a été pendant la même période que de 0,85 0/0 par an.

Nombre de conj oints ^ sur 100, ayant signé leur acte de mariage.

Années

Hommes

Femmes

Hommes et femmes

Budget de l'instruction primaire. — Le budget des dépenses ordinaires de l'enseignement primaire dans le département de la Lozère était, d'après la statistique de 1883, de 48 356 fr. La statistique de 1837 le réduit à 39 228 fr. ; celle de 1840 le porte à 45 185 fr. et celle de 1850 à 66 369 fr. D'après les états de liquidation des dépenses, le budget ordinaire s'est élevé, dans la Lozère, de 176 914 fr. en 1855 à 640 648 fr. en 1881. En 1863 les dépenses ordinaires atteignaient 194 349 fr., ce qui représentait, pourles 14 935 élèves inscrits à cette époque dans les écoles publiques, 13'%01 par tête, soit 3^'",54 de plus que le chiffre moyen de la dépense par élève, qui était alors pour toute la France de 9'',0I par tête. La dépense de 13^%01 par tête d'élève dans la Lozère était supportée comme suit : par la rétribution scolaire 2'%31; par les fonds communaux, 2%47 ; par le budget départemental 0'%I3; par la subvention de l'Etat 8f',î0, soit plus de 62 0/0 du total.

La loi du 10 avril 1867, en rendant obligatoire la création et l'entretien d'une école publique de filles dans toutes les communes de 500 habitants et au-dessus, a eu pour premier résultat d'augmenter dans une proportion considérable les dépenses ordinaires de l'instruction primaire qui sont montées, pour toute la France, de 33 850 000 fr. en 1867 à 48 900 000 fr. en 1868. Pour le département de la Lozère l'application de la loi du 10 avril 1867 s'est manifestée d'une manière toute différente. D'abord toutes les communes de plus de 500 habitants n'ont pas été dotées d'une école publique de filles, puisque en 1883 10 d'entre elles en sont encore dépourvues ; ensuite, loin d'avoir été une cause de nouveaux sacrifices, la reconnaissance légale des écoles existantes ou la création de nouvelles écoles de filles dans les communes de 500 habitants a été une source de bénéfices pour le département^ qui a reçu une augmentation de subvention de 65000 fr. sans presque rien ajouter à ses charges.

Eu 1876 le prix de revient par tète d'élève est de 17'', 83 pour toute la France : la rétribution scolaire fournit 4'%93, les ressources communales 8",36, les fonds départementaux 1",79, et la subvention de l'Etat 2",75. Dans la Lozère un élève coûte 19'%83 : les ressources départementales et communales y compris la rétribution scolaire fournissent 1",7S, et la subvention de l'Etat le reste ou plutôt le principal, soit 15'%07.

En 1882, les dépenses ordinaires communales et départementales réunies sont réduites, dans la Lozère, à 48 892 francs, tandis que la subvention

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