‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 13 sur 573 · INDIENS · texte numérisé non relu

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béralités de la compagnie. Enfin, à partir de 1848, l'aulorité se décida h intervenir dans cette question de l'enseignement primaire, et à faire établir des écoles élémentaires publiques en nombre suffisant pour assurer partout les bienfaits de l'instruction aux indigènes.

Les écoles publiques subventionnées par le gouvernement, tant celles du degré élémentaire que du degré intermédiaire, secondaire, ou supérieur, sont neutres au point de vue religieux ; dans un certain nombre d'entre elles, l'anglais est enseigné. Il y a dans chaque province un directeur de l'instruction publique, des inspecteurs d'arronrondissement aidés de sous-inspecteurs, et une ou plusieurs écoles normales. En 1871, le nombre des écoles du degré intermédiaire {middle-class sclioots) était de 2 873 (2 740 écoles de garçons, 133 écoles de filles), avec 158 728 élèves (151 65G garçons, 7 072 filles) ; celui des écoles secondaires i/iigh schools) était de 273 (donc une seule école de iilles) avec 47 572 élèves; celui des écoles norjuales de 104 (87 écoles de garçons, 17 écoles de /Ules) avec 4 346 élèves (4 08U garçons, 2fi6 filles); celui des collèges, de 44 (dont 24 fondés par le gouvernement et 20 par l'initiative privée) avec 3 994 étudiants. Outre les collèges ci-dessus menlionnés, on comptait en 1871 10 écoles de droit avec 684 étudiants, 5 écoles de médecine avec 893 étudiants, et 4 écoles d'ingénieurs civils avec 548 étudiants. Les trois universités de Calcutta, de Bombay et de Madras comptaient ensemble près de 6 000 étudiants.

Le nombre total des écoles de toute nature dans l'Inde anglaise se montait en 1872 à 40 700, avec 1280 000 élèves. On sait que la population de l'Inde anglaise est d'environ 200 millions d'habitants.

Ii\DE FRANÇAISE. — Nous avons groupé dans un article unique les renseignements relatifs aux colonies françaises, qui relèvent du ministère de la marine (V. Marine et colonies). C'est là qu'on trouvera, p. 1842, la statistique des écoles des cinq territoires qui constituent l'Inde française.

INDIENS. — On donne le nom d'Indiens aux - populations indigènes des deux Amériques qui appartiennent à la race cuivrée. Quelques-unes de ces populations vivent encore à l'état sauvage, parculièrement dans le Brésil et dans certaines parties des Républiques hispano-américaines ; ailleurs elles se sont plus ou moins civilisées ou même mélangées aux blancs. Le Canada compte environ 150 000 Indiens, dont un assez grand nombre ont été convertis au christianisme. Aux Etats-Unis, les statistiques les plus récentes en évaluent le nombre à 250 000, non compris les populations indigènes du territoire d'Alaska (ancienne Amérique russe). Nous ne nous occuperons dans cet article que des Indiens des Etats-Unis, les seuls sur lesquels on possède des documents un peu précis relative- Tnent au degré de leur instruction et au fonctionnement des écoles parmi eux.

On peut diviser les Indiens des Etats-Unis en trois catégories : 1° ceux qui vivent au milieu des blancs, et qui ont adopté entièrement les mœurs civilisées ; 2° ceux qui mènent une existence nomade dans les prairies lointaines du Far West, et qui se montrent absolument rcfractaires à la civilisation; 3° ceux qui, établis dans le Territoire indien, et conservant en partie leurs anciens usages, ont atteint un degré de culture relative. Les premiers, dont le nombre s'élève à 20 000 environ, ne se distinguent plus des autres citoyens des Etats-Unis que par la couleur; les seconds sont des sauvages ; ce sont ceux de la troisième classe qu'il est intéressant d'étudier : sur ceuxlà se concentrent aujourd'hui les tlTurts des philanthropes qui cherchent à conquérir la race indienne à la civilisation.

On appelle Territoire indien une vaste étendue de pays, d'une superficie d'environ 70 000 milles carrés, comprise entre les Etats de Texa«5, d'Arkansas, de Missouri, de Kansas et de Colorado. Il est occupé par un certain nombre de tribus vivant encore de la vie nomade, et par cinq nations à peu près civilisées : les Cheiokees (17,000 individus), les Choctaws et les Chickasaws (22 000 individus), les Creeks (13 000 individus), et les Séminoles (2 500 individus). Ces cinq nations ont une organisation scolaire analogue à celle qu'on trouve dans les Etats de l'Union. Chez les Cherokees, les écoles sont placées sous la surveillance d'un conseil d'éducation composé du chef principal, de son lieutenant, du trésorier du comité exécutif, de deux conseillers, et de trois commissaires nommés par le chef principal, avec le consentement du sénat de la nation ; les écoles sont réparties en trois districts dont chacun est inspecté par l'un des trois commissaires. Chez les Choctaws, il y a aussi trois districts scolaires dont chacun est inspecté par un commissaire ; ces trois commissaires, réunis au surintendant, forment le conseil scolaire de la nation ; ce sont eux qui délivrent aux instituteurs le brevet de capacité. Chez les Chickasaws, les Creeks et les Séminoles, il existe aussi un surintendant des écoles, et une commission d'examen pour la délivrance du brevet aux instituteurs. L'enseignement, dans les écoles des cinq nations, est donné en an<.'lais. Lorsqu'un élève fait preuve d'aptitudes particulières, il est généralement envoyé dans les Etat» de l'Est pour y poursuivre ses études. Chacune de ces nations possède un fonds scolaire, administré par le gouvernement fédéral des Etats- Unis, et dont les intérêts sont appli(iués à l'entretien des écoles. Le nombre des élèves inscrits dans les écoles des cinq nations était, en 1879, de 6 20.

Chez les Indiens des autres tribus, tant dans le Territoire indien qu'en dehors de ce Territoire, il existe aussi des écoles, généralement tenues par des missionnaires qui reçoivent des subventions du gouvernement fédéral. On évalue à 7 000 1e nombre des élèves de ces écoles.

L'école normale de Hampton, en Virginie, reçoit depuis quelques années des élèves indiens des deux sexes, qui s'y préparent à la profession d'instituteur. Une école normale destinée spécialement aux jeunes Indiens a été fondée en 1879 à Carlisle, en Pensylvanie, et une antre a été ouverte plus récemment à Forest-Grove, dans rOrégon : selon le rapport de M. Eaton, commissaire de l'éducation, les résultats obtenus dans ces établissements sont des plus satisfaisants.

INDRE (Département de l'). — Superficie r 6 795 kil. carrés. Population en 1876 ; 281 248 habitants (au lieu de 277 860 en 1866). Densité moyenne de la population par kilomètre carré : 41 habitants, un peu plus de la moitié de la densité moyenne de la France, qui est de 70 habitants par kilom. carré. Quatre arrondissements, formant autant de circonscriptions d'inspection primaire ; Châteauroux, Le Blanc, La Châtre et Issoudun ; 23 cantons, 245 communes.

Populatiiin d'âge scolaire. — En 1872 on comptait dans l'Indre 39 712 enfants de 0 à 16 ans (20 422 garçons et 19 290 filles), soit 14.3 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants.

En 1876 on y comptait 39 078 enfants de 6 à 13 ans (19875 garçons et 19 20s filles\ soit 13.9 enfants d'âge scolaire par iOO habitants. Malgré celte diminution do 4 dixièmes sur 1872, le département de rindre était encore de beaucoup au-dessus de la moyenne générale, qui était pour toute la France de 12.2 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants.

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