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gées par des instituteurs mariés ou par des institutrices; mais onze écoles mixtes dirigées par des instituteurs non mariés n'ont pas de directrices pour les travaux de couture]: c'est une lacune à combler. C'est, du reste, un enseignement qui laisse à désirer, même dans les écoles spéciales de tilles; trop souvent les élèves sont empêchées de travailler, faute d'aiguille, de fil, d'un lambeau de linge. Les travaux utiles sont sacrifiés aux ouvrages de fantaisie ; il faudrait que chaque élève eût une sorte d'album d'ouvrages manuels, où elle réunirait les meilleurs de ses travaux »
Certificat d'études primaires. — L'institution du certificat d'études primaires a été introduite dans le département d'Indre-et-Loire en I87tî. A cette date les garçons seulement, au nombre de 513, s'étaient présentés au concours : 372 avaient obtenu le certificat. Une an.iée plus tard, en 1877, les filles ont pris part au concours : 516 candidats, dont 401 garçons et 115 filles se sont présentés aux examens; 251 garçons et 95 filles ont obtenu le certificat. En 1880-81, le nombre des candidats au certificat d'études primaires a été de 853, dont 527 garçons et 326 filles : 374 garçons et 223 filles, en tout 597, l'ont obtenu. Les garçons ont passé dans la proportion de 71 0/0 et les filles dans la proportion de 68.4 0/0. Le total des certificats obtenus représente 1.610/0 du nombre des élèves de toutes les écoles ; pour toute la France cette proportion n'atteint que 1.36 0/0. On voit que, sous ce rapport, le département d'indre-et- Loire se place assez sensiblement au-dessus de la moyenne générale.
Ecoles normales. — L'école normale d'instituteurs, fondée à Loches en 1863, reçoit actuellement 42 élèves-maîtres. L'enseignement y est donné par le directeur, 5 maîtres adjoints et 3 professeurs externes. La situation matérielle de l'école normale d'instituteurs de Loches est déplorable. Cet établissement ne répond plus aux nécessités du temps présent. L'inspecteur d'académie s'en plaint amèrement : « Je disais l'année dernière que la situation s'aggravait ; cette assertion n'a pas cessé d'être vraie, puisque rien n'a été fait.
» Il serait donc superflu de répéter que le dortoir est trop petit d'un tiers; que les classes sont petites, mal éclairées et en mauvais état; qu'il n'y a pas de salle de dessin; pas de magasin pour les provisions achetées ou récoltées ; pas de cave, pas même un cellier suffisant; pas même de buanderie ; pas de séchoir couvert, pas même un grenier convenablement disposé pour en tenir lieu ; qu'enfin le logement du directeur aurait besoin d'importantes modifications pour être isolé du reste de l'école.
» Tout est à refaire dans le mobilier, parce que tout est usé, dégradé, ruiné, incapable même d'être réparé. Ce qu'il y a de convenable dans l'installation, c'est la cour de récréation et le jardin ; encore faudrait-il reparer et niveler la cour de l'école annexe qui est malsaine et boueuse.
» L'exiguité du local est devenue plus sensible encore depuis l'admission de quatre nouveaux élèves ; ils couchent au dehors
» La conduite de tous ces élèves est bonne, la discipline est facile, l'esprit est excellent, surtout en 3* année; dans la 2*^ on pourrait noter chez quelques-uns une certaine impatience du joug, dans la l""* quelques traits de légèreté à côté de beaucoup de bonne volonté... »
L'enseignement des matières obligatoires est en progrès à l'école normale de Loches : o La récitation donne des résultats satisfaisants ; il en est de même de la lecture : le ion est plus juste, le débit moins rapide, les défauts d'accentuation
tendent à s'eiîacer, l'intelligence du texte est assez complète; l'écriture est mieux enseignée, d'une manière plus méthodique. L'arithmétique, l'histoire, la géographie surtout sont manifestement en progrès. Le progrès est surtout sensible dans les exercices de rédaction : j'ai entendu lire quelques compositions dont le style n'était pas indigne d'un bon élève de rhétorique. Une part plus considérable, conformément aux prescriptions des nouveaux programmes, a été faite cette année aux notions de littérature et d'histoire littéraire... »
Pour l'enseignement des matières facultative» on attend encore le complément du matériel scientifique qui a été promis et qui permettra de donner à l'enseignement des sciences physiques et naturelles tout son développement. On ne néglige point la pratique au profit de la théorie : « des expériences au laboratoire, de» collections très intéressantes au point de vue scientifique et industriel, des promenades botaniques, des visites aux usines, tout est mis en œuvre pour permettre aux élèves-maîtres de tirer un bon parti de leurs connaissances.
» La musique vocale, l'orgue, les instruments de cuivre, ont pour avantage d'occuper utilement les récréations et de préparer pour les orphéons et les fanfares de nos campagnes des directeurs expérimentés.
» L'étude du dessin géométrique et d'imitation est en bonne voie, mais les modelés font défaut...
» Une amélioration très importante est à signaler dans l'enseignement de l'agriculture... Sanssacrifier la théorie, il est fait une large part à la pratique.
» La gymnastique, le maniement des armes sont en grande faveur à l'école depuis qu'elle a un professeur et un instructeur.
» L'école annexe compte 45 élèves. Elle répond à la confiance des familles, et pour les élèvesmaîtres elle est une véritable école d'application, où ils viennent mettre en pratique les leçons de pédagogie qu'ils ont reçues à l'école normale. »
Ecole normale d'institutrices. — Le département d'Indre-et-Loire possède une école normale d'institutrices fondée à Tours en 1880. Cette école normale compte actuellement 24 élèves-maîtresses. L'enseignement y est donné par la directrice, cinq maîtresses-adjointes et quatre professeur» externes.
La situation matérielle de cette nouvelle école paraît convenable. L'aménagement a été complété; la directrice a aujourd'hui sa salle à manger et une cuisine pour son usage particulier, deux chambres de maîtresses ont été installées à la suite du dortoir avec lequel elles communiquent par deux portes qui permettent de surveiller les élèves sans sortir de chez soi.
» L'enseignement des matières obligatoires, dit le rapport de l'inspecteur d'académie, est, à l'exception d'un cours de physique, le seul qu'on ait pu installer à l'école. Il est confié à des maîtresses dont le zèle et l'aptitude professionnelle sont dignes de tout éloge ; les résultats sont satisfaisants. L'étude de la langue est en progrès. En général l'enseignement est sérieux, intelligent et approfondi.
» L'enseignement de la musique, qui comprend l'étude du solfège, le chant et l'orgue, n'a pas tout le succès qu'on aurait pu attendre ; celui du dessin donne des résultats bien meilleurs; les travaux à l'aiguille sont l'objet de soins particuliers ; les élèves suivent en outre des leçons de coupe et d'assemblage qui leur sont faites par une de» maîtresses, pourvue du certificat spécial pour cet enseignement.
» Les élèves-maîtresses suivent depuis le moi»
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<le mars un cours do, gymnastique qui les intéresse vivement et dont leur santé, comme leur tenue, se trouve fort bien.
» Outre les derniers succès obtenus et qui sont considérables, l'école avait présenté, à la session de juillet 1880 trois élèves qui toutes les trois ont obtenu leur brevet... »
Brevets de cpacité. —Nous donnons ci-dessous le nombre, par nature et par sexe, des brevets de capacité délivrés dans le département d'Indreet-Loire de 1833 h 1881 inclusivement:
Instituteurs.
1833-1850. 137 brevets élémentaires, 6 brevets supérieurs. 1831-1867. 279 — obligatoires, 7 — complets. 1868-1880. 218 — — 31 — faciillatifs
ou coiriplets.
1881 55 — élémentaires, 14 — supérieurs.
Institutrices.
1836-1850. 6 brevets élémentaiies, » brevets supérieurs. 18S1-1867. 217 — obligatoires, 12 — complets. 1868-1880. 434 — — 21 — —
ou facultatifs.
1881 117 — élémentaires, 5 — supérieurs.
En 1881,101 aspirants s'étaient présentés pour l'obtention du brevet élémentaire, 65 ont été admis, soit 54.4 0/0; les aspirantes s'étaient présentées au nombre de 202, sur lesquelles 117 ont été admises, soit 57.9 0/0. La moyenne des admissions par rapport aux candidats est pour toute -la France de 49.9 0/0 pour les aspirants et de 62.2 0/0 pour les aspirantes. Au-dessous de la moyenne générale pour les aspirantes, le département d'Indre-et-Loire se place assez sensiblement audessus de cette moyenne pour les aspirants.
Les aspirants doivent être classés en deux catégories : les laïques et les congréganistes. Les laïques ont fait admettre 49 de leurs candidats sur 76, soit 6i.5 0/0; les congréganistes n'ont passé que dans la proportion de 24 0/0 (6 sur 25). Les aspirantes laïques ont obtenu 67 brevets sur 115 qui s'étaient présentées, soit 58.3 0/0 ; les aspirantes congréganistes n'ont que peu de chose à envier aux laïques ; elles ont obtenu 50 brevets pour 87 postulantes, soit 57.4 0/0.
Salles d'asile. — Le département d'Indre-et- Loire comptait 2 salles d'asile en 1837 ; 7 en 1850; 18 en 1863; 19 en 1867; 25 en 1876-77. Le nombre des élèves reçus dans les salles d'asile était de 253 en 1837, de 728 en 1850, de 1954 en 18(i:i, de 2 334 en 1872 et de 2 940 en 1876-77. En 1880-81 le département comptait 31 salles d'asile, dont 22 publiques et 9 libres; 2 salles d'asile publiques seulement étaient laïques, les 29 autres étaient dirigées par des congréganistes. Ces 31 établissements avaient reçu 3 336 élèves répartis comme suit :
Salles d'asile publiques, i Laïques.. 265 ) '^ ^ Coiiere?. 2 418 >
— libres congréganistes
3 366 élèves.
Les enfants de 6 ans et au-dessus figuraient dans ce nombre pour 533.
«■ Ces utiles institutions ont de la peine à se développer en Touraine, dit le rapport d'inspection académique; il est vrai que la dissémination des populations rurales est, dans un grand nombre de localités, un obstacle considérable ; cependant on pourrait citer un certain nombre de communes qui, par suite de l'importance de leur population agglomérée, pourraient, devraient même recevoir une salle d'asile. A défaut de salles d asile, on voudrait voir s'établir des écoles enfantines, qui recevraient les enfants de l'un et
de l'autre sexe trop jeunes pour suivre utilement les cours faits à l'école. »
Deux communes ont ouvert des établissement? de ce genre ; ils rendent de grands services aux maîtres et aux enfants.
On trouve en outre dans le département 6 ouvroirs, dont 5 à Tours et 1 à Chinon, tous dirigés par des congrégariistes : ils réunissent 159 j';unes filles; 5 orphelinats réunissant une centaine d'enfants ; 7 crèches avec 317 enfants; 2 garderies avec 29 enfants.
Pensionnats primaires. — A quelques écoles publiques sont annexés des pensionnats. On en compte 16, dont 6 laïques de garçons, 2 laïques et 8 congréganistes de filles. Le nombre des pensionnaires laïques est de 29 élèves, celui des congréganistes est de 41. Total, 70 élèves. Les pensionnats libres ont plus d'importance. On en compte 5 de garçons dont 3 laïques et 2 congréganistes, et 31 de filles dont 11 laïques et 2 ) congréganistes. Ils renferment une population de 1 149 élèves, dont 341 garçons et 8(J5 filles. Ces établissements sont généralement bien tenus.
Cours d'adultes. — Voici la statistique des cours d'adultes à partir de 1863 :
Nombre de
Hommes
s cours
Femmes »
Nombre des
Hommes 4 393 3 739 3 384 3 394
auditeur
Femme
Il y a, en 1880-1881, augmentation sensible des cours et des auditeurs sur l'année précédente,
M Cette double augmentation est un fait digne de remarque, dit le rapport d'inspection académique, dont on se féliciterait, si l'on était certain que les résultats obtenus sont eux-mêmes en progrès. Malheureusement il est difficile de surveiller ces cours, qui ont lieu pour les hommes dans la soirée et pour les femmes le dimanche seulement. Ils rendent incontestablement des services ; ils permettent aux jeunes gens qui ont quitté l'école prématurément de fortifier ou de compléter l'instruction acquise, en appli(iuant à l'étude un esprit plus mûr et une volonté plus ferme. »
Bibliothèques scolaires. — Le département d'Indre et-Loire possédait, en 1863, 36 bibliothèques contenant ensemble 1450 volumes. En 1881, il comptait 201 bibliothèques contenant 28 154 livres de lecture, plus 3 618 livres scolaires pour les besoins des élèves. Malgré ces chiffres, l'institution ne donne pas tous les résultats désirables. Le nombre des prêts a diminué pendant l'année dernière: il y a trop peu d'ouvrages nouveaux. «Quand le fonds ne se renouvelle pas, dit le rapport d'inspection académique, la curiosité languit, le nombre des lecteurs diminue, et les bibliothèques, avec une partie de leur attrait, perdent aussi une partie de leur utilité. »
Les conseils municipaux, malgré l'appel énergique de l'administration, montrent peu de bonne volonté. Le Conseil général a cependant accordé quelques subventions, et lÉtat a fait queltiues envois de livres, mais tout cela n'est pas suffisant et il faudra faire plus si l'on veut que les bibliothèques continuent à être fréquentées.
Bibliothèq-œs péilagogiques. — Il en existe 24 dans rindre-et-Loire, autant que de cantons : elles contiennent ensemble 7 028 volumes. Toutes ces bibliothèques ont une armoire, don du Conseil général. Elles possèdent en outre certaines ressources provenant de cotisations, souscriptions, etc. et qui servent à payer les frais de circulation de
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livres d'école à école. L'inspecteur d académie émet le vœu que la franchise postale soit accordée à ces envois, de façon que les ressources, déjà si limitées, des bibliothèques pédagogiques puissent être employées à acquérir les ouvrages qui leur
manquent. . r.,, , .
Conférences pédagogiques. — Elles n ont encore eu lieu qu'une seule lois depuis qu'elles sont régies par un règlement spécial, à peu près uniforme pour toute la France. « Les instituteurs et les institutrices se rendent volontiers à ces assemblées, dit le rapport d'inspection académique, si profitables à l'instruction populaire et à chacun en particulier. Mais ces conférences, par suite des distances parfois considérables qui séparent les communes du chef-lieu de canton, occasionnent des dépenses qui ne laissent pas de peser sur le mince budget de nos instituteurs. Le Conseil général a bien voulu, l'année dernière, voter dans ce but un crédit de 600 francs, qui est malheureusement insuffisant, et que je le prie instamment de porter à 1 500 francs. »
Caisses cVépargne scolaires. — L'institution des caisses d'épargne scolaires s'est implantée en Indre-et-Loire, en 18"5. Au 1" janvier 1879, fi9 écoles avaient installé une caisse d'épargne; et l 332 élèves épargnants, sur lesquels 1 ".'54 avaient un livret de la grande caisse d'épargne, possédaient ensemble 23 494 francs. En janvier 1882 il y avait 70 caisses, 1 514 épargnants, et un avoir de 40 075 francs. En 1881, les chiffres étaient: 62 caisses, 1 747 épargnants, 4l 210 francs. « La situation de ces caisses est restée stationnaire, dit le rapport d'inspection académique, avec tendances à l'amoindrisse-
»... Les caisses d'épargne scolaires n'ont leur véritable utilité que dans les localités industrielles ; de bons esprits même sont d'avis qu'il n'est pas nécessaire d'enseigner l'épargne aux paysans de la Touraine. »
Caisses des écoles. — Le département en possède 10 avec un encaisse total de 4 725 francs (situation aul*"" janvier 1882). Cette institution, destinée à procurer des ressources pour l'achat de vêtements et de livres aux familles nécessiteuses, loin de se développer, tend à disparaître presque complètement dans le département d'Indre-et- Loire. « Il est à désirer, dit le rapport d'inspection académique, que les caisses scolaires, qui jusqu'ici n'ont vécu que d'aumônes, reçoivent une organisation régulière qui leur assure des ressources fixes, sur les budgets de l'État, des départements et des communes. »
Société de secours mutuels. — Le département d'Indre-et-Loire possède une société de secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices, fondée en 1858 et qui, depuis cette date, distribue annuellement à ses adhérents nécessiteux des secours dont le montant total s'élève de 9C0 à 3 001) francs. Au l*"" janvier 1879, le nombre des membres participants était do 250. L'actif de la société était de Su 463 fr. 46 cent., dont 25^)21 fr. étaient versés à la caisse des dépôts et consignations. La cotisation annuelle est dte 12 francs. Cette société comptait, au mois de janvier 1882, 541 membres, dont 317 participants et 224 hono raires. L'actif général s'élevait à 36 SI I francs, dont 27 679 francs placés pour servir de fonds de retraite; 21 sociétaires retraités absorbent les intérêts de la plus grande partie de ce fonds.
La société avait reçu de l'État, à titre d'encouragemenr, une subvention de 540 francs.
Bulletin scolaire. — Geitc publication mensuelle, fondée en 1867, est adressée gratuitement aux instituteurs et aux institutrices. Le Bulletin de Vinstruction primaire d'Indre-et-Loire publie les^ lois, décrets, arrêtés et circulaires ministérielles, ainsi que tous les documents émanant
des autorités scolaires et administratives du département, les sujets de conférences pédagogiques, en un mot tout ce qui intéresse le service de l'enseignement primaire.
Résultats de l'instruction.
dessous donnent les chiffres conjoints lettrés :
— Les tableaux cides conscrits et des
ANNÉES
CONSCRITS
RANG (lu
DÉPARTE-