IH
Ui
38 1 IM9 3Ù^i4 3 239
Brevets. — Le nombre des brevets délivrés de 1833 à 1882 inclusivement a été le suivant ;
1833-1850. 121 brevets élémentaires, 3 breTets supérieaw.
— obligatoires.
— élémentaires,
complets, facult.itifs ou complets, supérieurs.
107 brevets élémentaires, obligatoires.
— élémentaires,
3 brevets supérieurs, 1 — complets.
2i — faoultatifs ou complets.
8 — supérieurs.
Certificat d'études primaires. — Les examen»^ du certificat d'études primaires ont été introduits dans le département du Morbihan en 1875; mais les résultats connus ne remontent pas au delà de 1876. En voici le tableau :
Certificats obtenas.
Garçons
Filles
Garçons
Filles
Résultats de l'instruction. — Les deux tableaux ci-dessous indiquent le degré d'instruction des conscrits et des conjoints :
Nombre de conscrits sachant au moiîis lire de 1827 à i^%1 inclusivement.
CLASSES
iS71-
CONSCRITS
Sachant
Examinés
au m»iiis
lire
Il 906
Combien pour 100
R.\NG du
DÉPAR- TEMENT
AfoWl'kAN
]\Wi(HïMAN^
En 1827«1829 la moyenne de l'instruction des conscrits était de 44.8 0/0; dans le département du Morbihan cette moyenne était de 17. i O/o, soit 27.4 0/0 au-dessous de la moyenne générale. La classe de 1881, en portant l'instruction des conscrits dans le département du Morbiiian à 60.1 0,0, réalise ainsi un progrès total de 4:-. 7 0/0 pour la période de cinquante-trois années qui s'est écoulée de 1829 à 1882, soit un progrès annuel de 0.81 0/0, tandis que pour toute la France le pro-^ grès a été durant la même période de 0.85 0/iQ, '
Nombre de conjoints sur 100 ayant gigni , ,
leur aGle^fie mariage, , ;,
Hommes > < 'Femmes Honnmës et femmes
Années
1854-55. i..U .y «^ -Sliï^'^'- 1 856-60... 'f;fi.«i:iJhf*8M ?j; '1861-65:..i.«l4i« gJuS7H^is^//dJ 1866-70.. .♦*f..». 'f^i,Â%iy%,,.j ,
52v9Hirï.'
Femmes 40.3
Budget de l'instruction pripiaîré,, rr-^^pus ;dQiv, nons ci-dessous le tableau des dépenses ordinaires de l'instruction primaire pour les vingt-huit dernières années de 1856 à 1882;;h,3/ .„ ,^s«ç^^o^^
ANNEES
RETRIBU-
il PAS t.
SUBVENTIONS
53 978 Gratuité
du
de l'État.
[fi"I Jîlt^
bi'lù'i
135 écoles libres). 4 communes seulement sont entièrement dépourvues d'écoles. 79 communes dé plus de 500 habitants n'ont pas encore d'école publique de filles. Sur les 576 écoles primaires du département, il y a 289 écoles laïques (149 écoles de garçons, 103 de filles et 37 mixtes) et 287 écoles congréganistes (66 de garçons, 164 de filles et
. Divisiondes écoles de toute nature ùt'opMi'w' j nombre de classes qu'elles possèdent :
Ecoles à'I
isao.-»
ssaj.! I
' Publiques Libres
classe,. a» 5v,6,.,,^„i >,59
— l.^&zdii-^blQ:ih ^^A iuqI^S.
— ~^et-e;u-tl«ssus 1 3
Totaux V...., ,8*ttfc^id sal^ol:
Division des classes des écoles publiques diaprés''' \ le nombre des élèves qu'elles reçoivent :
Classés de 30 îélèves et au-dessous..
— , de plus de 50 élèves
: — — de 60 — ,
j — . — de 70 — .....
81, soit
Les moyennes correspondantes pour toute la France sont : 58.9 0/0. 18.7 0/0, 11.6 0/0, 5.8 0/0, 5 0/0. D'où il résulte que, sous le rapport de la répartition du nombre d'élèves par classe, le département se trouve dans une situation qui appelle une prompte amélioration.
Nombre d'élèves. — Les enfants qui ont fréquenté les écoles primaires pendant l'année scolaire 1882-1883 sont au nombre de 60 339 (au lieu de 57 096 en I88M882). Ce nombre peut se dé-
cômposerenj ., '
'iiwntt'îiii/l uD iiisiusiiBqoD ub eariuminoo ■.
Elèves des 'êèàiks pùbïi'qUésT V '.'.''. '. .7 .'. .' 1 J " 48 à^7 )
Garçons ;.Vi^'..,.wi...:...Vi;'i%i;.vv... 31329 j
Filles 29010 )
Élèves des 'épOles laïques. ...:.. 26 079 }
— congréganistes. 34 260 )
l de garçons 27 458 1
— J de filles 25310 [
( mixtes 7 571.)
En 1863, la dépense moyenne par tête d'élève des écoles publiques était de 842 francs, soit î",02 au-dessous de la moyenne générale qui était il la môme date de 9'%47. En 1876, cette dépense était de 12", 10, la moyenne générale étant de Ï7'%83. En 1882, la dépense parlote d'élève dans le département du Morbihan était ae 13'%12, tandis que la moyenne générale était de 21'', 77.
Etat actdel de l'instruction primaire. — Voici la situation de l'instruction primaire dans le département du Morbihan pendant l'année scolaire 1882-1883.
Nombre d'écoles. — Le nombre des écoles primaires est de 576 (441 écoles publiques et
60 339 0«rtt
Les élèves d'âge scolaire figurent dans ce nombre de 60 339 pour 51 543. D'après le recensement de 1881, le nombre des enfants de cet âge pour le département du Morbihan est de 75 670, d'où il résulterait que 24 127 enfants d'âge scolaire ne fréquentent pas les écoles primaires. Il convient toutefois de retrancher de ce nombre 904 enfants de 6 ans et au-dessus inscrits dans les écoles maternelles publiques ou libres, et les 802 élèves de 6 à 13 ans qui reçoivent l'instruction primaire dans les établissements d'enseignement secondaire, ce qui réduit à 22 421 le nombre des enfants de 6 à 13 ans qui ne fréquentent pas los écoles primaires. Ce chiffre moyen de plus de 20 000 enfants de 6 à 13 ans qui no fréquentent pas les écoles mérite de fixer l'attention des autorités scolaires du département.
Certificat d'études primaires. — Le résultat des examens pour le certificat d'études primaires a été le suivant en 1883 :
Nombre . . Nombre
de candidats de cerlificats obtenus
Garçons.. JtuJja.sU!}. ti ^-^-SOfi-. -i^'înn". :: , 520 FiUe8..,.,iij<yw.>Wt 599 423
Totaux.
MOI^mHAN
Personnel en5^J^nan^„,jTT;-,Venaeignement primaire a employé dans l'année scolaire 1882-1883 un effectif de 1032 maîtres ou maîtresses, dont nous donnons le détail en deux tableaux. l" Pour les écoles publiques :
'-< ■ iii ut) i.;i)l ,^no?''i.'j . JnsliluJUurv r, i ^ n ( f^»«f italflcv
laïques coogr. laïques eongr.
Titulaires avec brevet supérieur 6
ïilulaires avec brevet élé"
. meutairc , 133
Titulaires sans brevet.... »
Adjoints brevetés 72
— non brevetés, . .. 8
2* Pour les écoles libres :
Titulaires brevetés
— non brevetés.
Instituteurs
laïques congr.
Inslitutrices
laïques congr.
Adjoints brevetés. .,. -..,., ^^,yc)Va> ?M>.b\ ■• ^h a>2!
Maisons d'école. — . La situatiort au l^f septembre 1883 est résumée dans le tableau suivant :
Nombre €t nature des maisons d'école,
.. n* «rin.i no - Apparlenaot ,
De garçons •iu*m)xl«ls. 212
De filles...
T'^'^Mf-
Frtlée*.
Louées
Total
Parmi les maisons d'école appartenant aux communes, 201 sont l'objet d'une demande d'amélioration. Le montant des sommes payées pour loyers de maison d'école s'élève à 27 00!) francs.
Le chiffre des subventions accordées par l'Etat à diverses communes du département du Morbihan pour construction ou réparation de maisons d'école et pour acquisition de mobilier scolaire, durant les sept dernières années, est le suivant ;
IfQmbrs d^jCpwmunes
Totaux.
Subventioas de l'État
3 500 fr.
,4^75 122 fr.
Ecoles maternelles. — Le département compte, en 1883, 35 écoles maternelles (16 publiques et 19 libres). Sur les 16 écoles maternelles publiques, 3 sont dirigées par des directrices laïques et 13 par des directrices congréganistes. Les direclrices laïques sont munies du certificat d'aptitude ; parmi les 13 directrices congréganistes, 10 sont dans ce cas. Sur les 19 écoles maternelles libres, 1 est dirigée par des laïques et 18 par des congré- {ïanistes; 12 directrices congréganistes n'ont pas de titres de capacité. Les directrices publiques laïques sont secondées par 3 sous-directrices pourvues d'un. titre de capacité; les directrices publiques congréganistes sont secondées par 12 sous-directrices dont 4 sans titre de capacité. On trouve également 7 sous-directrices d'écoles maternelles libres congréganistes, dont 3 sans titre de capacité.
Les écoles maternelles ont reçu, pendant l'année 1882-1883, 6110 élèves (5955 en 1881-1882) répartis comme suit :
maternelles
MORBIHAN
libres...
( con^ég.
laïques., congrég.
Les enfants de 6 ans et au-dessus, c est-à-dire d''âge scolaire, figurent dans ce nombre pour fJ04.'
Ecoles normales et cours normal. — Le département du Morbihan possède une école normale d'instituteurs ouverte à Vannes en 1883. Celte école normale contient actuellement 31 élèves-^' maîtres. *
Pour se conformer entièrement à la loi du 9 août 1879, le département du Morbihan d^vra créer une école normale d'institutrices qui lui fuit encore défaut en ce moment.
Ecoles primaires supérieures. — Au 31 décembre 1883, le département du Morbihan ne possédait encore que deux établissements où fût donné l'enseignement primaire supérieur : un cours complémentaire d'enseignement primaire supérieur pour les garçons, à Palais, arrondissement de Lorient, et un cours semblable pour les filles à Vannes. Le nombre des élèves garçons est de 30, celui des filles de 32. L'Etat n'entretient pas, quant à présent, de boursiers dans ces deux établissements.
Bibliothèques scolaires et bibliothèques péda-gogiques. — Voici la situation au !«' janvier 1884 :
Bibliothèques scolaires. ... ..-..t. VT.r.'.T " T59
Nombre de livres de lecture.^.; 40 102
— de prêts c-....;;*.'/UJ 20 475
Bibliothèques pédaiçiigiques. ...... ...... 36
1 Nombre de'^volumes 9^9i6' y ■
\ En 1863, le département ne possédait que 5 bibliothèques scolaires contenant ensemble 245 volumes de toute nature. --^..
Caisses des écoles. — 23 caisses des écoles fonctionnent en 1884 dans le département. Voici leur mouvement pendant l'année 1883 :
Recettes de l'exercice 18S2 5 833 fr.
Dépenses 5 oUiJ
Somme en caisse à la clôture de l'exercice....
530 fr. i
Avant l'application de la loi du 28 mars 1882, qui a rendu cette institution obligatoire, le dé- ? parlement ne possédait qu'une caisse de ce genre, .f dont l'actif était en 1881 de 550 francs. ; Caisses d'épargne scolaires. — Elles existent dans le département depuis 1879. Voici leur situa- i tion en 1879 et en 1883 ;
Années
Nombre
de caisses
de livret*
Sommes inscriiei
ces livrets
132 fr.
Société de secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices. — Il n'existe pas de société de secours mutuels entre les instituteurs et les insti- j tutrices dans le département du Morbihan. «
Bulletin scolaire. — Le Bulletin officiel de l'in^^ struction /»v>?îan-e du département du Morbihan, dont la création remonte à 1866, paraît tous les deux mois, en format petit in-S». Il est envoyé gratuitement h toutes les écoles publiques, dont il devient la propriété, et reçoit à cet effet une subvention du Conseil général.
Conclusion. — « Toutes les municipalités, dit le rapport de l'inspecteur d'académie daté de juin 1883, ont eu à s'occuper l'année dernière de la question des écoles, à rechercher les moyens de satisfaire aux prescriptions de la loi du 28 xnars 1882 et au désir d'instruction manifesté jusque dans les hameaux les plus éloignés. Là où les conseils municipaux ont suivi leur propre inspirauou.
MOREAU DE LA ftOGHETTE
MOSELLANUS
consulté l'intérêt seul de leurs commettants, les améliorations nécessaires ou des projets de construction ont été généralement adoptés. Ils n'ont point eu à s'en repentir; l'Etat leur est venu largement en aide. Quelques rares communes seulement, se laissant guider par de regrettables influences politiques, n'ont point écouté les conseils de l'administration, au risque d'être obligées plus tard de supporter seules la dépense de travaux devenus indispensables.
» Mais la résistance des municipalités, qu'elle s'exerce ouvertement ou qu'elle se traduise par la force d'inertie, ne tiendra pas devant l'intérêt des populations. L'affluence spontanée des élèves vers toutes les écoles, l'exemple donné par la grande majorité des conseils municipaux, la réalisation par l'Etat de promesses auxquelles certaines personnes feignaient de ne pas croire, entraîneront les communes récalcitrantes...
» Si l'impulsion a été considérable, nulle part aussi, il faut bien l'avouer, les besoins ne sont plus grands, la situation matérielle plus défectueuse que dans le Morbihan. Notre département compte à peine une école publique pour 1200 habitants, et moins de deux écoles publiques par commune. Encore les gros centres de population, comptant chacun un assez grand nombre d'écoles, donnentils à cette situation une apparence moins mauvaise qu'elle n'est en effet... En supposant convenables toutes les maisons d'école déjà existantes, — et il est loin d'en être ainsi, — il resterait à construire des locaux pour 35 000 enfants de l'âge scolaire et pour 10 000 autres l'ayant dépassé, mais voulant compléter leur instruction. A raison d'une maison d'école par 100 élèves et de 20 000 francs par maison, ce serait 450 maisons à construire et une dépense de 9 millions. Il faudra beaucoup de temps, dix ans au moins, pour l'accomplissement de si grands travaux. »
MOREAU DE LA ROCHETTE. — François- Thomas Moreau, agronome français (1720-1791), appelé de la liochette du nom d'un domaine qu'il acheta aux environs de Melun, mérite une mention comme le fondateur d'une école d'arboriculture dans laquelle un certain nombre d'enfants sans famille étaient admis à faire un apprentissage. « Le premier en France, dit M. Soulice {De l'enseignement agricole dans les écoles rurales)^ il eut l'idée d'appliquer à la culture de la terre, et particulièrement à, la création de pépinières, les enfants trouvés. Avec l'assentiment de Sauvigny, contrôleur général des finances, il fit l'essai de ce système sur sa terre de la Rochette. Vingt-quatre enfants pris à l'hospice de la Pitié, à Paris, formèrent le noyau de cette école d'arboriculture. Cet établissement inspira, dès son début, une telle confiance qu'un arrêt du Conseil d'Etat du 9 février 1767 le transforma en école publique admettant cinquante enfants trouvés, qui y étaient instruits et entretenus jusqu'à vingt-cinq ans, sous la direction du fondateur. Moreau de la Rochette fut en même temps nommé par le roi inspecteur général des pépinières qui devaient être créées dans différentes provinces du royaume, sur le modèle de la Rochette et avec les mômes éléments... Un successeur de Sauvigny supprima l'école de la Roclietle en 1769; l'abbé Terray la rétablit en 1770, mais Necker la supprima définitivement en 1780. Dans le court intervalle de treize années, l'école de la Rochette avait élevé et distribué u-; million d'arbres : au moment où elle fut fermée, elle possédait 7 131 GOO plants; on y avait instruit 400 enfants qui en étaient sortis bons jardiniers, planteurs et dessinateurs de jardins. »
Les services rendus par Moreau de la Rochette à l'agriculture et aux enfants trouvés lui valurent les éloges de Voltaire, qui lui écrivait le 1" juin
1767 : « J'ai fort applaudi à l'idée de rendre le» enfants trouvés et ceux des pauvres utiles à l'Etat et à eux-mêmes... J'ai été très touché de votre amour pour le bien public ; celui qui fait croître deux brins d'herbe où il n'en croissait qu'un rend service à l'Etat. »
MOROGUES. — M. Bigot de Morogues, agronome et philanthrope français, né en 1776 à Orléans et mort dans cette ville en 1840, est le fondateur d'un prix que nous avons mentionné à l'article Académies, p. 12. Par son testament, en date du 25 octobre 1834, il a légué une somme de 10 OÔO francs pour faire l'objet d'un prix à décerner, tous les cinq ans, alternativement par l'Académie des sciences morales et politiques, au meilleur ouvrage sur Vétat du paupérisme en France et le moyen d'y remédier, et par l'Académie des sciences à l'ouvrage qui aura fait faire le plus de progrès à l' agriculture en France. Une ordonnance royale ayant autorisé l'acceptation de ce legs en 1842, le premier concours fut annoncé pour 1848 par l'Académie des sciences morales et politiques. Parmi les ouvrages qui ont reçu le prix de Morogues, nous devons mentionner le livre Du Paupérisme en France, de M. Victor Modeste (1858), où la question du paupérisme dans sesrap^ ports avec l'éducation se trouve traitée d'une façon remarquable.
MOSELLANUS. — Mosellanus. dont le vérita-' ble nom est Pierre Schade, humaniste allemand du commencement du xvi^ siècle, fut un ardent; promoteur des études grecques encore suspecte^ d'hérésie, et le premier des maîtres de la Renaissance qui ait publié des dialogues pour faciliter ^ aux écoliers la conversation en langue latine.
Il naquit en 1493 dans le diocèse de Trêves, à Bruttig, sur les bords de la Moselle dont il prit le nom. Après une enfance misérable, pendant laquelle il étonna par la précocité de son intelligence, il put, en 1502, grâce à son grand-père, aller étudier à Cologne où il apprit le grec sous Césarion. 11 enseigna quelque temps à Leipzig et à Freiberg; puis, malgré sa grande jeunesse, il fut nommé professeur de littérature grecque à Leipzig à la place de Richard Grook qui retournait en Angleterre (1517). Cette même année il publia ses dialogues sous le nom de Pédologie, c'est-à-dire conversations à l'usage des enfants. L'année suivante, pour inaugurer son enseignement, il prononça un grand discours sur les trois langues [Oratio de variarum linguarum cognitioiie paranda, Leipzig et Bàle, 1519), où il justifie avec énergie, contre les prétentions des théologiens, l'étude du grec et celle de l'hébreu. Ce manifeste fit grand bruit : on eut peine à croire qu'il fût l'œuvre d'un si jeune homme ; les colères s'en prirent à Erasme à qui on l'attribua et qui fut obligé d'entrer en lice. En 1519, Mosellanus, élu recteur par l'université de Leipzig, fut choisi par le duc Georges pour ouvrir la fameuse dispute entre Eck et Carlostadt, qui se continua entre Eck et Luther. Dans son discours [Deratione disputandi prœsertim in re theologica^ Augsbourg, 1519), il leur recommanda la modération. « Discuter, dit-il, c'est premièrement chercher à s'éclairer en comparant son opinion à celle de son adversaire dans un esprit de défiance pour soi-même; c'est ensuite embrasser avec joie l'opinion de son adversaire si on la reconnaît pour vraie; sinon, lui montrer son erreur par des raisons claires, avec douceur et sans orgueil...; il y a plus de profit à être vaincu qu'à cire vainqueur. »
Quoique sympathique à la Réforme, Mosellanus, par amour de la paix, demeura dans l'Église catholi(|ue. Il se consacra aux lettres avec une ardeur qui épuisa sa santé et hâta sa fin. Tous les jours de grand matin il expliquait Homère à ses pensionnaires, donnait deux ou môme trois leçons publiques ainsi que deux leçons particulières,.
iMOUSSES:^