‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 22 sur 573 · Musique et déclamation · texte numérisé non relu

Musique et déclamation

Associés

dans les

départements.

Is"

» Art. 4. — Chaque classe de l'Institut a un local où elle s'assemble en particulier.

» Aucun membre ne peut appartenir à deux classes différentes; mais il peut assister aux séances et concourir aux travaux d'une autre classe.

» Art. 5. — Chaque classe de 1 Institut publiera tous les ans ses découvertes et ses travaux.

» Art. 6. — L'Institut national aura quatre séances publiques par an. Les trois classes seront réunies dans ces séances.

» 11 rendra compte, tous les ans, au Corps Législatif, des progrès des sciences et des travaux de cliacune de ses classes.

» Art. 7. — L'iDStitut publiera tous les ans, à une époque fixe, les programmes des prix que chaque classe devra distribuer.

» Art. 8. — Le Corps Législatif fixera tous les ans, sur l'état formé par le Directoire exécutif, une somme pour les travaux et l'entretien de rinstitut national des sciences et des arts.

» Art. 9. — Pour la formation de l'Institut national, le Directoire exécutif nommera quarantehuit membres qui éliront les quatre-vingt-seize autres.

» Les cent quarante-quatre membres réunis nommeront les associes.

» Art. 10. — L'Institut une fois organisé, les nominations aux places vacantes seront faites par l'Institut, sur une liste au moins triple présentée par la classe où une place aura vaqué.

» Il en sera de môme pour la nomination des associés, soit français, soit étrangers.

» Art. 11. — Chaque classe de l'Institut aura dans son local une collection des productions de la nature et des arts, ainsi qu'une bibliothèque relative aux sciences ou aux arts dont elle s'occupe.

» Art. 12. — Les règlements relatifs à la tenue des séances et aux travaux de l'Institut seront rédigés par l'Institut lui-môme et présentés au Corps législatif, qui les examinera dans la forme ordinaire de toutes les propositions qui doivent être transformées en lois. »

Le règlement de l'Institut, rédigé et délibère selon les formes indiquées à l'article ci-dessus, fut fixé par la loi du 15 germinal an IV.

En 1803, Bonaparte, qui, à la veille de se faire empereur, cherchait à restaurer dans tous les domaines l'ancien ordre de choses, imposa à l'Institut une organisation nouvelle. Il supprima la classe des sciences morales et politiques, presque entièrement composée d'hommes attachés aux libertés républicaines et hostiles à son gouvernement, et rétablit l'Académie française et l'Académie des inscriptions et belles-lettres, sous les noms de classe de la langue et de la littérature française et de classe d'histoire et de littérature ancienne (Décret du 3 pluviôse an XI). L'Institut eut donc désormais quatre classes au lieu de trois. La première classe, qui garda le nom de classe des sciences physiques et mathématiques, se composa des dix sections instituées par le décret du 3 brumaire an IV, d'une section nouvelle de géographie et navigation, et de huit associés étrangers ; il y eut en outre, pour cette classe, deux secrétaires perpétuels, ne faisant pas partie d'une section spéciale. La seconde classe (ancienne Académie française) fut composée de quarante membres. La troisième classe (ancienne Académie des inscriptions et belles-lettres) fut composée de quarante membres et de huit associés étrangers. La quatrième classe reçut le nom de classe des beaux-arts ; elle fut composée de vingt-huit membres répartis en cinq sections: peinture, sculpture, architecture, gravure, et musique, et de huit associés étrangers.

Louis XVIII maintint l'organisation établie par le décret de 1803 : il se contenta de substituer les anciennes appellations monarchiques aux noms qu'avaient portés jusque-là les quatre classes. « Nous avons vu avec une vive satisfaction, dit le préambule de l'ordonnance du 21 mars 1816, la considération et la renommée que l'Institut a méritées en Europe. Aussitôt que la divine Providence nous a rappelé sur le trône de nos pères, notre intention a été de maintenir et de protéger cette savante compagnie; mais nous avons jugé convenable de rendre à chacune de ses classes son nom primitif, afin de rattacher leur gloire passée à celle qu'elles ont acquise et afin de rappeler à la fois ce qu'elles ont pu faire dans des temps difficiles et ce que nous pouvons en attendre dans des jours plus heureux. » En conséquence, l'article 1" de l'ordonnance porte :

« L'Institut sera composé de quatre Académies, dénommées ainsi qu'il suit et selon l'ordre de leur fondation, savoir:

«L'Académie française;

» L'Académie royale des inscriptions et belleslettres ;

» L'Académie royale des sciences ; I » L'Académie royale des beaux-arts. »

Le gouvernement de Juillet conserva ces quatre i Académies, et leur en adjoignit une cinquième en

INSTITUTEUR

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rétablissant l'ancienne classe des sciences morales et politiques, arbitrairement supprimée en 1803. L'ordonnance du ?6 octobre 1832 annonça cette mesure en ces termes :

« L'ancienne classe des sciences morales et politiques est et demeure rétablie dans le sein de l'Institut royal de France, sous le titre d'Académie des sciences morales et politiques. » — Le nombre des membres de cette Académie fut fixé à trente.

A partir de cette époque, l'Institut a subi encore diverses modifications de détail, mais il est resté formé de la réunion des cinq Académies, dont nous allons indiquer l'organisation actuelle.

L'Académie française se compose de quarante membres. Elle élit dans son sein un directeur et un secrétaire perpétuel. Elle n'a pas d'académiciens libres, de correspondants, ni d'associés étrangers.

L'Académie des inscriptions et belles-lettres se compose de quarante membres, auxquels s'ajoutent dix académiciens libres, huit associés étrangers, et cinquante correspondants. Elle élit dans son sein un secrétaire perpétuel.

L'Académie des sciences comprend deux divisions, celle des sciences mathématiques et celle des sciences physiques. La division des sciences mathématiques se compose de cinq sections comptant chacune six membres : géométrie, mécanique, astronomie , géographie et navigation, physique générale ; la division des sciences physiques se compose de six sections, comptant chacune six membres : chimie, minéralogie, botanique, économie rurale, anatomie et zoologie, médecine et chirurgie. Aux soixante-six académiciens répartis dans ces onze sections s'ajoutent deux secrétaires perpétuels qui ne font partie d'aucune section, l'un pour les sciences mathématiques, l'autre pour les sciences physiques, dix académiciens libres, huit associés étrangers, et cent correspondants.

L'Académie des beaux-arts se compose de cinq sections : peinture (quatorze membres), sculpture (huit membres) , architecture (huit membres), gravure (quatre membres), composition musicale (six membres). Elle comprend, en outre, un secrétaire perpétuel, qui ne fait partie d'aucune section, dix académiciens libres , dix associés étrangers, et cinquante correspondants.

L'Académie des sciences morales et politiques se compose de cinq sections comptant chacune huit membres : philosophie; morale; législation, droit public et jurisprudence; économie politique et finances, statistique; histoire générale et philosophique. A ces quarante membres s'ajoutent six académiciens libres, six associés étrangers, et quarante-huit correspondants. Elle élit dans son sein un secrétaire perpétuel.

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