Mécanique théorique. 10.4o-ll.45 Magnétisme
et électricité.
Auteur français.
Acoustique, lumière
et chaleur.
'l0.4o-ll.45
Travaux manuels, dîner et récréation.
Géographie. | Dessin (jusqu'à 3.30).
Étude privée.
Musique. | Écriture.
Pédagogie. I Musique.
Thé.
Étude privée. , Culte à la chapelle. '^
Algèbre. \ Géographie.
Déjeuner.
Culte à la chapelle.
Auteur français. | Histoire et géométrie I (alternativement).
Examen.
Travaux mensuels, dîner et récréation.
Musique (de midi à l heure).
Vacances.
Thé.
Étude privée.
Culte à la chapelle.
Nous empruntons au rapport du Département d'éducation pour l'année scolaire 1883-18S4 la liste des Training Collfges d'Anf^leterre et du pays de Galles, avec l'indication du nombre de» maîtres ou maîtresses (non comp-is ceux de l'école annexe) et du nombre des élèves. Dans la colonne de gauche est indifjuée l'Association ou l'Eglise à laquelle appartient 1 établissement ; le» lettres M et F indiqu'Mit si' le collège a pour élèves des hommes ou des femmes:
National Society.
Établissements diocésains.
Maîtres on
iiiaitresies. ÉieTes.
Battersea (.M.) 10 112
r.armarthon fM.) 6 60
r.helsea (M.).' 10 113
Whitelands (F.) 15 141
Bri','t)ton (F.) 9 65
Chcster (M.) 9 112
Culham (M.) 6 84
Derhy (F.) 7 44
Durham (.M.) 8 67
Duiham (F.) 6 64
Exeter (M.) 6 61
Fishponds (F.) 9 78
Lincoln (F.) 6 40
Norwich (F.) 7 56
Oxford (F.) 7 27
Ripon (F.) 7 59
Rochester (F.) 6 60
Salisbury (F.) 8 74
Salllev (M.) 8 100
Truro'(F.) 9 40
Warrington (F.) 11 liO
Winchester (M.) 5 56
York (M.) 6 66
CaruarvoQ (M.) 5 45
Cheltenham(M.etF.) 12 f gj ^(p'J
Chichester (F.) 6 29
Gray's Inn Road (F.). 11 140
Pcterborough (M.)... 5 50
Tottenhara (F.) 9 100
Bangor (M.) 6 59
Borough Road (.M.),. 52 130
Darlington (F.) 9 73
Safîron Walden (F.). 7 40
Stockwell (F.) 15 130
Swausea (F.) 6 70
HorseferryRoad(M.). 9 116
Southlands (F.) 9 109
Homerton (M.etF.). 10 [ ^j^?!'}
Hammersmith (M.).. 6 57
Liverpool (F) il 107
Waadsworth (F.)... 9 50
Les 3214 élèves sont tous des boursiers {Queen's Schol'irs)^ à l'exception de 11 dans l'établissement de Chichester et de 5 dans celui de Saflfron- Walden.
Outre les 41 établissements énuraérés ci-dessus, le rapport de M. Warburton, chargé de l'inspection des écoles normales d'institutrices, mentionne un Training Collège en voie d'organisation, et qui n'aura pas de couleur religieuse : c'est VEdgehill Undenominational Collège yk Liverpool.
Les dépenses de ces 41 établissements se sont élevées, pour l'année 1883, à iGi 3G2 livres st., dont 46 8i)6 livres st. pour les traiiements du personnel. Les recettes ont été de IGO '.r2.) livres st. ; les principaux postes du budget des recettes sont : subventions de l'Ktat, 11G483 livres st.; souscriptions et dons, 17,6G7 livres st. ; rétribution des élèves, 19 S9ô livres st.
Le système qui consiste à faire subventionner par l'État des Training Collèges appartenant à des associations particulières et ayant un caractère confessionnel, au lieu de créer des établissements publics qui seraient nécessairement neutres au poiiit de vue religieux, soulève
Aulres établissements se rattachant à l'Eglise aaglicane.
Brilish and
Foreign School
Society.
Wesleyeas.
Congrégationalistes.
Catholiques.
des réclamations de plus en plus nombreuses dans le parti libéral. On trouve absolument contraire à la justice que l'Etat prenne à sa charge, pour plus des deux tiers, les dépenses d'établissements qui exigent de leurs élèves la profession de foi d'une Eglise spéciale, et qui ferment leur porte à ceux que leur conscience empêche de se soumettre à cette condition. M. Henry Richard disait à la Chambre des Communes, en 1881 : « La plupart des Travdng Collèges font passer aux candidats, avant leur admission, un examen sur la liturgie {Prayer Book) ou sur le catéchisme; cet usage est d'autant moins justifiable que les instituteurs qui seront employés plus tard dans les écoles de School Boards n'auront point à enseigner la liturgie ni le catéchisme; l'article 14 de ÏEducation Act de 18*30 interdit même formellement cet enseignement dans ces écoles ; de plus, l'examen du brevet ne porte pas sur des matières de ce genre. Il est donc contradictoi/e de faire dépendre l'admission des jeunes gens dans un Training Collège de la participation à un enseignement religieux qui n'a point de place dans le programme officiel des écoles primaires. » Le Comité exécutif de l'Union nationale des instituteurs a adressé, en 1882, aux directeurs des Training Collèges une circulaire relative aux conditions exigées pour l'admission des élèves, qui relève entre autres les griefs suivants : « Les candidats venant des écoles de School Boards, où ils n'ont point reçu d'instruction religieuse confessionnelle (denommatioiml), et qui peuvent se trouver n'appartenir à aucune des communions religieuses possédant des Training Collèges, éprouvent des difficultés spéciales à obtenir leur admission en dépit de leur irréprochable moralité et de leur aptitude professionnelle ; beaucoup de candidats qui n'occupent qu'un rang inférieur dans la liste de mérite sont acceptés, tandis que d'autres ayant un rang supérieur sont refusés; il arrive parfois qu'une profession de foi confessionnelle est exigée comme condition d'admission; enfin, on exige aussi la promesse de n'enseigner, pendant un certain nombre d'années, que dans les écoles appartenant à une communion religieuse particulière. » Ces représentations n'ont pas abouti jusqu'à présent à faire modifier l'état de choses existant; mais la •question de la neutraiisalion des Training Collèges fait des progrès. Il n'est pas probable qu'on arrive à obtenir que les établissements appartenant à des Eglises particulières se transforment en établissements neutres ; mais il serait possible de fonder des établissements nouveaux qui auraient ce caractère de neutralité. En 1882, le School Uourd de Birmingham a invité le Département d'éducation à présenter au Parlement un toill à l'effet d'autoriser les School boards à créer des écoles normales, qui ne pourraient être que neutres au point do vue religieux. Ce bill sera sans doute présenté tôt ou tard.
Ecosse. — L'organisation des Training Collèges en Ecosse est la même qu'en Angleterre : ces eta- Dlissements y appartiennent également à diverses Eglises; mêmes matières d'enseignement, môme mode de subvention par le Département d'éducation. Les Training Collèges écossais sont au nombre de sept; quatre sont mixtes quant aux sexes, savoir:
Edimbourg (Eglise d'Ecosse),
Edimbourg (Eglise libre),
Glasgow ("Eglise d'Ecosse),
Glasgow (Eglise libre); les trois autri:;s sont des écoles normales d'institutrices, savoir :
Edimbourg (Eglise épiscopale écossaise),
Aberdeen (Eglise d'Ecosse),
Aberdecn (Eglise libre).
Le nombre total des élèves de ces sept établissements a été en 188i de 851.
Un caractère particulier des Training Collèges écossais, c'est que leurs élèves du sexe masculin sont admis à suivre les cours d'une université en même temps qu'ils reçoivent à l'école normale leur instruction professionnelle ; le nombre des élèves-maîtres qui ont suivi en 1883-1884 les cours des universités d'Edimbourg et de Glasgow a été de 12«. "«*
TnLANDE. — Jusqu'en 1883, il n'existait en Irlande qu'une seule école normale, celle de Dublin, fondée en 1838, et appelée the Institution. Cet établissement est entretenu par l'Etat, et administré par les Commissioners of National Education in Ireland. Il se compose de trois sections : * 1"* une classe appelée General Class ou Ordinary Class, dans laquelle sont admis des instituteurs appartenant aux écoles nationales, choisis ^ et désignés par les inspecteurs de district; 2° une classe supérieure appelée Spécial ou £"0:tra Training Class, composée principalement d'instituteurs qui, après avoir passé par la classe inférieure, ont montré des aptitudes spéciales et ont été jugés dignes de recevoir un supplément d'instruction; 3° une classe d'institutrices, appelée Extra Class, où sont admises les jeunes personnes qui se destinent à l'enseignement primaire et qui justifient d'une certaine instruction préalable. L'établissement est un internat; il peut recevoir en moyenne 100 instituteurs et 75 institutrices.
L'immense majorité des instituteurs et des institutrices irlandais se forment à l'enseignement en servant pendant un certain nombre d'années comme moniteurs dans les écoles primaires. L'insuffisance de ce mode de préparation était reconnue depuis longtemps : mais VInstitution de Dublin ne peut admettre qu'un nombre limité d'aspirants et d'aspirantes ; d'autre part, cet établissement, n'ayant pas de caractère confessionnel et recevant ses élèves sans distinction de culte, est regardé avec défiance par le clergé des deux Églises : en 1862, les évêques cathohques irlandais ont même défendu aux curés d'employer dans les écoles paroissiales des maîtres ou niaîtresses sortant de Vhistitution. Pour remédier à cet état de choses, les commissaires de l'éducation ont décidé en 1883 de favoriser l'établissement en Irlande de Training Collèges organisés d'après le système anglais, c'est-à-dire fondés par les diverses Églises du pays, administrés par elles, et subventionnés par l'Etat. Ce projet a déjà reçu un commencement d'exécution : deux Tramiug Collèges catholiques, l'un pour les instituteurs, l'autre pour les institutrices, ont été ouverts en 1883 ; ils sont placés sous la direction du cardinal Mac-Cabe ; un Training Colleg>i protestant, créé par un comité dont M. Plunkett, évêque protestant de Meath, est président, a été ouvert en 1884.
AUTRICHE-HONGRIE. — AUTRICHE. — La première école normale fut fondée à Vienne en 177^ et placée sous la direction de Messmer : elle por tait le nom de Normalschule, et c'est, croyons-nous, le premier établissement qui ait éiô désigné par cette appellation. L'ordonnance scolaire de 1774, rédigée par Felbiger*, prescrivit la création d'une Normcdschule au siège de chaque commission scolaire provinciale. L'enseignement dans ces établissements se donnait d'une façon presque entièrement mécanique, d'après les procédés imaginés par le ce- ' lèbre abbé de Sagan. En 1780, à la mort de Marie- Thérèse, l'Autriche comptait 15 écoles normales. La situation demeura à peu près la même jusqu à la promulgation du code scolaire de 1805 {politische Verfassung der deutschen Schulen), qui a réyi renseignement primaire autrichien pendant plus d'un demi-siècle. Aux termes de cette nouvelle ordonnance, le cours d'études que durent suivre
dans les Norma/schuten les aspirants aux fonctions (l'instituteur fut fixé à trois mois pour les maîtres dos écoles élémentaires {Trivifdschulen) et à six mois pour ceux des écoles principales {Uauptschulen). Le cours de trois mois pour les maîtres élémentaires fut plus tard porté à six mois, et un cours pédagogique pour les institutrices fut créé à Vienne en 1840. En 1848, le projet do réorganisation de l'instruction publique élaboré par M. de Feuchtersleben proposa la création, dans toutes les capitales de province, d'écoles préparatoires pour les instituteurs {Prâparandencurse), dont le cours d'études devait durer de deux à trois ans. Malgré la réaction qui suivit, les Priiparandencurse se fondèrent peu à peu, un plan d'études fixant la durée des cours à deux ans fut mis en vigueur; les cours normaux pour les institutrices se développèrent. A partir de 1860, les tendances libérales prirent le dessus, et le ministère de M. de Hasner (1867-1870) marqua l'époque des grandes réformes scolaires. La ville de "VieEne fonda en 1867 son école normale supérieure ou Pœdagogium*^ qui fut le premier établissement d'instruction publique sans caractère confessionnel. La loi sur l'instruction primaire du 14 mai 1869 transforma les Prdparandencurse provinciaux en établissements de l'Etat, sous le nom de Lehrerbildungsanstaiten, et en fixa le programme. Ce sont les dispositions de cette loi qui régissent aujourd'hui les écoles normales autrichiennes.
Le cours d'études des Lehrerbildungsanstalten est de quatre ans. L'âge d'admission est fixé à quinze ans. Le régime est l'externat. L'enseignement est gratuit. Des bourses peuvent être accordées at^x élèves pauvres; les boursiers prennent l'engagement de servir au moins six ans dans l'enseignement primaire. Il ne peut pas y avoir plus de 40 élèves dans une classe. Les matières d'enseignement sont, pour les instituteurs : religion; pédagogie, histoire de la pédagogie et sciences accessoires; grammaire, composition et littérature; mathématiques (arithmétique, algèbre, géométrie) ; histoire naturelle (zoologie, botanique, minéralogie) ; sciences physiques (physique et éléments de la chimie); géographie et histoire; droit constitutionnel; agriculture; écriture; dessin (géométrique et à main libre); musi- <ïue ; gymnastique; — pour les institutrices : religion; pédagogie et histoire de la pédagogie; grammaire, composition et littérature; géographie et histoire; arithmétique; sciences naturelles et physi()ues; écriture; dessin; chant; économie domestique; langues étrangères; travaux à l'aiguille; gymnastique. En outre, les élèves sont initiés aux procédés d'enseignement en usage dans les jardins d'enfants (instituteurs et institutrices) et dans les instituts d'aveugles et de sourds-muets (instituteurs seulement).
L'arrêté du 20 mai 1874, portant règlement pour les Bildungsanstalten d'instituteurs et d'institutrices, contient le plan d'études de ces établissements, ainsi que celui de la classe préparatoire {Vtrhereitungsclasse) qui leur est souvent annexée. Les matières d'enseignement dans la classe préparatoire sont les suivantes : religion (4 h. par semaine); langue d'enseignement, lecture, exercices de mémoire et d'élocution, grammaire, orthographe, rédaction (8 h.); géographie et histoire (2 h.j\ calcul (3 h ) ; géométrie élémentaire et dessui a main libre (a h.); sciences physiques et naturelles (3 h.) ; écriture (2 h.) ; chaut (l h.) ; violon (2 h.j ; gymnastique (2 h.). Quant aux écoles normales proprement dites, nous reproduisons ciapres la reparution des matières obligaioires d'enseignement entre les quatre années du cours 1 études (les branches spéciales aux institutrices sont placées entre parenthèses) :
Heures par
Irc ann. 2< auiu
ReFiçion 2 2
Pédag^oçie et exercices
pratiques >» '<,
Langue d'enseignement 4 4
Géographie 2 2
Histoire et droit constitutionnel i 2
(Histoire) (2) (2)
Mathématiques et dessin
géométrique 3 4
(Arithmétique et giomé-
trie élément.'iirej .... (4)
Histoire naturelle...... 2 1
Sciences physiques 2 2
Agriculture, instituteurs
seulement » »
Ecriture 1 »
Dessin à main libre.... 2 2
Violon, instituteurs seulement 2 2
Chant 2 2
(Id.) ('-) (2)
(Travaux à l'aiguille)... (i) (2)
Gymnastique - 2
"ii" "ÎQ
semaine.
3« aiiD. k* ann 1 i
"30 "iâ"
Outre l'étude de la langue dans laquelle se donne l'enseignement ( Unterrichtssprache) , l'étude des autres langues parlées dans la province peut être introduite : la décision à ce sujet appartient au ministre. Dans les établissements où la langue d'enseignement n'est pas l'allemand, l'étude ûa l'allemand est obligatoire, à moins que la législation provinciale ne s'y oppose; dans ce cas, l'étud»! de l'allemand doit être introduite comme branche facultative. — De plus, dans les écoles d'institutrices, l'étude d'une langue étrangère, en règhî générale le français, ou, si l'autorité provinciale y a consenti, l'italien ou l'anglais, est facultative.
Dans les écoles d'instituteurs l'étude de lorgue, dans celles d'institutrices l'étude du piano et du violon, existent à titre facultatif. Autant que possible, l'enseignement de la natation, pour les deux sexes, devra être ajouté à celui de la gymnastique.
Le personnel enseignant d'une école normale se compose du directeur {Direktor), de deux à quatre maîtres principauxou maîtresses principales (/^M'/p^ lehrer, Hauptlehrinnen), des maîtres de religion (Religio7islehrei'), des instituteurs ou institutrices de l'école d'application, et de maîtres ou maîtresses auxiliaires [Hi'f'dehrer, HUfslehrinnen). Ce personnel est nommé parle ministre. Les traitements ont été fixés par les lois du 19 mars 1872 et du 15 avril 1873. Les maîtres principaux reçoivent 1200 florins à Vienne et lUOÛ florins dans les autres villes, avec des augmentations quinquennales de 200 florins; dans les villes où existe une éc 'le moyenne de lEtat, ils touchent un supplément de 150 florins. Les directeurs reçoivent le traitement des maîtres principaux, augmenté d'un supplément de 400 florins à Vienne et de 300 florins dans les autres villes. Le directeur a droit au logement gratuit ou à une indemnité de logement calculée d'après les circonstances locales; les maîtres principaux touchent, à Vienne etàïrieste, une indemnité de logement de 300 florins. Les maîtres ou les directeurs particulièrement méritants reçoivent des gratifications annuelles pouvant s'élever à 500 flurins.
Il doit y avoir un maître de religion pour chacune des confessions comptant au moins 20 représentants parmi les élèves d'une école normale; le traitement de ces maîtres est à la charge du budget de l'école, s'il n'eMste pas de ressources spéciales afî'ectées à cet objet.
Les instituteurs dos écoles d'application reçoivent 1000 florins à Vienne et 800 dans les autres
yilles, avec des augmentations quinquennalfts de 100 florins; les sous-instituteurs reçoivent GOO florins. A Vienne et à Trieste, il y a en outre une indemnité de logement de 150 florins pour les instituteurs et de 100 florins pour les sous-instituteurs.
Nous donnons ci-dessous deux tableaux indiquant le nombre des écoles normales d'instituteurs et d'institutrices dans chacune des provinces de l'Autriche, ainsi que la langue ou les langues employées pour l'enseignement dans ces établissements :
Écoles normales d'instituteurs.
Basse-Autriche .
Haute- Autriche.
Salzbourg
Tyrol
Vorarlberg. . . . ,
Styrie
Carinthie
Carniole
Istrie
Dalmatie.
Bohême. .
Moravie..
Silésie. ..
Galicie...
Bukovine.
Nombre des établiâsiimeiils.
Langues d'enseignement.
Allemand.
Allemand.
Alicmand.
Allemand (2), italien (1).
Allemand.
Allemand.
Allemand.
Alicmand et slovène.
Allemand, italien, slovène
et croate.
Croate.
Alicmand (6|, tchèque (6^.
Allemand (^3), tchèque (1).
Allemand.
Polonais (3), polonais et
ruthène (3).
Allemand.
Écoles nonnales dHnstitutrices.
Basse- Autriche.
Haute- Autriche.
Tyrol
Styrie
Goritz
Istrie ,
Dalmatie ,
Bohême
Moravie
Nombre des élablis3u:nent3.
Silésie
Galicie
Bukovine
Langues d'enseignement.
Allemand.
Allemand.
Allemand (1), italien (1).
Allemand.
Allemand, italien et slovène.
Italien.
Croate.
Allemand (1), tchèque (2).
Allemand (1), allemand et
tchèque (1), tchèque (1).
Allemand.
Polonais.
Allemand.
Hongrie. — Les premières écoles normales furent établies en Hongrie en 1821; mais l'organisation actuelle de ces établissements date de la loi du 5 décembre 18G8.
Cette loi porte que l'Etat doit créer 20 écoles normales d'instituteurs, pourvues chacune d'une école d'application et d'un jardin pour l'enseignement de l'agriculture. Le personnel enseignant comprend un directeur et au moins deux professeurs et un suppléant; le directeur reçoit 1200 florins et les professeurs 1000, plus une indemnité du logement de 100 florins; le suppléant reçoit 4.S0 florins, et il est logé et nourri. L'instituteur de l'école d'application reçoit 700 florins et le logement. L'âge d'admission des élèves est fixé à quinze ans; pour être admis, il faut posséder les connaissances enseignées dans les quatre premières classes d'un gymnase ou d'une Realschule. Le cours d'études est de trois années. Les matières obliiiatoires d'enseignement sont : religion et morale ; pédagogie ; méthodologie ; géographie ; histoire ; langue maternelle ; langue hongroise ; langue allemande ; sciences naturelles et leurs applications à l'agriculture et à l'industrie ; agriculture, économie rurale et horticulture ; droit constitutionnel ; mathématiques et géométrie ; chant et musique (en particulier violon et piano) ;
calligraphie et dessin; gymnastique; exercice» praticjues dans l'école d'application.
L'enseignement de la religion est laissé aux soins des diverses confessions religieuses; mais les ho noraires des maîtres de religion sont payés par l'Etat.
Il y a dans chaque école normale une table commune, à laquelle les élèves sont admis moyennant une rétribution fixée par le sénat dirigeant de l'établissement; la participation à cette table commune n'est pas obligatoire. Des bourses sont accordées à un certain nombre d'élèves pauvres et méritants.
Les autorités préposées à l'administration de l'école sont le conseil des professeurs, et au-dessus de lui le sénat dirigeant, composé de cinq, membres nommés par le ministre de rinstmction publique.
L'Etat peut aussi créer un certain nombre d'ëcoles normales d'institutrices. Le régime de ces établissements est l'internat; les élèves ne peuvent être autorisées qu'exceptionnellement à loger en dehors de l'école. L'âge d'admission est fixé à quatorze ans; pour être reçue, l'élève doit avoir achevé le cours d'études d'une école primaire supérieure. Le personnel enseignant comprend, outre les professeurs, des maîtresses pour l'enseignement des branches spéciales aux femmes. Les matières d'enseignement sont : religion et morale; calligraphie et dessin; langue maternelle et orthographe; langue hongroise; langue allemande; géographie et histoire; pédagogie; calcul ; physique et histoire naturelle (avec applications spéciales aux occupations des femmes, en particulier à la cuisine); chant; économie domestique; travaux à l'aiguille; exercices pratiques à l'école d'application. Le cours d'études mire trois années. L'enseignement est gratuit, ainsi que le logement; des bourses sont accordées aux élèves pauvres. Les dispositions relatives à l'enseignement religieux, au conseil des professeurs et au sénat dirigeant sont les mêmes que pour les écoles normales d'instituteurs.
La loi prévoit la fondation d'écoles normales privées, auxquelles le caractère d'établissements publics peut être accordé si elles remplissent certaines conditions.
Dans la pratique, les écoles normales se divisent en établissements destinés à former des maîtres pour les écoles primaires élémentaires, et en établissements destinés à former des maîtres pour les écoles primaires supérieures ou écoles bourgeoises (polydri iskola). Nous avons donné à l'article Hongrie (p. 1289) le tableau d'emploi du temps de l'école normale bourgeoise d'instituteurs de Buda-Pest.
Les diverses confessions religieuses ont fondé de nombreuses écoles normales privées, qui ont toutes reçu le caractère d'établissements publics. En moyenne, les deux tiers des aspirants et des aspirantes se préparent à l'enseignement dans ces écoles confessionnelles.
En 1882, la Hongrie comptait 70 écoles normales ayant le caractère d'établissements publics, dont 24 seulement appartenaient à l'Etat. Eu voici le tableau :
/ Ecoles normales élémentaires
d'iusùtutcurs 17
Écoles norn)ales élémentaires
(i'institutrires 5
Écoles normales bourgeoises
d'instituteurs 1
Ecoles normales bourgeoises
d'inslitulrices 1
Établisfi^mcnts de
l'Élat, non conlessionoels.
Catholiques romains.
Lcolcs normales élémentaires d'instituteurs
Écoles normales élémentaires d'institutrices
A reporter.
Catholiqu grecs,
Grjcs orientaux.
Caloinistes.
Luthériens.
Israélites.
Ucp'irt 47
<f Écoles normales élémentaires
( (i'itislituleurs 4
/ Érolcs normales élémentaires
\ d'instituteurs 3
) École norm;iie élémentaire
( mixte quant :iu sexe 1
L Écoles normales élémentaires
( d'instituteurs 4
Écoles normales élémentaires d'instituteurs 10
École normale d'instituteurs .
élémentaire
Ces 70 établissements comptaient en 1882 3988 élèves (2963 hommes, i02ô femmes), dont 1G34 dans les 24 établissements de l'Etat (1100 hommes, 53 i femmes) ; sur ce chiffre total de 3988, 1G97 ont payé eux-mêmes leur entretien, et 2291 ont reçu des bourses provenant de différents fonds. Les dépenses des 24 écoles normales de l'Etat se sont élevées à 569 122 florins.
BELGIQUE. — Sous le régime autrichien, une école normale fut fondée à Bruxelles en 1787, sur l'ordre de Joseph II; d'autres établissements semblables devaient être créés dans les provinces. Mais à la suite de la révolution brabançonne, l'empereur fut contraint de renoncer à son plan d'organisation de l'enseignement populaire, et l'école normale de Bruxelles disparut. Pendant la période française, aucune tentative ne fut faite pour la rétablir. Le gouvernement hollandais fonda en 1817 ■une école normale d'instituteurs à Lierre, province d'Anvers : l'établissement était un externat; le personnel enseignant se composait d'un directeur, d'un inslituteur-adjoint et de « précepteurs » ; dix bourses annuelles de 250 florins et dix demibourses de 125 florins furent mises à la disposition des élèves, dont le cours d'études devait durer de cinq à six ans; des instituteurs déjà en fonctions pouvaient être admis à l'école pour y suivre des cours temporaires de deux mois. Le nombre et la quotité des bourses fuient augmentés en 1823 et ■en 1826. L'école normale de Lierre était destinée principalement à former des instituteurs pour les villes ; afin de favoriser le recrutement des instituteurs ruraux, le gouvernement fonda (1817) une •quinzaine d'écoles primaires modèles ou écoles royales^ pourvues d'un cours normal aux leçons duquel venaient assister, pendant plusieurs mois de l'été, les jeunes instituteurs; il créa aussi plusieurs cours normaux près de divers établissements d'instruction publique. Gomme il n'existait pas d'écoles normales d'institutrices, dix bourses et dix demi-bourses furent fondées en 1827 pour permettre de placer dans de bons pensionnats des jeunes filles se destinant à l'enseignement primaire.
Après la révolution de 1830, l'école normale de Lierre fut supprimée, ainsi que les cours normaux. Mais au bout de quelques années, des cours normaux furent rétablis à Louvain, Bruxelles, Gand, Namur ; des écoles normales furent créées avec le concours des communes et des provinces, à Liège, à Arlon, Virton et Bastogne; le clergé, de sou côté, fonda quelques établissements normaux avec internat. La loi de 18'i2 sur l'instruction primaire porta qu'il y aurait deux écoles normales d'instituteurs fondées et entretenues par l'Etat; que des « sections normales » seraient établies auprès <le quelques écoles moyennes (appelées alors écoles primaires supérieures) ; et que les écoles normales privées pourraient être adoptées par le gouvernement, après avoir accepté depuis deux ans au moins le régime d'inspection établi par la loi. Les deux écoles normales de l'Eiat lurent placées a Lierre et îi iMvollcs; elles furent organisées en internats ; la durée du cours d'études fut fixée à
trois ans; le ministère choisit comme directer.rH des ecclésiastiques. Une loi du 29 mai I866dôcidi la création de deux autres écoles normales d'instituteurs, qui furent i)lacées à Bruges et à Mons.
Les communes et les" provinces qui entretenaient des cours normaux auraient en g';n6ral désiré les conserver; mais le gouvernement leur démontra qu'aux ternies de la loi nouvelle elles n'en avaient pas le droit, et que c'était h. lui seul qu'il appartenait de créer des sections normales auprès des écoles moyennes. Les cours normaux furent donc supprimés; mais pour les reinplacer le gouvernement n'ouvrit que deux sections normales, à Virton (1847) et à Bruges (1849). La section normale de Bruges, fut transformée plus tard en école normale en vertu de la loi de 18C6. Ce ne fut que bien des années plus tard que trois nouvelles sections normales furent créées à Huy (1861), à Gand (18G1) et à Couvin (1864).
Les écoles du clergé, par contre, se trouvèrent très bien du nouveau régime. II en existait sept en 1842 ; elles s'empressèrent de déclarer qu'elles acceptaient l'inspeciion organisée par la loi (inspection dans laquelle le clergé jouait un rôle prépondérant), et obtinrent ainsi le bénéfice de l'adoption, c'est-à-dire furent placées sur le môme rang que les établissements de l'Etat. Une école laïque d'instituteurs, à Bruxelles, fnt adoptée égalemenr.
Pour les institutrices, le gouvernement se contenta d'abord d'adopter des éco'es privées, dont le nombre, de 1849 à 1879, s'éleva à vingt-quatre. En venu de la loi du 29 mai 1866, deux écoles normales de l'Eiat à l'usage des institutrices durent être créées ; mais il n'en fut ouvert qu'une seule avant 1879, celle de Liège.
Au moment de la promulgation de la loi du 1er juillet 1379^ il existait donc 41 établissements affectés à l'enseignement normal primaire, savoir :
Four les instituteurs : 4 écoles normales de l'Etat (Lierre, Nivelles, Bruges et Mons) ; 4 sections normales annexées à des écoles moyennes; 8 écoles adoptées (1 école laïque et 7 écoles épiscopales);
Pour les institutrices : 1 école normale de l'Etat (Liège), et 24 écoles adoptées (10 écoles laïques et 14 écoles congréganistes).
La loi de 1879 plaça les écoles normales sous la direction et la surveillance exclusive de l'Etat, et supprima le droit d'inspection attribué au clergé; elle enleva aux écoles normales privées le privilège de l'adoption, en leur laissant toutefois, par mesure transitoire, le droit de présenter jusqu'en 1883 des élèves à l'examen d'instituteur public. Les 7 écoles épiscopales et les 14 écoles congréganistes refusèrent aussitôt de se soumettre au régime nouveau et renoncèrent au droit de préparer leurs élèves à l'examen des écoles publiques; 4 écoles laïques d'institutrices imitèrent cet exemple. Le gouvernement dut par conséquent aviser à ouvrir un certain nombre d'établissements nouveaux : des écoles normales et des sections normales furent créées dans sept communes ; tn outre, l'Etat reprit l'ancienne école laïque adoptée d'instituteurs (de Bruxelles) et quatre écoles laïques adoptées d'institutrices, et les convertit tu sections normales. Au commencement de 1882, les établissements d'enseignement normal primaire de lÉtat atteignaient le nombre do 27, savoir :
Etablissements normaux d'instituteurs : Ecoles normales de Lierre, Nivelle, Mons, Bruges, Gand, Verviers ; sections normales de Virton. llny. Couvin, Hasselt, Jodoigne, Anvers, Bruxelles cl Jnnioi.
Etablissements normaux d'mditutnces : Ecoles normales de Liège, Gand. Anvers ^lloboken , Hasselt, Namur et Tournai; sections r^ormales d'Andenne, Arlon, Bruges, Bruxelles ^rue de ."^lalines), Bruxelles (rue des Visitandines;, Louvaiji et Mons.
Un arrêté du 10 juillet 1881, portant rès:lement général des établissements normaux, en détermina l'organisation pédagogique, administrative et économique. Nous en résumons les points essentiels :
Les écoles normales et les sections normales sont organisées sur le même pied, quant aux études et à l'administration. La durée du cours d'études est de trois ans. Il est institué, dans certaines écoles normales désignées par le ministre, un cours facultatif de quatrième année, sous le nom de classe de perfectionnement. — Des cours préparatoires aux écoles normales peuvent être organisés par le ministre. — Les élèves-instituteurs et les élèves-institutrices sont exercés à la pratique de l'enseignement dans une école spéciale d'application. Une ou deux classes de jardin d'enfanis sont adjointes à chaque école d'application pour institutrices.
Le personnel de chaque établissement comprend : un directeur et des professeurs dans les écoles normales d'instituteurs ; une directrice, des régentes et des professeurs dans les écoles normales d^institutrices ; un économe ou une maîtresseéconome (lorsqu'il existe un internat) ; un médecin ; des maîtres ou des maîtresses d'études ; des instituteurs ou des institutrices pour l'école d'application. Les directeurs, professeurs, économes, médecins, directrices et régentes sont nommés par le roi. Pour pouvoir être nommé aux fonctions de directeur, directrice, professeur ou régente, il faut être porteur d'un diplôme spécial pour l'enseignement normal primaire.
L'examen d'admission des élèves, auquel les candidats ne sont admis qu'entre l'âge de seize ans et celui de vingt-deux, porte sur les matières du programme des écoles primaires, et sur une seconde langue. L'admission est prononcée par le ministre. Le régime est, suivant les établissements, l'internat ou l'externat. Le prix de la pension des élèves internes est fixé par le ministre. Des bourses peuvent être accordées aux élèves tant externes qu'internes.
L'enseignement dans les écoles normales et les sections normales comprend : 1° la morale ; 2» des notions de psychologie, la pédagogie et la méthodologie, l'histoire de la pédagogie dans ses rapports avec l'école populaire (période moderne et période contemporaine) ; 3° l'étude approfondie de la langue maternelle, y compris des notions d'histoire de la littérature; 4» l'étude d'une seconde langue (le français, le flamand ou l'allemand, suivant les localités) ; 5° les principaux faits de l'histoire générale et l'histoire détaillée de la Belgique; 6° la géographie et la cosmographie ; 1" les éléments des mathématiques, savoir : a) l'arithmétique, l'algèbre jusqu'aux équations du second degré inclusivement, la géométrie plane, la géométrie dans l'espace et des notions de topographie, dans les écoles d'instituteurs ; h) l'aliihmetique, les premiers éléments de l'algèbre, la géométrie et des notions de topographie dans les écoles d'institutrices; 8° les éléments des sciences naturelles; 9° l'hygiène; 10° des notions d'arboriculture, d'agriculture et d'horticulture dans les écoles d'instituteurs; des notions d'économie domestique dans les écoles d'institutrices ; 1 1° l'écriture et la tenue des livres; 12° les éléments du droit constitutionnel et administratif, du droit commercial et ae l'économie sociale; IS"* le dessin ; 14o la musique vocale; 15° la gyu.nastiquc; 1 GO l'étude essentiellement pratique dos preuiiers cléments de la langue allemande ou de la langue française, dans le but de préparer les élèves h acquérir par eux-mêmes la connaissance de l'une ou l'autre de ces deux langues, aprèv^ leur sortie de l'école normale; 17" des travaux manuels à l'atelier dans les écoles d'instituteurs, et les travaux
à l'aiguille, y compris la coupe et la confection des vêtements ordinaires, dans les écoles d'institutrices. Les programmes détaillés de cet enseignement ont été déterminés par l'arrêté du 18 juillet 1881.
La religion ne figure pas, on le voit, au nombre des matières enseignées; mais des mesures sont prises « pour assurer à tout élève une liberté complète de remplir les devoirs religieux du culte auquel il appartient ».
Voici les tableaux de l'emploi du temps dans les écoles normales de l'un et de l'autre sexe :
Écoles normales d'instituteurs.
Pédagogie et méthodologie.
Morale. — Savoir-vivre
Langue maternelle
Seconde langue obligatoire.
Géographie
Mathématiques
Sciences naturelles, hygiène et notions d'agriculture et d'horticulture
Notions de droit constitutionnel, de droit commercial et d'économie sociale
Écriture et tenue des livres.
Dessin
Musique
Gymnastique
Lectures recommandées....
Travaux manuels à l'atelier.
Nombre d'heures par semaine.
Ire aiin. 2e ami. 3° ann. 4* ann
Totaux.
(1) Le temps à consacrer à l'exercice didactique hebdomadaire est compris dans ce nombre d'heures.
(2) 11 y a, en outre, au moins deux fois par semaine, des exercices gymnastiques penéant les récréations (deux demiheures).
(y) Aon compris les heures de pratique à l'école d'application.
Observations. — I. Les cours spéciaux de langues étrangères (étude facultative d'une troisième langue à raison de deux heures par semaine) se donnent en dehors des heures ordinaires de classe et n'entrent pas en ligne de compte dans les examens. Le récipiendaire qui subit avee succès un examen sur une troisième langue obtient une mention spéciale sur son diplôme. — II. Les travaux manuels à l'atelier ont lieu pendant les récréations.
Écoles normales d'institutrices.
Nombre d'heures par semaine.
Ire ann. 2e diiii. Se ami. 4* ann.
Pédagogie et méthodologie.
Morale. — Savoir-vivre
Langue maternelle
Seconde langue obligatoire.
Histoire
Géographie
MaUiématiques
Sciences naturelles, hygiène et notions d'économie domestique
Notions des lois organiques.
Ecriture et tenue des livres.
Dessin
Musique
Gymnastique
Travaux à 1 aiguille
Lectures recommandées....
Totaux.
(Les annotations et observations placées au pied du tableau précédent s'appliquent aussi aux écoles normales d'institutrices.)
Un arrêté du 11 janvier 1879 a fixé le traitement minimum des directeurs d'école normale à r)00ii fr., le traitement maximum à (iOOO francs. Celui des directrices, des professeurs et des régentes n'est
pas jusqu'à présent déterminé par des règles fixes, j
Lf! régime de l'internat complet était introduit, on 1881, dans 22 établissements sur 27. Les sec- | tiens normales d instituteurs d'Anvers et de I lîruxelles et la section normale d'institutrices de | liruxellcs (rue de Mulines) no recevaient nae des «■xternes; l'école normale d'institutrices do Gand «■t la section normale d institutrices de Bruxelles (rue des Visitandinos) avaient un régime mixte. Oans la plupart des établissements normaux, le prix de la pension était fixé à 450 fr. ; il était de 400 fr. dans dix établissements. Il n'y a pas de rétribution scolaire pour les élèves externes.
Pour l'historique des écoles normales belges, on consultera avec fruit le livre de M. Lcon Lebon, De L'enseignement populaire en Belgique, Bruxelles, 1871. L'organisation de ces établissements sous le régime de la loi de 1879 est exposée en détail dans une publication officielle, Organi' satio7i matérielle, administrative et péilngogique des écoles normales primaires de C Etat, par M. Germain, directeur de l'enseignement primaire, Bruxelles, 18S4.
La loi réactionnaire du 20 septembre 1884 a renversé le système établi par la loi de 187 9 : elle a replacé, à côté des écoles normales de l'État, les écoles privées, auxquelles des subsides sont assurés pourvu qu'elles se soumettent à l'inspection. ! Un règlement du 21 septembre 188i a riiduit le ' nombre des éiablissemeuts de l'Etat de 27 à 18, et a modifié le programme de l'enseignement; un autre règlement du même jour indique les conditions que doivent remplir les écoles normales privées pour être agréées par le gouvernement. Nous ne croyons pas nécessaire d'exposer les détails de celte nouvelle législation, qui n'est vraisemblablement pas destinée à durer.
BUÉSIL. — D'après un» document publié par M. Santa-Anna Nery dans la Revue pédagogique de septembre 1S84, il existerait au Brésil 18 écoles normales primaires. Nous n'avons pas pu nous procurer de renseignements sur ces établissements, qui relèvent exclusivement des autorités provinciales.
BULGARIE. — Lors de l'organisation des écoles primaires, en 1879, on dut se contenter d'abord, i pour la préparation des instituteurs, de cours ; temporaires durant de six semaines à deux mois. Mais en 1881 deux écoles normales ont été établies, l'une à Vratsa, l'autre à Choumla.
C.\.NA.DA.. — 11 y a des écoles normales dans les provinces de Québec, d'Ontario, de Nouvelle-Ecosse, do Nouveau-tirunswick, et de l'île du Prince- Edouard; il n'y en a pas dans celles de Colombie • anglaise, de Manitoba et de Terre-Neuve. Les éco- ) es normales de la province de Québec sont celles de Laval (catholique, mixte quant aux sexO'*) à Québec, de Jacques Cartier (catholique, instiiui leurs) et de Mac-Gill (protestante, mixte quand aux sexes) à Montréal. Dans la province d'Ontario, il y a deux écoles normales établies par le gouvernement, l'une à Toronto, l'autre à Ottawa; elles sont mixtes quant aux sexes et n'ont pas de caractère confessionnel ; en outre, depuis 1877, il existe dans chaque comté une école modèle pour l'éducation des instituteurs du troisième degré. La Nouvelle- Ecosse n'a qu'une école normale, à Truro. Le Nouveau-Brunswick n'en a qu'une aussi, à Fredncton. Enfin l'île du Prince-Edouard en a une à Charlottetown.
CHILI. - Eu 1881, il existait au Chili quatre écoles normales. Le gouvernement a résolu d'en fonder de nouvelles, et de recruter en Europe un personnel enseignant capable. A cet efl^et il a engage, en Autriche, dans le courant de l'année • 884, un certain nombre de professeurs des deux
COLOMBIE. — Dans chacun des neuf Etats qui forment les Etats-Unis de Colombie, il y a unç école normale d instituteurs et une école normale d'institutrices. Ces établissements sont organisés d'après le système allemand. Le .«ersonnel enseignant, qui se compose d'un directeur et de deux à trois professeurs, est nommé par le gouvernement fédéral. A chaque école normale est annexée une école d'application.
DANEMARK. — Nous avons donné déjà, à l'article Danetnark (p. 658,, des renseignements sur les séminaires d'instituteurs danois {Skolelxrei'seminarier). Il nous reste à les compléter par quelques indications. Le plus ancien, celui de Jonstrup (Seeland), remonte à 1790 : il fut d'abord installé à Blaagnard, et fut transféré à Jonstrup en 1807. Celui de Skaarup(Fionie) a été fondé en 1803. Le Juiland en comptait trois; mais celui de Lyngby, fondé en 180*, a été fermé en 1874 ; il ne reste que celui de Ranum (précédemment à Stedsted, transféré à Ranum en 18i8), et celui de Jelling, fondé en 18il. Le séminaire de Jonstrup est un internat, et son directeur a le rang d'un recteur de gymnase ; les quatre autres sont des externats, et ont leur siège dans un presbytère : c'est le pasteur de la paroisse qui est directeur du séminaire; il reçoit à cet effet une indemnité de 400 à 600 rixdalers. Outre le directeur, il y a dans chaque établissement au moins trois maîtres, qui sont assimilés pour le traitement aux professeurs des gymnases. Le nombre total des heures assignées aux diverses branches d'enseignement dans les trois classes d'un séminaire d'instituteurs est le suivant ; religion, 15 heures; lecture, langue et littérature danoise, 19 heures; calcul et mathématiques, 15 heures; écriture, 5 heures; liistoire et géographie, 12 heures ; sciences physiques et naturelles, li heures; pédagogie, 4 heures ; chant et musique 9 heures; gymnastique, 9 heures; dessin, 6 heures; catéchisation, 6 heures.
Il n'y a pas de séminaires d'institutrices.
EGYPTE. — Le gouvernement égyptien a fondé en 1881 une école normale d'instituteurs, qui a été placée sous la direction dun Français^ M. Mougel (V. Egypte, p. 816). Les événements n'ont malheureusement pas permis à cette institution de prendre tout le développement qu'on espérait pour elle.
ESPAGNE. — C'est le Plan d'études du 21 juillet 1838 (V. Espagne, p. 905) qui a créé en Espagne les écoles normales (escuelas normales). On y y lit ce qui suit; « Art. 11. Chaque province entretiendra par elle-même, ou en s'unissant à une ou plusieurs autres, une école normale d'enseignement primaire pour la préparation des instituteurs. — Art. 12. Il y aura dans la capitale du royaume une école normale centrale , destinée principalement à former des maîtres pour les écoles normales subalternes. Cet établissement servira en même temps d'école normale pour la province de iVIadrid. » \}n décret du régent Espartero, du 13 décembre 1840, pourvut à l'exécution pratique de ces dispositions, et le 15 octobre 1S43 fut publié un règlement pour les écoles normales. Le décret royal du 30 mars 1849, qui donna une nouvelle organisation à ces écoles, eu réduisit le nombre : il ne laissa subsister que l'école normale centrale de Madrid, neuf écoles normales supérieures (internats) aux chefs-lieux des neuf districts universitaires, et vingt-deux écoles normales élémentaires (externats) dans les provinces. Le 15 mai 1849 parut un nouveau règlement pour les écoles normales, dont les dispositions sont pour la plupart encore en vigueur.
La loi sur l'instruction pubii(|ue du 9 septem bre 1857 obligea de nouveau chaque province à entretenir une école normale d'instituteurs; elle supprima l'internai là où il existait, ei elid fie
mention pour la promière fois des écoles normales d'institutrices. Voici les dispositions qu'elle contient : « Art. 109. Pour la préparation des instituteurs primaires, il y aura une école normale dans la capitale de cliai^ue province, et une école centrale à Madrid. — Art. 110. A chaque école normale sera annexée une école pratique, qui sera l'école primaire supérieure de la localité. — Art. 111. Les dépenses des écoles normales provinciales seront à la charge des provinces. — Art. 112. L'école pratique sera à la charge de la municipalité de chaque capitale de province. — Art. 113. Les frais de l'école centrale seront à la charge de l'Etat, sauf pour la part qui incombe à la province €t à la ville de Madrid. — Art. 114. Le gouvernement fera établir des écoles normales d'institutrices pour améliorer l'instruction des filles ; il déclarera écoles-modèles (c'est-à-dire écoles où les institutrices peuvent se former par un stage pratique de deux ans) les établissements qu'il lui paraîtra convenable. »
Les matières d'enseignement dans les écoles normales d'instituteurs sont réparties entre trois professeurs (dont lun remplit les fonctions de directeur) de la manière suivante, conformément au règlement du 15 mai 1849 : 1° pédagogie, grammaire espagnole, notions de rhétorique, poétique et littérature, éléments de géographie et d'histoire ; 1° arithmétique, notions d'algèbre et de géographie avec application à l'arpentage, dessin linéaire ; 3° éléments de physique, de chimie et d'histoire naturelle, agriculture. L'enseignement de la musique y a été ajouté depuis quelques années. — Dans quelques écoles normales d'instituteurs, dites élémentaires , il n'y a que deux professeurs, et les élèves ne peuvent s'y préparer qu'à l'examen d'instituteur d'école primaire élémentaire. Chaque école normale a en outre un professeur auxiliaire de religion et de morale. Les écoles d'application ont un instituteur et un adjoint.
Il n'existe pas de règlement général pour les écoles normales d'institutrices. Celle de Madrid a le caractère d'une école centrale, et est entretenue par l'Etat; le personnel enseignant se composait à l'origine d'une directrice, de quatre maîtresses adjointe, d'un professeur de religion, et de deux professeurs auxiliaires. Dans les provinces, la composition du personnel enseignant varie d'un établissement à l'autre. Un ministre libéral, M. Albareda, avait réorganisé par un décret du 13 août 1882 l'école normale d'institutrices de Madrid : il y avait introduit un plan d'études plus développé, et y avait ajouté une quatrième année, afin de pouvoir y préparer des maîtresses pour l'enseiguenient des écoles normales ; cette organisation nouvelle a été détruite par le décret du 3 septembre 1884, qui a supprimé la quatrième année d'études et a modifié le programme pour le restreindre.
D'après la statistique décennale de 1870 à 1880, publiée en 1884 par la direction de l'instruction publique, il existait en décembre 1880 47 écoles normales d'instituteurs : 39 avaient un cours d'études de deux ans seulement, G un cours d'études de trois ans, et 2 (celles de Madrid et de Barcelone) un cours d'études de quatre ans ; le nombre total des élèves était de 4018. Le traitement des directeurs variait de 25U0 à 4000 francs ; ceux des professeurs ordinaires, de 1750 à 3750 francs; celui du professeur de religion ai de morale, de 375 à 1500 francs. A la niûme époque, il existait 29 écoles normales d'institutrices, dont 1 avait un cours d'études d'un an seulement, 16 un cours de deux ans, et 12 un cours de trois ans ; le nombriî total des élèves était de 1829. Le traitement des directrices variait de 500 à 3000 francs ; ceux des auxiliaires, de 250 à 2000 francs ; celui du
professeur de religion et de morale de 180 à 750 francs.
GRiîCE. — La loi de 1834 sur l'instruction primaire ordonna la création d'une école normale d'instituteurs {didas/calion), qui fut fondée la même année à Athènes. Un établissement privé, l'Arsakion. a été érigé en 1861 en école normale d'institutrices. Nous empruntons à l'ouvrage de M. Chassiotis sur l'instruction publique en Grèce (Paris, 1881) les détails qui suivent sur ces deux
Le premier directeur de l'école normale d'instituteurs fut M. Kork, philhellène allemand. Il organisa rétablissement d'après le système allemand. Il eut pour successeur MM. Cockonis (1835-1852) et Papadopoulos (18S2-1863). L'école était fréquentée par trente boursiers du gouvernement et quelques élèves particuliers. En IHG3, l'Assemblée nationale, trouvant que l'école normale n'avait pas donné de résultats satisfaisants, en prononça la suppression ; les instituteurs durent se préparer désormais en suivant les classes d un gymnase. Ce nouveau régime dura quinze ans ; l'expérience le fit condamner. En 1878, M. Delyannls obtint le rétablissement de l'école normale, dont l'organisation fut réglée par une loi spéciale. Aux termes de cette loi et du plan d'études du 25 mai 1878, les matières d'enseignement dans cette école sont : religion ; pédagogie ; grec ancien ; grec moderne; histoire; arithmétique et géométrie; physique ; mécanique et histoire naturelle ; chimie ; connaissances pratiques d'agriculture et d'arboriculture; dessin et calligraphie; musique vocale et instrumentale; hygiène; gymnastique. Le cours d'études dure trois années. L'âge d'admission est fixé à seize ans au moins et vingt-cinq ans au plus. Une école d'application de quatre classes est annexée à l'établissement.
L'Arsakion, école sujjérieure de filles fondée à Athènes par l'Association des amis de l'instruction,a été reconnue officiellement par une ordonnance royale du 13 octobre 1861 comme école normale d'institutrices, conférant des diplômes sous la surveillance du gouvernement. Les élèves-institutrices de l'Arsakion sont de trois catégories, internes, demi-pensionnaires et externes; le cours d'études est de cinq années. L'école reçoit des boursières des communes et du gouvernement; les boursières internes sont aduiises de douze à quatorze ans. Une succursale de l'Arsakion a été fondée en 1871 à Corfou, et sert d'école normale d'institutrices pour les îles Ioniennes.
HOLLANDE. — Jusqu'au vote de la loi organique de 1857, la Hollande n'avait eu qu'une seule école normale, celle de Harlem, fondée en 1816. Le régime de cette école était l'externat; le cours d'études durait quatre ans; le gouvernement accordait aux élèves des bourses et des demi-bourses de 250 et de \'2b florins. Dans quelques localités il s'était fondé des écoles normales libres : la principale était celle de Groningue, appartcnaxH à la Société du bien public. En outre, les associations d'instituteurs avaient organisé des cours normaux où les sous-maîires et les élèves-instituteurs recevaient des instructions pédagogiques.
La loi de 1857 ordonna rétablissement par l'Etat d'au moins deux écoles normales [kweekscholeîi). Le gouvernement en établit trois : celles de Harlem et de Groningue, qui remplacèrent les écoles existantes, et celle de Bois-le-Duc; puis, ces trois établissements ne suffisant plus aux besoins, deux autres écoles furentencore ouvertes en 1877 à Middelbourg et à Deventer. L'article 12 de la loi imposait en outre au gouvei-nonient l'obligation d'annexer des cours normaux à quelques écoles primaires; un très grand nombre do ces cours ont été ouverts. D'autres cours sont entretenus par les communes ; et la ville d'Amsterdam a fondé
NORMALES (ÉCOLES) — 209:j — NORMALES (ÉCOLES)
en 1876 une école normale communale mixte quant aux sexes.
H n'était pas question, dans la loi de 1857, d'écoles normales d'ir)siitutrices. Les jeunes filles qui se destinaient à l'enseignement primaire continuèrent à se préparer, soit dans des cours normaux privés ou communaux, soit dans les trois écoles normales privées établies à Arnheim, à Harlem et Groningue par la Société du bien public. Le gouvernement se contenta d'accorder des subventions à ces écoles et des bourses aux élèves-institutrices.
La loi scolaire de 1878 porte ce qui suit à l'égard des écoles normales : « L'Etat peut fonder et entretenir des écoles normales d'instituteurs et d'institutrices. L'organisation de ces écoles est drterminée par un règlement général du ministère do l'intérieur. Lorqu'une école normale est fondée et entretenue par une commune, une subvention peut lui être accordée par l'Etat; cette subvention ne dépassera pas la moitié des frais tant de fondation que d'entretien, et sera accordée à la condition que l'école remplisse toutes les conditions établies pour les écoles de TEtat. Dans les communes où les circonstances le permettront, des cours normaux [normaallessen) pour la préparation des instituteurs et institutrices seront établis et entretenus aux frais de l'Etat. »
Deux nouvelles ccob's normales d'instituteurs ont été fondées par TEtat depuis 1878, à Nimègue et à Maestricht, ce qui a porté le nombre de ces établissements à sept. Ce sont tous des externats. En outre, un arrêté du 13 mai 1881 a organisé l'es cours normaux de V^idX[HijksnormaaUessen),\Q?> a divisés en deux catégories, ceux du premier et du second rang, et a déterminé un plan d'études pour ces institutions, qui reçoivent un nombre d'élèves beaucoup plus considérable que les écoles normales proprement dites.
ITALIE. — Nous avons indiqué à l'article Italie (p, 1396) quelle était l'organisation des écoles normales sous le régime des règlements des 24 juin 1860, 9 novembre 1861, et 30 septembre 1880. On distinguait alors entre les écoles normales proprement dites et les écoles magistrales : ces dernières étaient destinées à former des instituteurs et des institutrices de degré inférieur. Un règlement nouveau, du 21 juin 1883, a modifié cette situation et supprimé l'appellation dî'écoles magistrales pour les écoles normales inférieures. Voici quelles sont les dispositions actuellement en vigueur.
Les écoles normales [scuole normaii) sont de deux degrés, supérieur et inférieur; les premières, dont le cours est de trois ans, préparent à l'examen du brevet élémentaire des deux degrés, inférieur et supérieur; les secondes, dont le cours est de deux ans, ne préparent qu'à l'examen du brevet du degré inférieur.
Les madères d'enseignement dans les écoles normales de l'un et de l'autre degré sont les suivantes : Pédagogie ; langue et littérature italienne; arithmétique, système métrique, comptabilité et notions élémentaires de géométrie; géographie et histoire d'Italie; géographie physique et éléments de sciences naturelles avec application à l'hygiène, a 1 économie domestique et à l'agriculture ; droits et devoirs du citoyen; calligraphie et dessin; gymnastique; chant; travaux à l'aiguille pour les érolesd institutrices; langue française (étude lacultativo, dans les écoles normales supérieures 8oul( ment, et pour luiuelle les élèves participants ont à verser une rétribution de 5 francs par mois). Li! personnel enseii>;nant des écoles normales supoiieures comprend: un maître de pédagogie, aujiucl est conlice de prélerence la direction de 1 école ; un maure de langue et littérature italienne ; un maître de mailumatiques, de géographie physi- 1 que et de sciences naturelles; un maître adjoint' l'o Partie.
pour la géographie et l'histoire nationales, les droits et devoirs du citoyen; un maître adjoint pour la calligraphie et le dessin; un maître spécial pour le chant; un maître spécial pour la gymnastique; dans les écoles d'institutrices, il y a en outre une maltresse spéciale de travaux à l'aiguille. Dans les écoles normales inférieures, le maître directeur enseigne la pédagogie, la langue italienne, la géographie et l'histoire nationales, les droits et devoirs du citoyen; un maître adjoint enseigne les mathématiques, la géographie physique et les éléments des sciences naturelles; la calligraphie, le dessin, la gymnastique et le chant sont enseignes par des maîtres spéciaux; dans les écoles d'institutrice?, une maîtresse spéciale enseigne les travaux à l'aiguille. Dans chaque école normale d'institutrices, il y a, à côté du directeur et placée sous ses ordres, une maîtresse assistante, spécialement chart^ée de la surveillance de l'école au point de vue de la discipline et de la morale. L'école d'application, dans les écoles normales supérieures, est une école primaire complète appartenant à la municipalité; dans les écoles normales inférieures, c'est une école modèle [scuola esemplare) à une seule classe, dontl'instituteurestnommépar le ministre. Chaque école normale doit posséder une petite bibliothèque, une collection des principaux appareils pour l'étude expérimentale des sciences naturelles, un petit musée pédagogique et un gymnase. L'âge d'admission est fixé à seize ans pour les élèves-maîtres et à quinze ans pour les élèves-maîtresses. Un certain nombre de bourses, dont le montant ne peut être inférieur à 250 fr. par an, sont réparties entre les provinces du royaume et s'obtiennent par voie de concours. Un internat {convitto) peut être annexé aux écoles normales par la commune ou la province, qui en assume la direction économique.
Les écoles normales inférieures de l'un et de l'autre sexe, et les écoles normales supérieures d'institutrices, doivent avoir un cours préparatoire de deux ans : l'âge d'admission à ce cours est fixé à treize ans pour les élèves-maîtresses et à quatorze ans pour les élèves-maîtres.
Les provinces sont autorisées à établir à leurs frais des écoles normales inférieures d'instituteurs ou d'institutrices (les anciennes écoles magistrales), et peuvent obtenir que ces écoles soient assimilées {pareggiate) à celles du gouvernement.
Les traitements du personnel enseignant sont fixés de la manière suivante :
Ecoles normales supérieures.
Maîtres titulaires.
de 1" classe 3640 fr.
de 2« classe 2160 de 3" classe 1800
„.,,... 1 de 1" classe 1300
Maîtres adjoints \ ^^ g» classe 1300
Maîtresses assistantes, maîtres et J de 1" classe 1500 maîtresses du cours préparatoire.. 1 de 2* classe 1200
La rétribution des maîtres spéciaux et maîtresses spéciales est de 500 à 600 fr.
Le maître chargé des fonctions de directeur touche une indemnité dont le maximum est de 500 fr.
Ecoles normales inférieures.
Maître directeur 2000 fr.
Maître adjoint • ^^^^
Maître du cours préparatoire t-^OO
Instituteur de l'école modèle 1-ÛO
La rétribution des maîtres spéciaux et maîtresses spéciales est de 200 à 500 fr.
Voici, d'après les programmes publiés en date du 1" septembre t8S3, les tableaux de l'emploi du temps dans les écoles normales des deux degrés et dans les cours préparatoires :
Ecoles normales superiewes.
Heures par semaine Irc année 2c année 3« année
Pédagogie
Langue et littérature italienne
Arithmétique, comptabilité et géométrie
Sciences naturelles et leurs applications
Histoire nationale
Géographie politique
Droits et devoirs du citoyen.
Dessin
Calligraphie
Gymnastique
Chant
Exercices à l'école d'appli-
. catioa
Travaux à l'aiguille (femmes)
Ecoles normales inférieures.
Heures par semaine
Pédagogie
Langue et littérature italienne...
Arithmétique, comptabilité et géométrie
Sciences naturelles et leurs applitions
Histoire nationale
Géographie politique
Droits et devoirs du citoyen
Dessin
Calligraphie
Gymnastique
Chant
Exercices à l'école d'application. .
Travaux à l'aiguille (femmes).,
Cours préparatoires.
Ifc année
2» année
Langue italienne. .
Arithmétique
Histoire naturelle.
Histoire nationale.
Géographie
Dessin
Calligraphie
Gymnastique
Chant
Heures par semaine
li°<! classe 2« classe
Travaux à l'aiguille (femmes) ....
Une loi du 28 juin 1882 a créé, à Rome et à Florence, deux instituts supérieurs [Istituti superiori femminili di magistero) pour la préparation des institutrices qui se destinent à un enseignement supérieur à celui des écoles primaires. Pour être admise dans ces établissements, l'élève doit être déjà munie du brevet d'institutrice primaire, ou posséder un degré de culture équivalent. Le cours d'études dure quatre années. Les branches d'enseignement sont : langue et littérature italienne ; histoire générale et nationale, géographie ; éléments de logique et de psychologie, pédagogie et morale; notions d'li3gièiie; mathématiques; éléments de physique et de chimie* histoire naturelle et géographie physique; langue et littérature française; langue et littérature anglaise; langue et littérature allemande; dessin; ti-avau.\ à l'aiguille. Les diplômes qui peuvent être obtenus dans ces Instituts supérieurs sont de trois sortes: pour l'enseignement de l'italien, de l'iiistoire et de la géographie; pour l'enseignement d»; la pédagogie; et pour renseignement des langues
étrangères. Le personnel enseignant de chacun d« ces établissements comprend:
ïrailement
Un directeur des études 2000 fr.
Trois professeurs ordinaires 4000
Sept professeurs extraordinaires 2800
Cinq chargés de cours 1600
L'ne maîtresse de travaux à l'aiguille. . . 1000
Une directrice de l'internat 1600
La statistique la plus récente qui ait été publiée de l'enseignement primaire italien est celle de l'année scolaire 1881-1882 : elle estantérieure par cokséquent à la réorganisation des écoles normales, et se rapporte à une époque où existait encore la distinction entre écoles normales et écoles magistrales. Voici les chiffres de cette statistique :
t: ? ^•0Mn^lE des «lèves
£ ï Cours prépar. Cuursnoriu.
Écoles normales de l'État 48 Écoles magistrales rura-
^ les de l'Ëlat 19
Écoles normales et magistrales assimilées
{'paregç/iate) 20
Écoles normales et magistrales non assimilées {non pareggiato). 9 Écoles normales et magistrales privées 15
TiT
TCO
44 ton 1275 4901
JAPON. — Nous résumons de la manière suivante les plus récents renseignements officiels, contenus dans la publication intitulée Général Outlines of Education i?i Japan (Londres, 1884), qui a été rédigée par les soins du ministère japonais de l'instruction publique à l'occasion de l'Exposition d'hygiène et d'éducation de Londres.
Conformément au règlement général des écoles normales, arrêté par le ministre de l'instruction publique, il doit y avoir dans chacun des 3 /m et des 35 ken (V. Japon) au moins une école normale primaire ; d'après la statistique de la quinzième année de Meidi (1882), il y en avait 76. Ces établissements sont entretenus par les autorités locales. L'enseignement est divisé en trois degrés. Le degré inférieur d'enseignement comprend la morale, la lecture, l'écriture, l'arithmétique, la géographie, la physique, la pédagogie théorique et pratique, le chant, la gymnastique. Le degré moyen comprend la morale, la lecture, l'écriture, l'arithmétique, la géographie, l'histoire, le dessin, la physiologie, l'histoire naturelle, la physique, la chimie, la géométrie, la comptabilité, la pédagogie théorique et pratique, le chant, la gymnastique. Le degré supérieur comprend la morale, la lecture, l'écriture, l'arithmétique, la géographie, l'histoire, le dessin, la physiologie, l'histoire naturelle, la physique, la chimie, la géométrie, l'algèbre, l'économie politique, la comptabilité, la législation japonaise, la logique et la psychologie, la pédagogie théorique et pratique, le chant, la gymnastique. La durée du cours d'études du degré inférieur est d'un an ; le cours d'études du degré moyen dure deux ans et demi, et celui du degré supérieur quatre ans.
Le programme de cet enseignement peut recevoir quelques modifications suivant les circonstances locales; des notions d'agriculture, d'industrie, de commerce, etc., peuvent y être ajoutées. Dans les écoles normales d'institutrices, l'économie politique et la législation japonaise peuvent être supprimées, et d'autres branches, comme l'histoire du Japon, la coulure, l'économie domestique, être ajoutées au programme.
A chaque école normale est annexée une école d'application, qui sert d'école primaire modèle.
Dans quelques fu et ken^ il existe des cours normaux ou conférences d'instituteurs, organisés
pour permettre aux instituteurs déjà en fonctions de compléter leur instruction.
Le ministère de l'instruction publique entretient h Tùkiô, à titre d'établissements modèles, deux ccoles normales, l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes.
La première s'appelle école normale de Tôkiô; «lie prépare des maîtres pour les écoles primaires, moyennes et normales. L'enseignement y est divisé en deux cours distincts : le cours normal primaire et le cours normal moyen. Le cours normal primaire comprend les branches d'ensei- ■gnement suivantes : morale, lecture, écriture, -arithmétique, géographie, histoire, dessin, physiologie, histoire naturelle, physique, chimie, géométrie, algèbre, économie politique, comptabilité, agriculture, industrie, commerce, législation japonaise, psychologie et logique, pédagogie théorique et pratique, chant, gymnastique; la durée du cours d'études est de quatre ans. Le cours normal moyen se compose de deux degrés, inférieur et supérieur; le degré inférieur comprend les branches suivantes : morale, littérature japonaise et chinoise, langue anglaise, géométrie, géographie physique, pliysiologie, zoologie, botanique, minéralogie, physique, chimie, économie politique, histoire, dessin, psychologie et logique, pédagogie théorique et pratique, chant, gymnastique ; la durée du cours d'études est de quatre ans. l-iO degré supérieur du cours normal moyen n'a pas encore été organisé. Une école primaire modèle est annexéoà l'établissement comme école d'application. L'autre école normale s'appelle école normale féminine de Tôkiô ; elle prépare des institutrices pour les écoles primaires de filles. Les branches d'enseignement sont : morale, lecture, composition, écriture, arithmétique, géographie, histoire du Japon, dessin, histoire naturelle, physique, chimie, pédagogie théorique et pratique, couture, •étiquette, économie domestique, chant, gymnastique ; la durée du cours d'études est de quatre ans. L'établissement comprend en outre une école supérieure de jeunes filles, dont l'enseignement «st divisé en deux degrés. Le programme du degré inférieur est le suivant : morale, lecture, composition, écriture, arithmétique, géographie, histoire du Japon, histoire naturelle, physique, dessin, couture, étiquette, chant, gymnastique; celui du degré supérieur : morale, lecture, composition, écriture, dessin, couture, étiquette, chant, gymnastique, chimie, économie domestique; la <iurée du cours d'études est de trois ans pour le degré inférieur, de deux ans pour le degré supérieur. — Une école primaire modèle et un jardin d'enfants sont annexés à l'établissement.
La position officielle des membres du personnel enseignant des écoles normales au sein de la liiérarchie administrative japonaise (qui comprend 17 rangs) est déterminée de la manière suivante :
Directeurs du 8» au 10« rang.
Premiers maîtres S*
Seconds maîtres 9»
Troisièmes maîtres lU'-'
Promieis maîtres adjoints... , 11» —
Seconds maîtres adjoints 12"
Troisièmes maîtres adjoints.. 13" —
LUXEMBOLUG. — L'article Luxembourg contienty p. li.ii, des renseignements sur l'école normale du «raiid-duché.
.o-o^^?^" ~ ^" exécution de la loi du o février 18. i, le gouvernement péruvien a décrété en 1876 la creauon d'une école normale d'institutrices, qm a ote ouverte en mars 1878 dans l'ancien couvciit de ban-Pedro à Lima; l'enseignement, comprenant quatre années d'études, a été confié aux siBu.s du bacio-Cœur. Un décret du 18 mai 1878 a crée à Lnna, dans le même bùiiuient,une école normale d instituteurs.
PORTUGAL. — La loi du 2 mai 1878 sur l'instruction primaire porte ce qui suit relativement aux écoles normales :
Il est créé dans chacune des villes de Lisbonne et de Porto deux écoles normales (escolas normacs) de première classe, pour former, l'une des instituteurs, l'autre des institutrices, pouvant donner l'enseignement primaire élémentaire et complémentaire. Dans les écoles normales de première classe pour le sexe masculin, il y aura quatre maîtres, avec un traitement annuel de 400 milreis, et quarante boursiers avec une pension mensuelle de 7 milreis. Dans les écoles normales de première classe pour le sexe féminin, il y aura trois maitresses avec un traitement annuel de ;iOO milreis, et quarante boursières avec une pension mensuelle de 7 milreis. Les dépenses relatives au personnel enseignant des écoles normales de première classe sont à la charge de l'Etat; les frais de pension des élèves, d'acquisition et de conservation des édifices et du mobilier sont à la charge des districts respectifs.
Dans les autres districts administratifs, il sera établi des écoles normales de seconde classe, au nombre de dix au moins, pour former des instituteurs et institutrices de l'enseignement primaire élémentaire. Les dépenses de ces écoles sont réparties entre l'Etat et les districts de la même façon que pour les écoles normales de première classe. Le personnel enseignant, dans les écoles d'instituteurs, sera de deux maîtres et d'un adjoint, recevant respectivement 300 et 240 milreis. Dans les écoles d'institutrices, le personnel enseignant comprend deux maîtresses et une adjointe, recevant 240 et 180 milreis. Le nombre de boursiers ou boursières serade vingt dans chaque école, recevant une pension annuelle de 6 milreis. A chaque école normale [sera annexée, pour les exercices pratiques, une école primaire d'enseignement élémentaire et complémentaire. Le décret du 28 juillet 1881 contient le règlement et le programme des écoles normales. L'âge d'admission des élèves est fixé entre seize et vingt-cinq ans. La durée du cours d'études est de trois ans dans les écoles de première classe, de deux ans dans celles, de seconde classe ; le plan d'éiudes de ces derniers établissements est le même que celui des deux premières années des écoles de première classe. Voici le tableau de l'emploi du temps :
Ecoles normales du sexe masculin.
Heures par semaine Ir» ana. 2» ami. 3° aon
Lecture et récitatioa de prose et de
vers 3
Grammaire et exercices de langue
portugaise, rédaction 4
Arithmétique, sjstème légal des poids
et mesures; notions d'algèbre. 5 Géométrie élémentaire avec appli-
cetions usuelles 3
Géogi apiiie, chronologie et histoire. 3 Morale et histoire sainte, particulièrement du Nouveau-Testament. 1 Pédagogie et méthodologie, législation des écoles primaires 3
Dessin 2
Calligraphie 2
Éléments de physique, chimie et
histoire naturelle 3
Eléments d'agriculture l
Notions d'hygiène 1
Principes d'économie rurale et domestique,industr.et commerciale. 1
Comptabilité »
Droits et devoirs des citoyens 1
Langue française -
Chant choral 3
Gymnastique 3
Ecoles normales du sexe féminin.
Heures par semaine.
lf«aim. 2c ann. 4» ann.
Lecture et recitation de prose et de
vers 3 2 2
Grammaire et exercices de langue
portugaise, rédaction 4 3 3
Arithmétique , système 16gal des poids et mesures, notions d'algèbre 4 3 1
Géométrie élémentaire avec applitions usuelles 2
Géographie, chronologie et histoire. 2
Morale et histoire sainte, particulièrement du Nouveau-Testament. 1
Pédagogie et méthodologie, législation des écoles primaires 2
Dessin 2
Calligraphie 2
Eléments de physique, chimie et histoire naturelle 2
Notions d'hygiène 1
Langue française 2
Chant choral 3
Gymnastique 3
Economie domestique 1
Travaux à l'aiguille îi
Devoirs des mères de famille 1
Dessin d'ornement appliqué aux travaux de femmes 1
Horticulture 1
Les exercices pratiques sont compris dans le total des heures de leçons indiquées ci-dessus.
RÉPUBLIQUE ARGENTINE. — Il existaiten 1882 neuf écoles normales d'instituteurs avec 306 élèves, et six écoles normales d'institutrices avec 335 élèves. En outre, des classes normales ont été annexées à un certain nombre de collèges. (Rapport de la Commission nationale d'éducation commune pour 1882.)
ROUMANIE. — En 1882-1883, la Roumanie comptait huit écoles normales primaires, avec 85 maîtres et 741 élèves.
ROUMÉLIE ORIENTALE. — En 1882, une école normale a été ouverte à Kazanlik avec 56 élèves, dont 30 boursiers. Douze cours pédagogiques de six semaines ont été suivis par 519 instituteurs et 52 institutrices. Neuf boursiers ont été envoyés faire des études pédagogiques à l'étranger.
RUSSIE. — On distingue les instituts' pédagogU ques, destinés à préparer des maîtres pour les écoles de district et les écoles urbaines, et les séminaires pédagogiques, où sont préparés les instituteurs des écoles élémentaires.
Le programmme des instituts pédagogiques a été arrêté en 1872 par un statut impérial. Ces établissements sont des internats; le cours d'études est de trois années. Le nombre des élèves internes est fixé à soixante-quinze, dont soixante sont des boursiers du ministère de l'instruction publique ; le prix de la pension est de 150 roubles par an. Des externes peuvent aussi être admis à suivre les cours de l'école. L'âge d'admission est fixé à seize ans. Les branches d'enseignement sont : religion, pédagogie, langue russe et slavon d'église, arithmétique et algèbre élémentaire, géométrie, histoire de Russie et histoire universelle, géographie de la Russie et géographie universelle, histoire naturelle, physique, dessin linéaire et dessin d'imitation, calligraphie, chant, gymnastique. 11 y a, pour les élèves de troisième année, des exercices pratiques dans une école urbaine. Le persunnsl enseignant comprend un directeur, nommé par le mhiistre ; un maître de religion, quatre maîtres de sciences et de langues, deux maîtres de dessin et d'écriture, nommés par le curateur de l'arrondissement académique ; des maîtres spéciaux de chant et de gymnastique, choisis par le directeur de l'école.
L'organisation des séminaires pédagogiques a été réglée par rinstruciion ministérielle du -i
juillet 1875; chaque établissement a on outre son statut spécial. Le statut du séminaire de Molodiétchna (gouvernement de Vilna), sanctionné le 17 mars 1870, a servi de modèle à ceux des autres séminaires; en voici les dispositions principales : Le séminaire est un externat; il compte soixante élèves, boursiers de la couronne ; l'âge d'admission est fixé à seize ans ; la durée du cours d'études est de trois ans ; les matières d'enseignement sont : l'instruction religieuse, les principaux éléments delà pédagogie, lalangue russe et le slavon d'église, l'arithmétique, les éléments de la géométrie, l'arpentage, le dessin linéaire, l'histoire de Russie avec quelques explications sur l'histoire universelle, la géographie générale en abrégé et celle de la Russie plus en détail, les principales lois cosmologiques et physiques indispensables à la compréhension des phénomènes de la nature, la calligraphie et le chant; l'enseignement manuel et la gymnastique sont facultatifs. Des exercices pratiques ont lieu dans une école primaire annexée au séminaire. Le directeur du séminaire est nommé par le ministre ; le maître d'instruction religieuse et les maîtres de sciences sont nommés parle curateur de l'arrondissement; le maître de chant est choisi par le directeur du séminaire.
Dans les instituts pédagogiques, le traitement du directeur est de 2000 roubles; celui des maîtres de religion, de sciences et de langues, de 1200 roubles ; celui des maîtres de dessin, de calligraphie, de chant, de gymnastique, de 500 roubles. Dans les séminaires, les traitements du directeur et des maîtres de religion et de sciences sont aussi de 2000 et de 1200 roubles ; celui du maître de chant est de 300 roubles. En outre, le personnel enseignant est logé gratuitement.
Le nombre des instituts pédagogiques était de 7 en 1877, d'après le rapport du ministre publié en 1880; le nombre de leurs élèves était de 330» Quant aux séminaires pédagogiques, une statistique de 1883 en porte le nombre à 62, dont 49 étaient entretenus par le gouvernement, 11 par des conseils provinciaux, 1 par l'Union agricole Marie à Moscou, et 1 par un fonds particulier ; le nombre de leurs élèves était de 4423 (3803 hommes et 620 femmes).
SERBIE. — 11 existait en 1881, à Belgrade, un séminaire pédagogique qui comptait une centaine d'élèves, et dont le personnel enseignant comprenait un directeur et douze maîtres. L'année suivante un autre séminaire devait être ouvert àNich. Un crédit annuel est alloué pour faire donner pendant les vacances des cours à l'usage des jeunes instituteurs qui désirent compléter leur instruction. L'école supérieure de jeunes filles de Belgrade a une section pédagogique, où se préparent les institutrices.
SUÈDE et NORVÈGE. — SuÈDE. — La Suède possède Il écoles normales primaires ou séminaires {Folkskoleldreve-seniiuarier), dont 7 pour les instituteurs et 4 pour les institutrices. La surveillance de ces établissements est exercée, d'un côté, par le consistoire du diocèse, et de l'autre parle chef de la division de l'enseignement primaire au ministère des cultes. Le règlement actuel des écoles normales date de 1865.
Les séminaires sont des externats. Le cours d'études est de quatre ans. L'enseignement ne dure que trente-six semaines par an. Il est gratuit et porte sur les matières suivantes ; religion, langue suédoise, ariihmétuiue et géométrie, histoire et géographie, histoire naturelle, pédagogie et méthodologie, calligraphie, dessin, musicjuG instrumentale et chant, gymnastique, horticulture et arboriculture. Une école d'application est annexée à chaque séminaire. Le personnel enseignant comprend un recteur, nommé par le roi, des maîtres adjoints et des maîtres spéciaux,
nommés par le consistoire diocésain. Lctraiieraent du recteur est de 3500 couronnes et celui des maîtres adjoints de 1500 couronnes, avec des augmentations quinquennales de 500 couronnes. Des bourses sont accordées aux élèves pauvres. Des classes spéciales sont annexées aux séminaires d'institutrices pour la formation d'institutrices des petites écoles.
Il existe en outre un séminaire pour les instituteurs et institutrices des écoles finnoises, et un autre pour les instituteurs et institutrices des écoles laponnes.
Norvège. — Les établissements pour la préparation des instituteurs sont de deux sortes : les séminaires (Seminarier) ou écoles normales des diocèses, et les écoles d'instituteurs {Lœrerskole) ou petites écoles normales ; ces dernières, créées par la loi du 16 mai 1860 sur l'enseignement du peuple à la campagne, sont annexées comme classes parallèles à des écoles primaires supérieures rurales, et destinées à former des instituteurs ruraux. Les directeurs des séminaires sont nommés par le roi; les autres maîtres de ces établissements sont nommés parle loi ou par celui qu'il autorisera à cet effet. Les maîtres des petites écoles normales sont nommés par la direction du diocèse.
Le nombre des séminaires était en 1880-1881 de 6, avec 423 élèves ; celui des petites écoles normales de 5, avec 106 élèves.
SUISSE. — Les institutions scolaires des différents cantons suisses s'étant développées d'une façon indépendante, nous sommes obligés de considérer chaque canton isolément.
Zurich. — De 1807 à 1832, l'a^utorité cantonale aidait à la préparation des instituteurs en subventionnant des cours normaux temporaires. En 1832, à la suite de la révolution démocratique, un séminaire cantonal d'instituteurs [kantonales Lehrerseminar) fut créé à Kusnaclit près Zurich et placé sous la direction d'un pédagogue distingué, Thomas Scherr*; le régime était l'externat, le cours d'études devait durer deux ans au début, trois ans à parlirde 1837. Le mouvement réactionnaire de 1839 amena la destitution de Scherr et la transformation du séminaire en internat. Le retour du parti libéral au pouvoir permit plus tard à l'établissement de se développer : le plan d'études a été élargi à plusieurs reprises ; une quatrième année a été ajoutée ; l'internat a cessé d'être obligatoire ; les élèves-maîtresses sont admises à suivre les cours au même titre que les élèves-maîtres. Au point <ie vue religieux, l'établissement est neutre. L'âge d'admission est fixé à quinze ans. L'enseignement est gratuit pour les ressortissants du canton. Des bourses sont accordées à une partie des élèves. Une école d'application est annexée à l'établissement. Les matières d'enseignement sont les suivantes, d'après le plan d'études du 16 mars 1880 :
Heures par semaine
-- ... Iroann. 2« ann. 3c ann. 4^ ann. Maiières obligatoires.
Langue allemande 5 5 5 5
Pédagogie » 2 2 3
Méthodologie » » « 3
langue fnmçaise 4 4 8 3
Wathématifiuos 5 g g 5
Sciences physiques et naturelles . .'. 4444
Travail au laboratoire » » 2 2
Histoire 3 3 3 3
•Géographie 2 2 .. 2
Chaut 2 4 4 4
"Violon 2 2 1 1
Dessin 3 3 2^
Emture 1 » « ,7
«Gymnastique 2 2 2 2
âa
Heures par semaine l'eann. 2« aon. 3« ann. 4< ann.
Matières facultatives.
Histoire de la religion » » 2 2
Langue anglaise 2 2 2 »
Langue latine 2 2 2 »
Piano 2 2 1 i
Dessin (leçons supplémentaires) » , 1 j
Il y avait en 1882 150 élèves (142 garçons et li jeunes filles) au séminaire de Kttsnacht ; le personnel enseignant se composait de quatorze maîtres (y compris le directeur), dont les traitements variaient de 5400 à 2100 francs pour les maîtres ordinaires. Les dépenses de l'établissement étaient de 104 200 francs.
La ville de Zurich a annexé il y a quelques années à son école supérieure de filles (établissement municipal) des classes parallèles destinées à former un séminaire d'institutrices {Lehrerinnen-Seminar). Les deux classes inférieures de ce séminaire ont été ouvertes en 1876, la troisième en 1877, la quatrième en 1878. Les matières d'enseignement sont : pédagogie et méthodologie, langue allemande, langue française, mathématiques, sciences physiques et naturelles, histoire générale, histoire suisse, religion, géographie, chant, piano, dessin, gymnastique, langue anglaise (facultatif). Le nombre des élèves était en 1882 de 60, celui des maîtres (y compris le directeur) de douzç, avec des traitements variant de 5130 à 4100 fr. pour les maîtres ordinaires, celui des maîtresses de deux, avec des traitements de 3960 et de 1020 fr. Le canton accorde à l'établissement une subvention de 5000 fr.
La ville de Winterthur avait, en 1872, ajouté à son école supérieure de filles deux classes destinées spécialement à préparer des institutrices ; mais cette organisation ne subsiste plus.
Une association protestante a fondé en 1869 à Unterstrass, Zurich, un séminaire évangélique d'instituteurs, qui est un établissement privé et ne reçoit aucune subvention de l'Etat.
Behne. — Le gouvernement bernois a créé en 1832 un séminaire d'instituteurs à Munchenbuchsee, pour la partie allemande du canton, et en 1837 une école normale d'instituteurs à Porrentruy pour la partie française. Deux établissements cantonaux pour les institutrices furent fondés ensuite : le séminaire (allemand) de Hii delbank en 1838, et l'école normale (française) de Delémont en 1848. Une école de jeunes filles fondée à Berne en 1836 par une association, sous le nom d!' Einwohnermâdchenschule, possède depuis 1841 des classes destinées à la préparation des institutrices; l'autorité cantonale prend à sa charge la moitié des dépenses de ces classes. Une autre école de jeunes filles de Berne, la ^eue Màdchenschule, fondée en 1851 par le parti conservateur pour faire concurrence à la première, a aussi des classes normales; mais elle ne reçoit pas de subvention de l'Etat. Il existe en outre, dans le canton de Berne, deux établissements privés pour la préparation d'instituteurs ; un séminaire évangélique {evangelisches Privat-Le/i' rerseminar) à Muristalden, fondé en 1856, et un séminaire (mixte quant aux cultes) pour les instituteurs des pauvres {schweizerisches Armenevzieher-Seminaj'), à la Bàchtelen, fondé en 1862 par la Société suisse d'utilité publique.
En 1882, le nombre des élèves des quatre écoles normales cantonales de Mûnchenbuchsee (S classes), Porrentruy (4 classes), Hindelbank (3 classes) et Delémont (1 classe) était de 206 (154 garçons, 52 filles). L'enseignement était donné par 9 maîtres àMunchenbuchsee et par 7 maîtres
à Porrentruy (y compris le directeur), avec un traitement moyen de 3000 fr. ; par 2 maîtres et 2 maîtresses à Hindelbank et à Delémont. Le régime est rinternat.il n'est pas accordé de bourses ; mais l'enseignement est gratuit, et le prix de la pension est très minime. A cliaque établissement est annexée une école d'application. Le total des dépenses des quatre écoles a été de 168 000 fr.Les deux classes normales de V Einwohnermadchenschule de Berne comptaient 42 élèves. L'âge d'admission dans ces cinq établissements est fixé à quinze ans Le séminaire de Mûnchenbuchsee a été transféré à Hofvvyl en octobre 1884.
LucERNE. — G'^est dans le canton de Lucerne que fut ouverte la première école normale suisse : îp directoire de la République helvétique y institua en 1799, dans le couvent de Saint-Urbain, sous le nom de Normalschule, des cours normaux temporaires de trois mois. Après la chute du gouvernement helvétique, ces cours continuèrent à être donnés, par les soins du gouvernement lucernois, successivement à Saint-Urbain, à Ruswil et à Lucerne. En 1830, le parti libéral, arrivant au pouvoir, organisa un séminaire d'instituteurs sur des bases sérieuses. Le gouvernement ultramontain, en 1841, remit le séminaire aux mains des capucins; mais les événements de 1847 amenèrent un nouveau changement ; le séminaire fut replacé sous une direction séculière, et transféré à Rathhausen (1849). Depuis 1868, il se trouve à Hirtzkirch.
L'âge d'admission est fixé à quinze ans. Le régime est l'externat. L'enseignement est gratuit. Des bourses sont accordées aux élèves pauvres. Le cours d'études dure quatre années. Il y avait en 1882 23 élèves dans les trois premières années, et aucun élève de quatrième année. Le personnel enseignant se compose de six maîtres (y compris le directeur), dont les traitements varient de 2850 à '-'300 francs. Les dépenses ont été de 33 700 fr.
Uri. — Le canton d'Uri n'a pas d'école normale. Quelques cours de répétition à l'usage des instituteurs sont la seule ressource qui leur soit ofi"erte.
ScHWYTZ. — Un séminaire cantonal d'instituteurs a été fondé en 1856 à Seewen, et transféré en 1868 à Rickenbach près Schwytz. L'établissement est un internat; l'âge d'admission est seize ans; le cours d'études duie trois ans. Le nombre des élèves était en 1882 de 37 ; celui des maîtres (y compris le directeur) de 5, avec des traitements de 1000 et de 1500 francs et l'entretien gratuit. Les dépenses ont été de 20 900 francs; elles sont couvertes pour la plus large part au moyen des revenus d'un fonds spécial, qui sert aussi à distribuer des bourses aux élèves.
11 y a, pour les institutrices, un séminaire privé fondé en 1855 à Ingenbohl, et dirigé par les soeurs de la Sainte-Croix.
UxNTERWALD. — Les dcux demi-cantons d'Unterwald n'ont ni l'un ni l'autre d'école normale; mais ils envoient quelques boursiers au séminaire d'instituteurs de Schwytz.
Claris. — Pas d'école normale. Des bourses sont accordées à un certain nombre d'élèves-raaîtres, qui suivent, selon leur religion, les cours des séminaires de Schwytz ou de Saint-Gall.
ZuG. — Il existe, pour les institutrices, un séminaire privé fondé en 1844 à Menzingen, et dirigé par les sœurs de la Sainte-Croix. Le canton entretient quelques boursiers au séminaire d'institueurs de Schwytz.
FniBOor.G. — Avant 1848, des cours normaux étaient donnés chaque année au couvent d'Hauierive. La loi scolaire de 1848 créa une section pédagogique auprès de l'école cantonale; en 1857, e cours normal fut de nouveau transforé à Hauterive, et, à partir de 1868, l'Etat y installa une école normale cantonale pour les instituteurs!
catholiques. L'établissement est vin internat; l'âge d'admission est quinze ans. Des réductions du prix de la pension sont accordées aux élèves pauvres. En 1882 le nombre des élèves était de 65; celui des maîtres (y compris le directeur) de 6, avec des traitements de 2000 à 1500 fr. et l'entretien gratuit. Les dépenses ont été de 44 000 fr.
SoLEURE. — En 1834, un séminaire cantonal d'instituteurs, mixte quant aux cultes, fut fondé à Oberdorf; en 1857, l'établissement fut transféré à Soieure. Le régime est l'internat; l'âge d'admission est quinze ans; le cours d'études dure trois ans. Les élèves sont tous boursiers du canton. En 1882, le nombre des élèves était de 44; celui des maîtres (le directeur y compris), de 3, avec des traitements de 3000 et de 2400 francs. Les dépenses ont été de 17 805 francs.
Bale-Ville. — Ce demi-canton n'a pas d'école normale.Il a possédé, de 1827 à 1830, un établissement privé qui, sous le nom de kleines schweizerisches Lehrer-Seminar, a eu une certaine vogue; mais le gouvernement n'a jamais jugé nécessaire d'intervenir dans la préparation professionnelle des instituteurs; ceux-ci font leurs études au gymnase ou dans un séminaire du dehors.
Bale- Campagne. — Le demi-canton de Bâle-Campagne, qui n'a pas d'école normale, accorde des bourses à un certain nombre de jeunes gens pour leur permettre d'entrer comme élèves dans un séminaire du dehors.
ScHAFFHOusE. — H y a existé à Schaflfliouse, de 1827 à 1851, un cours normal pour les instituteurs : il n'était ouvert que pendant Tété. Depuis 1851, l'autorité cantonale se contente d'accorder des bourses aux aspirants, qui vont faire leurs études dans les séminaires d'autres cantons.
Appenzell Rhodes-Extérieures. — De 1833 à 1845 il y eut à Gais un séminaire d'instituteurs, entretenu par ce demi-canton, et dirigé parKrusi"*, l'un des anciens collaborateurs de Pestalozzi. A la mort deKriisi, le séminaire disparut. Il fut rétabli de 1853 à 18(i6, puis fermé de nouveau. Le gouvernement d'Appenzell Rhodes-Extérieures envoie ses élèves-maîtres au séminaire du canton de Thurgovie, en vertu d'un traité fait avec ce canton.
Appenzell Rhodes-Intérieures. — Il n'existe ni école normale ni boursiers.
Saint-Gall. — Durant le premier tiers du siècle, la préparation des instituteurs fut abandonnée à l'initiative privée. En 1835 un séminaire catholique d'instituteurs fut annexé par le gouvernement à l'école cantonale ; des bourses furent fondées pourles aspirants de confession protestante auprès du séminaire du canton de Thurgovie. En 1857, après de longues luttes, un séminaire mixte quant aux cultes remplaça le séminaire catholique. Les conservateurs catholiques, mécontents, fondèrent en 1860 un séminaire séparé {Sondtr-Seminât') à Altstàtten; mais cet établissement n'a duré que trois ans. Quant au séminaire cantonal mixte, il a été transféré en 1864 de Saint-Gall à Mariaberg près Rorschach, et se trouve dans^ un état prospère. Le régime est l'internat ; l'âge d'admission est quinze ans; le cours d'études dure trois ans. Une partie des élèves sont boursiers du canton. Une école d'application est annexée à l'établissement. En 1882, le nombre des élèves était de 73 ; celui des maîtres ordinaires (y compris le directeur) de 6, avec des traitements de 4500 francs (et le logement) à 2200 francs. Les dépenses ont été de 50 350 francs.
Grisons. — Des sections normales furent d'abord annexées aux deux écoles cantonales, catholique et protestante. Ces deux écoles ayant été réunies en 1850 en une école unique, mixte quant aux cultes, il y fut joint e.d 5S52 un séminaire cantonal d'instituteurs. Ce séminaire, qui est resté jusqu'à ce jour une section de l'école cantonale à
NORMALES (i'JCOI.ES) — i^' O'J — NOIlMALES (ECOLES)
Coire, est pou fréf|uenlé par les cail)oli(|ues; ceuxci siî rendent do profcrciice à l'ccolo du couvent de Disentis. Le séminaire cantonal est un internat; l'àgc d'admission est treize ans ; le cours d'ctndcs dure quatre ans. L'enseignement se donne en allemand; mais les élèves de langue romaoclie etde langue italienne reçoivent un enseignement particulier dans leur langue, l-a plupart des élèves sont boursiers du canton. Une école d'application est annexée à l'établissement. En 188'2, le nombre lies élèves était de 105; celui des maîtres (y compris le directeur) de 4, avec des traitements de ;jlO() à 2850 francs. Le directeur actuel, M. Wiget, a organisé l'enseignement d'après le système de la pédagogie herbarticnne.
1 1 existe à Selliers, dan s le grand établissement d'édncaiion fondé en 1837 par M. Allcmann, une école normale privée pour les instituteurs protestants.
AitGoviE. — Le séminaire d'instituteurs du canton d'Argovio est le plus ancien des séminaires suiss"8 existants. Fondé à Aarau en 1822, puis transféré à Lenzburg en 1835, il fut dès le début mixte (|uant aux cultes. Le système adopté fut d'aboi'd l'externat; mais en 18 'iG on se décida en faveur de l'iniernat, et l'établissement fut transféré dans l'ancien couvent de V\ ettingen, où il se trouve encore. L'âge d'admission est quinze ans; bî cours d'étude dure quatre ans. La plupart des élèves sont boursiers du canton. Une école d'apjilication est jointe à l'établissement. En 1882, le nombre des élèves était de Gi ; celui des maîtres ordinaires (y compris le directeurj de 7, avec des tr.iiioments de 3400 et 2500 francs et le logemejU. Les dépenses ont été de 53 000 francs.
TiiURGoviE. — Un séminaire cantonal protestant, d'instituteurs a été fondé en 1833 à Krcuzlingcu ; il fut placé à, l'origine sons la direction du célèbre Welnli *, qui garda ses fonctions pendant vingt ans. Le régime est rinlcrnat; l'âge d'admission est quinz'îans; la durée du cours d'études est de trois ans. L'enseignement est gratuit pour les ressortissants du canton. Des secours sont accordés aux élèves pauvres. L'école primaire de Kreuzlingen sert d'école d'application. En 1882, le nombre des élèves était de G2; celui des maîtres ordinaires (y compris le directeur; de 5, avec des traitements de 4400 francs (et logement gratuit) à IGOO francs (avec entretien complet). Lhs dépenses ont été de 51 645 francs.
Tessln. — Pendant longtemps ce canton n'a eu, pour préparer les instituteurs et les institutrices, que des cours normaux de deux mois par an, dont la création remontait à 1837. Depuis quelques années, il a été fondé à Locarno une écolo normale cantonale d'instituteurs et une école normale cantonale d'institutrices, toutes deux mi.xtes quant aux cultes. L'âge d'admission dans ces deux établissements est quinze ans; la durée du cours d'oiudes est de deux années. En 1882, il y avait 40 élèves-instituteurs et 48 élèves-institutiices ; le nombre des maîtres ordinaires était de 3, avec des traitements de 2000 et 1200 fr. ; celui des maîtresses ordinaires de 3, avec des traitements de I2(i0, 1000 et 800 francs Lps dépenses de 1 erole normale d'instituteurs ont été de 10 I40 fr. ; C( lies de lécole normale d'institutrices de 22 GGOfr.
Vaud. — Le gouvernement vaudois a fondé en 1S3.5 fi Lausanne une école normale d'instituteurs dont le premier directeur fut M. Gauthey*. Il créa également en 1837 une école normale d'institutrices. Lps deux établissements ont été dès l'origine et .sont restés des externats. Les élèves doivent appa-t II ira 1 Eglise protestante nationale vaudoise. L iig ! d idmi.ssion est fixé pour les deux sexes à sci/.r ans. Des subsides variant de 20 c. à 1 fr. 40 par jour sont accordés aux élèv»s pauvres Les deux écoles ont 1.^ même directeur. Il n'existe pas d école d application. Lo cours d'études dure quatre
ans dans l'école normale dinstituteur.s, deux ans dans celle d'institutrices. En 18.'S2 le nombre des élèves-régentséiaitde07, celui des élèves-régentes de 54. Le personnel enseignant comprenait, outre le directeur, dont le traitement est de 35(0 fr., 12 maîtrf'S ordinaires, avec des traitements de 3200 à 1500 fr., et 2 maîtresses avec des traitements de 2400 et 9G0 fr. Le^ dépenses des deux établissements ont été de 82 878 fr.
Le plan d'études du 14 janvier 1880 comprend les matières obligatoires d'enseignement qu'indiquent les tableaux ci-dessous :
Ecole des élcves-réfjentf.
lîfMirf^s par soma l'-e.inii. S'^ann. a^aiin
Religion 3
Langue française 0
Mathématiques 4
Pédagogie »
Instruction civique »
Géographie 2
Sphère »
Sciences naturelles 3
Allemand o
Chant 3
Calligraphie 2
Dessin 2
Gymnastique 2
Enseignement acrricole. ... »
me
4< smo.
Totaux.
3'Ja40
Ecole des élèves-régentes.
Heures par semaine lr« année 2« année
Religion
Langue française
Arithmétique et comptabilité.
Pédagogie
Géographie
Sphère
Histoire
Sciences naturelles
Chant
Calligraphie
Dessin
Gymnastique
Economie domestique.
Ouvrages à l'aiguille 10
Totaux 3'J
iÔ
"Valais.— En 1846 furent créés des cours normaux, français et allemands, pour les instituteurs; en 1848, d'autres cours, aussi dans les deux langues, furent ouverts pour les institutrices. Depuis 18G1, ces cours se sont transformés en quatre écoles normales entretenu'^s par l'Etat; celle pour les institutrices allemandes se trouve à Brigue, les trois autres sont h Sion. Ces écoles sont de confession catholique. L'âge d'admission est quinze ans ; le cours d'études est de trois ans, mais l'enseignement ne dure que deux à trois mois par an. La récente statistique de l'instruction publique en Suisse (Zurich, 1883) ne contient pas de renseignements sur la situation de ces établissements.
Neuchatel. — En 18GG une section pédagogique, destinée à former des instituteurs primaires, a été créée à Neucliâtel comme partie intégrante du gymnase cantonal. A la suite du vote d'une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en 1883, le gymnase a été réorganisé : la section pédagogique est devenue une école normale, divisée en deux sous-sections destinées l'une aux élèvesinstituteurs, l'autre aux élcves-instiiutrices. La sous-section des instituteurs comprend deux années d'études, celle des institutrices une année seulement, correspondant à lannét' supérieure de la sous-section des instituteurs. L'âge d'admission est fixé à seize ans. Le régime est l'externat. La
rétribution scolaire est de 30 fr. par an. Les élèves peuvent recevoir soit des subventions, soit des bourses entières de 400 fr. Les exercices pratiques ont lieu dans les écoles primaires de la ville. Il n'est pas donné d'enseignement religieux.
Le plan d'études comprend les matières d'enseignement suivantes :
Hevircs par semaine
ÉlèTCS-instituteurs
Ir^ann. 2eann.
Pédagogie théorique et histoire de la pédagogie 3* 3*
Pédagogie pratique (exercices dans les écoles primaires) 1 3
Grammaire française 2 2
Orthographe 1* 1*
Composition et exercices
d'élocution 3* 3*
Littérature française 2* 2*
Langue allemande 2* 2*
Géographie et cosmographie 2* 2*
Histoire générale 1* i*
Histoire suisse 2* 2*
Instruction civique 1* 1*
Mathématiques élémentaires. 3* 3*
Comptabilité 1 »
Sciences physiques et naturelles 2* 2*
Ecriture 1* i*
Chant 2" 2*
Gymnastique 2* 2*
Dessin artistique 2* 2*
Dessin mathématic|uc 1* 1*
Economie domestique » »
Ouvrages du sexe » »
ÉkHesioslitutrices
Les leçons marquées d'un * se donnent eu commun aux deux années de la sous-section de^ instituteurs.
Il existe une école normale privée, à Peseux, fondée en I8G6 pour la préparation d'instituteurs évangéliques.
Genève , — Le canton de Genève n'a pas d'école normale ; mais le gymnase cantonal a une section de pédagogie classique et une section de pédagogie non classique. Des leçons de pédagogie sont données en outre dans la section industrielle et commerciale du collège, et à l'école supérieure des filles.
Résumé, — Les tableaux ci-dessous indiquent le nombre et la nature des écoles normales suisses :
jo /publics
/indépendants., canto- j annexés à un naux j autre établis-
\ sèment
/indépendants..
muni- \ annexés à un cipaux j autre établis-
( sèment
ce
tu
et
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^4 \ privés vannexés à un autre éta-
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Etablissements <
/Hommes . .
VFemmcs. . .
^publics ^ Mixtes it aux
/ quant aux \ sexes
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^Hommes . .
/Femmes. . .
En 1874 et 187.'j, la création d'une école normale fédérale fut proposée par MM. les professeurs Desor et Aimé Humbert ; mais cette proposition ne rencontra pas un accueil favorable auprès de l'opinion publique ni des Chambres.
Les ouvrages à consulter pour l'historique et la statistique des écoles normales suisses sont entre autres : Die schwnzerisch^n Lfhrerhi/dungsanstalten, par J.-J. Schlegel, Zurich, 1874; et la V^ partie de la Statistik iXber das Uiderrichtswesen in der Schweiz, de G. Grob, Zurich, 1883.
LNiOîV AMÉRICAINE. — Le terme adopté aux Etats-Unis pour désigner les écoles normales est Normal Schools.
La première iVorwflZ Sclwol fut ouverte en 18^9 àLexington dans le Massachusetts (V. Etats-Unis, p. 926); Cyrus Peirce* en fut le premier directeur. Deux autres :écoles furent créées quelques mois plus tard dans le même Etat, à Barre et à Bridgewater. Bientôt l'exemple du Massachusetts fut suivi par les Etats de New-York, Maine, Ohio et Illinois , qui créèrent chacun une école. A ces sept écoles vinrent s'en ajouter, de 1850 à 1860, douze nouvelles : trois dans l'Ohio, deux dans le Massachusetts, deux dans l'ïllinois, et une dans chacun des Etats 'de Connecticut, Michigan, Missouri, New-Jersey et Pennsylvanie. De 1860 à 1870, en compta cinquante-deux créations nouvelles; et le nombre des écoles normales, publiques et privées, s'élevait en 1882, d'après le rapport du Bureau d'éducation à Washington, à 2^3. Voici un tableau indiquant la répartition de ces établissements entre les divers Etats et Territoires :
ÉTABLISSSEMBXTS ENTRETENUS
par l'État
parnne Tille ou comté
par des particuliers
Alabama
Arkansas
Calil'ornio
Colorado
Connecticut
Floride
Géorgie
Illinois
Indiana
lowa
Kansas
Kentucky
Louisiane
Maine
Maryland
Massachusetts
Michigan
Minnesota
Mississipi
Missouri
Nebraska
New-Hampshirc
New-Jersey
New- York
North-Carolina
OLio
OtJgon
Pennsylvanie
Rhode'-Island
South-Carolina
Tennessee
Texas
Vermont
Virginie
West-Virginia
^Visconsin
Dakota
District de Colomhia.
Utah
Washington
Iria
luSs