‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 247 sur 573 · PASSAGE GRATUIT · texte numérisé non relu

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née 1883-1884,27 2t>9 élèves (2G 266 en 1882-1883), répartis comme suii :

Ecoles maternelles^ laïques.. 8 145

publiques | congrég. 10 037

Ecoles niaternelles\ laïques.. 1325 j

libres | congrég. 7 792 j

27299 élè-ves.

Les enfants do 6 ans et au-dessus, c'est-à-dire d'âsïe scolaire, figurent dans ce nombre pour 3891.

Ecoles normales et cours normaux. — Par application de la loi du 10 août 1819, le département du Pas-de-Calais possède maintenant deux écoles normales.

L'école normale d'instituteurs, ouverte à Arras en 18S3, contient actuellement 93 élèves, auxquels renseignement est donné par 5 maîtres titulaires et G professeurs auxiliaires.

L'école normale d'institut rices, ouverte également à Arras en 1883, reçoit 51 élèves-maîtresses; 5 maîtresses titulaires et 4 maîtresses supplémentaires y donnent l'enseignement.

Antérieurement à 1883, le Pas-de-Calais n'avait pour la préparation de son personnel enseignant que les deux cours normaux fondés à Dohem en 18:)0, mais ces établissements, recevant environ 60 élèves-maîtres et 20 élèves-maîtresses, étaient depuis longtemps insuffisants poui- fournir au recrutement d'un eflfectifde maîtres et de maîtresses dont le total s'élève à 2008 pour les écoles publiques seulement.

Écoles primaires supérieures. — D'après les derniers relevés, le Pas-de-Calais possédait, pour les garçons, 3 cours complémentaires publics d'enseignement primaire supérieur, 2 écoles publiques de trois années, 1 école libre de 3 années : en tout 6 établissements, où 257 élèves recevaient l'enseignement de 32 maîtres spéciaux.

Les états de situation de 188:5-1884 ne font encore mention d'aucun établissement d'enseignement primaire supérieur pour les filles dans le département du Pas-de-Caiais.

Bibliothèques scolaires et bibliothèques pédagogiques. — Voici la situation au l^r janvier 1884 pour les bibliothè(iues scolaires, et au 1" janvier 1885 pour les bibliothèques pédagogiques :

Bibliothèques scolaires 866

Nombre de livres de lecture 113 295

— de prêts 155 986

Bibliothèques pédagogiques 36

Nombre de volumes 11 925

En 1863, le département ne possédait que 71 bibliothèques scolaires contenant ensemble 4 469 volumes de toute nature.

Caisses des écoles. — 786 caisses des écoles fonctionnent en ls85 dans le département. Voici leur mouvement pendant l'année 1884 ;

Recettes de l'exercice 1884 99 801 fr.

Dépensas 73 660

Somme en caisse à la clôture de l'exercice. 26 141 fr.

Avant l'application de la loi du 28 mars 188->, qui a rendu cette institution obligatoire, le département ne possédait que 30 caisses de ce genre, dont l'actif était en I8SI de 1409 francs.

Caisses d'èimrgne scolaires. — Voici la situation des caisses d'épargne scolaires dans le Pas-de- Calais en 1885 :

Nombre de caisses de livrets

Sommes inscrites

ces livrets

419 527 fr.

Société de secours mutuels. — La Société de

secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices, fondée en 1866, est en voie de prospérité. Elle ne comptait en 1879 que 678 membres et son actif n'atteignait que 22 624 francs. Elle compte en 1885 734 membres, et son actif s'élève à 147 285 francs.

Bulletin scolaire. — Le Bulletin de l'enseignement priinaire du Pas-de-Calais^ dont la fondation remonte à 1866, paraît suivant les besoins du service, en format petit in-8°. Il est envoyé gratuitement à toutes les écoles publiques, dont il devient la propriété, et reçoit à cet effet une subvention du Conseil général. En dehors de cet organe officiel, l'inspection académique communique avec le personnel enseignant du département au moyen du Journal pédagogique des instituteurs et des institutrices du Pas-de-Calais, publication bi-mensuelle ayant déjà quatre années d'existence et dont le prix d'abonnement annuel est de 4 francs.

PASQUIEii. — Etienne Pasquier (1529-1615), le célèbre auteur des Recherches de la France^ a consacré le IX» livre de son important ouvrage à l'histoire de l'Université de Paris. Au chapitre xvii de ce IXe livre, on trouve quelques indications intéressantes sur les divers noms donnés au moyen âge et de son temps, dans les collèges, aux maîtres et aux écoliers, avec des renseignem(^nts étymologiques. « Les Collèges s'enflans d'escoliers, dit Pasquier, on fut contraint d'y faire des Classes (mot doii t Quintilian vsa au premier liure de ses Institutions Oratoires, au fait des jeunes escoliers) et y auoir diuers Précepteurs pour enseigner les enfans selon le plus ou le inoins de leurs capacitez : ceux-cy furent appelez Regens d'vn mot emprunté du Concile gênerai tenu dans Rome en l'Eglise de Saint lean de Latran sous le pape Alexandre troisième... Depuis cet ordre ainsi éfably, parce que les Regens deuoient estre passez iVlaistres es Arts, celuy auquel le fondateur du Collège auoit donné le nom de Maistre, pour auoir l'œil dessus tous les escoliers boursiers, fut tantost appelé Magister Psedagogus, tantost Principalis Psedagogus. » (Ici Pasquier cite plusieurs passages latins d'un règlement du cardinal d'Estouteville). « De tous lesquels passages, continue-t-il, vous apprenez que les Souuerains des Collèges estoient appelez MagislriPsedagogi, aut Principales Psedagogi, et ceux qui sous eux. enseignoient les enfans aux Classes, tantost /{egentes tantost Submoniiores. Et comme le temps seul donne la vogue aux paroles, aussi est seulement demeuré le mot de Régent, et au principal gouuerneur celui de Principal seulement. Et ainsi que les affaires des Collèges vont, il y a trois sortes de maistres: le surintendant de tous les autres que nous appelions Principal, les Regens qui enseignent aux Classes, et les autres qui sans faire lectures publiques tiennent chambres à louage du Principal, que l'on nomme Pédagogues, parce qu'ils ont la charge et gouuerncment sur quelques enfans de maison. De ces escolliers nous appelions peiisionnaires ceux qui sont à la pension du Principal, et cameristes les autres qui sont nourris par leurs Pédagogues. Outre ceux-là il y a encore des escolliers qui demeurent en ville hors les Collèges, qui vont ouïr les leçons d'vns et autres Regens selon que l'opinion leur en prend, ou aux maistres qui les gouuernent. Les ieunes appelez Martinets, par nous, et les autres du nom de Galoches. »

TASSAGE GRATll T. — Les fonctionnaires de l'instruction publique peuvent obtenir des passages gratuits sur les paquebots des compagnies faisant un service régulier entre la France et l'Algérie. L'arrêté du 8 mars 1862 qui leur confère ce droit a été expliqué avec assez de détail au mot Algérie pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y revenir. Nous parlerons seulement ici du décret du 7 mai 1879, relatifau passage des fonctionnaires et

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