TEMPORAIRES (ÉCOLES) — 2876 — TERRITOIRE DE BELFORT
en effet, après avoir établi comme règle que toutes fonctions ajmiuistratives sont interdites aux instituteurs et aux institutrices publics de tout ordre, n'a fait exception que pour les fonctions de secrétaire de mairie, avec l'autorisation du Conseil départemental. [Ernest Cadet.]
TELESIAQUE (LE). — V. Fciiclon.
TEMPÉRAMENT. — V. le même mot dans la IJe Pautie.
TEMPORAIRES (Écoles). — Dans certains départements montagneux, en Savoie notamment et dans la Haute-Savoie, où la population est fort disséminée et où les communications sont souvent impossibles pendant l'hiver, la nécessité à fait établir des écoles dites teyyiporaires. La plupart sont tenues par des personnes non brevetées qui reçoivent pour ce service une très minime rémunération. L'administration n'a pu jusqu'ici que tolérer cet état de choses : il lui sera bien difficile de le faire complètement disparaître.
Mais, à côté de ces écoles irrégulières et tolérées, il peut exister des écoles temporaires régulièrement créées dans des hameaux où les habitudes et les besoins des populations s'opposent à ce qu'elles soient permanentes. C'est pour tenir compte de ces -habitudes et de ces besoins que l'instruction générale du 12 mai 18G7 pour l'exécution de la loi du 10 avril précédent adressait aux préfets des recommandations empreintes d'une grande sagesse. Après avoir expliqué comment l'article 2, en donnant au Conseil départemental le droit de déterminer les cas où il peut y avoir lieu d'établir une ou plusieurs écoles de hameau, allait assurer les bienfaits de l'instruction à des enfants qui s'en étaient trouvés jusqu'alors privés, le ministre (M. Duruy) ajoutait :
« Une école de ce genre, qui sera presque toujours mixte et peu nombreuse, se prêtera à toutes les formes d'organisation. Il est sans doute à désirer qu'elle puisse être ouverte toute l'année dans les mêmes conditions que les écoles ordinaires ; mais il faudra se garder de repousser les combinaisons qui s'éloigneraient du règlement des écoles et que de véritables nécessités commanderaient. Ainsi, l'école de hameau pourra être tenue par une femme ou par un homme. Ici, elle ne sera ouverte qu'à telles ou telles heures de la journée; là, que pendant telle ou telle partie de l'année. Le but que la loi se propose n'est pas d'établir une uniformité impossible, mais de mettre à la disposition des familles des moyens certains d'instruction. Dans quelques départements où la population des hameaux abandonne presque tout entière la plaine pour se retirer, l'été, dans les montagnes avec les troupeaux, l'instituteur suit la population et réunit où il peut, et comme il peut, à de certaines heures, les enfants pour leur donner les leçons dont ils ont besoin. Il y a certes, dans cet arrangement, dans cette classe en quelque sorte vagabonde, une déviation considérable de la règle ordinaire; mais, loin de blâmer cet état de choses, on doit, au contraire, s'en féliciter, puisque autrement les enfants seraient totalement privés d'instruction. Les diverses combinaisons auxquelles on pourra s'arrêter seraient mauvaises, pour la plupart, dans les centres où une école réguHère peut être tenue ; mais, dans les hameaux éloignes, privés de voies de communication, elles deviendront un véritable bienfait. Le Conseil départemental fera donc bien, lorsqu'il s'agira de déterminer les cas où il devra être établi des écoles de hameau dans les communes, de constater les besoins des populations et d'y autoriser, sur votre proposition, tous les arrangements propres à y assurer l'instruction des en ants. Ce point est l'affaire capitale ; tout le reste doit y être subordonné. » l
On ne saurait trop louer le sens pratique de ce» recommandations. [Ernest Cadet.]
TEMPS (EMPLOI DU). — V. Emploi du temps.
TENUE. — V. Discipline scolaire.
TENUE DES LIVRES. — V. Comptabilité.
TERRITOIRE DE BELFORT. — Le territoire de Belfort est une division administrative formée d'une partie de l'ancien arrondissement de Belfort^ qui appartenait au département du Bas-Rhin. Superficie, GlOkilom. carrés. Population : 74 244 habitants en 1881, au lieu de 68 600 en 1876. Densité moyenne de la population parkilom. carré : 122 habitants, au lieu de 71 habitants, chiffre do la densité moyenne de la France. Le territoire de Belfort forme une circonscription d'inspection primaire ; 6 cantons, 106 communes, dont 34 de 500 habitants et au-dessus.
Population d'âge scolaire, — En 1876 on comptait 8 527 enfants de 6 à 13 ans (4 567 garçons et 3 960 filles), soit 12.43 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants. En 1881 on compte 11 03:î enfants de 6 à 13 ans (5468 garçons et 5565 filles), soit 14.87 enfants d'âge scolaire pour 100 habitants. C'est une augmentation de 2506 enfants de 6 à 13 ans pour une période de cinq années. Pendant la même période la population totale s'est accrue de 5644 habitants.
1. État de l'instruction publique avant 1789. V. Ahace-Lor raine.
2. Développement de l'instruction primaire de-j puis 1789 et état actuel. — Pour la période écoulée do 1789 à 1870, V. Alsace- Lorraine.
Statistique comparée de 1870 a 1883-1884. Voici les données que nous possédons sur le dé»' veloppement de l'instruction primaire dans le territoire de Belfort depuis 1870.
Nombre des écoles primaires publiques et libres. — Le progrès du nombre des écoles, à partir de la statistique de 1876-1877, est résumé dans le tableau ci-après :
£.coies publiques
ccoies librei
Total
apr
ès la statistique ofBc'i*. .
loG
Division des écoles publiques et libres en écoles de garçons^ écoles mixtes et écoles de filles.
École
Total
de garçons
mixtes
de filles
Division des écoles publiques et libres en écoki laïques et écoles congréganistes.
Écoles lalqufîs
de niles
de Kar.;ons ou mixtes
Écoles congréganistes de filles
de irarçons ou mixtes
Tout
TERRITOIRE DE BELFÔRT — 2877
Nombre d'instituteurs et d'institutrices, y compris les adjoints et le^^^dj ointes. !
TERRITOIRE DE RELPORT
ln<itit(ileuri '
Institutrices
congrégan.
Nonl'bre dans
ToUl
total d'élèves, et nofrihréàeé éUves gratuits les écoles primaires de toute nature.
Total des élèves Élèves gratuits
1872 (année civile)...
1879-80 (année scolaire).
tl 346 10 582 10 386 10 853
4 921 Manque
Gratuité
;' -KfOtr
En 1872, il y avait 2 026 élèves inscrits sur lÔOOO habitants; en 187G-1877, 1531; et 1 559 en 1882- 1884. ^-KVi; oirpiJLclwq iictJo
Écoles ^maternelles [Salles d'asile).
des établijsçments
. i ?'.^Jt\:"
Nombre des élèves
Nombre des cours d'adultes et de leurs auditeurs.
Nombre de cours Nombre d'auditeurs
Hommes Femmes Hommes Femmes
Brevets. — Le nombre des brevets délivrés de 1871 à 1885 inclusivement a été le suivant :
Instituteurs.
1871-1880. 183 brevets obligatoires 7 brevets facultatifs.
ou complets.
— supérieurs.
élémentaires, 15
Institutrices.
1871-1880. 759 brevets obligatoires, 134 brevets facultatifs.
ou complets.
"81 338 — élémentaires, 28 — supérieurs.
^Certificat d'études primaires. — Les examens •du certificat d'études primaires ont été introduits dans le territoire de Bellbrt en 1872; mais les résultats connus ne remontent pas au delà de 1873. En voici le tableau î
l^e Partie.
Noinlirc de candidat» Certificat» obtenui
Garçon» Fille»
•arcon» Fille»
Manque 187 . 112 163 134 211 140 248 149
Résultats de l'instruction. — Les deux tableaux ci-dessous indiquent le degré d'instruction des conscrits et des conjoints :
Nombre de conscrits sachant, au moins lire, de 1871 a l^Si iyiciusiveT^iené.
ANNEES
1871-75 ....ki.. ;.:.;.
1876-77 ..t-^V'-Kv)* 1878... >,.,.. .,..,.
Examinés
Sachant
au moins
lire
Combien pour 100
Nombre de conjoints sur 100 ayant signé leur acte de mariage.
Années
Hommes
Hommes et femmes
Budget de l'instruction primaire. — Nous donnons ci-dessous le tableau des dépenses ordinaires de l'instruction primaire pour les quatorze dernières années, de 1871 à 1884
HÉTRIBU-
SUBVENTIONS 1
osa
ANNÉES
scolaire
DRCE8 non c ribut
du
de l'Etat.
RESSO larét
département
Il 934